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White Fingers
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4,0
Publiée le 27 mai 2023
« La poursuite infernale », très mauvais titre pour une nouvelle variation romancée d’un bout vie du célèbre William Earp. Un superbe film de John Ford au casting formidable avec en tête de gondole Henri Fonda en shérif sûr de lui et déterminé, mais maladroit quand il tombe amoureux. La scène finale, spoiler: où il dit au revoir à la femme qu’il aime, est une ode « Me Too » au « consentement » . Les seconds rôles sont aussi exceptionnels : la sublime Linda Darnell, le torturé Victor Mature et le vieux « salopard » de Walter Brennan à contre-emploi car plus habitué aux rôles de bon gars. John Ford est un réalisateur qui aime tous ses acteurs et ils le lui rendent bien. Le début du film est prenant tout comme la fin, dommage que son milieu soit plus faible. Enfin, j’ai adoré dans la version française de « My Darling Clementine » avec Jean, Marc, Marcel, Pascal et Robert qui vivent dans la petite ville de « Tombeau ». Saviez-vous qu’il existe une version belge du film qui s’appelle « Tintin au tombeau » !? Et puis il y a cette réplique « culte : spoiler: Henri Fonda demande à Mac, le barman : « Tu n’as jamais été amoureux ? », qui lui répond : « Non, j’ai été barman toute ma vie ! ».
Retrouvez mon amour du Far West dans le roman WHITE FINGERS : LA PISTE SYSKIYOU - Eds VERONE - TOME 1.
Je ne vois pas en quoi ce film serait un chef-d’œuvre. Le rythme n'y est pas, et le scénario peine à prendre forme. On ressent une certaine apathie sur le visage de chacun des personnages, simplement parce que le thème trop banal n'est pas bien convaincant même avec l'appui d'Henri Fonda et de Victor Mature sous la direction du grand John Ford. J'avoue qu'il y a eu des moments où j'allais lâcher tellement l'histoire n'avance pas du tout et le climat devient soporifique.
bon ben, j'ai la tâche ingrate de dire du mal de ce film, là ou tout le monde y voit un chef d’œuvre. En fait je partageais le sentiment général jusqu'à ce que la fameuse Clementine ( celle de la chanson) débarque dans le film. Je trouve que l'actrice fade et sans personnalité qui l' incarne contamine par effet de contagion l'ensemble du film. Wyatt Earp devient platement un gentil shériff qui fait le bien sans la rudesse qui devrait caractériser ce personnage historique censé être haut en couleur. Doc Holliday qui semblait avoir une personnalité complexe au départ devient banalement un héros romantique atteint d'une maladie incurable qui en fait est un grand sentimental qui va se sacrifier. Même Chihuaha la fille de mauvaise vie va se racheter en recevant une balle traversant la fenêtre au moment ou elle dénonçait le méchant ( en fait il écoutait dehors la conversation). Le film me semblait au départ proposer des voies intéressantes et finit selon mon point de vue de la manière la plus consensuelle et banale qui soit. Pour ma défense car je n'aime pas voir démolir par des bourrins d'autres films que je considère comme des chefs d' œuvres , j'ai une grande admiration pour d'autres films de John Ford à mon avis bien supérieurs comme la prisonnière du désert, l'homme qui tua liberty Valence ou le fils du désert et je m'excuse par avance vis à vis de ceux qui voient contrairement à ce que je pense mais peut être à juste titre dans ce film un chef d’œuvre éternel.
