Batman Begins
Note moyenne
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2 209 critiques spectateurs

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clement T.
clement T.

14 abonnés 67 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 31 décembre 2017
Nolan pose les bases de sa saga Batman qui va être par la suite magistral.Mais le film est un peu long.Bref j ai pas trop aimé.
Alexarod

367 abonnés 1 881 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 31 mars 2016
Mouais, bon film mais qui semble vouloir faire un traité de pseudo philosophie sur la peur, et là c'est raté. Faut le savoir, Batman reste un homme et dans les comics il a encore peur, sinon l'épouvantail aurait plus besoin de s'échapper d'Arkam.
Justement les comics, je trouve que le film s'en éloigne pas mal, Les origines de Batman sont certes connues mais sont bien pensé, pourquoi les refaire ? Pour introduire Liam Neeson dans un rôle de maître déjà trop vu dans Star Wars et ainsi s'assurer d'un certain succès ? Passons aussi toutes les critiques sur Katie holmes, uniquement faites pour critiquer son mari qui n'est qu'un scientologue, car elle joue pas si mal (Bale est meilleur acteur quand même).
Face à lui déjà 2 méchants, je croyais que c'était trop (dixit les critiques de Batman 2), mais l'un est expédié en 2 secondes, l'autre traine et se fait moralisateur. C'est plus recherché que Shwarzy certes mais ça complique la trame à mon sens.
Bref l'univers de Frank Miler est visé mais c'est pas forcément le meilleur, surtout pour un début, et Gotham reste mieux fait dans les 1ers. D'ailleurs j'attends Dark Night pour comparer Ledger et Nicholson qui restait bon dans ce rôle.
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 28 mars 2016
Recherche et dépassement de soi, parcours initiatique sur fond de psychanalyse... Tous les ingrédients pour la genèse du super héro, le tout réalisé de façon magistrale par Nolan.
Louis Lucas (romancier)
Louis Lucas (romancier)

11 abonnés 119 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 24 mars 2016
Créé en 1939 par Bob Kane, "Batman" n'a cessé d'être adapté sur tous les supports possibles et d'être incarné par des acteurs aussi divers qu'Adam West, Michael Keaton et même George Clooney. Si pour beaucoup - y compris moi - , les meilleurs films sur le justicier masqué demeurent ceux de Tim Burton, Christopher Nolan ("Inception", "Memento") s'est mis en tête en 2005 de proposer une version bien différente. Dans "Batman Begins", premier volet d'une trilogie, le réalisateur ne suit pas le schéma de Burton et ne parlera du Joker que dans le prochain ("The Dark Knight"). Son approche, inédite dans l'univers de Batman, consiste en une sorte de préquel dans lequel il va tenter de décrypter tout ce qui fait l'univers de la chauve-souris et de légitimer certains aspects du superhéros dont les allergiques aux comics aiment se moquer. Durant les plus de deux heures que dure "Batman Begins", Nolan va s'efforcer de nous expliquer que les gadgets sont en fait des armes militaires dérivés y compris la batmobile, que le costume qu'il porte n'a rien de ridicule mais qu'il a valeur de symbole dans la lutte contre la pègre, que le choix de la chauve-souris comme emblème émane en fait d'une peur enfantine et enfin que ses aptitudes au combat ne sont pas innées mais sont le résultat d'un entrainement intensif dispensé par une organisation mal définie. Pour incarner Batman, Christopher Nolan a jeté son dévolu sur Christian Bale, un choix intéressant dans le sens où l'acteur a les aptitudes physiques du personnage mais un visage passe-partout. Autour de lui, le cinéaste a mis le paquet en réunissant des grands noms comme Liam Neeson qui incarne avec brio le controversé Henri Ducard et a misé sur des acteurs charismatiques pour les rôles mythiques de Lucius Fox interprété par l'excellent Morgan Freeman ou du lieutenant James Gordon qui a dans le film les traits de Gary Oldman. Ajoutons à cela Tom Wilkinson, Michael Caine, Rutger Hauer et surtout Cillian Murphy ("28 jours plus tard", "Sunshine") qui livre une prestation bluffante du Docteur Crane et de son épouvantail. Paradoxalement, on voit très rarement Batman en costume dans ce film et lorsqu'il apparaît à l'écran, il est aussi furtif que le serait l'animal dont il a choisi l'emblème. Récompensé aux Oscars 2006 pour le Prix de la meilleure photographie ainsi qu'aux BAFTA Awards ou aux Saturn Awards, "Batman Begins" mérite largement tout cet engouement tant il est rare qu'un réalisateur prenne autant de risques en réalisant un blockbuster. Mais revenons plutôt à ce film et à ce qui mérite d'être souligné. Je veux bien entendu parler de l'attention inédite qui est accordée aux personnages, à leur passé, à leurs angoisses mais également à leurs idéaux dont chacun, à son niveau, incarne l'un des pans, juridique pour Rachel, éthique pour le Lieutenant Gordon et vengeur pour Bruce Wayne. Il est temps maintenant de faire la fine bouche et avouer qu'en dépit de tout cela, "Batman Begins" ne parvient pas à égaler "Batman le défi", meilleure émanation cinématographique de l'univers de la chauve-souris. Il réussit pourtant à redorer le blason du comics - ce qui a du lui permettre sans mal de récupérer une partie du public qui fuit les films de superhéros - grâce à la manière dont il a su humaniser le personnage, bien loin des errances scénaristiques de "Batman Forever" et de "Batman et Robin".
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 16 mars 2016
Rien à dire, un excellent film !
Les acteurs sont parfaits, les musiques sont magnifiques, de même pour les décors.
Pas mal de réplique sont intéressantes dans le film ... bref un film Batman absolumentnt à voir !
Stéphane D
Stéphane D

