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LucasdeGrasse
111 abonnés
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2,0
Publiée le 15 juin 2011
Les œuvres de Peter Weir conjuguent très souvent des réflexions sociales intéressantes avec une atmosphère dépaysante (Master and Commander, L'année de tous les dangers...). Sans parler forcément de cinéma engagé, Peter Weir se rapproche du cinéma "intello" avec parfois une œuvre qui sort du lot (l'excellent Truman Show) et d'autres qui ont plus de mal à décoller. Avec cette histoire de Robinson Crusoé familial, il offre à Harrison Ford un rôle d’anti-héro antipathique et égoïste au point de mettre sa famille en péril pour se réaliser personnellement. En fait, le personnage d’Harrison Ford critique la société américaine telle qu’elle est devenue c’est-à-dire une société de consommation à outrance où finalement l’opulence nous retire le besoin de créer des choses nouvelles, d’inventer. Ce constat provoque chez le personnage une réaction de dégout et de fuite : le besoin de vivre sa propre expérience et de créer un monde, une ville à son image, de se réaliser soi-même. Cependant, le personnage en question se comporte au final exactement comme la société qu’il prend plaisir à critiquer et émietter car son comportement revêt les formes d’un individualisme pur et irraisonné. Le film parvient donc à soulever des idées riches mais ce qui fait défaut ici c’est la réalisation assez plate et sans lyrisme de Peter Weir. Malgré une bonne direction d’acteur (River Phoenix crève littéralement l’écran) l’ennui guette le spectateur à chaque instant que ce soit lorsque le personnage s’engage dans un monologue de prédicateur ou non. L’ensemble semble assez creux et la réalisation est trop plate pour vraiment convaincre (même problème retrouvé dans L’année de tous les dangers). Intéressant sur le fond mais décevant par la forme.
Un inventeur décide de quitter l'Amérique en qui il ne croit plus et tout son petit confort avec toute sa famille pour partir vivre dans la jungle.
Peter weir qui est maintenant un réalisateur renommé nous livre un bon film avec quelques incohérences tout de même et un scénario qui manque de souffle.
En tout cas Harrison ford prouve qu'il peut jouer autre chose que les héros.
J'ai vraiment adoré ce film pour son ambiance et l'atmosphère qu'il dégage. Harrison Ford est excellent dans son rôle d'inventeur dégouté par la société de consommation américaine et qui rêve d'un monde en communion avec la nature. Malheureusement, les catastrophes qui arrivent à lui et sa famille font comprendre que vivre en communion avec la nature ne signifie pas être à l'abri des dangers de celle ci. Mais malgré ces échecs, le personnage de Ford s'obstine à rejeté le monde civilisé son utopie étant de crée une civilisation idéale. Il en oublie alors sa femme et ses enfants qu'ils exposent à de grands dangers et sombre peu à peu dans la folie... Sans dénoncé aucun mode de vie (l'inventeur devient peut être fou mais le camp de missionnaires pratiquent le lavage de cerveau sur les autochtones), le film montre surtout comment un rêve peut vite devenir cauchemar. L' invention de Fox si prometteuse au début transforme la jungle et le village en paysage d'apocalypse en explosant. Au final ce film tragique se révèle excellent avec de très bon acteur, Harrison Ford en tête en sorte de Robinson Crusoé ne voulant pas quitté son île et ayant la passion de la survie.
Un film fort sympathique qui nous fait vivre une aventure humaine loin des sentiers battus, en jouant la carte de la critique de notre société. Et pour ça, Mosquito Coast peut compté sur ses comédiens (surtout Harrison Ford qui joue ici à contre-emploi, et le jeune et regretté River Phoenix) et des scènes bien écrites. Il est quand même dommage que le film manque de punch et d'une ambiance musicale digne de ce nom, pouvant rendre ce long-métrage long et un tantinet ennuyeux. Mais ça reste une bonne leçon de savoir-vivre!
Ce n'est pas le fond qui me gène car le scénario aurait pu interessant, mais la forme. Ou plutôt, comment un réalisateur comme Peter Weir, le réalisateur du parfait Truman Show peut nous sortir un truc pareil. Bon, j'avoue que les doublages façon petite maison dans la prairie n'aident pas, mais ce n'est rien comparé a la mise en scène nanaresque du film. Car ici rien n'est tout à fait clair ni fondé. On a l'impression que tout bouge très vite alors que rien qui ferait réellement avancer l'intrigue ne se passe. Harrison Ford, atteint d'hyper-activité bouge et parle du début à la fin à tel point qu'on attend avec impatience le moment où un de ses fils ne daignerai en fin à le buter. Quand aux comparaisons avec Malick et Herzog, je ne sais pas quel terroriste s'est permis de les faire car jamais je dis bien jamais je n'est ressenti une once de réalisme ou un réel questionnement sur la nature et l'homme mise à part ce blabla constant vomis par harrison qui devient au fil du film un bruit de fond agacent. Quand au décors, Mosquito coast est la preuve que des beaux paysages ne font pas forcément un bon film. L'argent fourni les beaux paysages, le réalisateur les met en scène. Ce qui nous ramène au fait que la mise en scène est bidon malgré un scénario qui - mieux exploité - aurait pu avoir un certain potentiel.
J'ai ADORÉ ! À voir absolument ! Harrison Ford est génial dans ce rôle ! Ce film fait à la fois rêver par le caractère utopique du projet du père, son aboutissement à Jéronimo et puis est carrément bouleversant avec son anéantissement total. Enfin bref, un film qui vaut le coup !
