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Un visiteur
2,5
Publiée le 30 décembre 2012
Je commence d'entrée: je n'aime pas Spielberg. Excepté deux films, je ne supporte pas ses idéalisations de la société ou de la guerre. Et, d'accord il a fait des films qui font rêver des enfants, mais bon, on en a assez! C'est niais, moche, inintéressant et dire qu'il y en a qui le dise meilleur réalisateur de tous les temps, alors qu'en face on a un Kubrick, Myiazaki, Kurosawa, Aronofsky ou Sono. Mais bon, ça reste mon avis. Alors Duel. En résumé un gros camion essaye de tuer un conducteur. Pourquoi? Aucune idée. Okay, c'est original mais au bout de trente minutes, on commence à se lasser et le suspens retombe car on sait SPOIL qu'il n'y aura aucune raison de cet accident SPOIL. Donc le film ne sert à rien mais à de bons acteurs, bonne musique, et un magnifique cadrage. J'étais époustouflé! En fait, j'exagère un peu. Le film a réussi à ouvrir la voie aux thriller à petit budget comme Buried (un cercueil pendant 1h30) ou Nine Dead (9 personnes dans une pièce). Pour ça, je le remercie.
Bien bon souvenir de ce film vu lors de ma jeunesse...Un camion poursuit une voiture et la harcele....Scenario somme toute simplet,et pourtant....ca donne un bon thriller.....Comme quoi des fois....
Du téléfilm aux salles obscures, le parfum d’appréciation suit la bonne direction et ce ne sera pas pour déplaire le tout jeune réalisateur Steven Spielberg, âgé de 25 ans. Il adapte ainsi la nouvelle autobiographique de Richard Matheson, qu’il s’appropriera par la suite, usant d’une technicité innovatrice, transcendant les enchaînements de plans, les angles de vue et la proximité avec sa monstrueuse créature de métal. Entre suspense et road movie, le divertissement est assuré, mais l’effet qui s’en dégage est d’une nature très captivante. Il s’agit là du point fort du film. La proximité et l’interaction avec le spectateur est convaincante et ne lèvera pas le pied avant de baisser les rideaux.
Reconnaître un cinéphile plus cultivé qu’un autre, c’est tout un débat. Or, il n’y en a aucun ici, lorsqu’il s’agit de sortir du lot parmi les réalisateurs d’une ère cinématographique en pleine ascension. Le réalisme des plans est tout bonnement bluffant et jamais un moteur ne nous avait jamais autant fait vibrer et transporter dernière le volant, face au rétroviseur qui pointe l’apocalypse. Spielberg projette alors son héros, rempli de faiblesses pour qu’il affronte ses peurs, pour qu’il affronte la mort. David Mann (Dennis Weaver) représente donc tout ce qu’il y a de plus fragile dans la mentalité du récit. En manque de contrôle sur soi, ses proches ou autrui, en manque de virilité et de courage face au conflit, il sera très rapidement confronté à un chauffeur aux commandes d’un camion-citerne. Mais peut-on réellement les dissocier alors que la fantaisie veut que cette machine soit une métaphore de sa condition ? Non, la symbiose est parfaite et il ne reste que cette vieille carrosserie que l’on retiendra, en plus de appel incessant, rappelant qu’il est porteur de misère et de destruction.
Ce sentiment de danger est omniprésent sur la route et Mann le comprend rapidement. Il n’est pas à l’abri où qu’il aille, dès lors qu’il s’est aventuré dans l’antre de la bête mécanique. Les plans étouffant sa voiture rouge, légère et avec peu de caractère reflète ainsi un état de conscience encore jeune, encore renfermé sur son mal être. Les plans la montre toujours dans une petite surface de l’écran, contrairement au mastodonte qui le poursuit. En plus de vues subjectives et très rapprochées, nous sommes naturellement conviés à une lutte sans merci où la fuite ne peut résoudre le complexe du pilote de tête. L’affrontement fait donc référence à l’exploit, là où David, homme ordinaire défia Goliath, là où le plus respectueux des esclaves tient tête à son maître. Les chaines se brisent, tout comme cette continuité où c’est l’audace qui est récompensée, au détriment de la déshumanisation. La route tient un rôle muet qu’il est important de considérer, car c’est lui qui rythme la course-poursuite, mais le camion symbolise et anticipe tout ce qui ne dépend plus de l’homme. La machine devient autonome et c’est l’homme qui dépend d’elle, malgré son autorité.
La menace n’a pas besoin de visage, Spielberg le comprend bien et laisse notre imagination faire le reste. Spéculer, supposer et accuser. Les doutes constituent l’essence de notre moteur sensoriel. Notre cerveau s’alimente avec juste ce qu’il faut en hésitation pour nous contraindre à tenir le volant comme le héros et à nous faire jouer de la pédale, comme ce furieux chauffeur de la route californienne. « Duel », en plus d’être le premier long métrage de succès du visionnaire Américain, détient comme un sentiment d’espoir que nous méritons tous. Il s’agit aussi bien du virage vertigineux dans la carrière du réalisateur, mais cette œuvre promet également son lot de frissons, tremplin nécessaire vers l’équilibre des choses. Il faut savoir combattre sa peur, qui finit toujours par nous rattraper. A aucun moment, on ne perd de vue la route et on embrasse avec plaisir du grand spectacle, du grand cinéma.
