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Yann33 G
1 abonné
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5,0
Publiée le 2 août 2026
1993 , l'année où on voit débarquer un ovni venu du passé sur grand écran.!!! Devenu culte , populaire , chef d'œuvre pour certains , le film " les visiteurs " marquera à jamais le cinéma et la comédie française. Je ne me lasse pas de re-découvrir les gags , frasques , scènes et répliques cultes que je connais par cœur mais qui provoque toujours autant de rire en moi !!! Les acteurs sont tous superbes , la bande son est somptueuse , un très bon scénario même si par moments il y a des petits loupés ( date de naissance de " cousin Hub alias Godefroy " ) On y prête pas vraiment attention tant nous prenons du plaisir devant ce monument de comédie à la française !!! PEPITE !!!!
Revoir, après des dizaines de visionnages espacés de plusieurs mois et années, au gré des rediffusions télévisées et autres occasions, Les Visiteurs premier du nom nous interroge sur les raisons qui font de lui à la fois une œuvre immanquable dans le répertoire comique français mais également une source inépuisable de plaisir, divertissement qui ne cesse de nous surprendre alors même qu’on le connaît par cœur. Ces raisons tiennent certainement à la rencontre entre d’une part un geste esthétique singulier, sorte de néo-expressionisme tant la caméra de Jean-Marie Poiré cultive les gros et très gros plans, exacerbe les trognes au moyen de mouvements d’appareil ou de contreplongées, sans oublier la direction d’acteurs qui exagère tout en veillant à apparaître crédible – les exagérations sont le résultat du décalage temporel –, et d’autre part une satire de l’aristocratie contemporaine, avec sa galerie d’héritiers désuets qui tirent leur survie du patrimoine matériel et immatériel. En cela, la prestation désopilante de Valérie Lemercier, notamment dans le travail qu’elle effectue sur sa parole, caricature l’artistocrate attachée à une religion et à une terre dont elle tire sa seule définition ; preuve à l’appui, la rencontre de Godefroy suscite en elle un trouble profond, une secousse d’ordre familial et affectif qui dégénère en tremblement amoureux, rappelant les pratiques d’union intrafamiliale chère au milieu investi afin d’éviter le morcellement de leur pouvoir et de leur patrimoine. Une séquence l’illustre avec pertinence : spoiler: après avoir réveillé Béatrice, Godefroy demande une leçon d’histoire qui lui fait prendre conscience que la guerre à laquelle il a participé, ainsi que le domaine sur lequel il règne, ne sont pas passés à la postérité. Dès lors, le film s’engage dans une réflexion sur la mémoire et la peur panique de perdre la transmission nécessaire à un milieu social pour subsister : s’il est nécessaire que l’écuyer revienne avec son maître, c’est moins pour lui-même que pour le désordre familial et politique qu’il engendrerait, à savoir une première « révolution » avant l’heure, dont le spectre hante les couloirs du château à l’âge contemporain. La répétition du terme « descendance » agit comme un exutoire artificiel, donne l’illusion à Godefroy et à sa petite filleule que leur monde demeurera intact. Le talent d’écriture de Jean-Marie Poiré et de Christian Clavier, affuté par leurs précédentes collaborations parmi lesquelles comptent Papy fait de la résistance (1982) et L’Opération Corned Beef (1991), trouve ici un équilibre rare entre burlesque et émotion, avec des ruptures tonales que traduit à l’image un montage volontiers elliptique, fait de coupes et de raccords volontairement maladroits dans un souci de rythme – préoccupations partagées par Jean-Luc Godard, entre autres, lors de la conception d’À bout de souffle (1960), entre autres, si tant est que l’on puisse rapprocher ces deux cinéastes ! Un chef-d’œuvre.