" Waouh " Ce fut mot pour mot ce que je me suis dit après avoir vu ce film. Pour tout dire je suis parti avec quelques appréhensions au vue des critiques "ce film est long, "mauvaise réalisation" et j'en passe. Et bien non ! Mes arguments sont les suivants ; tout d'abord on peut voir Harrison Ford en grande forme qui ne fait qu'un avec son personnage plutôt atypique. Secondement il fait parti de ses gransd films qui montrent toute la complexité des changements et des sautes de caractère d'un personnage qui passe du génie philosophique à l'illuminé paranoïaque. Ce film délivre bien plus qu'une simple histoire de voyageur à la Robinson, il nous apporte une véritable réflexion sur nous-même et notre situation ici bas où nous sommes si insignifiants. Et cette réflexion est d'autant plus poussée qu'elle est accentuée par le fait que depuis 20 ans le monde n'a cessé de changer, d'empirer devrait-on dire car la mondialisation n'a jamais été aussi importante. Bref, je pourrais disserter des heures durant sur ce film qui est pour moi bien plus qu'un film, un chef d'oeuvre.
Utopie? Compliquer a suivre, quelle est l'histoire, pas vraiment de but. comme les personnage ont ne c'est pas ou va nous embarquer l'inventeur (harison ford).
Un film assez méconnu et mésestimé de Peter Weir, grand cinéaste australien qui signe là une fable saisissante sur l'homme et ses contradictions et sur l'échec de toute utopie. Les décors et les images sont superbes et Harrison Ford est épatant, dans un rôle à contre-emploi tout en nuances.
Partant d'une idée négative à propos de ce film, j'ai été plutot agréablement surpris. Enfin, heureusement qu'il y a Harrison Ford et qu'il nous livre l'une de ses meilleures prestations au cinéma, car sinon le film aurait risqué l'ennui mortel.... Car effectivement, il ne se passe pas grand chose, la photographie et les paysages sont magnifiques mais c'est à peu près tout, à part ça rien n'est vraiment approfondi. Le scénario est plutôt conventionnel et la réalisation très plate. Dommage que M. Weir n'ait pas réussi à insuffler plus de vie dans son long-métrage, il aurait pu figurer ainsi au panthéon des films d'aventure, car malgré tout, entre le jeu des acteurs et l'idée de base, excellente, il faut le dire, il y avait vraiment de quoi nous sortir un bien meilleur film.
J'ai lu avec attention, les critiques qui ont été faites. Et lire qu'Harrison ford cabotine ou encore que la miise en scène de Weir s'inspire de Malick, Herzog et j'en passe me surprend... Comme de voir essentiellement un message sur la chute de l'utopie façe à la société. Le film au contraire n'a pas de message particulier, ni même une morale à dispenser, si ce n'est de décrire une tragédie humaine (comme le faisait shakespeare) dans la Jungle (d'où les analogies fallacieuses et simpliste avec Herzog et Malick). Peter Weir au contraire observe les contradictions humaines aidé en soit par le scénario de schrader et l'acteur/pilier du film qui est Harrison Ford et jusqu'à où elles peuvent mener, rien de plus. La Force d'Harrison Ford et la réussite du film, est de nous avoir entraîné dans la folie de son personnage comme sa famille grâçe à une certaine empathie qu'il crée au départ, mais qui s'éffiloche au fur et à mesure de l'histoire. Pour ma Part, tout les acteurs sont excellents et sont dirigés de main de maître par Weir grâçe au scénario brillant de schrader d'aprés le livre de théroux. Un film déroutant, atypique certes, mais qui reste le plus ambitieux de Weir et un de ses films le plus abouti. Une réussite totale !
Curieux film que cette aventure d’un savant fou (de plus en plus d’ailleurs au fur et à mesure que l’histoire progresse) qui part jouer les Robinson avec femme et enfants au Honduras pour fuir la civilisation et la société de consommation. Grâce à ses talents d’inventeur (l’homme est une sorte de Geo Ttrouvetou des temps modernes), tout va bien au début. Puis, l’église (sous la forme d’un pasteur illuminé, tout aussi dérangé que lui) se met sur son chemin. Commence alors une lente dégringolade vers une fin inéluctable et pitoyable. Harrison Ford tient ce surprenant rôle et y met tout son coeur même s’il fait preuve parfois de maladresse. Mais surtout, la réalisation de Peter Weir manque cruellement de souffle et d’ambition, transformant l’épopée en une gentille histoire loin d’être à la hauteur des ambitions supposées. Il reste donc un film à moitié réussi mais néanmoins globalement sympathique qui se laisse regarder sans déplaisir.
Tout, dans le fluide de histoire, respire l'aventure et la quête de ce génie Fox (sinon du couple américain) débouté par l'Amérique qui leur a préféré d'autres techniques plus "rentables" et enfin venu chercher refuge ailleurs tout comme finalement ces indigènes craignant la nuit ainsiqu' au clanisme obligé et à la philosophie inversée, dont la religion est de recueillir les objets dont l'Occident ne veut plus mais pourtant ouverts à un certain language comme le bon sens du jeune River Phoenix. Pitoyable, la fin à ne pas révéler viendra de ce télé-évangéliste aux combines minables et au costume sombre passant son temps à entretenir son culte et ses sbires, ainsi que de toute façon ses formes molles, mal dessinées et plutôt confuses: la science comme la chirurgie esthétique ne peut pas tout.