« L’interprète » de Sydney Pollack (2000). Matabo est un pays africain où les révolutions politiques sanglantes s’enchaînent. Silvia Broome (Nicole Kidman) y est née et y a vécu jusqu’à ce que ses parents ne meurent d’un accident de voiture (land rover explosée sur une mine) : son frère est resté au pays tandis que Silva est partie aux USA et deviendra interprète à l’ONU. Alors que le dirigeant actuel du Matabo doit venir prononcer un discours, un « chuchotement » perçu par Silvia dit qu’un attentat va avoir lieu … et tous les services de sécurité et les services secrets de se mettre en branle, mené par Sean Penn. Le scénario est complexe et surtout les actions trop rapides qui font qu’on a du mal à savoir au début qui est qui, qui travaille pour qui … et même si Sean Penn protège ou surveille Silvia. De même on passe à côté de certains mots ou phrases qui se révéleront avoir une grande importance dans la suite du film. Il y a moult policiers, moults hélicoptères, quelques morts non-naturelles … et même un bus qui explose mais que les fans de Nicole Kidman et de Sean Penn se rassurent, tous les 2 s’en sortiront bien sans même une égratignure ni une ecchymose ! Dommage car le film est vraiment prenant et l’idée de base aurait pu permettre une réflexion sur le sentiment qu’ont tous ces binationaux issus d’un pays en crise.
Nul. Je me suis emmerdé au début, puis j'ai rigolé à la fin, tant le scénario est téléphoné, on n'y croit pas une seconde. Les acteurs n'y croient pas non plus mais ils acceptent de travailler avec Sydney Pollack, on les comprend. Qui les a dirigés ? Est-ce vraiment Pollack ou son assistant débutant ? Le bouquet final résume le film : laisser un Président de la république seul dans une pièce après un attentat. Est-ce que le scénariste américain s'est dit : "oui mais il est africain, ça va passer" ? :-)))))
Un Thriller politique parfaitement orchestré par Sydney Pollack. Le scénario nous conte une intrigue bien rythmée avec un suspense haletant. Outre quelques scènes intenses avec un excellent plaidoyer sur la vengeance, le film nous offre également une distribution de choix avec les participations remarquées d'Yvan Attal (le photographe) et de George Harris (Kuman). Les rôles de premiers plans sont parfaitement assurés avec la grande prestation de Nicole Kidman et le charisme de Sean Penn, l'acteur au regard et au sourire dévastateurs.
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2,0
Publiée le 4 mars 2021
Rarement une fin d'histoire a été aussi décevante et a ruiné un bon film comme que celui-ci. La plupart du temps il s'agissait d'un thriller fluide joliment réalisé et bien joué. Sean Penn est remarquable j'aime bien le voir jouer des personnages discrets plutôt que des têtes brûlées. Nicole Kidman donne également une bonne performance et parfois sa beauté classique cache le fait qu'elle sait bien jouer. L'histoire est assez prenante difficile à mettre en place une fois qu'on a commencé. Mais il y a eu cette fin qui est une véritable insulte à l'intelligence de quiconque. En un mot personne n'irait jusqu'à protéger un dignitaire en visite en utilisant toute cette main-d'œuvre et ces machines et le laisserait ensuite tout seul dans une pièce à la fin. C'était incroyablement stupide et a ruiné ce qui avait été un film divertissant et quelque peu intelligent...
C'est un plaisir de regarder Kidman et Penn, et les apparitions de Pollack, mais l'histoire est quand même un brin tordue et difficile à suivre... on regarde sans trop comprendre, sans déplaisir.
Un thriller efficace interprété par un duo de grands acteurs : Sean Penn et Nicole Kidman. La réalisation est sobre, pas de scène inutiles. Un très bon moment (même si certaines remarques contre les français ne sont pas particulièrement plaisantes), le film trouve un écho particulier dans la situation mondiale actuelle.
Si l'on y trouve quelque réminiscences de ce qui a fait les meilleurs films de son auteur, l'Interprète n'égalera pas dans la carrière de Sydney Pollack (hélas en berne depuis déjà quelques années) l’aura des Trois Jours du Condor ou de la Firme. Il y a du beau monde à l'affiche et de l'idée, mais tout ceci est emballé de manière trop terne, sans réelle nervosité, un peu comme un produit de commande dont on se débarrasse. Ce sont surtout les longueurs qui viennent gâcher l'ensemble.
