Doté d'une histoire somme toute bien sympathique, ce long métrage de André Hunebelle posséde en plus un beau casting ( évidemment qui est en grande partie féminin, vu son titre ) qui lui apporte un vent de fraîcheur tout a fait appréciable. Car en plus d'être jolies ( Agnès Laurent, Estella Blain et Christine Carrère sont vraiment ravissantes ), la plupart des jeunes actrices qui y sont présentent sont bien convaincante, car elles s'avèrent bien touchante dans leurs interprétations - mention spéciale à Marie-Hélène Arnaud, qui est pour moi la révélation du film dans le rôle de Catherine Royer qui est clairement le personnage central du récit. Notons, également la très bonne performance de Gaby Morlay à travers son personnage de directrice de l'établissement. La mise en scène bien élégante de André Hunebelle est une autre qualité de cette oeuvre dramatique où sont présent les thèmes de la jalousie ou encore du fantasme, et même s'il est imparfait, il mériterait clairement d'être découvert par le grand public.
Hormis un départ un peu mystérieux qui attire l'attention et laisse supposer des développements intéressants le reste du film s'apparente plus à de la soupe. On retiendra surtout la présence de l' espiègle Catherine Deneuve,
Les jeunes filles en fleurs, je les préfère chez Proust ou chez Colette. Celles d'André Hunebelle, des collégiennes dont les interprètes n'ont déjà plus l'âge du lycée, sont les élèves (bien nées) du pensionnat dirigé par Gaby Morlay, laquelle, comme elle le dira à la fin, les prépare dignement à "leur vie d'épouses et mères". Toute une époque. Parce qu'elles sont des jeunes filles occupées à des gamineries, ça caquète dans les dortoirs, au réfectoire et, au besoin, ça fait le mur. Surtout qu'une nouvelle arrivée, Catherine, s'attache des amies et des ennemies, vu qu'elle est belle et qu'elle a tous les dons. Elle a de la tenue aussi : son interprète, l'inconnue Marie-Hélène Arnaud, est mannequin. Mais pas comédienne. Entre comédie et psychodrame sentimental, tenté aussi par le tire-larmes, André Hunebelle tourne une niaiserie qui ne dit pas grand 'chose de la jeune fille des années 50. Le scénario fait longtemps du surplace avant de pencher vers la bluette contrariée bien gnangnan au moment où Catherine fait la rencontre d'un garçon. Et le dénouement est un grand moment de romantisme ringard. Je n'ai pas repéré Catherine Deneuve mais sa petite sœur Sylvie Dorléac anime avec espièglerie le dortoir des "petites".