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Un visiteur
5,0
Publiée le 14 juillet 2008
la légende portée à l'ecran par le maitre du genre, resultat un prodigieux chef d'oeuvre, Fonda superbe dans le role du shérif, et dans celui de Doc Holliday, Victor Mature qui va jusqu'à réciter Shakespeare, l'émotion est à son comble et la beauté de Linda Darnell, on est tout près du plus grand western de l'histoire du cinema, c'est peut-etre meme celui-là.
Une belle histoire reconstituée et valant surtout par sa reconstitution de Tombstone et sa participation sociale ( pour une fois valable en parité ) ainsi que la diversité de ses caractères représentés assez rare pour l‘époque ; et dont la réplique shakesparienne de Doc Hollyday ne plaira évidemment pas à ces personnes en place de tout temps mais sépare très justement le bien de l'arrogant sans talent : Le mépris doit en effet connaître son époque, afin de distinguer ce qui est éternellement présent de ce qui pourrait être amélioré.
John Ford n’est jamais aussi efficace que quand il atténue certains traits de son cinéma pour amplifier des structures sous-jacentes. Il en est ainsi pour l’humour et pour la plastique du film dans «My Darling Clementine» (USA, 1946). Le granguignolesque béotien qui caractérise parfois des personnages fordiens, surtout des membres de l’autorité, est ici réduit voire absent. Une structure essentielle de l’univers fordien est dissimulée au profit de la révélation d’une caractéristique qui unit tous les grands films de Ford : l’esthétique. «My Darling Clementine» déploie une photographie somptueuse, aussi grise et sous-terraine que l’est le film. Les paysages sculptés par les ombres de Joseph MacDonald, directeur de la photographie et en l’occurrence graveur de décors, assombrissent les lieux et plongent le film dans un western crépusculaire avant même Sergio Leone. Quand par cinéma on entend l’écriture du monde par la lumière, John Ford semble là prendre soin d’en faire le bel exercice. Semblable au travail de Gregg Toland sur «Citizen Kane» (USA, 1941) de Welles, la photographie accentue les noirs et les blancs et amenuise les gris. Quant à l’impact de l’image sur l’intrigue elle est ici simple : une fratrie s’installe dans une ville pour se venger du meurtre de leur frère et du vol de leur bétail. L’obscurité des lueurs écrasent les scènes sous une tension blafarde. Les confrontations entre Wyatt Earp et Doc Holliday préfigurent les rudes colères chez Scorsese. Tout le film préexiste sur une idée de vengeance. Pourtant nourrit par le christianisme et notamment sur l’idée du Paradis perdu, Ford prend semble prendre la liberté de s’écarter du sentier pour relater l’histoire, mainte fois mise en scène au cinéma, de Wyatt Earp, légende de l’Ouest. Evoluant sur un silence épais, sur une accalmie prête à exploser, John Ford attribue au film une de ses valeurs mythiques que seuls possèdent quelqu’une de ses grandes œuvres comme «The Man who shot Liberty Valance».
ola ola du calme, ne nous emballons pas. encore l'exemple d'un film deifié par la grâce du nom de son réalisateur, par le poids du temps qui passe, par la renommée d'henry fonda, par le personnage historique de wyatt earp. bref,si l'on devait inventer une catégorie pour ce genre de films ce serait : les intouchables. pas le droit de ne pas trouver ça génial sous peine d'être regardé de traviole. d'abord, prevenir qu'il n'y'a pas de poursuite et que si on veut bien imaginer qu'il y'en ait une, elle n'est vraiment pas infernale, mais peu me chaut. alors on dira qu'un vilain distributeur français à dénaturé le titre, mais ma chérie clémentine ne donne pas non plus une idée du film tant le personnage de la clementine en question n'est que survolée, idem dans sa relation avec henry fonda, le film peine à developper tout ça.du coup j'ai trouvé le film gentiment ennuyeux,sans réel tension dramatique.reste une certaine poésie, grace au temps qui passe justement. ajoute le son un peu criard et le noir et blanc légèrement palot et paf, t'as ton chef-d'oeuvre. aïe, mais en disant ça je suis démasqué, je ne suis qu'un bourrin qui n'aime pas les grands vins, et bien détrompe-toi barbara.
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5,0
Publiée le 6 juin 2009
Peu de figures du Far West ont autant fait rêver les cinèastes que celle de Wyatt Earp! S'inspirant très librement de faits et de personnages historiques, John Ford livre sa version du lègendaire règlement de comptes à OK Corrall! Ce que raconte "My Darling Clementine", c'est la dècision d'un homme, Wyatt Earp, brillamment campè par Henry Fonda, qui doit ramener l'ordre dans la petite ville de Tombstone, avec l'aide de ses frères, en s'opposant au gang des Clanton, dont un membre ètait coupable du meurtre du jeune frère de Wyatt! Ce western d'une beautè flamboyante offre un rôle en or pour Fonda, homme de loi implacable et vengeur! il faut ègalement souligner l'excellente prestation de Doc Holiday, interprètè par Victor Mature, sans oublier le fabuleux Walter Brennan, qui joue le rôle des Clanton, (Old Man pour les intimes) et de la montagne Ward Bond! Ici la tension qui culmine dans son final mythique est tempèrèe par des èlèments comiques et par les intrigues sentimentales avec la lumineuse Chihuahua alias Linda Darnell et de Clementine Carter "Clem", l'institutrice que joue Cathy Downs! Un grand moment de western, tournè dans les ètendues magnifiques de Monument Valley...