177 abonnés 2 392 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 22 février 2016
Cette reprise en main de la franchise donne envie de se prosterner au pied de Christopher Nolan (et de son fabuleux casting); il rend miraculeusement crédible tous ces personnages de Comics comme personne (pas même Tim Burton) ne l'avais réussi.
Si George Clooney était le plus beau et le plus charmant des Bruce Wayne, ici on a juste l'un des meilleurs acteurs du monde.
La musique est plus sujette à débat (2 notes puissantes, c'est un peu simpliste et le merveilleux thème de Rachel est coupé de manière frustrante au début, et aurait pu être plus développé même complet.
kikito g
kikito g

9 abonnés 15 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 16 février 2016
Premier film de la trilogie The dark knight, Nolan nous livre une prestation que peu de personnes ont pu faire sur un film de super héros.
Le réalisateur prend le risque de le faire démarrer en douceur pour augmenter notre excitation, en expliquant les origines de celui qui deviendra le chevalier noir.
Christian Bale réussit avec brio d'endosser le rôle principal, tout comme l'ensemble des personnages secondaires, surtout en ce qui concerne le personnage de Gordon qui est enfin plus approfondie.
Dans l'ensemble, il s'agit d'une introduction très réussie de cette trilogie, mais qui aurait pu être encore meilleure si le personnage joué par Liam Neeson était plus travaillé, surtout lorsque l'on sait ce qu'il vaut dans les comics.
Nicolas V
Nicolas V

