Au risque de surprendre je le place presque aussi haut que sa suite car on voit là que Nolan a tout comprit de Batman.
En effet, il axe énormément la narration sur la peur, tout le film est centré là-dessus entre ses ennemis qui instillent la peur à tous (Epouvantail, Rha’s Al Gul en terroriste qui frappe sans prévenir), ce que disent Thomas Wayne et Falcone, l’épisode de la chauve-souris dans l’enfance de Bruce, et bien sûr Batman dont le costume n’est crée que pour cela... Ce thème est très présent ici mais reviendra dans les 2 autres opus, Bane en remettra d’ailleurs une bonne couche. Le pouvoir de Batman, hormis sa maitrise du combat et des gadgets, c’est la peur, et aucun film (et pas tant de comics que ça non plus) n’en fait une telle apologie, voir aucun n’en parle.
De plus on voit la genèse du héros, là aussi c’est peu fréquent, alors que l’intérêt est grand, il n’y a qu’à voir le succès du comics Batman Year One par exemple. Le coupler avec la ligue des assassins pour en faire une trame générale à la saga ensuite est vraiment bien trouvé aussi. A force de mater ce chef d’œuvre on arrive à distinguer quand le héros devient vraiment Batman, cette double lecture est également trop rare désormais, pourtant ça incite à revoir ce 1er volet pour bien se rendre compte de ce qu’on a raté. Pour cela les dialogues et la musque aident, mais jouent un rôle tout autant important, et Nolan sait en jouer.
Rien qu’avec ça on est au top des films, notamment de super-héros, et en plus avec un genre nouveau. Mais là on a casting top, Katie Holmes passe encore, mais Liam Neeson en maître de Christian Bale, Gary Oldman en Gordon, Cillian Murphy en Épouvantail, Michael Caine en Alfred, Morgan Freeman en Lucius, même Ken Watanabe n’est réduit qu’à une apparition presque, c’est dire. Le scénario est donc génial, l’histoire l’est tout autant, on a de l’action et de la réflexion, la trame demeure classique mais on ne s’ennuie pas devant car les longueurs sont géré dans un rythme qui alterne les temps forts et faibles… bref hormis le fait qu’on n’ait pas un génialissime Joker, et qu’on devine aisément la fin, rien redire ici.