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Cette adaptation des "Liaisons dangereuses" de Chaderlos de Laclos fût développée et tournée en parallèle de la version de Stephen Frears, qui sortira avant celle-ci.
Forcément, comme toujours dans ce genre de cas, l'ont est "obligé" de comparer les deux oeuvres...
Et au jeux des comparaisons, c'est, et de loin, bien qu'elle soit plus "Hollywoodienne", la version de Frears qui gagne par KO, très fidèle à l'esprit de l'oeuvre et sa retranscription de l'atmosphère du XVIII e chez les aristocratiques...
Ici on a l'impression que Milos Forman est "passé à côté" de la psychologie de ses personnages, malgré le jeu remarquable des actrices (Annette Benning, en tête) et une mise en scène réussie.
De nombreux points positifs:
- une reconstitution réaliste du XVIII autant dans les décors que dans les costumes.
- une volonté de ne pas éluder la réalité environnante en montrant des scènes de rue et de ville, où aristocrates se mélangent à la population, ce qui fait ressortir encore plus le contraste et le décalage existant entre le peuple et les aristocrates (ce que Frears élude).
-un côté plus frais et aéré, pas désagréable mais qui peut aussi passé pour une trahison de l'oeuvre.
Quant aux points négatifs, ils sont nombreux:
- Colin Firth, encore loin de l'aura qu'il a désormais, fait de son mieux, mais il n'a pas le charisme que le rôle demande. Il a du mal à rentrer dans son personnage et ne nous émeut pas;
-Meg Tilly, Madame de Tourvelle, agaçante au possible, trop dans l'outrance, qui passe pour une pleureuse professionnelle...
- l'axe scénaristique développé au profit de Mademoiselle de Volange et au détriment de la passion entre Madame de Tourvelle et Valmont, qui donne l'impression d'assister à une adaptation édulcorée de l'oeuvre, comme si elle était écrite pour un public d'adolescent.
- l'atmosphère "très bourgeoise", très "Marivaux"...
- la fin du film... un vrai fiasco, une véritable trahison... Le traitement de la mort de Valmont m'a laissé très perplexe. J'ai l'impression que les scénaristes se moque du personnage et le tourne en ridicule... pour finir sur le mariage de Melle de Volange, avec la mine "chafouine" de Madame de Merteuil, pas contente de ne pas être au premier plan...
Puis c'est tout.... RIEN !!!! Une sensation de grand vide quand le générique de fin commence!
On se demande alors ce qui a piqué Forman et Carrière (ici scénariste). Pourquoi cette adaptation ? Surtout quand le réalisateur lui-même avoue qu'il n'a rien compris au personnage de la célèbre œuvre épistolaire...
Forcément, comme toujours dans ce genre de cas, l'ont est "obligé" de comparer les deux oeuvres...
Et au jeux des comparaisons, c'est, et de loin, bien qu'elle soit plus "Hollywoodienne", la version de Frears qui gagne par KO, très fidèle à l'esprit de l'oeuvre et sa retranscription de l'atmosphère du XVIII e chez les aristocratiques...
Ici on a l'impression que Milos Forman est "passé à côté" de la psychologie de ses personnages, malgré le jeu remarquable des actrices (Annette Benning, en tête) et une mise en scène réussie.
De nombreux points positifs:
- une reconstitution réaliste du XVIII autant dans les décors que dans les costumes.
- une volonté de ne pas éluder la réalité environnante en montrant des scènes de rue et de ville, où aristocrates se mélangent à la population, ce qui fait ressortir encore plus le contraste et le décalage existant entre le peuple et les aristocrates (ce que Frears élude).
-un côté plus frais et aéré, pas désagréable mais qui peut aussi passé pour une trahison de l'oeuvre.
Quant aux points négatifs, ils sont nombreux:
- Colin Firth, encore loin de l'aura qu'il a désormais, fait de son mieux, mais il n'a pas le charisme que le rôle demande. Il a du mal à rentrer dans son personnage et ne nous émeut pas;
-Meg Tilly, Madame de Tourvelle, agaçante au possible, trop dans l'outrance, qui passe pour une pleureuse professionnelle...
- l'axe scénaristique développé au profit de Mademoiselle de Volange et au détriment de la passion entre Madame de Tourvelle et Valmont, qui donne l'impression d'assister à une adaptation édulcorée de l'oeuvre, comme si elle était écrite pour un public d'adolescent.
- l'atmosphère "très bourgeoise", très "Marivaux"...
- la fin du film... un vrai fiasco, une véritable trahison... Le traitement de la mort de Valmont m'a laissé très perplexe. J'ai l'impression que les scénaristes se moque du personnage et le tourne en ridicule... pour finir sur le mariage de Melle de Volange, avec la mine "chafouine" de Madame de Merteuil, pas contente de ne pas être au premier plan...
Puis c'est tout.... RIEN !!!! Une sensation de grand vide quand le générique de fin commence!
On se demande alors ce qui a piqué Forman et Carrière (ici scénariste). Pourquoi cette adaptation ? Surtout quand le réalisateur lui-même avoue qu'il n'a rien compris au personnage de la célèbre œuvre épistolaire...
