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peter W.
57 abonnés
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3,5
Publiée le 5 novembre 2017
Le film doit beaucoup à la prestation de Christian Bale qui est allé aux limites de la transformation physique pour incarner son personnage (vive la soupe aux choux). Il rend le film carrément dérangeant et permet à l'intrigue qui finalement tient en peu de chose de prendre une dimension supérieur. La réalisation assure l'essentielle en nous enfumant allégrement et ceux qui disent qu'ils ont tout de suite compris l'astuce son des grandes bouches il me semble. Le film ne fait pas partie des mes préférés ça reste un peu glauque tout de même mais c'est à voir et à revoir au moins une fois.
Ce film s'écoule lentement, avec un Christian Bale toujours aussi bon, mais extrêmement maigre. Il n'a pas dormi depuis 1 an, et on ne peut que constater que sa vie dérape. On ressent la tension à chaque minute qui passe, et malgré l'étrangeté voir l'impression de dangerosité du héro, on s'attache à ce personnage. Et c'est cela la force du jeu d'acteur, mélanger le meilleur comme le pire avec une explication finale cohérente. Film bien conçu et qui va creuser loin dans la psyché de son héro charismatique.
Un thriller qui se laisse regarder, bien que la fin soit tout à fait prévisible. The Machinist s'inscrit dans la lignée de films comme Shutter Island, voire d'American Psycho avec le même Christian Bale, ce qui fait que la fin se laisse deviner dès la première demie-heure de film. En revanche, la performance de Christian Bale peut être saluée, grâce à une transformation physique extrêmement impressionnante, ainsi que la réalisation avec une esthétique très sombre et terne. On contemple avec plaisir la solitude de Trevor à travers l'usine, son quartier et l'aéroport, ce qui nous fait découvrir un milieu populaire très morose.
Ce n'est pas tant le dénouement qui nous surprend et nous scotche - celui-ci étant partiellement révélé de bout en bout avec des indices parfois conséquents qui ne peuvent nous faire douter - mais l’habileté avec laquelle Brad Anderson construit son puzzle et tire le meilleur parti de son histoire. Les ficelles qu'il tire nous aiguillent petit à petit vers toute la mécanisation de ce pauvre homme devenu l’ombre de lui-même, de sa culpabilité qui le ronge et de sa vie misérable. Le réalisateur, au travers d'un grain qui frôle souvent avec un minimum de contraste, vague noir et blanc mêlé de leurs faiblardes, nous plonge avec intensité dans les fantasmes et les cauchemars de ce travailleur fatigué, désespéré. Christian Bale, rachitique, aux yeux exorbités nous fait comprendre toute la douleur et la tristesse, la folie et la démence qui traverse ce personnage et nous invite allègrement dans ses cauchemars bien trop réels. L'on comprend bien vite le pourquoi du comment, mais l'on reste scotché au fauteuil pour savoir s'il parviendra à se libérer de sa faute. Pauvre bête humaine au milieu de la ferraille et des boulons, de l'assourdissante et infatigable rengaine des machines énervées. Au contraire d'un David Lynch par exemple, Brad Anderson consent à nous donner toutes les clefs de son intrigue et ainsi le fin mot de l'histoire, ce qui est peut-être regrettable à certains égards et qui ne nous donne pas l’entièreté de la puissance d'un tel film, trop plongé dans son trip poisseux, compatissant envers son personnage principal qu'il laissera peut-être dormir. L’expérience reste intense, le délire bien profond et la performance redoutable... pourquoi reste-t-il un goût d'inachevé ?
The Machinist est un film sympathique, qui n'a pas la prétention d'être à la hauteur des plus célèbres films policiers, mais porté avant tout par la transformation physique de Christian Bale. L'acteur est absolument méconnaissable. La dévotion physique dont l'acteur a fait preuve est impressionnante (surtout lorsque l'on se dit qu'à peine quelques mois plus tard, il a du développer sa carrure pour pouvoir incarner le super-héros Batman). Au-delà de la transformation physique, le talent d'acteur est là. L'acteur est transcendant, complètement investi dans son personnage. Les seconds rôles jouent plutôt bien. L'histoire est très bien, assez bien écrite.spoiler: Même si le final n'est pas si surprenant que ça, puisque dès le début, le film insiste sur le fait que quelque chose cloche et il n'est pas très difficile d'en arriver à la conclusion de la schizophrénie.
L'atmosphère est très bien réalisée. Il y a vraiment quelque chose dans l'ambiance du film, subtilement amené car à la fois perceptible mais pas trop visible non plus (car on ne sait pas ce qui donne cette ambiance). Un thriller plutôt réussi.