Rappelons-le le plus gros défaut du film est d'être historiquement faux sur quasiment toute la ligne, mais la véracité n'a jamais été d'une grande importance pour le réalisateur qui le rappellera en lettre d'or dans la fameuse tirade "Quand la légende devient la vérité, on imprime la légende" dans son chef d'oeuvre "L'Homme qui tua Liberty Valance" (1962). Le plus important pour Ford c'est d'abord de mettre en avant ses principes fondamentaux de fraternité autour de la famille et de l'amitié, l'honneur aussi et de rappeler les principes fondateurs de son Amérique. Ainsi comme souvent les deux amis se confrontent mais se rejoignent, l'un (Doc Holliday) est mourant et symbolise la fin d'une époque, l'autre (Earp) vit dans son temps mais sait que l'avenir est encore à façonner. Ford signe un récit certe dramatique mais il place des séquences plus légères (l'ivresse ou la bagarre générale), plus oniriques (Shakespeare) ou plus idylliques (littéralement) qui sont plus ou moins heureuses. Les parties "comiques" fonctionnent bien, la partie théâtrale un instant hors sol d'une beauté surprenante, tandis que la romance reste trop sirupeuse, pas aidée par une Cathy Downs très jolie mais sous-exploitée et un peu fade face à Linda Darnell. Le lyrisme ambiant fonctionne bien et reste même un atout primordial, du pur Ford. Un grand film à voir. Site : Selenie.fr
Ce n'est pas vraiment "infernal". C'est plutôt de patience qu'il est question. Le film a ce but en tête mais les protagonistes ne semblent pas pressés. Plusieurs histoires féminines égrènent aussi le récit. L'ensemble est intéressant et la fin très tendue avec la longue attente.
L'histoire des frères Earp et du fameux règlement de compte à OK Corral. Un classique du western sur fond de vengeance, sublimement mis en scène par John Ford et interprété par Henry Fonda.
Une des "master piece" de John Ford , qui n'a pas pris une ride. Tout y est :le fonds et le style. Un beau scénario , l'homme intègre face à son destin , qui prend un poste de shérif pour venger son frère tué par des voyous, Henri Fonda est absolument parfait , impeccable, quelle classe . On est plongé dans l' Amérique des pionniers, les premiers éleveurs dans l'ouest sauvage, la construction de leur église, la vie en société qui se structure . Il y a aussi le saloon , les prostituées , les premiers spectacles , la vie rude, c'est presque un documentaire , incroyable, tout à fait précis, sans fioriture , ni caricature , tout en sobriété. Des scènes cultes : le bal improvisé sur le parvis de l'église , la poursuite en diligence, la chanson " my darling Valentine " qui est un régal. Le personnage de Doc Holliday, très intéressant , très complexe , comme on ne le voit pas souvent dans les westerns , est-il dans les gentils , les méchants,? est- il romantique . , , La réalisation est superbe , un noir et blanc hypnotique , et les paysages du grand canyon et de Monument valléy . Les deux personnages de femmes sont aussi très réussis , tour à tour séductrices, intègres, vaillantes , ou manipulatrices. Un vrai régal de pur cinéma.
Emblématique du genre, ce western symbolise le passage du Far West à une Amérique plus moderne - quoi que le shérif qui incarne cette évolution fasse preuve de racisme et de violence envers la femme méprisée (admettons que l'actrice ne fait guère d'étincelles)... Narrant une vengeance et une rédemption autant que la (re)naissance d'une société en pleine urbanisation, l'intrigue se pare d'histoires secondaires, sentimentales, et conserve un dynamisme certain, que l'élégante mise en scène rythme. Infusé de scènes plus légères, le récit laisse cependant sentir la montée de la tension dramatique jusqu'au fameux affrontement de OK Corral. Maîtrisé malgré quelques aspects surannés devenus dérangeants.
un western N&B dans lequel entre les 5 premières minutes et les 10 dernières, il ne se passe pas grand chose, à part des bavardages, des parties de poker et des petits flirts avec pour alimenter le suspens la mise en avant dune fausse piste, dontt on sait qu'elle est fausse en ayant assisté à la rencontre entre les bouviers et les hommes en calèche à la première minute. En arrière plan presque permanent, les paysages de Monument Valley qui ont servi par la suite à moult westerns américains
Un film qui a valeur de classique, et pour cause, l'ouest et la légende encore au cœur du film de John Ford, sous les traits de Henry Fonda, qui laisse déjà présager son personnage de tueur au sang froid et à l'allure assuré. Mais cette fois, il est du côté de la loi, dans les pas de Wyatt Earp, et ici, sa légende est déjà acquise puisqu'en arrivant à Tombstone, il a déjà été Marshall, et sa réputation le précède. D'ailleurs, il est précurseur dans sa façon de se présenter, lorsqu'il répond au tenancier de l'hôtel, Earp...Wyatt Earp, ( ça ne vous rappelle pas quelque chose), et à ce moment là, tous les regards se tournent vers lui. On ne reconnait pas le Stumpy de Rio Bravo, car ici, notre bon Walter Brennan joue un personnage exécrable et cela lui va aussi bien. On retrouve les habitués de Ford, mais, entre Fonda, et Victor Mature, qui lui tient la dragée haute, il y a quelque chose qui se passe, Fonda joue l'assurance avec aisance, et Mature joue l'impudence avec brio. Entre eux, il y a l'envoutante Linda Darnell, qui a bien évoluée depuis son apparition dans le signe de Zorro, et qui là, n'hésite pas à user de son charme. Bien sur; le règlement de compte final n'est pas aussi intense que dans d'autres films relatant du même fait, mais ce n'est pas forcément ce que Ford veut. Il a brosser un tas de personnages typique de cette période et c'est ça qu'il veut graver sur la pellicule, il n'a pas besoin de faire de l'esbrouffe, il sait mettre en valeur ses personnages, il sait créer la tension, et il sait nous captiver ! Retrouvez l'ensemble de mes critiques et plus sur ma chaine YouTube - On se fait 1 toile!