À première vue, Les Visiteurs est une comédie basée sur le choc entre le Moyen Âge et l’époque moderne. Pourtant, en prenant du recul, j’ai eu l’impression que le film pouvait aussi être vu comme une représentation humoristique de l’évolution de l’espèce humaine et de la société. Lorsque Godefroy et Jacquouille arrivent dans le présent, ils sont totalement perdus face aux objets du quotidien, aux comportements et aux nouvelles règles sociales. Ce décalage provoque le rire, mais il met également en évidence l’immense transformation qu’a connue l’humanité au fil des siècles. Ce qui m’a marqué, c’est que beaucoup de choses qui nous semblent aujourd’hui normales apparaissent comme extraordinaires à leurs yeux. Les voitures, l’électricité, le téléphone ou encore l’organisation de la société montrent à quel point le progrès a changé notre manière de vivre. Le film nous pousse ainsi à regarder notre propre époque avec le regard de quelqu’un qui la découvrirait pour la première fois. J’ai également eu l’impression que le film souligne une contradiction de l’évolution humaine. D’un côté, nous avons développé des technologies incroyables et amélioré notre confort de vie. De l’autre, certains comportements humains restent étonnamment similaires. La peur, la cupidité, l’amour, l’ambition ou encore la jalousie sont toujours présents malgré les siècles qui passent. Pour moi, Les Visiteurs suggère que l’évolution ne concerne pas seulement les inventions ou les connaissances. Elle concerne aussi les mentalités, les valeurs et la façon dont les individus interagissent entre eux. Pourtant, malgré tous les changements, une partie de la nature humaine semble traverser les époques sans réellement disparaître. Au final, derrière son humour et ses situations absurdes, j’y vois une réflexion sur le temps qui passe et sur ce que l’humanité est devenue. Le film nous fait rire du passé, mais il nous invite aussi à nous demander comment les générations futures regarderaient notre propre époque. Peut-être qu’elles trouveraient nos habitudes aussi étranges que Godefroy trouve les nôtres.
Une comédie rocambolesque à voir. L’intrigue et plutôt bonne et le décalage est omniprésent. Mais cela reste plutôt classique et ne révolutionne pas la comédie.
Godefroy et Jacquouille sont sans doute le chevalier et l'écuyer les plus célèbres de France ! Tout est parti d'une idée grande comme un timbre-poste : un homme du XIIe siècle lâché en plein dans les années 90, dont Jean-Marie Poiré a tiré l'une des comédies les plus récitées du cinéma français. Et tout le sel est dans le choc entre ces deux mondes, car le Moyen Âge n'est pas qu'un réservoir à gags : c'est surtout un miroir qui renvoie notre temps à son propre ridicule, des manies d'hygiène jusqu'à la frénésie d'achat. Face à eux, la bourgeoise coincée campée par Valérie Lemercier panique dès que ça sent le sale, le gras, le corps. Et le film va vraiment au bout de la crasse médiévale, jusqu'aux dents pourries et aux odeurs qu'on croit presque sentir, ce qui rend le contraste encore plus drôle. Les décors du Languedoc et les vieux châteaux font le reste, offrant une vraie ambiance d'époque pour une simple comédie. Le scénario, lui, n'est qu'un prétexte à enchaîner les sketches, mais on s'en fiche, parce que la vraie matière est ailleurs : dans les dialogues. Ce faux vieux français inventé de toutes pièces a laissé un trésor de répliques que toute une génération s'est renvoyé dans les cours de récré. Côté acteurs, Jean Réno surprend à contre-emploi de ses rôles d'action, sans doute l'un de ses meilleurs rôles, et Christian Clavier est énorme dans son double rôle Jacquouille/Jacquard. Franchement, on peut débattre pendant des heures sur la qualité du film ou du scénario, l'essentiel est là : ce film a traversé les générations et s'est fait une place dans chaque foyer, et rien que ça, c'est déjà énorme.
Sur un thème très original et probablement inédit, le réalisateur Jean-Marie Poiré surfe allègrement sur toutes les situations cocasses que ce scenario rocambolesque pouvait susciter, sans jamais décevoir. C'est très drôle, c'est un film familial, comme une madeleine de Proust, dans lequel nous aimons nous replonger, encore aujourd'hui, et que nous aimons partager. Un grand succès des années 1990. Souvent copié, jamais égalé.