Quand on se rend rend compte que c'est Sydney Pollack qui est derrière ce thriller de commande, on a bien du mal à y croire! Sean Penn se demande ce qu'il fout là et le perso de Nicole Kidman n'est jamais crédible pour un sou. Une explosion de bus tente de recréer de l'intérêt et le twist final fait chou blanc.....
C'est un très bon film de Sydney Pollack. Il réside une bonne ambiance dans ce film. Un film aux files des minutes qui devient de plus en plus étrange. Un bon suspens. Un bon polar américain.
"L'interprète" est le dernier film de fiction de Sydney Pollack, le réalisateur mourant en 2007 à l'âge de 73 ans. Trente ans après "Les trois jours du condor" devenu l'un des joyaux du thriller d'espionnage, Pollack tente de retrouver la gagne après les échecs successifs de "Sabrina" (1995) et de "L'ombre d'un soupçon" (1999). Il fait appel à Sean Penn le nouveau bad boy d'Hollywood pour remplacer Robert Redford son complice des années 1970 à 80 et à Nicole Kidman, l'ex-épouse de Tom Cruise pour être l'atout charme du film en lieu et place de Faye Dunaway. Cette fois-ci encore, un anonyme va être témoin d'un événement qui le dépasse, finissant par le rendre prisonnier d'un engrenage infernal. Le scénario écrit à trois mains par Steven Zaillian, Scott Frank et Charles Randolph, s'intéresse de près à la coupable mansuétude des Nations Unies envers les dictatures africaines via une traductrice (Nicole Kidman) qui revenue dans son bureau après une session nocturne surprend ce qui pourrait être un projet d'attentat visant un chef d'état controversé (inspiré de Mogabe président du Zimbabwe) lors de son prochain discours dans l'enceinte de l'ONU. La fine fleur du FBI avec le tourmenté Sean Penn à sa tête se met aussitôt en branle pour déjouer l'hypothétique projet. A partir de ce postulat de départ qui en vaut bien d'autres, Sidney Pollack se laisse aller à développer plus que de mesure l'attirance mutuelle entre l'agent du FBI revenu de tout et l'interprète polyglotte qui dévoile progressivement sa part d'ombre. S'éloignant très vite de l'atmosphère des "Trois jours du Condor", le film se rapproche dangereusement de la suavité doucereuse d' "Out of Africa" (1986), la splendeur des paysages en moins. Fatalement, ce mélange des genres nuit ostensiblement à l'efficacité du thriller d'autant plus que les rebondissements sont gravement entachés d'invraisemblance. Il est sûr que "L'interprète" n'est pas pour Pollack la meilleure manière qui soit de conclure une filmographie hétéroclite comptant malgré tout quelques très grandes réussites comme "On achève bien les chevaux" (1970), "Jeremiah Johnson" (1972), "Les trois jours du Condor", "Le cavalier électrique" (1979), "Tootsie" (1982) ou encore "La firme" (1993) . Dommage .
Scénario confus et pénible pour la compréhension. Il y a quelques scènes d'action remarquables ; d'autres vide de sens .... L'ensemble est décevant. Dommage, car l'intrigue (que l'on comprend un peu mieux vers la fin) ne manque pas (théoriquement) d'intérêt.
Enfin une histoire complexe à souhait (cela fait du bien par les temps qui courent où les scénarios ont tendance à être simplifiés à l'extrême) qui imbrique à merveille enquête policière et politique internationale dans un cadre assez peu utilisé jusqu'alors : l'ONU. A cela s'ajoutent même quelques commentaires sans concession sur la politique étrangère américaine et son refus de reconnaître la compétence du TPI (Tribunal Pénal International). Dans ce scénario que le spectateur reconstitue comme un puzzle au fur et à mesure de l'avancement du film, quelques scènes sont particulièrement maîtrisées dont une d'anthologie - la scène du bus -, un chef d'oeuvre de construction scénaristique et de mise en scène. Un seul petit bémol dans ce scénario, spoiler: le renversement de situation final est inutile car improbable et trop conventionnel (le « happy end » de rigueur et la victoire du politiquement correct ). Un grand moment de cinéma avec un vrai scénario et des personnages étudiés en profondeur et superbement interprétés. Un grand bravo à Sydney Pollack pour sa direction d'acteurs et sa mise en scène d'exception.
Une bonne surprise que ce film d'espionnage. Le scénario est prenant et maintient le suspense. En outre il s'appuie sur l'interprétation sans faute Nicole Kidman et Sean Penn. Un divertissement de qualité. A voir.