Je suis peut-être passée à côté de ce film vu sa note sur Allociné. Le western n'est pas mon genre favori, autant le dire. J'ai trouvé le film lent et les dialogues inintéressants. Pour un film de 1946, vous aurez tout de même quelques paysages. 2,6/5
Le réalisateur John Ford s’attaque à l’un des mythes de l’ouest américain avec cette relecture de l’histoire des frères Earp et de la fameuse fusillade d’OK Corral. Plus que l’authenticité historique, ce qui intéresse ici le cinéaste est l’opposition entre un Ouest traditionnel et le vent de modernité qu’incarne Wyatt Earp incarné ici à l’écran par l’excellent Henry Fonda. Le brio de la mise en scène fait des merveilles pour mettre en scène cette légendaire bataille qui se fait attendre car le récit se concentre davantage sur ses personnages jusqu’à l’éclatant paroxysme final.
Je n’avais qu’un souvenir très parcellaire de ma première vison du film ( il ya quand même une trentaine d’années) S’agissant de l’énième récit sur la légende de Wyatt Earp et je n’avais pas vraiment conservé en mémoire la tonalité particulière du film qui évacue en grande partie , la tension autour des affrontements et du duel final pour lui substituer une atmosphère particulièrement crépusculaire . Est ce la version chromatiquement très contrastée qu’il m’ait été donnée de voir cette fois, qui a renforcé cette impression ? Pour autant le film s’attache clairement à mettre en scène des personnages blessés, en souffrance, dans des scènes d’une grande beauté plastique ou l’émotion est à fleur de peau derrière quelques incises relevant du registre de la comédie et comme en contrechamp des habituelles scènes d’action proprement dites.
Le hasard a voulu que je découvre ce film quelques jours après le très mauvais Wyatt Earp avec Kevin Costner. Si je l’avais vu avant j’aurais sûrement encore plus détesté le film plus récent. My Darling Clémentine curieusement traduit en poursuite infernale est je pense le meilleur film de John Ford que j’ai pu voir à ce jour. Il est tout d’abord très beau, il y a un sens du cadre et de l’image remarquable. Pour un film des années 40 il évite la plupart du temps le côté vieillot des westerns à la grand papa. Il connaît malheureusement quelques temps faibles malgré sa courte durée. Jouant à la fois sur un ton léger et dramatique c’est un western qui traverse très bien le temps.
On admirera surtout les remarquables qualités de la mise en scène de John Ford, tant dans la gestion de la lumière que dans l'interaction des personnages dans et hors champ, bien plus qu'une VF de l'époque qui justifierait une nouvelle version aujourd'hui (entre les changements de prénoms, les noms de villes prononcés à la française, et bien sûr le titre qui n'a pour le coup rien à voir avec la dynamique de l'histoire). S'il n'est pas la version la plus mémorable de ce mythe de l'Ouest américain, c'est aussi parce que ce film y ajoute une forte dose de romantisme (comme le suggère son titre original) venant surplomber l'éternel combat du vieux Far West contre une Nouvelle Amérique, combat qui sert essentiellement de toile de fond pour ouvrir et fermer le récit mais n'en constitue pas le réel cœur, le film interrogeant surtout les relations homme-femme et les idéaux amoureux. S'il est un peu suranné, le spectacle reste intéressant à plus d'un titre.