216 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
25 critiques spectateurs
5
9 critiques
4
8 critiques
3
7 critiques
2
1 critique
1
0 critique
0
0 critique
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
Cocobusiness
17 abonnés
382 critiques
Suivre son activité
2,5
Publiée le 1 mai 2007
Daprès un roman de Stéphanie Zweig, à ne pas confondre avec Stefan Une famille juive fuit lAllemagne nazie et se réfugie au Kénya. Occasion de nous montrer de très belles et authentiques images de lAfrique et de zoomer sur les problèmes dun couple, exacerbés par une situation dexil bien difficile, puisque le père, avocat, se retrouve fermier, tandis que son épouse, très mondaine, doit gratter la terre sèche ! Seule leur petite fille, charmante, entre naturellement en communication avec ce monde étranger, la nature, les êtres jusquà en oublier son Allemagne natale. Le film est attachant, même lorsquil cède, un peu, à des clichés touristiques, teintés, malgré tout, dhumanisme. Un peu long, forcément 2h20 !
J'ai beaucoup apprécié ce film qui nous raconte l'histoire d'une famille juive qui a fui l'Allemagne pour se réfugier en Afrique. Encore une autre vision de la guerre très intéressante à travers des personnges complexes (un peu trop ?) magnifiquement interprétés. J'ai découvert Merab Ninidze, très charmante surprise.
Caroline Link réussit le pari de suivre ses trois personnages principaux sans s'éparpiller et sans délaisser le contexte historique. Elle dresse par ailleurs un beau portrait de femme avec des scènes de ménage très justes, soutenu par le jeu très naturel de Juliane Kohler et plus généralement de tous les acteurs. La réalisatrice insuffle à son film une grande énergie grâce à une caméra très mobile, très proche de ses personnages alliée a un montage remarquable, très rythmé mais jamais précipité. Servie par une photo élégante et néanmoins réaliste, voilà un film qui fait plaisir à voir et à suivre.
J'ai été conquis par ce film. J'avais lu pas mal de critiques qui ne lui faisait pas de cadeau sur le côté naïf et candide de la mise en scène, avec aussi le recours de pas mal de poncifs sur l'Afrique, mais j'ai été beaucoup plus simplement ému et emballé par l'histoire.
Il s'agit d'une saga familiale qui s'étend de 1938 à 1947. En 1938, Walter, un avocat allemand et juif pas vraiment pratiquant (pas du tout même !) pressent que la situation politique dans son pays ne va pas s'améliorer. Il part donc seul au Kenya pour y travailler en tant que fermier, sans un sou ni la compétence ou l'aspiration pour ce dur métier. Il fait venir sa femme Jettel et sa petite fille Regina in extremis, dans une contrée plutôt sauvage et surtout aux antipodes de la vie citadine et bourgeoise de Jettel. Cette dernière vit donc très mal son acclimatation, et le couple en pâtit, tandis que Regina se lie d'amitié avec le cuisinier, Owuor, et des gens des tribus locales. Regina finit par oublier l'Allemagne et devient une véritable africaine.
Le jeu des comédiens est fantastique, et Owuor est aussi joué par un acteur africain remarquable. Le film mélange avec tellement de naturel et de virtuosité les éléments poétiques des paysages et de la culture africaine, avec l'apprentissage de la vie de la petite fille (adolescente à la fin du film), la tragédie du déracinement et l'espoir d'une nouvelle vie, les vicissitudes du couple face à ces bouleversements (on se révèle souvent lorsqu'on sort de son univers de conventions et de son pays comme un écrin protecteur), la prise de conscience du drame global en tant que juifs (prise de conscience différente pour les trois personnages), et puis l'évolution des trois personnages au contact de ce pays extraordinairement différent et beau.
Alors c'est vrai que c'est une saga, et que la forme souffre parfois un peu de clichés (positifs et humanistes) sur l'Afrique. Mais le fond bénéficie d'un souffle épique qui m'a vraiment touché, en plus d'une évocation supplémentaire des juifs pendant la guerre et de l'antisémitisme que j'ai trouvée particulièrement habile, délicate et émouvante.
C'était un très très très beau film !!!! Les vues sont inoubliables (et me rappellent des souvenirs d'un safari). L'histoire est émouvante !!! J'ai adoré !
Ai pu voir ce film en avant première à Mulhouse le 2 mars dernier... face à une salle comble, conquise et qui applaudit à la fin de la séance... Un événement !! Quel grand moment de cinéma ! Quelle magie !! C'est l'histoire (inspirée d'un fait réel) d'une famille juive allemande, exilée au Kenya, fin des années 30, confrontée à la rupture des références, au choc des cultures, à la remise en question de ses valeurs... L'histoire et l'interprétation sonnent très authentiques. La photographie est sublime, le traitement des personnages subtil et plein de finesse. Un bonheur de film, symbole de la nouvelle vague du cinéma allemand ! Mais pourquoi donc (avec seulement 40 copies !) une diffusion si confidentielle en France ? Digne successeur de "Good Bye Lenin !" , ce film mérite beaucoup mieux !!!
Très beau film. Ce film raconte le déchirement d'une famille juive, mêlée au dépaysement total, tout ça dans un décor magnifique. Moi qui suis partie plusieurs mois en Afrique, je me suis rappelé pourquoi j'ai tant aimé ce pays. Bravo également aux acteurs.
Un très beau film qui a comblé toutes mes espérances. Filmé tout en pudeur, des sentiments et de la crise vécue par le couple jusqu'à la découverte d'un autre monde par cette petite fille complice de l'Afrique. Je reviens d'une longue odyssée qui m'a plongée dans les racines de l'humanisme : l'autre est différent mais si proche, au bout de la Terre ou ici. Un hymne à la tolérance, des personnages attachants, des paysages et visages à couper le souffle, l'Afrique mystique est suggérée, jamais dévoilée, pas de sensiblerie inutile mais une sensibilité à fleur de peau. Un film profond qui prend le temps de donner une consistance à chacun de ses personnages. C'est pour moi du VRAI cinéma. Chapeau bas à Caroline Link.
Seule déception : pourquoi une distribution si discrète, la France ne serait-il pas le pays ouvert d'esprit que je croyais ?