Pas mal pas mal. On rentre vite dans l'histoire, les scènes sont bien tournées et l'on ne s'ennuie pas trop. Les personnages ont tous leur place dans l'intrigue. L'époque est bien reconstruite. Une bonne adaptation des Liaisons Dangereuses.
André Gide avait dit à propos des "Liaisons dangereuses" que c'était un des deux livres qu'il aurait apporté avec lui sur une île déserte (l'autre étant pour ceux que ça intéresse "La Chartreuse de Parme" de Stendhal !!!). C'est difficile de lui donner tort car le chef d'oeuvre de Pierre Choderlos de Laclos est certainement un des plongées dans la psychologie humaine les plus noires et puissantes de toute l'histoire de la littérature mondiale. Roger Vadim avait réussi une excellente adaptation, se déroulant à l'époque contemporaine, de cette oeuvre, Stephen Frears en a carrément réalisé une magnifique. Milos Forman avait décidé lui de s'éloigner considérablement du texte d'origine et d'en faire sa propre interprétation. Pourquoi pas ??? Mais dans ce cas-là, il aurait fallu donner autre chose que "Les Liaisons dangereuses version Dora l'exploratrice". Valmont et la Merteuil ont ici autant de perfidie à eux deux que Chipper le renard. Bref, ils ne sont pas si méchants que cela ces deux personnages. La Marquise de Merteuil lance une vengeance non pas par cruauté mais à cause d'un chagrin d'amour et l'acte le plus abominable que commet le Vicomte de Valmont, qui est dû en plus à cette même vengeance loin d'être terrible, est de sauter une jeune pucelle qui ne demandait que cela. L'ensemble est inévitablement d'une grande niaiserie en particulier les leçons de harpe avec Henry Thomas (qui mesure un mètre de plus que dans "ET" !!!) qui donne envie de t'exploser la tête contre un mur. Comme il se croit malin, Forman ajoute en plus des séquences totalement inutiles dans ce film déjà inutile comme celle du marché juste pour nous dire "Ouais, vous voyez comment j'arrive trop bien à reconstituer le XVIIIème siècle". Annette Bening et le roi Colin font tous ce qu'ils peuvent mais comme l'ensemble était déjà condamné d'avance cela ne sert à rien. A ce niveau-là, autant se taper un épisode de "Dora l'exploratrice", ça ne dure que 25 minutes.
Valmont est un film qui m'intéresse depuis un certain temps. Tout d'abord car il a été réalisé par Milos Forman à qui on doit entre autre le formidable Amadeus ou encore Vol au dessus d'un nid de coucou mais surtout parce que je suis un grand fan du roman de Laclos, Les Liaisons Dangereuses. J'avais déjà regardé les adaptations de Frears et de Vadim, je complète ici ma collection.
Valmont est une adaptation très libre du roman qui prend un parti pris. On rajeunit ici tous les personnages, et Valmont devient un peu moins calculateur et un peu plus amoureux. Le point fort de cette adaptation est de réserver beaucoup de surprises pour qui connait le livre mais le point faible est d'aboutir à certains non sens. Certains conflits deviennent quelques peu artificiels et le rajeunissement de certains personnages donne un petit souci de crédibilité à cette histoire. Toutefois, les personnages sont bien plus sympathiques dans cette adaptation, Merteuil jouée par Anette Bening parvient même à susciter l'empathie et Valmont n'a jamais été aussi attirant que sous les traits de Colin Firth. En revanche, le personnage de la présidente Tourvel est bien anecdotique dans cette adaptation.
Ce film est également une formidable reconstitution de l'époque baroque en France, que ce soit au niveau de la musique (d'où les réminiscences d'Amadeus) et de la danse, la photographie. Le contexte, la direction artistique, les costumes et les décors sont sublimes et cela permet de bien entrer dans l'histoire, car cela installe une ambiance immersive, crédible.
En conclusion, Valmont est un film qui permet d'aller plus loin dans sa curiosité quant au matériau d'origne, à savoir le chef d’œuvre de Laclos.
Valmont est une adaptation très libre du roman qui prend un parti pris. On rajeunit ici tous les personnages, et Valmont devient un peu moins calculateur et un peu plus amoureux. Le point fort de cette adaptation est de réserver beaucoup de surprises pour qui connait le livre mais le point faible est d'aboutir à certains non sens. Certains conflits deviennent quelques peu artificiels et le rajeunissement de certains personnages donne un petit souci de crédibilité à cette histoire. Toutefois, les personnages sont bien plus sympathiques dans cette adaptation, Merteuil jouée par Anette Bening parvient même à susciter l'empathie et Valmont n'a jamais été aussi attirant que sous les traits de Colin Firth. En revanche, le personnage de la présidente Tourvel est bien anecdotique dans cette adaptation.
