Evocation du dernier combat livré par Wyatt Earp et Doc Holiday contre le clan des Clanton, à Tombstone... Pas la première fois que je visionne ce " My Darling Clementine " de John Ford, et si je lui reconnais des qualités évidentes en ce qui concerne notamment la mise en scène et l'interprétation du casting, il n'empêche que je ne peux le mettre parmi les chez-d'oeuvres de ce cinéaste - la faute à une histoire qui ne m'a pas totalement transporter. Mais bon comme je le fait remarquer plus haut, la mise en scène est vraiment réussi et nous propose quelques séquences bien marquantes - notamment en ce qui concerne la fusillade à la toute fin du film. Quand au casting, c'est véritablement le point fort du film, car que ce soit Henry Fonda dans le rôle de Wyatt Earp, Victor Mature dans celui de Doc Holliday, Linda Darnell dans celle de la sublime Chihuahua, Cathy Downs dans celle de la fameuse Clementine ou encore Walter Brennan dans celui du vieux Clanton, tous ce beau monde s'avère évidemment parfait dans leurs personnages et arriver a tirer facilement le film vers le haut. Le tout est emmener également par une photographie en noir et blanc de J.P MacDonald bien élégante et d'une très belle partition musicale de Cyril.J. Mockridge, ce qui fait que l'on passe évidemment un excellent moment de cinéma.
Tout le monde crie au chef d'oeuvre. Ce n'est pas mon avis. Le noir et blanc charbonneux n'est pas pour me déplaire mais, avec ce ciel blafard, voire cramé, la photo laisse vraiment à désirer. Le scénario est poussif, convenu, le montage à la serpe, la mise en scène a évidemment beaucoup vieilli. L'interprétation d'Henri Fonda est terne. Seuls Linda Darnell, passionnée, et Victore Mature, tourmenté, amènent une belle profondeur dans leurs personnages. La version française est mal doublée. La bande sonore "my darling Clementine" est insuffisamment exploitée. Un film daté et soporifique, sans morceau de bravoure, sans souffle épique.
Guère de poursuites dans ce vieux western. Un peu déçue par le manque de diversité et d'actions. Compte tenu du fait qu'il date de 1946, je monte un peu mon estimation pour atteindre trois étoiles mais pour ce qui concerne l’intérêt, je n'en aurais mis que deux.
mauvais scénario acteurs qui s'ennuient belle photographie = mauvais film visuellement beau.
Le film démarre sur les chapeaux de roues et parait prometteur, 03 frères en mode vengeance en mémoire de leur frère cadet...puis passée l'intro le film devient immédiatement bancal et long. Nos 03 justiciers se retrouvent en sherif bedonnant savourant les joies de la vie dans ce qui ressemble à un documentaire sur la douceur de vivre au far west. On ne sait plus vraiment quel film l'on regarde, on oublie les motivations de nos acolytes. Henry Fonda cabotine, ses deux frères apparaissent de manière anecdotique, leur relation n'est pas construite dans le film. On s'ennuit. La photographie ? Monument valley sauve l'ensemble.
Pourquoi ce film est élevé au rang de culte reste un mystère, il existe peu de critique négative sur ce dernier, alors qu'objectivement le mythe dépasse la réalité.
Un classique que je trouve inférieur a Règlement de comptes à OK Corral (la même histoire). Le film se disperse parfois un peu sur d'autres thèmes mais le tout est mise en scène par John Ford donc c'est du tout bon. Dommage que la scène finale du règlement de compte tourne court.
Un très bon Western de 1946 signé du grand cinéaste John Ford !! "La poursuite infernale" est une version qui a été souvent adapté au cinéma, dans les années 50 avec "Règlements de comptes à O.K Corral" de John Sturges et plus récemment avec deux films dans les années 90 que j'ai souvent vu à la télévision, "Tombstone" de George Pan Cosmatos et "Wyatt Earp" de Lawrence Kasdan, je crois que la version de John Ford est la première. Ce long métrage a pas mal de qualités avec une histoire variée des autres adaptations sur les personnages, Wyatt Earp et ses frangins sont des paysans qui doivent emmener un troupeau de vaches qui passeront shérif de Tombstone pour trouver l'assassin du frère tué et pour faire régner la loi dans un lieu ou il n'y en a pas. On retrouve le personnage alcoolique Doc Holliday surnommé ici "Le toubib", les charmantes demoiselles du saloon. Ils sont incarnés par de grands comédiens comme Henry Fonda, Victor Mature, la belle Linda Darnell, Ward Bond ou Walter Brennan qui joue le méchant de service ce qui fait drole quand on connait le parcours de l'acteur. Qui dit John Ford dit Monument Valley comme décors, somptueux. La mise en scène est superbe tout comme la musique d'Alfred Newman. Amateurs du genre, vous ne serez pas déçus.