116 abonnés 1 283 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 14 février 2016
Christopher Nolan dépoussière le super héros Batman après les catastrophiques Batman forever, batman et Robin.
Il est question de réalisme et de noirceur accompagné de sentiments profonds fidèles à la bande dessinées. La peur du héro, celle qu'il veut propager à ses ennemis, la justice, la vengeance, beaucoup de thèmes sont bien exploités.
Le réalisateur réussi l'exploit de rendre un super héros réaliste. On y voit son cheminement psychologique, sa préparation ainsi que celle de son équipement. La seule zone d'ombre chez ce Batman c'est celle perçue par ses ennemis apeurés.
On appréciera les scènes d'actions réussies , le changement de voix de Batman, un Alfred touchant, un scénario bien structuré évitant les temps morts, et un Liam Neelson toujours aussi bon.
Avec une mise en scène bien rythmée, difficile de ne pas apprécier ce batman begins.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 3 février 2016
Après les versions désolantes de Schumacher et celles plutôt sympathiques de Burton, c'est au tour de Christopher Nolan d'apporter sa pierre à l'édifice d'un monument de l'univers comics: Batman. Ce premier volet de la trilogie annonce une atmosphère plus lugubre empreinte de réalisme en s'inspirant de la série animée de 1992 qui a bercé ma jeunesse :). Un peu sceptique quant au choix de Christian Bale pour incarner le justicier, son jeu s'avère plutôt juste et crédible. Ce film fonctionne bien grâce aux interprétations de Michael Caine parfait en Alfred, de Gary Oldman en Gordon plus vrai que nature, puis de Morgan Freeman dans le rôle de l'inventeur de génie et aux designs sublimes (Métro central, costumes et batmobile au top, plans qui rappellent la lecture d'une bd et les vols de chauves-souris). Hans Zimmer ajoute une touche d'éclat supplémentaire avec une bande originale digne de Gotham (bon pas autant que l'opening des animés composé par Danny Elfman qui est une véritable tuerie !). Une étoile en moins cependant pour Katie Holmes dont le jeu n'arrive plus à me divertir depuis Dawson, celui de Liam Neeson moins transcendant que d'habitude, la personnalité peu travaillée de l'Épouvantail (malgré les efforts du très bon Cillian Murphy), et les effets du gaz hallucinogène un peu trop épileptiques visuellement. Cependant, on prend un réel plaisir à regarder cet opus qui pose de bonnes bases pour la suite de la trilogie. Petit clin d'œil au gamin qui rencontre Batman et protégé par Katie Holmes qui n'est autre que Jack Gleeson, l'excellent mais non moins horrible Joffrey Baratheon de Game of Throne ;).
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 13 janvier 2016
Très bon Batman, beaucoup plus sombre. Moins fidèle au Comic que la première adaptation cinématographique par Tim Burton, on découvre un Batman avec une vraie histoire que l'on peut comprendre, interprété et incarné dans un monde plus proche du réel. Au contraire de ce qu'on avait pu dire sur les premiers Batman où le méchant était le moteur du film, ici ils sont plusieurs mais pas vraiment avec un caractère propre, ils ont juste une vision très négative de la société actuelle. C'est ce qui fait de ce film ce qu'il est; soit les dialogues et citations qui crédibilisent l'univers du super-héros. Dans ce film on est à la balance parfaite entre le caractère humain et surhumain du super-héros. Malgré une Rachel un peu fade le vrai héros Batman est très bien incarné par Christian Bale qui jongle parfaitement du caractère jeune riche détestable qui veut venger ses parents au retour avec panache à Wayne Entreprise. Son Batman est également bon avec des accessoires donné par un Lucius Fox (Morgan Freeman) sage et avisé. Ce film est bon et peut-être comparé aux films de Burton étant donné la différence de style.
Gouchou
Gouchou

30 abonnés 304 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 9 janvier 2016
Avec Christopher Nolan à la réalisation, Batman est entré dans le XXIème siècle. Et je ne dis pas ça en référence à la date de sortie de Batman Begins, mais bien parce que le réalisateur a réussi à donner un nouveau souffle à une saga qui a été sérieusement malmenée par Joel Schumacher. Enfin, avec Christopher Nolan aux manettes on observe une véritable rupture avec le travail des précédents réalisateurs. Depuis le début avec Tim Burton, les Batman ont toujours été des films fantastiques à la limite du dessin animé (voir Jack Nicholson en Joker ou Danni DeVito en Pingouin). Christopher Nolan en a fait des films beaucoup plus proches de la réalité. Les méchants ne sont plus aussi grotesques, Gotham ressemble de manière flagrante à New York. Bref avec Batman Begins on passe du fantastique à un film d’action / thriller.