Quelle bonne surprise! J'avais entendu parler de ce film principalement pour la perte de poids spectaculaire de Christian Bale mais ce film est mérite d'être cité pour tellement plus! Certes Bale est méconnaissable en squelette ambulant détruit par la fatigue mais c'est surtout le scénario du film que je trouve extraordinaire. Jamais le dénouement d'un film ne m'avait autant mis sur le cul!spoiler: Une fois la révélation finale passée on se remémore toutes les scènes du film en les comprenant différemment . Un véritable coup de maître pour un film qui mériterait d'être bien plus connu.
Excellent film! Christian Bale est époustouflant de justesse. J'ai adoré comment le réalisateur nous fait subtilement comprendre que quelque chose ne tourne pas rond.
Impressionnante interprétation de Christopher Nolan. Le délire schizophrène du personnage est incroyablement joué. le scénario est subtile et ne nous dévoile la vérité que dans les dernières images
The machinist se révèle être une petite déception malgré quelques éléments positifs. En effet si la performance de Christian Bale n'est pas à remettre en question le film souffre d'un gros problème de rythme et se révèle étonnement être un peu mou. De plus tout le film repose sur le twist final ce qui empêche le spectateur de s'intéresser réellement à l'action présente mais l'oblige à être dans la constante attente de la révélation finale. Brad Anderson s'attaque à un projet ambitieux mais qui semble le dépasser et le film laisse au final un souvenir très éphémère au spectateur.
Un film dérangeant , glauque renforcé par sa réalisation froide et sombre . Une histoire où il faut démêler les fils au fur et à mesure . Christian Bale est épatant .
Ouvrier insomniaque qui perd la boule ou complot machiavélique ?... Le film laisse planer et entretient le doute tout du long et jusqu'à la fin, jusqu'à la révélation finale à la manière d'un Memento mais dans l'ordre cette fois-ci. La paranoïa grandissante du personnage se reflète dans son environnement glauque, sa banlieue industrielle, son boulot de forçat, ses questions sans réponse, ses post-it énigmatiques sur le frigo...
Le réalisateur qui livre une mise en scène très appliquée se laisse même aller à désaturer les couleurs de façon exagérée : tout y est terne et presque gris, sauf cette voiture rouge vif... Hélas, cette fin est finalement... très convenue et se regarde le nombril dans une leçon moralisatrice à la fois facile et simpliste.
Chapeau bas à Christian Bale qui ressemble à un rescapé d'un camp de la mort : une approche du rôle inutile et déraisonnable mais certainement très impressionnante, effrayante même. Il n'avait pas besoin de ça pour se donner une crédibilité puisqu'il l'a naturellement, le talent !
The Machinist est comme trop souvent dans ce genre de film à révélation et ambiance, très lent, ce qui accroît encore davantage l'attente du spectateur quant au dénouement : un couteau à double tranchant dans le cas qui nous occupe mais bien que sans éclat, il faut reconnaître que le scénario tient globalement bien la route, au moins logiquement.
Un concept donc intéressant, un Christian Bale habité mais qui ne suffisent pas à nous sortir de notre léthargie : nous aussi, on a envie de dormir, en fait.
Thriller américano-espagnol, "The Machinist" nous plonge dans la tête de Trevor Reznik, incarné par un Christian Bale complètement métamorphosé, amaigri de plusieurs dizaines de kilogrammes pour interpréter le personnage. Le film joue délibérément sur des teintes très sombres, donnant une atmosphère très pesante au film, sorte d'expiation pour le personnage. Le film entretient bien son mystère, presque trop si bien qu'on ne sait pas du tout vers où celui-ci veut nous mener pendant une bonne heure. Mais il ne faut pas perdre patience car le final vaut réellement le détour, et donne une nouvelle grille de lecture très intéressante au film. Petit défaut, ce thriller ne parvient pas vraiment à maintenir une tension palpable, ce qui est assez regrettable. Néanmoins, "The Machinist" est un thriller bien mené, avec un Christian Bale qui crève l'écran.
Ambiance et gloque du debut a la fin. On ne sait pas vraiment ce qu'il se passé jusqu'au denouement final et cela est tout l'interet evidemment. Quelle transformation de Christian Bale!
Bien sûr, ce type d'histoire a tendance à pulluler dans le cinéma US depuis vingt ans maintenant: ambiance sombre, scénario tortueux, personnages étranges... The Machinist n'est pas spécialement surprenant dans sa mécanique, mais fonctionne bien grâce à une photographie très bien pensée et un Christian Bale sidérant dans un de ses meilleurs rôles. Tout n'est pas parfait, notamment en terme de rythme, et une fois l'enchaînement compris la fin devient claire comme du cristal. Néanmoins, c’est un suspense de bonne qualité qui contient son lot de moments forts.
Captivant, inatendu, une intrigue bien construite, prenante et un dénouement qui vous fait redescendre sur terre et laisse un sentiment confus à la fin qui en est très destabilisant.