La Poursuite n'est pas vraiment infernale et le scénario plutôt lourd. En fait ce film a plutôt vieilli. Restent les paysages de Monument Valley. Mais en noir et blanc...
C'est un très très grand film. John Ford est considéré comme l'un des plus grands réalisateurs américains, et l'on comprend aisément pourquoi: le vieil ouest est filmé comme nulle part ailleurs et Ford ne s'encombre pas de dialogues excessifs. C'est là, d'ailleurs, sa touche personnelle: la quintessence du cinéma est atteinte lorsque les personnages se racontent sans texte. Et les personnages sont interprétés par rien moins que Henry Fonda et Victor Mature, entre autres. Personnellement, je place ce film au-dessus de La Prisonnière du désert, considéré comme le chef d'oeuvre de Ford.
« La Poursuite infernale » n'est pas seulement un excellent John Ford. C'est avant tout un grand moment de cinéma, faisant la part belle aux morceaux de bravoure. C'est l'histoire d'un cow-boy se faisant shérif pour venger la mort de son frère et le vol de son bétail : le célèbre Wyatt Earp. Mais l'histoire ne s'arrête pas là : ce film regorge de seconds rôles extraordinaires, en commençant par le mystérieux Doc Holliday, homme tourmenté mi-gentleman mi-brute épaisse, en passant par l'aguicheuse Chihuahua et celle qui donne son nom au titre original du long métrage : la belle Clémentine, courageuse fiancée de Doc Holliday. Un foisonnement de seconds rôles (caractéristique du cinéma de Ford) des plus réjouissants. Certes, oui, comme l'indique Télérama, « La Poursuite infernale » est un western crépusculaire. C'est l'histoire d'un meurtre presque biblique, d'une quête sans fin, de la foi dans une justice qui vient réparer l'affront et punir le malfaiteur, mais qui reste humaine (Earp ne veut pas tuer l'assassin mais le mettre derrière les verrous pour le juger). C'est la confrontation entre la loi et l'ordre de la civilisation face à la barbarie de l'Ouest. Toutefois, John Ford ne donne pas à son film une orientation uni-dimensionnelle. Comme le titre original le laisse supposer, « My Darling Clementine » est aussi une histoire d'amour, et un instantané de la vie quotidienne dans l'Ouest américain, qu'il soit question de se faire raser chez le barbier (avec beaucoup d'humour) ou d'inaugurer une église, le temps d'une danse endiablée. Comme d'habitude chez Ford, on ne compte plus les séquences inoubliables, et ces moments de tension filmés avec trois fois rien, mais d'une force tellurique : la séquence du jeu de poker, du verre de champagne, de la tirade shakespearienne de l'acteur de théâtre, etc. etc. Et comme toujours, l'interprétation est parfaite. Henry Fonda est magistral en Wyatt Earp, tout comme Victor Mature en Doc Holiday. Mais tous les autres acteurs, du moindre frère Earp au violoniste à moustache, en passant par le barman, sont géniaux. « La Poursuite infernale », s'il n'est pas l'un des tous meilleurs Ford (encore que), n'en reste donc pas moins un grand film, réalisé de main de maître (et le mot n'est pas galvaudé).
Film vu cette après midi (en vo) sur grand écran au cinéma "Le Majestic" de Lille, dans le cadre d'une "Histoire de l'Amérique en 57 films", organisée par l'association Plan Séquence. Un grand film de John Ford, retraçant l'histoire légendaire du Shérif de Tombstone, Wyatt Earp. A noter que "La poursuite infernale" est en noir et blanc, ce qui n'est pas pour nous déplaire, car la photographie du film est sublime ainsi. Une prestation grandiose de Henry Fonda, qui confirme dans ce film son statut de légende (après avoir vu ce film, vous ne verrez plus jamais son rôle de méchant dans "Il était une fois dans l'Ouest" de la même façon). Les autres acteurs sont égalements superbes, en particulier l'étoile Victor Mature qui brille littérallement dans son rôle de Doc Holliday, ce tireur hors pair qui cache un passé trouble et de nombreux secrets, et Linda Darnell, dans le rôle de la maîtresse de "Doc", Chihuahua, dont la beauté, le charme et l'élégance éléctrisent le coeur et éblouissent les yeux. Un western intimiste, tourné vers la complexité des sentiments des héros, loin de tout manichéisme, et loin de tout "bons sentiments" gratuits. John Ford sait filmer mieux que quiconque la beauté de la nature, et cette Amérique encore vierge et sauvage, sauvage comme ces hommes qui ne respectent aucune autorité, et surtout pas celle des quelques Shérifs qui ont juré de faire respecter la loi dans ces contrées désolées de l'Ouest. De nombreuses péripéties, dans ce film. De nombreuses fusillades aussi. Et des dialogues tous aussi percutants les uns que les autres. En voyant ce film, j'ai ressenti une impression que je n'avais pas ressentie depuis longtemps en allant au cinéma : l'impression de voir un très très bon film, plus communément appellé "classique intemporel" ou "chef d'oeuvre du cinéma". Un film à recommander, car c'est un pan de l'histoire de l'amérique (sa création, en fait) qui est raconté de façon magistrale par John Ford.