Pour son premier essai en tant que réalisateur de Batman, Christopher Nolan a décidé de couper la ligne chronologique qui s’était installée entre les films de Tim Burton et ceux de Joel Schumacher. Pour Batman Begins on assiste donc à un reboot et on remonte aux origines de l’homme chauve-souris. Plusieurs intrigues se chevauchent dans ce nouvel opus, on découvre comment Bruce Wayne est devenu Batman, mais on se retrouve également plongé au cœur de Gotham où la criminalité gagne du terrain tous les jours. Lorsque Batman apparaît enfin à Gotham il doit non seulement arrêter l’homme à la tête de la mafia, Falcone, mais il doit également stopper son ancien maître Ra’s al Ghul. Formé par la ligue des ombres, le justicier masqué doit empêcher son professeur de détruire Gotham.

Pour ce nouveau film, Christopher Nolan a complètement revu le casting. Dorénavant c’est Christian Bale qui interprète Bruce Wayne, Michael Caine devient le majordome Alfred, en grand méchant, le réalisateur a fait appel à Liam Neeson. Enfin, pour jouer Lucius Fox, c’est Morgan Freeman qui a été appelé. C’est la première apparition du personnage de Lucius Fox dans les films, tout comme celle de Rachel jouée par Katie Holmes. Comme toujours, c’est un casting d’exception qui a été mobilisé pour les besoins d’un Batman.

Avec Christopher Nolan, le film Batman devient plus sombre mais également plus réel. Les méchants ne sont plus des caricatures mais des hommes tout à fait ordinaires. Ainsi avec le dr Crane nous sommes très loin du personnage d’Edward Nygma interprété par Jim Carrey. De même avec Liam Neeson en Ra’s Al Ghul, le réalisateur a choisi une approche très différente de celle de Tim Burton ou encore de Joel Schumacher. Si les méchants ont donc été entièrement revus. Batman a lui aussi été revu et corrigé. On retrouve un homme torturé par son passé, jusqu’à présent les différents Batman portés à l’écran n’avait pas grand intérêt, on ne les connaissait pas. Christopher Nolan a fait le choix de l’empathie en nous présentant un homme auquel il est plus facile de s’identifier et qui éprouve des émotions. Il nous invite également à comprendre son cheminement depuis Bruce Wayne pour devenir Batman.

Batman Begins est l’occasion de voir les progrès réalisés dans le domaine des effets spéciaux. Il n’y a plus rien à voir avec ce qui nous a été proposé par le passé. Les effets spéciaux sont véritablement réussis et cela fait du bien. Enfin, les dialogues ont fait l’objet d’une véritable réflexion, on est beaucoup plus enclin à entrer dans l’histoire. Bref avec Batman Begins on trouve de solides fondations sur lesquelles vont se reposer les prochains Batman.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 21 janvier 2016
Un film plus psychologique que les anciens car on peut capter la difficulté du héros Bruce à choisir la voie de la justice plutôt que celle de la vengeance, après son traumatisme dans l'enfance avec l'homicide tragique de ses deux parents.
Perrine P
Perrine P

38 abonnés 201 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 28 novembre 2015
Christopher Nolan a dépoussiéré le personnage de Batman, à n'en pas douter. Le premier film de la trilogie est très convaincant, de bon augure pour la suite. De nombreux ressentiments sont évoqués : la phobie, la peur, la culpabilité, le courage, l'abandon... tous magnifiquement bien interprétés par les personnages respectifs, comme Christian BALE et Liam NEESON. Outre le personnage de Batman et ses adversaires qui sont des personnages de fictions sortis des comics, les situations rencontrés et les mentalités observés sont réalistes, créant ainsi une atmosphère plus crédible et mature qui s'éloigne de l'esprit enfantin de la bande dessinée. Très bon film donc, que je trouve meilleur que les anciens Batman.
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 3 novembre 2015
Bien que la Warner comptait faire un cinquième opus Batman, toujours réalisé par Joel Schumacher, les studios ont dû abandonner leur projet à la suite de l’échec critique et commercial de Batman & Robin. Il aura donc fallu attendre huit ans pour que le Chevalier Noir renaisse de ses cendres et ce sous la houlette de Christopher Nolan, un réalisateur en qui les producteurs avaient toute confiance avec son travail effectué sur Insomnia. Un cinéaste devenu rentable et doué d’un sens artistique original pour les studios qui, pourtant, n’avait jusque-là jamais été à la tête d’un blockbuster. Son talent et son savoir-faire ont-ils été à la hauteur d’un projet plus coûteux et animé par la pression de millions de fans ? Sans tourner autour du pot, la réponse est oui !

