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Thierry LEFEVRE
1 abonné
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4,0
Publiée le 5 juillet 2026
Film brillantissime 1988 restauré en 2016 de Milos Forman. Il a dû couter une blinde car rien n’a été omis entre les décors , les costumes, le mobilier, les parcs et châteaux. Il tient la « croupe » Inspiré de l’oeuvre sulfureuse « Les liaisons dangereuses » pour l’époque de Pierre Choderlos de Laclos (officier d’artillerie) (1741 -1803 / 62 ans), le scénario navigue entre machiavélisme des deux sexes et manipulations. Nous avons une manoeuvrière en la personne de la Marquise de Merteuil ( exquise Annette bening) doté d’un minois à couper le souffle, subtile, retombant sur ses pattes telle une chatte, rouée à souhaits, une anguille auréolée, la dernière personne à qui il faut confier ses secrets, De plus, elle ne s’arrête jamais dans ses coups tordus ; Pas de réseaux sociaux comme outils de nuisance, uniquement des échanges épistoliers. Côté masculin, son alter égo Valmont (Colin Firth), séducteur devant l’éternel déflorant tour à tour Cécile de Volanges ( Fairuza balk) 15 ans, naïve et vierge, sortie à peine du couvent puis une femme mariée Madame de Tourvel (Meg Tilly) ...au début méfiante par rapport à la réputation de ce coureur de jupons et de chimères.
Même s'il ne porte pas le titre de l'ouvrage de Choderlos de Laclos, c'est bien les liaisons dangereuses. Mais moi, j'ai pris partie et ne changerai pas d'avis. Je suis pour l'autre, qui porte le titre et sorti à peu de distance, vrai chef d'oeuvre qui emporte tout et qui est la meilleure version à jamais. Ce film existe, mais ne joue pas dans la même catégorie. Cela ne remet pas en cause le talent de Milos Forman, pour d'autres choses, ni celui de la plupart des acteurs. Je pense surtout à Colin Firth, que j'adore. Contrairement à ce que l'on peut penser parfois, tout n'est pas question de financement, ce film a coûté trois fois plus cher que l'autre, et a rapporté tellement moins !
Le roman de Choderlos de Laclos était flamboyant. Le film de Stephen Frears sublimait l'écrit par l'image. À coté, le film de Milos Forman paraît bien tiède. Colin Firth campe un Valmont gnangnan (probablement un ancêtre de Darcy). Merteuil n'est pas mieux. À oublier !
De jolis costumes, les personnages deviennent tous agaçants ! Tous tête à claques. C'est malheureusement un peu court de baser toute l'intrigue sur la prise de virginité de la jeune fille sortant du couvent ! 2,9/5
Un film tiré des Liaisons dangereuses en version plus soft. Le casting de la marquise de Merteuil (Annette Bening) et celui du vicomte de Valmont (Colin Firth) y sont pour beaucoup. Ce sont des personnages plus suaves, moins méchants que dans le roman. De ce fait, alors que la mise en scène de Milos Forman n'a pas lésiné sur la reconstitution historique, il y a bien moins d'émotion amère et de souffrance que dans le roman épistolaire de Choderlos de Laclos.
Le film de Milos Forman a subi la concurrence frontale des Liasons Dangereuses de Stefan Frears, sorti aussi en 1989, qui avait pour lui, sa puissance narrative aidée par des dialogues cinglants et vénéneux. Ici, tout est plus primesautier, plus léger. Les personnages, plus jeunes, sont autant complotistes que victime de leurs sentiments et élans de cœur .Le scénariste Jean Claude Carrière avait expliqué qu'en adaptant le livre, il avait pensé qu'il y avait une part de vanité dans les lettres que s'echangeaient les personnages. C'est un point de vue intéressant, cela rend l'ensemble plus léger ef émouvant, à l'image de Meg Tilly qui est passionnante dans ce film. Hélas, si Milos Forman arrive à instiller de la dérision, il est plus en peine à donner de la gravité à ces jeux dangereux. Clairement aussi, le film ressemble trop par moment à une visite de musée
Evidemment, sorti quelques mois après le film de Frears, "Valmont" avait souffert de la comparaison avec " Les liaisons dangereuses", dont il ne possédait ni la noirceur, ni la tension dramatique. Un peu fade à côté du film de Frears, il est, en revanche, plus léger, comme si Forman s'était dit que dans le fond tout cela n'est pas si tragique, en témoigne le duel final qui tient plus de la farce que du morceau de bravoure.. Côté interprétation, on ne peut manquer, là aussi, de faire des comparaisons. Si Colin Firth est un charmant Valmont, il lui manque la complexité que Malkovich avait su donner au sien ; côté présidente de Tourvel, Meg Tilly peine à se hisser au niveau d 'une Michelle Pfeiffer, poignante. La bonne surprise viendrait plutôt d'Annette Bening, qui compose une madame de Merteuil hypocrite, certes, mais mutine et féminine, en tout cas beaucoup plus attachante que la froide Glenn Close. S'il ne fallait retenir qu'une seule scène témoignant du charme que Forman a su, néanmoins, apporter à son film, ce serait cette scène de danse, lorsque Valmont danse avec quatre femme d'âge différent, adaptant ses pas et son style à chacune d'entre elles, en fonction de leur âge et des sentiments différents qu'il éprouve pour chacune d'elles. Subtil. Du grand art..
Je pense que l'actrice qui joue la marquise de Merteuil correspond au personnage du livre, même si le film prend le parti de prendre ses distances avec le livre. C'est un beau film.
Après Frears je me devais à Forman. Je ne sais pourquoi Valmont a coûté deux fois plus cher que les Liaisons dangereuses. Davantage de calèches, de chevaux, de châteaux, de costumes, et de chandeliers, de la soie pure et pas de rayonne ? En tout cas davantage de mouvement, le Frears étant nettement plus statique. Et Laclos dans tout ça ? Malkovich et Merteuil prenaient des airs sataniques, multipliaient les rictus pleins de sous-entendus pervers. Là, rien de tout cela. On est plus proche de Beaumarchais et de Mozart, même s'il y a aussi de la fesse. J'avoue avoir préféré celle de la Cécile de Frears à la petite joufflue de Forman. Question cinéma y a pas photo, si j'ose dire. Forman est un maître de la caméra, comme Laclos un doué de la plume plutôt que du canon. Malgré tout les deux films sont intéressants, à des degrés divers.
Quand j'ai vu ce film, je me suis demandé s'il s'agissait d'une parodie, mes amis présent ont beaucoup rigolé. Malheureusement pas parce que le film était volontairement comique par le réalisateur car, ayant entendu des interviews de Milos Forman, lui prend sont film très au sérieux. Donc c'est, pour moi, un nanar historique à gros budget (pour un nanar). Visionné plutôt le film de Stephen Frears, Les Liaisons dangereuses, qui est une adaptation plus fidèle et de meilleure qualité.
Ni ennuyeux ni à la hauteur du roman ou de l'adaptation de Frears, ce film manque étonnamment d'idées, est curieusement sage et donc un peu fade. Valmont et Merteuil sont plus vraisemblables qu'ailleurs, c'est-à-dire, en langage esthétique, plus banals. Leur machiavélisme faisait le sel du roman ; ici, leurs stratagèmes sont fort simples et réussissent surtout par chance.