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4,0
Publiée le 16 mai 2026
Avec Duel, Steven Spielberg transforme un postulat d’une simplicité extrême en une expérience de tension quasi primitive, fondée sur la peur pure et l’instinct de survie. La mise en scène révèle déjà une maîtrise impressionnante de l’espace et du suspense, chaque portion de route devenant un terrain d’angoisse potentielle. Le camion, filmé comme une créature mécanique déshumanisée, acquiert une présence presque monstrueuse précisément parce que Spielberg refuse d’en expliquer les motivations. Dennis Weaver porte admirablement cette descente progressive vers la paranoïa et l’épuisement nerveux, donnant au film une dimension psychologique plus riche qu’il n’y paraît. Malgré quelques répétitions inhérentes à son concept minimaliste, Duel demeure un exercice de style redoutablement efficace.
La première fois que j'ai vu ce film au cinéma, je n'ai pas compris. Pourquoi ce camion poursuit-il cette voiture ? Après une deuxième scéance, en fait, on s'aperçoit que c'est presque secondaire. L'interêt et la force de ce film tient dans sa construction. Ca engoisse, ça crispe, ça tient en haleine (on mange pas ses ongles !) . La réalisation est une petite perle qui va faire de Spielberg un très grand réalisateur.
Premier film du grand Steven Spielberg, un thriller sous tension avec vraiment pas grand chose : une voiture et un camion. Une simple course poursuite. Aujourd’hui IMPOSSIBLE de réaliser un film comme ça, bien trop old school, pas énormément de dialogue, et tout simplement les technologies actuelle qui ne permettraient pas d’être pris au sérieux. C’est un bon film !
Sorti en 1971, Duel n’est pas seulement le premier coup d'éclat d'un réalisateur de 24 ans ; c'est une leçon magistrale de cinéma pur. En adaptant la nouvelle de Richard Matheson, Spielberg a compris que pour terrifier, il fallait dépouiller le récit de tout gras pour n'en garder que l'os. Une Mise en Scène de la Paranoïa Ce qui frappe dans Duel, c’est l'utilisation de l'espace. Spielberg transforme les routes désertiques en un huis clos à ciel ouvert. La caméra, souvent placée au ras du sol ou fixée aux pare-chocs, donne une dynamique viscérale à la poursuite. Le passage au HDR 10 sublime ce travail, e contraste entre le rouge éclatant de la modeste Plymouth Valiant et la masse sombre, huileuse et inquiétante du Peterbilt 281 accentue visuellement le combat de David contre Goliath. Le génie du film réside dans le choix de ne jamais montrer le conducteur. Le camion devient alors une entité organique, une bête préhistorique recrachant de la fumée noire, dont les plaques minéralogiques accrochées au pare-choc sont autant de trophées de chasse. L'angoisse ne vient pas d'un homme, mais d'une fatalité mécanique qui refuse de s'arrêter. Tourné en seulement 13 jours, le film prouve que l'ingéniosité prime sur le budget. La gestion de la tension est métronomique. Spielberg alterne entre des moments de calme psychologique (la scène du restaurant) et des poussées d'adrénaline pure. C'est le cauchemar de tout automobiliste poussé à l'absurde. Le film touche à une peur primaire : être pris pour cible sans raison apparente. Duel reste aujourd'hui un modèle de narration visuelle. C’est un film qui ne se regarde pas, il se subit de la même manière que David Mann subit ce harcèlement routier. Une œuvre brute, implacable, qui annonçait déjà, avec quatre ans d'avance, la terreur invisible des Dents de la Mer.
Cela n’avait beau n’être qu’un téléfilm, cette première réalisation de Steven Spielberg vaut amplement le coup d’œil. Récit sans temps mort d’un conducteur traqué par un chauffeur routier au volant de son camion sur une route désertique. Mise en scène avec brio, distillant un suspense montant crescendo qui tient en haleine jusqu’à la dernière seconde et surtout capacité à éviter les redondances d’une histoire qui aurait pu rapidement devenir répétitive et ennuyeuse.
Duel, le chef d'oeuvre de Steven Spielberg, son tout premier long métrage qui laissait déjà apparaître son talent. On suit un homme dans une Plymouth rouge qui est pourchassé par un camion après avoir doublé ce dernier, s'ensuit un duel entre ses deux conducteurs, comme dans un western mais sur routes. Le rythme est parfois assez lent ce qui pourrait rebuter certaines personnes, néanmoins la tension et le suspense restent toujours présent. L'histoire est principalement centré sur le conducteur de la voiture, on n'aperçoit que très furtivement le camionneur, c'est avant tout un combat entre un homme est une machine impressionnante. Duel n'est pas le film de Steven Spielberg le plus connu du grand public mais c'est un classique du cinéma, à voir au moins une fois dans sa vie
Avec Duel, Spielberg transforme une simple course-poursuite en un cauchemar mécanique d’une tension inouïe. Ce thriller minimaliste, où un modeste commercial est traqué sur les routes désertiques par un camion menaçant, est une leçon de mise en scène et de suspense pur. Sans jamais montrer le visage du chauffeur, Spielberg fait du monstre d’acier une force quasi surnaturelle, une menace omniprésente qui ne relâche jamais son emprise. La réalisation est magistrale : plans serrés, montées en tension millimétrées et une narration qui ne laisse aucun répit. C’est dans cette simplicité diabolique que réside la force du film : une traque haletante, viscérale, où chaque rugissement du moteur fait grimper l’angoisse. Duel, c’est un coup de maître qui annonce la naissance d’un génie du cinéma, une œuvre à voir absolument pour comprendre comment Spielberg a posé les bases de son immense carrière.