La grande réussite de Batman Begins, Christopher Nolan la doit a bien plus de libertés offertes par la production que sur Insomnia. Au lieu de ne se préoccuper que de la réalisation, le Britannique a pu collaborer avec le scénariste David S. Goyer (la trilogie Blade) et ainsi réinventer le super-héros de bout en bout, livrant au passage ce qui est considéré aujourd’hui comme le tout premier reboot du cinéma. À ne pas confondre avec le remake, dont le but est seulement de moderniser, le reboot consiste à reprendre une franchise de zéro et de la faire partir dans une toute autre direction que l’originale, chose que réussit brillamment Batman Begins. En effet, Nolan fait fi de tout ce qui a été dit dans la saga initiée par Tim Burton allant jusqu’à effacer le côté « super-héros en collant affrontant des méchants plus charismatiques ». Ici, le long-métrage s’intéresse à l’homme sous le masque, ses tourments, ses démons. Bref, Nolan met sous les feux de la rampe le personnage de Bruce Wayne comme jamais, laissant en plan les antagonistes qui, jusqu’à Batman & Robin, avait toute l’attention du public. Une appropriation du personnage, ce dernier devenant sur le coup nolanien au possible (hanté par son passé, animé par ses erreurs…).

Batman devient ainsi le héros de sa propre histoire, ce qui permet au spectateur d’entrer sans aucune difficulté dans un solide mélange entre parcours initiatique et thriller rondement mené garantissant son lot de révélations surprenantes, tout en alliant dramaturgie prenante et humour touchant au but. Chose encore plus étonnante, Nolan et Goyer ont osé prendre des libertés vis-à-vis des comics d’origine, notamment en ce qui concerne certains décors (l’asile d’Arkham en plein Gotham City), accessoires (l’allure bulldozer de la Batmobile) et personnages (Rachel Dawes, totalement inventée). Si le risque de frôler le blasphème pour les fans du super-héros était présent, les deux hommes arrivent à utiliser ces différences au service de leur histoire, et cela fonctionne, ne dénaturant jamais ce qui a fait la force du protagoniste et de ses aventures. De plus, Nolan va même jusqu’à rationaliser le personnage, l’encrant dans une réalité inattendue (adieu l’aspect fantastique-bizarroïde des comics avec ses monstres et autre délires) qui renforce l’impact de ce Batman nouvelle génération sur le public.

Mais le Britannique ne s’arrête pas qu’à son travail sur le scénario, il livre également avec Batman Begins un divertissement de très grande qualité, misant principalement sur le spectaculaire via des plans panoramiques de toute beauté du Canada (pour les séquences dans l'Himalaya) et un montage hautement dynamique qui transforme chaque scène d’action en véritables pépites (principalement la course-poursuite en Batmobile et la séquence du tramway). Le tout servi par une bande son du duo Hans Zimmer/James Newton Howard exceptionnelle, qui procure toutes les sensations attendues dans ce genre de film (émotion, tension, grandiose…). Même, Nolan arrive également à installer une ambiance assez sombre et prenante à l’ensemble grâce aux décors de Gotham City, livrant au passage un superbe hommage visuel à l’un de ses films préférés, le Blade Runner de Ridley Scott.