C'est quand même fou ce qui peut se passer dans un film de John Ford. Et ce dont Henry Fonda est capable. Et toutes ces vraies questions qui nous restent, longtemps après. C'est fou.
Un film qui tend à sophistiquer le Western, à coups de sentiments croisés, mais qui rate son coup avec une mise en scène déplorable. On ne saura jamais pourquoi le toubib est mal dans sa peau et le règlement de comptes à « O.K. Corral » (ou « Wells Fargo Corral », comme l’indique un panneau) est vraiment au-dessous de tout. C’est peut-être une sorte de réalisme, mais les personnages ressemblent à des gosses qui jouent à faire « pan-pan-t’es-mort », cachés derrière des bouts de bois, qui tiennent leur pistolet comme un sac-à-main, tout debout dressés, même pas peur des balles. Enfin, ridicule quoi !
La traditionnelle histoire des frères Earp et Doc Holyday a été maintes fois portée à l'écran, la meilleure version étant à mes yeux Règlement de compte à OK Corral de John Sturges en 1957 avec Burt Lancaster et Kirk Douglas. Tourné en partie dans le célèbre désert de l'Arizona à Monument Valley, ce film entraîne d'emblée le spectateur dans l'action. Le duo Henry Fonda et Victor Mature n'a rien à envier au couple Lancaster-Douglas et, si le récit diffère par le scénario, il n'en demeure pas moins une réussite. Le noir et blanc renforce le classicisme du genre, procédé encore en vogue dans les années quarante. Outre les stars précitées et la belle Linda Darnell John Ford s'est entouré de seconds rôles habitués du western tels Walter Brennan, Ward Bond ou John Ireland. Il est d'ailleurs amusant de retrouver Brennan dans la peau de chef de clan des frères Clanton. Henry Fonda a fière allure dans le rôle de Wyatt Earp et Victor Mature lui donne une réplique sans faille. Bien que John Ford ait été l'un des plus grands réalisateurs de westerns, celui-ci ne fait pas partie de ses meilleurs films car il lui manque le rythme et le souffle épique du film de Sturges.
Enième collaboration entre John Ford et son acteur fétiche: Henry Fonda. Premièrement, il ne faut pas se fier au titre français "La Poursuite infernale" mais préférer le titre original: "My Darling Clementine". Bon vieux western américain des années 40 qui retrace un fait réel, la célèbre fusillade d'O.K Corral. Le coeur de l'histoire est ici la vengeance non sans une dose de romantisme. C'est vrai qu'il n'y a pas vraiment de fil rouge dans le sens où le film s'attarde sur divers personnages, Wyatt Earp bien sûr mais aussi Doc Holliday, Chihuhua et Clementine (qui n'est pas si importante au final). Là est peut-être le point faible du film, le scénario ne prend pas une direction précise mais s'égare par moment. Mais il reste des scènes assez poétiques qui ne sont pas négligeables et un affrontement final réussi, cas d'école de la Loi du Talion. Parlons du casting avec le grand Henry Fonda, dans son éternel rôle d'homme vertueux, ici en bon shérif qui pavoise en se balançant sur sa chaise. Victor Mature est également excellent, Linda Darnell et même une apparition de Jane Darwell, elle aussi habituée de John Ford. Niveau mise en scène on reconnaît bien la réalisation simple mais efficace de Ford qui excelle dans l'art de retranscrire des émotions sincères et qui cristallise les situations les plus anodines. La musique est aussi sympa, le film s'ouvre et se ferme sur le célèbre air éponyme. Au final un film sympathique qui ne manque pas de charme.