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ClashDoherty
271 abonnés
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5,0
Publiée le 2 juin 2007
Film tout simplment formidable, à la fois drôle, mélancolique, poignant et décalé. Grand film, énorme et sublime surprise, avec une musique sensationnelle de Yann Tiersen et une photographie sublime.
Le film fait immanquablement penser à notre bon vieux Hibernatus remis dans le contexte de la réunification allemande et si De Funès n'est pas là pour vociférer qu'on "va sur la lune avec un insecte", Good Bye Lenin a ses nombreux moments de pure comédie enjouée et délicieusement drolatique.
Ses acteurs et actrices sont excellents, la mise en scène fait preuve d'une belle rigueur et le scénario malgré une ambiguité -qui nous laisse sur notre faim- sur la fin est très inventif.
Le film a ses moments dramatiques également, mettant en exergue avec justesse le destin de cette famille déchirée par le rideau de fer et les regrets notamment de la maman, son désarroi lorsqu'elle n'a pu choisir ni se décider à prendre la décision fatidique. La réunification des familles est décidément moins aisée que celle des pays !
Emouvant et drôle, doté d'une belle musique, ce film allemand regarde en arrière avec tendresse et une nostalgie dépitée un moment clé de son histoire qui a bouleversé tant de vies et qui marque la fin d'une dette que l'Allemagne n'en finissait plus de payer. Adieu Lénine, adieu enfoirnaze de communiste et vive la grande Allemagne libre !
« Aussi drôle qu’émouvant ». Le bandeau figurant sur le DVD n’aurait pas pu mieux résumer cette petite perle du cinéma allemand ! «Goodbye Lenin » se laisse voir et revoir sans problème grâce à une grande fluidité du récit, émaillé de petites trouvailles cocasses et de jolis moments d’émotion sans pathos… Les acteurs sont très biens, en particulier les deux principaux protagonistes : Daniel Brühl drôle et touchant dans sa lutte surréaliste pour faire croire à sa mère revenue d’un long coma que l’ancienne RDA existe toujours ; Katrin Sass, et son beau regard généreux, émouvante et pudique. Mention spéciale aussi par la sublime musique de Yann Tiersen, qui, comme par magie, semble indissociable du film… Plus qu’un film, ce long métrage marque le retour du cinéma d’outre-Rhin à l’international. Étonnant que Wolfgang Becker n’ait rien tourné depuis ce joli succès.
Une oeuvre colossale qui montre à quel point le mensonge peut faire vivre une vie incroyablement réelle! Un acteur exceptionnel (Daniel Bruhl) et une mise en image très allemande et forcément belle!
Une bombe est lacher avec ce scénarios aussi hallucinant que percutant. On se croit en pleine 4ième dimension mais ce sujet permet la comparaison des 2 systèmes présent en Allemagne lors de la chute du mur. Tout bonnement excellent.
Mélodrame particulièrement incarné, une véritable bouffée de nostalgie dans le cinéma des années 2000. Une musique de Yann Tiersen inoubliable, mélancolique, comme un écho des souvenirs du passé : mélodie bouleversante qui habite le film de Wolfgang Becker et qui résonne longtemps après, dans le lointain, comme une madeleine de Proust. Good Bye, Lenin ! est un petit choc émotionnel qui puise son émotion dans les idéaux d'une famille décomposée, meurtrie, dont la mère conserve les principes malgré elle, comme par ironie du sort, clouée dans sa chambre où le monde est à refaire. Mais le monde a changé de lui-même, impitoyablement, et Maman Kerner ne le sait... C'est d'une grande intensité, lyrique et tragique, jamais pathétique pourtant. Good Bye, Lenin ! décrit sans complaisance le tendre et bienveillant mensonge d'un fils à sa mère pour la préserver du malheur. Le final, encore accompagné du piano de Yann Tiersen, nous montre moins la mort que le départ d'une étoile : ou quand Maman Kerner s'en va au ciel...
Mis en scène par Wolfgang Becker, Good Bye Lenin! est une comédie dramatique aux allures politiques, explorant avec humour et aventure la Chute du Mur de Berlin et la Réunification. Durant ces évènements, la mère du main character se trouvait dans le coma, et se réveille doucement huit mois plus tard. Pour ne pas la heurter et ainsi lui éviter une rechute, ses proches doivent lui mentir et faire comme si rien n'avait eu lieu. Un très beau film, aux sonorités splendides, où les relations familiales s'unissent brillament dans un scénario original et travaillé.
Il y a des films comme ça, tout simples mais qui vous touchent droit au cœur. L histoire de se fils qui se démène pour cacher à sa mère que le mur de Berlin est tombé est drôle, touchante, délirante. C est surtout un film plein de vie (d autant plus surprenant que le cinéma allemand n est pas vraiment reconnu pour son entrain et sa légèreté) qui bénéficie de la très belle partition de Yann Tiersen et d une troupe d acteurs bien amusante.
Le cinéma Allemand des années 2000 s'exporte relativement bien, et notamment dans notre Hexagone. J'en veux pour preuve ce "Good Bye, Lenin", fort d'un succès critique et public en salles qui s'est depuis fait une petite réputation dépassant largement le cadre de l'art et essai. Nos voisins d'Outre-Rhin se sont ces dernières années (j'entends particulièrement depuis le début de ce siècle) penchés sur les lendemains de la chute du mur et ses conséquences, notamment aux yeux d'une population enfin réunie. Ce long-métrage en est l'exemple-même, à l'exception près que plutôt que d'opter pour une étude quasi-sociologique, il s'est tourné vers le chemin du rire, adoptant le costume de clown triste ou comment s'amuser de sujets graves. Aimant d'ordinaire plaisanter sur les drames qui font le quotidien de notre planète (mais de manière beaucoup plus violente), je fus ravi de découvrir l'usage d'un comique décomplexé, qui, sans faire dans la provocation, résiste assez bien au piège du politiquement correct (pour le côté comédie tout du moins, le reste étant une toute autre histoire). Nous assistons ainsi à des caricatures successives des deux camps, suffisamment grossières et absurdes pour faire remonter la courbe de notre bouche mais qui s'en tiennent à un certain degré de rigueur tout de même, de façon à ne pas faire dans la grosse farce bien grasse un peu téléphonée. N'empêche, plusieurs séquences (elles ne sont pas isolées) valent le détour, et c'est peu dire. Après, si l'on tente d'y voir un tout petit peu plus en profondeur, on s'aperçoit (évidemment, malheureusement !) que la réalisation est on ne peut plus stéréotypée et que le côté soi-disant émotionnel, en quelque sorte le miroir de ce gag est complètement raté. Vaine compilation de sentiments à deux balles... Les acteurs s'en sortent avec les honneurs, bien dans le ton mélancolique et désabusé d'une comédie originale se démarquant de la masse (sous-entendu de productions insignifiantes). Pour retrouver le sourire.