Si L'Empereur du Nord se déroule durant la grande dépression des années 30 tout ceci est un fond peu exploité qui ne sert que de prétexte pour raconter l'affrontement entre un vagabond des rails et un chef de convoi particulièrement vicieux. L'Empereur du Nord est loin d'être parfait comme son scénario finalement très léger mais malgré tout on accroche à ce film sans problème car L'Empereur du Nord est rythmé (bien que quelques scènes m'ont semblé inutiles) , ce film dégage aussi un certain vent de liberté, on y montre des hommes qui n'ont rien et qui pourtant sont libres de toutes contraintes (seul le cinéma nous donnerait presque envie de devenir clochard) mais c'est surtout le face à face entre ses 2 gueules du 7ème Art Lee Marvin et Ernest Borgnine qui donne tout son sel à L'Empereur du Nord comme le mémorable combat final.
un bon petit film de aldrich avec un scénario assez mince mais qui malgré tout se regarde sans problème grâce notamment à ce trio d'acteurs"marvin,borgnine,keith carradine",j'ai beaucoup apprécié la scène de fin.
Bien moyen. Le thème est original, mais le scénario trop maigre, du coup on s'ennuie pas mal. La distribution laissait présager quelque chose de mieux.
Bonne histoire de base, filmer un duel entre un chef de train fou furieux (E. Borgnine) et un vagabond roi du voyage clandestin (L. Marvin), bagarres et filouteries au programme. Le film est assez passionnant, guerre psychologique et joutes verbales.
S'il est vrai que cet "Empereur du Nord" nous laisse en définitive un petit gout d'inachevé dans la bouche, il n'en demeure pas moins que l'oeuvre reste intéressante à bien des égards. Car l'oeuvre souffre il est vrai de défauts, le principal étant sans doute un scénario trop mince, si bien qu'on a parfois une légère tendance à s'ennuyer devant le déroulement des événements. Pourtant, il se dégage de l'ensemble une personnalité, un ton, qui fait que même si on aurait peut-être pu s'attendre à mieux de la part du réalisateur d'"En quatrième vitesse", le film offre un spectacle tout à fait acceptable, grâce notamment à un thème assez peu évoqué au cinéma, soutenu qui plus est dans des décors particulièrement bien choisis. Mais on retiendra aussi et surtout l'affrontement particulièrement âpre entre deux acteurs qui n'ont pas peur de la démesure : Lee Marvin et Ernest Borgnine, soutenus par un Keith Carradine impeccable. Et l'affrontement finale est particulièrement jubilatoire : vous l'aurez compris : l'ensemble vaut tout de même le détour.
Aldrich est vraiment le plus inégal des metteurs en scène.On ne sait jamais si on va être enthousiasmé ou déçu mais c'est toujours l'un ou l'autre.Jamais boff!Et comme il filme très bien ,il y toujours du beau cinéma à regarder.Ici c'est du mauvais Aldrich car il n'y a aucun scénario et contrairement à la comédie musicale qui peut s'en passer :la violence,la vulgarité,la crasse et la bêtise mélangées en ont besoin.Les personnages n'ont strictement aucune épaisseur et leur jeu d'acteurs se limite à travailler les sales gueules.C'est insuffisant pour mériter plus.Heureusement,il reste les trains qui sont magnifiques et crèvent écran.Petit détail :la misogynie d'Aldrich qui nous montre juste un plan d'une femme dans une position qu'en général elles aiment cacher.Il vaut mieux revoir plusieurs fois "Fureur apache" ou "en quatrième vitesse"