Ce film est également une formidable reconstitution de l'époque baroque en France, que ce soit au niveau de la musique (d'où les réminiscences d'Amadeus) et de la danse, la photographie. Le contexte, la direction artistique, les costumes et les décors sont sublimes et cela permet de bien entrer dans l'histoire, car cela installe une ambiance immersive, crédible.
En conclusion, Valmont est un film qui permet d'aller plus loin dans sa curiosité quant au matériau d'origne, à savoir le chef d’œuvre de Laclos.
On sent quand un metteur en scène aime ses personnages, mais les aimer à ce point c’est de la rage. Film à costumes librement inspiré d’un célèbre roman épistolaire. Ceux qui veulent une adaptation, plus proche du livre, plus "réel" si c'est possible, devront se tourner vers un autre film, sur le même sujet sorti la même année, et réalisé par un anglais. Chez Forman, nulle analyse ou étude de mœurs. Valmont est un caractère bien trempé, il est condamné à être un jouisseur, madame de Merteuil (Annette Bening excellente), un serpent déguisé en âme galante, leurs victimes des jeunes naïfs ou des vieux englués dans leurs conventions et l’hypocrisie inhérente d'une société ou on doit paraître et se montrer sous son masque avec un grand sourire. Ils sont tous drôles, hors du temps, dans un décor idyllique, reconstitution d’un monde détaché de la réalité pour nous faire rêver. Des animaux de race, enfermés dans une cage dont le rôle est de nous divertir. De ce tout, résulte un spectacle jouissif, Forman nous communique sa jubilation, les répliques font mouche, on dirait du Molière déguisé en La fontaine avec quelques touches de Sade dedans. Bon moment, faut pas se priver d’un bon moment, surtout quand c’est aussi bien interprété et quand le réalisateur prend lui aussi son pied. Enjoy !
Un bon petit film du genre ça fait pas de mal. Celui-ci est assez conventionnel je trouve et il ne marque pas les esprits (en tout cas pas le mien).
Avis mitigé. Je préfère largement l'adaptation de Stephen Frears.
Très sous-estimé lors de sa sortie, "Valmont" a souffert de sa comparaison avec l'excellent film de Frears, avec lequel il n'a pourtant rien à voir : Contrairement à son confrère qui mettait l'accent sur le cynisme des jeux des masques et sur la violence des rapports de force qui sous-tendent les rapports amoureux, déjà présents dans le roman, Forman propose une autre lecture et privilégie une réflexion douce-amère sur la construction amoureuse et la perte des illusions. En rajeunissant tous les personnages, il leur donnent une forme d'innocence, les montre moins manipulateurs et d'avantage en lutte avec leurs pulsions. C'est ainsi que Merteuil et Valmont apparaissent finalement comme les personnages "purs", s'opposant à l'hypocrisie des normes sociales (mariages arrangés, vernis bien-pensant cachant les troubles jeux du pouvoir et de l'argent : le récit s'apparente parfois à un véritable trafic des corps). Ils portent en eux un souffle libertaire qui perturbe l'ordre du jeu social. Mais c'est finalement de leur propres élans qu'ils finiront par succomber. Tout aussi noir dans le fond, le film de Forman propose un autre éclairage du roman séminal de Laclos, en soulignant ainsi la richesse et la complexité.
Les films de costume sont parfois un peu longs, celui-ci ne fait pas exception. l'histoire est bonne et les acteurs bons.
ce film est absolument superbe, une anti these brillante du chef d'oeuvre de Frears, film superbe lui aussi…
Valmont est une adaptation très libre du chef-d'oeuvre de Laclos.A la fin,les victimes du couple Valmont-Merteuil s'en sortent plutôt bien,ce qui n'est pas le cas dans le roman.En réalité,il n'y a pas vraiment de couple Valmont-Merteuil dans le film de Forman car Valmont est lui-même une des victimes de Merteuil.Le film est centré sur lui et il est le seul à connaître le même destin funeste que dans le roman.Il faut ajouter à ces écarts scénaristiques le fait que la mise en scène de Forman souffre de la comparaison avec celle de Frears(bien plus subtile).Il est également difficile de faire oublier le duo Close-Malkovitch.Valmont est une adaptation honnête qui paradoxalement soulève l'intérêt principalement de par ses infidélités au roman de Laclos.
Bien décevant par rapport à la version de Frears, malgré quelques bons passages.
Une mauvaise adaptation car forman s'éloigne trop du roman. Merteuil est beaucoup trop gentille, gleen close campe beaucoup mieux le personnage chez frears. Alors je ne vous conseille pas cette version des liaisons dangereuses mais plutôt celle de stephen frears.
Un grand irrespect du roman original de Laclos et surtout une fin sabotée et vidée de son sens me donnent envie de dire que cette version ne vaut rien du tout, et est tout à fait nulle et non avenue.
Une adaptation, ce n'est pas encore un massacre !
Une adaptation, ce n'est pas encore un massacre !
Une belle vision du célèbre livre de Laclos, néanmois les libertés que se permet l'auteur ont pour ma part quelque peu gachémon plaisir. La fin a été ma plus grande déception. Cependant ce film est très réussi et mérite d'être vu.
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