Le meilleur film de glisse que j'ai vu. Et la Bande Originale, une pure merveille... Les acteurs, bien qu'ils soient jeunes, sont vraiment très très bons ! L'histoire est excellent, les trash sont super et on en apprend même pas mal sur les débuts du skate tel qu'on le connait aujourd'hui. J'ai du voir ce film une dizaine de fois, je m'en lasse pas.
L’histoire de ceux qui ont révolutionné le skateboard ; trois adolescents connus sous le nom de groupe : Z-Boys. Ils ont eu une influence considérable sur ce sport, notamment en utilisant les piscines vides comme module de skatepark durant la période de sécheresse en 1976. Stacy Peralta, Jay Adams et Tony Alva s'imposeront au niveau international et deviendront des pionniers dans le domaine. Voici pour le contexte. Je dirais que le film comprends deux parties. La première partie met en avant la simplicité de ces skaters, qui pratiquent juste pour le plaisir, sans prise de tête. La seconde partie en revanche, traite les aléas de la célébrité ; préoccupation pour l’argent, le succès, les filles… L’atmosphère du film représente bien les années 70 (look, voiture, vêtements…) et les paysages de Californie sont superbes. La BO a simplement le mérite de ne pas être désagréable. La prestation des acteurs est correcte, Emile Hirsch ainsi que les 2 autres acteurs principaux sont plutôt crédibles en skaters et ressemblent étrangement aux personnages qu’ils incarnent. Mais on retiendra surtout l’interprétation de Heath Ledger, parfait dans le rôle de Skip. A noter la présence du fondateur des Jackass, Johnny Knoxville, ainsi que l’apparition paradoxale de Tony Hawk (plus jeune que les Z-Boys). Catherine Hardwicke réalise ici une œuvre sympathique et divertissante mais pousse tout de même dans les clichés de films pour ados. En effet, certains points ne sont pas assez développé tels que la déchéance de Jay Adams ou encore la maladie de Sid. Un bon divertissement donc, sans plus.
La première partie du film m'a vraiment pas beaucoup intéressé alors que la seconde s'est révélée plus sympa j'ai trouvé. Mais ça n'a pas vraiment réussi à me captiver non plus. En plus, la mise en scène est pénible. Ça se veut dynamique, jeune, cool, un peu à l'image du film quoi, mais au final j'ai trouvé ça juste pénible. Après tout n'est pas à jeter. Comme je l'ai déjà écrit, la seconde partie est vraiment plus intéressante lorsqu'on voit comment le skate devient un sport dont on parle de plus en plus et qui devient plus un nouveau phénomène de mode, propice à de nouveaux marchés en fait.
Allez 2.5 etoile pour les jolis plans de skate filmés dans la rue parce que sinon j'ai pas trouvé ca tripant cette histoire de jeun's qui "inventent" le skateboard ,ca vient surement des acteurs sans ames qui se contentent de jouer les branleurs sur roulettes et du scenariste qui n'a pas su leur construire des personnages consistant.Le passage du skate amateur a celui plus pro organisé autour de l'argent est bien montré tout comme la publicité et l'effet mode qui en decoule.Pour resumer y a la forme (musiques,reconstitution des annees 70) sans le fond (personnages trop stereotypés) ce qui donne au final un petit film pour ado avec les bluettes amoureuse et la classique opposition entre 2 types pour le titre de meilleur skateur ,donc du deja vu milles fois .Disons que pour les accro aux sports de glisses ca peut eventuellement passer mais si c'est pas votre cas mieux vaut s'abstenir.