C'est un très très grand film. John Ford est considéré comme l'un des plus grands réalisateurs américains, et l'on comprend aisément pourquoi: le vieil ouest est filmé comme nulle part ailleurs et Ford ne s'encombre pas de dialogues excessifs. C'est là, d'ailleurs, sa touche personnelle: la quintessence du cinéma est atteinte lorsque les personnages se racontent sans texte. Et les personnages sont interprétés par rien moins que Henry Fonda et Victor Mature, entre autres. Personnellement, je place ce film au-dessus de La Prisonnière du désert, considéré comme le chef d'oeuvre de Ford.
Bon, compliqué de juger un tel film... Il faut le prendre comme un des piliers du mythe de l'Ouest américain. Aduler ce film reviendrait donc quelque part à cautionner les rascisme et le mysoginisme sous jacent, ainsi que les mensonges de Earp sur le règlement de compte d'OK Corral. Si l'on prend le film donc comme une reconstitution du Far West, rien ne va plus. Si en revanche on le juge en tant que témoin de la construction du mythe il prend alors tout son sens et devient un document insetimable sur l'histoire de la mentalité américaine. Alors évidemment la réalisation est sublime et moderne, les acteurs, notamment l'interprète de Doc Holliday, sont parfaits, mais l'ensemble repose sur un mensonge qui nous fait oublier que ces sont des assassins et des bandits que l'on transforme en héros. Mais le cinéma doit-il représenter la vérité ou le mythe?
QUEL BEAU FILM! Je suis toujours admiratif devant ces films où il n'y pas vraiment beaucoup d'actions mais où nous sommes encore plus à fond dedans que d'autres. QUELLE CLASSE! Henry Fonda joue à merveille (quel flegme!) et quelle jouissance quand il annonce son nom au père clanton dans le bar au début du film ( en V.O. bien sûr!) "Earp. Wyatt Earp!" Je l'entends d'ici! FILM CULTE.
Il règne, dans ce classique parmi les classiques, une athmosphère très plaisante probablement due à la douceur du ton avec lequel J.Ford peint ses personnages. Il y a également des moments d'une beauté inhabituelle dans un film du genre, émouvants. Cela dit, l'ensemble n'impressione guère, surtout parce qu'il manque d'ambition.
Film vu cette après midi (en vo) sur grand écran au cinéma "Le Majestic" de Lille, dans le cadre d'une "Histoire de l'Amérique en 57 films", organisée par l'association Plan Séquence. Un grand film de John Ford, retraçant l'histoire légendaire du Shérif de Tombstone, Wyatt Earp. A noter que "La poursuite infernale" est en noir et blanc, ce qui n'est pas pour nous déplaire, car la photographie du film est sublime ainsi. Une prestation grandiose de Henry Fonda, qui confirme dans ce film son statut de légende (après avoir vu ce film, vous ne verrez plus jamais son rôle de méchant dans "Il était une fois dans l'Ouest" de la même façon). Les autres acteurs sont égalements superbes, en particulier l'étoile Victor Mature qui brille littérallement dans son rôle de Doc Holliday, ce tireur hors pair qui cache un passé trouble et de nombreux secrets, et Linda Darnell, dans le rôle de la maîtresse de "Doc", Chihuahua, dont la beauté, le charme et l'élégance éléctrisent le coeur et éblouissent les yeux. Un western intimiste, tourné vers la complexité des sentiments des héros, loin de tout manichéisme, et loin de tout "bons sentiments" gratuits. John Ford sait filmer mieux que quiconque la beauté de la nature, et cette Amérique encore vierge et sauvage, sauvage comme ces hommes qui ne respectent aucune autorité, et surtout pas celle des quelques Shérifs qui ont juré de faire respecter la loi dans ces contrées désolées de l'Ouest. De nombreuses péripéties, dans ce film. De nombreuses fusillades aussi. Et des dialogues tous aussi percutants les uns que les autres. En voyant ce film, j'ai ressenti une impression que je n'avais pas ressentie depuis longtemps en allant au cinéma : l'impression de voir un très très bon film, plus communément appellé "classique intemporel" ou "chef d'oeuvre du cinéma". Un film à recommander, car c'est un pan de l'histoire de l'amérique (sa création, en fait) qui est raconté de façon magistrale par John Ford.
Il faudra qu'on m'explique le titre français car le film ressemble plus à un western intimiste qu'à une poursuite infernale.Henry Fonda est sublime en cow-boy souhaitant se civiliser et Victor Mature impressionnant en médecin alcoolique(Doc Hollyday).Encore un grand western de Ford.
C'est quand même fou ce qui peut se passer dans un film de John Ford. Et ce dont Henry Fonda est capable. Et toutes ces vraies questions qui nous restent, longtemps après. C'est fou.
Titre français idiot. My Darling Clementine est un hymne à la société, une ode à la civilisation, à la culture. Un western touchant, léger, humaniste, philosophique, drôle, optimiste, amoureux, lyrique, entraînant, gracieux, magnifique Le plus beau film de Ford. Du cinéma tout court ?