Avant de filmer les requins, les dinosaures et autres alien qui sont aujourd'hui mythique, Steven Spielberg a réalisé ce thriller psychologique, captivant, spectaculaire et riches en action. A ne manquer sous aucun prétexte !
Très jeune, Spielberg réalise son premier (télé)film de manière magistrale. Film fantastique dans son sens le plus noble, il intègre une quantité d'éléments qui lors d'un premier visionnage ne sautent pas forcément aux yeux. Ainsi, pêle-mêle, spoiler: le héros s'appelle David Mann et fait référence à David contre Goliath, l'Homme contre le Monstre. Si l'on écoute attentivement également le dialogue à la radio pendant que le héros conduit au tout début du film, on comprend que la description faite se rapporte totalement à lui. Et puis il y a la voiture, rouge, la victime dans un paysage poussiereux, jaune... L'homme qui conduit le camion, que l'on ne voit jamais (excepté un bras ou des santiags). Le train qui répond au klaxon du camion (et qui cherche lui aussi à écraser la voiture), on voit dès lors que ce n'est pas le conducteur que le camion cherche à tuer, mais la voiture, le conducteur n'est ici qu'un faire valoir. Les mugissements du camion qui s'apparentent à des grognements d'animaux terrifiants. L'huile qui s'écoule à la fin du camion et qui fait évidemment référence au sang. Les sauts de David Mann à la fin du film, qui le mênent à une régression finale (on dirait qu'il est devenu un singe) puis la posture de l'homme sage. . Et il y a ses superbes plans (un peu comme dans Evil Dead) où la caméra est posée dans tous les sens. Au final, l'un des meilleurs films fantastiques qui soit, quasi sans une goutte de sang, où l'on se pose encore et encore des questions.
Le paradoxe avec Duel, c'est qu'il est d'une crédulité des plus flagrante, or, Spielberg prouve avec son premier long-métrage qu'il n'est pas qu'un simple réalisateur ! La puissance réside dans une mise en scène livrant des plans artistiques fabuleux, une musique qui pointe le bout de son nez un peu tard, mais qui fait son effet, ainsi qu'une tension rudement bien menée. Chaque agissement du conducteur du camion est imprévisible, l'interprétation de Dennis Weaver est très bonne. Un premier film qui déniche déjà tout son talent à Spielberg !
Un homme poursuivi par ses angoisses, matérialisées par une sorte de camion fantôme. spoiler: Pour s'en libérer, il devra sacrifier le symbole de ses ambitions. Un magistral exercice de style à étudier dans toutes les écoles de cinéma.
Le paradoxe avec "Duel", c'est qu'il est d'une crédulité dès plus flagrante, or, Spielberg prouve avec son premier long-métrage qu'il n'est pas qu'un simple réalisateur ! La puissance réside dans une mise en scène livrant des plans artistiques fabuleux, une musique qui pointe le bout de son nez un peu tard, mais qui fait son effet, ainsi qu'une tension rudement bien menée. Chaque agissement du conducteur du camion est imprévisible, l'interprétation de Dennis Weaver est très bonne. Un premier film qui déniche déjà tout son talent à Spielberg !
Un téléfilm certes mais un premier coup de maître de la part du grand Spielberg qui montre ici une grande maîtrise du suspense malgré une intrigue on ne peut plus simple. A voir absolument.
Pas grand chose pour faire ce film, mais la façon dont il est filmé fait tout. Du suspense, un acteur qui joue très bien, il fait ressentir son "émotion"... sa peur. Le film passe bien, on ne voit pas le temps défiler !
Le premier film de Steven Spielberg, qui montre bien où en était le cinéma à cette époque. L'acteur principal joue bien son rôle de stressé alors que son ennemi ne montre pas une seule fois son nez. Un film de suspense qui nous fait suer au début, puis qui nous fait attendre le dénouement, décevant, et la fin, spoiler: ouverte .
Peu de dialogue mais une course poursuite infernale entre le super poids lourd et la voiture. Des scènes impressionnantes et un suspense garanti. On ne voit jamais le chauffeur du camion, uniquement ses bottes. En réalité, c'était un cascadeur dénommé Carey Loftin, célèbre à Hollywood pour ses qualités de pilote, décédé en 1997.
Coup de maître pour Spielberg avec ce coup d'essai dépourvu de moyen et par conséquent d'effets spéciaux. Le résultat est d'autant plus réussi et la tension palpable.
Avec son scénario très simpliste de course-poursuite, "Duel" n'aura pourtant pas de mal à accrocher le spectateur dans son fauteuil du début à la fin. Le suspens est à son comble, la tension règne en permanence, voilà de quoi se glisser dans la peau du personnage en un battement de cil. Ce qui rend également la chose effrayante, c'est que l'on n'aura pas la réponse du pourquoi. On angoisse donc au côté de ce personnage, victime d'un acharnement qui prendra constamment aux tripes. Une belle réussite, aussi simple soit-elle, qui annonçait les débuts très prometteurs de Steven Spielberg.