Conseil de visionnage : Regardez Duel seul ou avec un ami amateur de suspense, tard un soir d’été et de préférence sur la banquette de votre voiture. Enfilez un casque sur vos oreilles pour ressentir chaque vrombissement du moteur et laissez-vous happer par cette traque implacable.
L'un des meilleurs de Spielberg ! Je me le suis maté en boucle à l'âge de treize ans et je connais beaucoup de scènes par coeur ! Le suspense est à son comble et on ne s'ennuie pas. Spielberg n'avait que vingt-cinq ans quand il l'a tourné. Déjà prometteur ! La musique est envoûtante et le montage prenant. En tout cas, je l'ai préféré aux Dents de la mer.
Duel n'est pas simplement un film, c'est une expérience cinématographique. Dès les premières secondes, Spielberg nous happe dans un huis clos à ciel ouvert où la tension ne fait que croître jusqu'à un final inoubliable. L'histoire, d'une simplicité désarmante – un représentant de commerce pourchassé par un camionneur fantôme sur les routes désertiques de Californie – se transforme sous la caméra de Spielberg en une allégorie de la lutte pour la survie. Ce qui frappe avant tout, c'est la maîtrise absolue de la mise en scène. Spielberg utilise chaque élément – le paysage aride, le vrombissement menaçant du camion, les angles de caméra ingénieux – pour créer une atmosphère d'angoisse permanente. On ne voit presque jamais le visage du conducteur du camion, ce qui le rend d'autant plus terrifiant, une incarnation anonyme et implacable du danger. Le personnage de David Mann, interprété avec justesse par Dennis Weaver, est un homme ordinaire confronté à une situation extraordinaire. On s'identifie immédiatement à lui, à sa peur, à sa détermination grandissante. Chaque tentative pour échapper à son poursuivant est une source de tension insoutenable. Duel est un film qui ne vieillit pas. Sa simplicité narrative et son efficacité cinématographique en font un classique indémodable. C'est une leçon de cinéma sur la façon de créer du suspense avec peu de moyens, une œuvre qui continue de fasciner et de terrifier les spectateurs, même après des décennies. Un chef-d'œuvre absolu à voir et à revoir.
J'ai eu besoin de venir ici pour vider mon sac ..... Oui, ce film est légendaire. Il ne vieilli pratiquement pas. La qualité générale de ce long métrage est tout simplement superbe.
Ceci étant dit ...... J'ai grincé des dents pendant tout le film parce que le rôle de l'acteur m'a fait penser a Jerry de Rick et Morty.
Une plymouth Valiant c'est un moteur 6 cylindres de pratiquement 3L. ... Il aurait largement pu 'tracer' ce camion. mais il prend durant tout le film des mauvaises décisions. 'Ok, il faut bien des rebondissements mais il est carrément 'maladroit'...'
Du coup, j'ai aimé le film mais je me suis constamment demandé pourquoi il réagissait de cette façon.
Véritable révélation lors de sa sortie, ce film,qui pourra paraitre mou et lent à de jeunes spectateurs, stupéfia pourtant par sa puissance et sa tension, inédites à l'époque. En cela, il partage le triste sort de nombreux films, comme le Parrain, Bullit, ou Python 357, qui semblaient ultra speed dans les 70's et que notre époque survoltée trouvera anémiques. Il lui reste ses qualités visuelles, le montage, la photographie - là encore, la dominante sépia, si souvent imitée-, et toute la symbolique de la confrontation entre une force animale, presque diabolique, et un individu terne, un John Doe monocolore, en lequel l'Américain de la rue pouvait s'identifier.
C'est le thriller simpliste de l'époque. Il n'y a pas vraiment de fil narratif même si on tente très rapidement d'en établir un, c'est un plutôt comme un film d'horreur dans lequel on recherche plus les sensations que l'histoire mais bon. C'est court ça semble un peu longuet et répétitif sur la dernière partie. Il y a des images assez sympa quand même pour le coup et un certain charme de l'époque. Certains y trouveront un sens profond mais je pense que pour le coup c'est hors sujet. Les amateurs du genre seront ravis de découvrir ceci, personnellement j'en tire pas grand chose, sympa, probablement à voir une fois, mais qui ne me touche pas particulièrement.