FIlm culte que je n'avais pas revu depuis mais années de primaire et je dois dire qu'il est encore plus savoureux à l'âge adulte ! L'histoire, où l'on voyage dans le temps, entre le moyen-âge et l'époque contemporaine (années 90); le scénario, captivant du début à la fin; les décors et les paysages, entre châteaux et forêts; les acteurs, tout particulièrement Jean Reno, saisissant, dans la peau du comte de Montmirail, et Christian Clavier, drôle dans son rôle de fripouille (pour moi, ce sont leur plus grand rôle) ; la musique, entrainante, touchante, épique, non franchement tout est super. On ne voit pas le temps passé! Ce que j'ai apprécié aussi dans ce film, c'est qu'il ne jette pas un regard froid et critique de notre histoire; il ne condamne pas "l'obscurantisme" et ne loue pas notre monde des "Lumières". En fait il ne juge pas, du moins, pas bêtement. C'est un film intelligent. Et c'est moins, à mes yeux, une satire de monde passé, qu'une satire du monde présent. On rit un peu de ces lointains ancêtres, de leur côté archaïque, de certains de leurs aspects et de certaines de leurs manières dépassées, mais ont rit aussi et se moque des travers des gens de notre époque; et on se surprend aussi à constater que finalement, les hommes et la société, dans le fond, n'ont pas tellement changé! Les valeurs du moyen-âge, notamment l'honneur et la loyauté, sont aussi bien mises en avant. Enfin ce film réveille en nous, Français, une certaine conscience, et un certain attachement à notre pays et à nos origines, qu'on a trop tendance à oublier et à nous faire oublier...
Dans le film, un chevalier et son écuyer se retrouvent projetés à notre époque, ce qui crée un décalage totalement absurde. Les situations sont cultes, les répliques mémorables et le duo fonctionne parfaitement. Un classique de la comédie française, drôle du début à la fin.
Une comédie d'exception ! Le casting y est parfait, Jean-Reno & Christian Clavier ainsi que Valérie Lemercier puis Anne-Marie Chazel sont superbes ! Les rires sont multiples ! Le scénario tient en haleine jusqu'au final ! La bande-originale est sublime également ! Pour résumer c'est un chef-d'oeuvre made in France culte et inoubliable !
Très bon film, plein d'humour. Casting génial. Iconique et à voir absolument. Je trouve juste que l'on reste un peu sur sa faim à certains moments. Mais très très bon dans l'ensemble.
J'ai adoré ce film la première fois que je l'ai vu, j'étais pré ado, vu au cinéma et pendant longtemps ensuite on répétait les répliques un peu comme pour Kaamelott aujourd'hui. Mais après l'avoir revu ce soir, je viens seulement de m'apercevoir plus de 20 ans après, de l'enoooorme incohérences scénaristique. Comment Godefroy peut il dans le futur, rencontrer sa descendance, alors que justement il ne peut en avoir du fait d'avoir tué son futur beau père et que son mariage ait été annulé et donc non consommés ?!!!
J'avais aimé à la première vision. La confrontation du chevalier de Montmirail et de Jacouille avec le 20; ème siècle donnait lieu à quelques dialogues savoureux et certains gags assez plaisants. Mais tout cela a très mal vieilli, et l'on ne voit plus que le cabotinage surexcité de Clavier et les indignations répétitives de Jean Reno. Seule Valérie Lemercier parvient à donner un peu de subtilité à ce qui reste la plupart du temps de la grosse farce franchouillarde.
Ce film est une pépite et d’une originalité dans son scénario ( pour l’époque ) !
Le duo Jean Reno et Christian Clavier fonctionnent parfaitement bien ! Jean Reno joue toujours aussi bien et Christian Clavier arrive à jouer un crasseux mal polie mais à bon cœur et à la fois un bourgeois égoïste et qui tient à être propre, le fait de pouvoir jouer deux personnages différents à la fois est digne d’un vrai acteur ! Puis Valérie Lemercier jouant la bourgeoisie est très réussi tout comme Marie-Anne Chazel en folle des rues ! Ensuite le reste du casting est très bon ! La réalisation de Jean-Marie Poiré est assez efficace et réussite ! Les décors et les costumes du Moyen Âge sont très bon aussi !
Au niveau du scénario, tout est parfait, les personnages sont très bons, bien écrit chacun, l’humour est vraiment excellent, puis il n’y a aucune longueur ! L’idée de faire venir deux personnes du Moyen Âge dans un monde des années 1990 est une excellente idée pour l’époque !
En conclusion, tout est vraiment bon dans cette comédie d’aventure portée par Jean Reno et Christian Clavier !