David Fincher longtemps pressenti à la réalisation laisse la place à Catherine Hardwicke. Longtemps chef décoratrice, Hardwicke soigne la reconstitution des années 70 de la Californie : son ambiance, les vetements, les intérieurs. Mise à part sa réalisation soignée et souvent alerte (caméra à l'épaule mais on est encore loin du style stroboscopique et lobotomisant des reportages genre MTV) on ne retient malheureusement pas grand choses de ces Seigneurs du bitume. La réalisatrice enchaine les scènes de surf sur mer et sur bitume avec quelques sous-histoires bien peu passionnantes et le spectateur attend fermement les prochaines scènes de skate. Et c'est là que le bas blesse, les scènes de skate paraissent trop banales et le sentiment d'ennui ressenti n'est pas réhaussé par l'interprétation frolant la caricature de certains personnages. Emile Hirsch étonne et prouve son potentiel après Girl next door, on retrouve la belle Rebecca De Mornay avec plaisir et on est étonné de voir Heath Ledger, méconnaissable, pour une fois crédible et supportable. On en vient finalement à préférer la partie sociale à la partie skate (un peu trop plate par rapport aux piscines). Les comédiens ont certes beaucoup de tempérament et d'énergie mais n'arrivent pas à réhausser le peu d'interet de l'ensemble.
Une aberration pure et dure, qui n'a vraisemblablement pour elle que son casting, et encore. Pourtant très appréciable devant l'écran et sympathique à chaque apparition, Emile Hirsh campe un skater qui ne lui correspond mais vraiment pas du tout, et en devient totalement risible. De plus, le scénario ne porte aucune surprise au spectateur et, bien que Les seigneurs de Dogtown soit un fait divers réel, il ne porte en lui aucun élément plausible ni formellement intéressant. Pour finir, il est important de comprendre que ce n'est enfaite qu'un simple produit commercial qui ne changera pas la face du monde ni ne rentrera dans les anales.
6 209 abonnés
18 103 critiques
Suivre son activité
1,5
Publiée le 16 mars 2021
J'avais hâte de voir comment le skateboard s'est développé en Californie du Sud et j'ai été déçu par l'absence d'une histoire passionnante. The Lords of Dogtown semblait se situer au milieu des années 60 et non dans les années 70 comme le décrivait ce film. C'était une excellente idée de film car c'est une histoire vraie impliquant un aspect moins connu mais potentiellement fascinant de la vie américaine récente. Au lieu d'un réalisateur on a quelqu'un dont le seul geste directorial est de secouer constamment la caméra. D'une manière ou d'une autre les dirigeants des studios ont cru à la génération MTV. Il suit les traces de Thirteen dans l'exercice du faux film de style documentaire dont un vrai documentariste aurait honte. Devinez quoi les vrais documentaristes ne secouent pas la caméra sur les choses car ils essaient d'obtenir la meilleure prise de vue possible...
Catherine Hardwike (chef décoratrice sur le Gang des Newton) livre ici dans sa deuxième réalisation un biopic sur un sport qui a fait sensation à la fin du XXe siècle. Seulement son film se rate sur absolument tous les plans. En Californie, dans les années 70, un groupe d'amis amène le surf sur le béton avec un tout nouveau sport: le skateboard. Très vite, ils connaissent la gloire et tout devient facile mais leur amitié inébranlable va en souffrir... La réalisation est particulièrement mauvaise: le cadrage n'est pas toujours très bon, les prises de vues ne sont pas belles, la mise en scène insipide et les mouvements chaotiques. De plus, la caméra est tenue par quelqu'un qui s'amuse durant tout le film à zoomer ou à dézoomer ce qui est rapidement insupportable. Le scénario part sur un sujet intéressant mais très vite, les clichés des biopics débarquent: les méchantes compagnies qui arrivent et qui veulent faire de l'argent, l'amitié qui sera toujours plus forte que tout, bref tout est prévisible. Les longueurs sont légion et les clichés tout autant. Les acteurs ne sont pas vraiment mauvais, seul le regretté Heath Ledger, qui était pourtant si bon dans The Dark Knight, surjoue d'une manière tellement ridicule que c'en est navrant. Les dialogues sont rarement bons. La photographie est désastreuse: la lumière est horriblement mal gérée, trop souvent en surexposition et les couleurs sont tellement criardes qu'on dirait qu'elles tentent d'assassiner vos rétines. Le montage n'a rien de novateur ou d’intéressant. Les décors sont vides, les costumes représentent plutôt bien les années 70 et la musique est parfois agréable grâce à quelques morceaux de Black Shabbat, Rise Against et autres. Les Seigneurs de Dogtown (merci pour ce titre absolument pas pompeux) est un film vantard, ennuyeux et inutile.