Avis : Le Cuisinier, le voleur, sa femme et son amant - Page 2
Le Cuisinier, le voleur, sa femme et son amant
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JUKEVOX
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0,5
Publiée le 20 novembre 2012
Je mets une demi étoile, car la mise en scène est bien faite. Le thème est nul, l'histoire est nulle, et en plus, c'est à déconseiller aux âmes sensibles. Et devrait être interdit aux moins de 18 ans. Moi même qui en avais 30 ai été traumatisée par certaines images abominables. Je l'ai vu à sa sortie, et je me souviens du nombre de personnes parties avant la fin tellement c'était insoutenable. Certes Greenway a l'art de la mise en scène, mais là c'est râpé pour lui, et du coup, j'éviterai tous ses films. C'est un sadique.
Un restaurant français au coeur de Londres, traversé par d'élégants travellings latéraux qui nous font passer du bleu du parking au vert des cuisines, du rouge de la salle à la blancheur éclatante des toilettes. C'est l'unique décor de cette histoire étrange et grotesque de Peter Greenaway. Séduit par ce formalisme et par une mise en scène insolite et baroque, je suis resté néanmoins perplexe devant ce sujet théâtral auquel, trop rationnellement peut-être, on s'attache à trouver une signification. Personnage charismatique du récit, le mari tyrannique, propriétaire du restaurant en même temps que fidèle client, est une sorte de potentat shakespearien excessif dans la vulgarité et la brutalité. Sans doute, le film est une fable par laquelle le cinéaste montre crument l'intarrissable désir humain de jouissance et ses pulsions primitives dégradantes. Malheur à ceux qui se distinguent par l'amour, la culture. Dans cet espace confiné et délicat, les mets succulents imaginés par le cuisinier (Richard Bohringer) semblent voués à n'être, selon la formule consacrée, que de de la confiture aux cochons, dans une représentation de cohabitation du bon goût et du mauvais. Volontiers provocateur et extravagant, Greenaway, complexe et imprécis, ne donne pas les clés de son univers au spectateur.
Truculent, style "la grande bouffe", ce film met en scène un truand tyrannique à l'excès ,trompé par sa femme( merveilleuse helen Miren) avec la complicité du cuisinier, campé par notre Richard national, qui officie avec brio dans le restaurant du sadique...Très original, mais très cru; très distrayant!
Ce film est une curiosité. Loin d'être parfait, il bénéficie toutefois de gros atouts comme une excellente mise en scène, très théâtrale, d'une bonne réalisation (Les plans de caméra, les tons rouges sublimes etc), d'acteurs convaincants (Helen Mirren, en tête, est excellente) et de scènes fortes. A découvrir vraiment!
Ce film est très choquant de part les dialogues des personnages et d'autre part par leur fait et gestes. La gastronomie est le plateau tournant du film et pourtant il ne nous ouvre pas l'appétit. Un peu dans le genre de "Delicatessen". La mise en scène est unique, les cuisines sont immenses. Le cuisinier est patient (interprété par Richard Bohringer), le voleur est effrayant, sa femme a peur et son amant aussi. A conseiller pour un public averti!
Après une courte hésitation, ce film mérite bien ses 4 étoiles. Sans aucunes précautions et sans avoir lu son synopsis, il m'est tombé dessus par hasard, et que ce fut désagréable. Ce titre affriolant révèle une fresque agressive et morbide menée de main de maître. Authentique malgré la complexité des images, il effraie, dégoûte mais captive. Un étrange voyage de deux heures que l'on espère rêvé et qui laisse un amer goût de plaisir...dans la bouche!
Suis-je normal ou pas, d'admirer ce genre de films comme "Casanova" de Fellini ou "Le cuisinier, le voleur, sa femme et son amant" de Greenaway ? Filmé comme des tableaux classiques, à coup de clair obscur et de scènes burlesques, opposant la symbolique des fonctions les plus primaires (manger, aimer, tuer) et les plus raffinées de l'existence humaine (l'art, la gastronomie, les bonnes manières, la culture), ce genre d'oeuvre est ce qu'il y a de plus noble dans le 7ème art.
La vulgarité,l'obcénité,la cruauté perd face à l'Amour et à la culture du libraire.En un mot,la violence est la force des faibles.Ce film est bouleversant et son traitement allié à la musique de M.Nyman en font un chef d'oeuvre inoubliable.