376 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
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Brewster Eve
9 critiques
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5,0
Publiée le 13 juin 2026
Revu 35 ans plus tard, le charme opère toujours. Les acteurs brillants de jeunesse, utilisation au petit soin de la musique. Mouvement de caméra brillant. Hypo a désormais 70 ans cette année, pour nous il reste la 504 porté avant défoncée, un grand du cinéma français
Un film assez culte pour moi, que j'ai vu de nombreuses fois et que je trouve toujours aussi touchant. Je l'associe toujours à sa musique, qui installe parfaitement l'ambiance unique de ce film. On regrette forcément un peu cette époque, qu'on trouvait pourtant assez désolante avant de pouvoir la comparer à celles qui l'ont suivie...
Le personnage principal est un glandeur arrogant et frimeur et je ne vois pas comment je pourrais m'y attacher ni trouver ce film intéressant. Perte de temps en ce qui me concerne.
Un film assez sombre au final. La jeunesse qui croit que l’amour peut suffire à vivre. Enfin plutôt qui se rend compte qu’il ne sauvera pas la monde. Très nostalgique sur une période encore préservée de notre jeunesse qui s’en est allée. Hyppo est vraiment l’acteur parfait pour le rôle.
Pour son premier film, Eric Rochant signe une comédie sentimentale fantaisiste, mêlée à un portrait attachant sur une génération marginale et désenchantée incarnée par le nonchalant mais non moins attendrissant Hippolyte Girardot. 2,75
Premier film magique de l’envoûtant Éric Rochant Une transcription fidèle d’une génération désabusée, qui profite mais se heurte à une nouvelle réalité On ne verra plus jamais Paris comme cela : un « village » , des reliefs , une atmosphère bon enfant
Film générationnel et pur produit des années Jack Lang où les subventions avaient pour but d'accoucher d' un cinéma vidé de tout contenu social et politique. Le personnage principal, marginal sans ambition, vit aux crochets de son frère plus jeune qui vend de la drogue. Ce postulat posé, on le voit trainer dans Paris, fréquenter des soirées entre jeunes de son âge, entretenir une amitié avec aussi marginal que lui, sans que la marginalité du personnage ne soit jamais le résultat de la violence économique qui précipitait toute une génération dans la précarité. L'occasion de livrer un témoignage sociologique, Rochant ne la saisit pas, ignorant volontairement que dans ces années-là, le travail intérimaire commençait à devenir la norme pour toute une génération de jeunes prolétaires. Il préfère filmer une histoire d'amour comme on en a vu mille, entre ce jeune paumé et une jeune bourgeoise, histoire sans saveur ni rebondissements, platement filmée, pauvrement écrite, statique et languissante. Ce monde sans pitié qui nous laissait augurer un film sur les impitoyables enjeux du marché du travail en pleines années fric, est, au bout du compte, un titre mensonger. Les parents, issus de la classe moyenne, déplorent que leurs deux fils partent ainsi à la dérive, sans que la racine de cette dérive ne soit mise à nue. Rochant n'approfondit pas parce qu'il est impuissant à le faire. Il espère donner un peu de chair à son sujet lorsqu'il montre ses personnages discuter des idéologies, mais en restant à la surface des choses. Si Rochant n'a pas de culture politique, il pouvait un minimum potasser avant d'écrire son scénario, seulement, il ne l'a pas fait pour éviter le film polémique. Sait-on jamais, les subventions auraient pu se tarir pour le film suivant. Sans compter que ce film a vu surgir un des plus mauvais comédiens français de tous les temps : Hyppolite Girardot. Il joue tout simplement faux. Heureusement le film est court, quand il s'achève on a la sensation d'avoir tourné les pages d'un roman photo un peu niais, vendu comme un témoignage sur le mal de vivre d'une génération. Témoignage frelaté, c'est le moins qu'on puisse dire.
Tout simplement culte. Girardot/Attal/Pérrier à leur début dans un film générationnel. La fin des illusions de l'ère mittérandienne. Bienvenue dans un "monde sans pitié" où même en amour, il faut ramer. Dans ce film il ne faut pas s'attendre à écouter les tubes de l'époque, simplement la musique de Torikian qui sonne juste. A ne pas manquer.
A la fin des années 80, Eric Rochant filmait une jeunesse sans aspérité à qui on proposait tout juste "un grand marché Européen" . Pas folichon. Monté en épingle à sa sortie, le film a pris de l'intéret en vieillissant, en montrant la fatigue de l'Occident, ce qu'on avait peut-etre pas réalisé à l'époque. Le film continue cependant de sonner faux, en raison de dialogues faussements naturels, et certaines situations peu crédibles. La femme est l'avenir de l'homme dans ce film, et la dèrnière scène ou Hippo accepte de "trimer" (pour une fille) est surement la meilleure
6 214 abonnés
18 103 critiques
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2,0
Publiée le 25 juin 2021
Un monde sans pitié décrit au moins la faiblesse du réalisateur Eric Rochant pour l'angoisse adolescente mais c'est tous. Le film est une rêverie romantique transparente sur un marginal parisien néo-bohème qui poursuit une belle intellectuelle un rat de bibliothèque et finit par gagner son affection parce que apparemment son arrogance prétentieuse est censée représenter un charme magnétique presque irrésistible. Le public ne sait ce qu'elle lui trouve il serait difficile d'imaginer un héros plus antipathique dans une relation plus illogique et la motivation des personnages n'est pas l'une des préoccupations les plus pressantes du réalisateur Rochant. Tout cela est très joli à regarder mais sous le camouflage brillant se cache une autre romance urbaine vide sans véritable histoire et malgré le titre avec un niveau d'apitoiement sur soi proche de l'auto-abus...
Un film culte, le premier d'Eric Rochant, qui s'impose d'emblée comme un réalisateur qui va compter. Révélation d'un acteur, Yvan Attal, un style résolument dans l'air du temps. Succès surprise avec plus d'un million d'entrées en France pour l'an 1989, en sachant que le film est sorti le 22 novembre, des nominations à la pelle et quelques récompenses méritées (prix Michel Simon, César du meilleur 1er film et du meilleur espoir). Inoubliable tout simplement.
Les 2 acteurs principaux sont fascinants. Le césar du meilleur espoir Masculin pour Yvan Attal qui n'a que quelques répliques est sans intérêt. Pour le reste, avec le recul, on compatit mal au désenchantement du personnage principal qui a tout ( à part de brillantes études) : parents compréhensifs, grand appartement parisien, amis, permis, voiture, temps libre, mais aucune volonté de faire quoique ce soit.