Cerise sur le gâteau : il dirige un casting cinq étoiles (Christian Bale, Michael Caine, Morgan Freeman, Liam Neeson, Gary Oldman, Tom Wilkinson) sans aucune fausse note, chacun d’entre eux arrivant à interpréter leur rôle avec une justesse de ton incroyable. Notamment Bale, qui livre la meilleure performance actuelle pour un Batman, refaisant ressortir tout le côté sombre du personnage sans jamais oublier son aspect playboy arrogant et prétentieux. Nolan parvient même à mettre sur le devant de la scène Cillian Murphy, un comédien alors méconnu du grand public et qui, désormais, se souvient de son regard glaçant. Mais il faut tout de même noter une Katie Holmes guère impressionnante, qui n’arrive jamais à faire le poids entre un Caine attachant, un Freeman hilarant et un Neeson charismatique.

Après tous ces éloges, il faut tout de même avouer que Batman Begins n’est pas le film parfait jusque-là décrit. La faute, justement, à son statut de blockbuster auquel Christopher Nolan n’est pas encore habitué. S’il livre un film grandement divertissant et réussi sur les points précédents, il reste encore limité par d’autres libertés qu’il n’avait pas encore en main, comme celle de faire tout ce qu’il voulait sur le projet. Batman Begins montre à quel point le réalisateur n’était pas à l’aise avec ce type de production, devant alors respecter un cahier des charges imposé, découlant principalement d’une trame scénaristique classique pour un film de super-héros (naissance, premiers exploits, premier face-à-face, questionnement, ultime duel et reconnaissance) accompagné de son lot de clichés qui peuvent mal passer pour un cinéphile endurci (comme une réplique du genre « un grand pouvoir implique de grandes responsabilités ») et rendent l’ensemble un peu prévisible. Sans oublier un fan service inutile (le personnage de Victor Zsasz, ne servant à rien, en est le parfait exemple). C’est également le cas des séquences d’action, auquel Nolan n’a jamais vraiment eu affaire (à part le final d’Insomnia), et des effets numériques qu’il n’apprécie guère, qu’il filme maladroitement (les combats au corps-à-corps sont parfois illisibles). Autre défaut cette fois-ci dû à une liberté accordée au Britannique : une narration non-chronologique propre au cinéaste via des flashbacks intéressants mais utilisés ici de manière anecdotique, n’apportant concrètement rien à la construction scénaristique si ce n’est des cassures de rythme monumentales (ces séquences intervenant dans le récit assez brutalement).

Mais malgré cela, Christopher Nolan est arrivé à l’essentiel : à défaut de livrer un long-métrage aussi bon que Following et Memento, il est parvenu à ressusciter Batman de la médiocrité abyssale tout en lui donnant une ampleur tout bonnement imposante. Rarement le super-héros ne s’était montré aussi profond et travaillé que sous ce jour. Un nouveau succès commercial et critique qui permit à Nolan de se faire bien voir du grand public, si ce n’était déjà le cas avec Insomnia. Et pour ça, en plus de son savoir-faire, le cinéaste peut remercier la Warner, qui lui a fait confiance sur un tel projet !
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 31 octobre 2015
Batman Begins est le premier opus qui marquera à jamais l'histoire du cinéma américain, cette saga nous propose une version plus sombre et plus machiavélique que les anciennes versions. Se film nous raconte les origines de Batman, elles sont bien plus sombres et bien plus terrifiantes que les anciennes versions. La peur est d'ailleurs le thème principal de toute la saga, dans cet opus l'antagoniste principal est l’Épouvantail, qui prend plaisir à faire ressortir les peurs les plus profondes de notre super-héro. Le film est réalisé par Christopher Nolan qui a fait un travail de dingue, le film est à la fois captivant et terrifiant. Nolan sait faire en sorte que les spectateurs s'attachent aux personnages, il sait installer une tension et il sait émouvoir. La musique du film est composée par Hans Zimmer et James Newton Howard qui nous offre une bande à la fois sublime et terrifiante. Batman Begins est donc pour moi un bon film de super-héros, un bon film d'action et un bon thriller.
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