13697 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
552 critiques spectateurs
5
155 critiques
4
229 critiques
3
101 critiques
2
38 critiques
1
15 critiques
0
14 critiques
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
Milano CL07
7 abonnés
116 critiques
Suivre son activité
4,0
Publiée le 23 mars 2021
La première fois que j'ai vu Duel, je ne pensais pas accrocher pendant une heure et demie à un scénario aussi simple, j'ai pourtant était pleinement absorbé par une maîtrise parfaite du suspense et une tension sans cesse croissante... Le premier film du maître Spielberg. On suit le périple de David Mann en route pour un rendez vous professionnel, tout va bien jusqu'à la rencontre d'un effrayant camion à la conduite dangereuse, David semble être pris pour cible par le mystérieux conducteur ; s'en suit une course poursuite effrénée sur les routes du désert Californien. Ce film est un exemple de gestion du suspense, en réussissant cette prouesse à partir d'un scénario qui pourrait tenir sur une page... On prend part à l'angoisse du chauffeur de la voiture rouge, et on est hypnotisé par le déroulement des évènements et l'envie de connaître le dénouement final... À noter toutefois, certaines longueurs, le film étant à la base un téléfilm qui a été rallongé pour une sortie au cinéma, il fait du surplace par moments. Ce film est une réussite et la preuve qu'on peut faire du grand cinéma sans forcément avoir à disposition un gros budget ; c'est un camion qui poursuit une voiture sans raison apparente et c'est suffisamment captivant pour nous tenir en haleine pendant une heure et demie grâce à une mise en scène efficace, un acteur très investis dans son rôle ainsi qu'une maîtrise totale du suspense.
Dans les Rocheuses californiennes, l’art de créer le suspense avec un scénario minimaliste dont le personnage principal est un camion-citerne au physique impressionnant ! Le film qui a révélé Spielberg.
La force du film de créer une histoire aussi intense avec un scénario aussi basique est impressionnante. La personnification du camion est incroyable, on croirait voir un animal, un monstre qui s'amuse à chasser sa minuscule proie sans défense.
Ce premier film (ou devrais je dire téléfilm) de Spielberg nous emporte dans une histoire totalement improbable et développe un suspense très angoissant, qui nous mène à envier comme un fou la fin. Et pourtant .... je ne suis pas trop satisfait de la fin mais dans ce genre de film ce n'est pas le plus important mais plutôt l'angoisse pour l'atteindre
Duel, le premier long métrage de Steven Spielberg, d’abord sorti comme téléfilm en 1971 sur la chaine ABC, suite à son succès il sort au cinéma en 1972. Pour sa première production, Spielberg frappe fort, il en fait intelligemment, sa carte de visite et lancera sa carrière. Spielberg réussit la prouesse de réaliser un film culte avec un petit budget et un tournage concentré sur une quinzaine de jours. Avec quelques acteurs, quelques véhicules et un scénario simple, efficacement traité, le film est primé au festival d’Avoriaz. Duel s’inspire d’une nouvelle du scénariste de Richard Matheson. Deux acteurs principaux, une Plymouth Valiant et un vieux camion Peterbilt. Dennis Weaver dans le rôle de David Mann, un employé lambda qui se rend à un rendez-vous de travail et le cascadeur Carey Loftin dans le rôle du mystérieux routier, dont on ne verra jamais le visage. Un monde fait par et pour l’automobile, déshumanisé où les personnages et leurs véhicules se confondent. Une réalisation Hichtcockienne, avec une grande utilisation de plans subjectifs et de la musique. Simple et efficace.
Spielberg fait un premier long métrage, qui donne un résultat excellent. La mise en scène, et les plans séquences sont somptueux pour 1973, et on clairement pas vieilli. L’histoire du film est banal, mais on est embarquer dedans, on est angoissé, surpris tout au long...
Initialement créé pour la télévision, ce film a connu ensuite une sortie en salles et est ainsi devenu le premier long-métrage de cinéma de Steven Spielberg. Le scénario est signé Richard Matheson (Je suis une légende, L'Homme qui rétrécit…) d'après l'une de ses nouvelles. Scénario minimaliste et percutant : un automobiliste lambda est pris en chasse, sans raison, par un gros camion-citerne. Folle course-poursuite. L'absurdité et l'effroi. Un pur cauchemar, le temps d'une journée (de merde). Le schéma narratif joue sur les peurs archaïques, sur le thème de la lutte pour la survie, face à une menace monstrueuse. Schéma que reproduira Spielberg quelques années plus tard dans Les Dents de la mer, avec un requin à la place du gros camion. Ce canevas basique offre au jeune cinéaste d'alors un formidable terrain de jeu pour ses expérimentations stylistiques. Et on peut dire que cet exercice de style est sacrément réussi côté réalisation et côté montage. Alternance de caméra subjective et objective, angles de vue variés, grand sens de l'espace et du rythme, découpage précis. Bref, un suspense joliment maîtrisé techniquement. Avec, en prime, une personnification étonnante du camion, animal de métal vrombissant et oppressant, puissance roulante et sadique. Seule la voix-off du conducteur de la voiture (Dennis Weaver) ne paraissait pas nécessaire. L'expressivité visuelle et sonore suffisait. Tournage en 16 jours (!). Mouvance Nouvel Hollywood.
Ce film ou Téléfilm fut le premier succès de Steven Spielberg . Un scénario plus que simpliste mais tout cela est bien amené grâce au suspens mis par le réalisateur . Film culte
En 1971, Steven Spielberg entre dans l'histoire du cinéma en réalisant ''Duel'', son premier film pour la télévision. Son succès est tellement monstrueux que le cinéaste décidera de le présenter dans quelques salles obscures américaines et européennes. Cette oeuvre est une expérimentation de toutes les caractéristiques du suspense que l'on peut retrouver dans un long métrage. Spielberg explore ici les limites du soutenable avec une tension continue créée par la sublime mise en scène, la musique inquiétante et le jeu époustouflant de Dennis Weaver dans le rôle principal. "Duel" raconte l'histoire d'un employé de commerce traversant la Californie pour se rendre à un rendez-vous d'affaire. Après quelques péripéties sur la route, un camion le prendra en chasse et dès lors, une course-poursuite délirante se mettra en place. Le cinéaste nous démontre dans ce film, presque entièrement muet, qu'une mise en scène maîtrisée peut faire d'un scénario banal une réussite totale. Une angoisse insupportable est mise en marche dès le départ et ce, même avec des scènes d'une banalité extrême. On peut prendre l'exemple du café restaurant où nous n'avons aucune raison réelle d'être sous tension. Le réalisateur réussit avec brio à rendre cette scène anodine vers une complexité psychologique oppressante avec seulement sa caméra et ses gros plans faciaux inquiétants. Cette scène particulière nous angoisse autant que le protagoniste et dans l'inconscience, nous cherchons, avec lui, l'homme qui se cache derrière le volant de ce camion emblématique. Steven Spielberg donne à ce camion une âme et en fait un personnage intégral du film. Les prises de vue le rend inquiétant, effrayant et hostile accompagnées par une musique oppressante. Le fait de ne jamais voir le conducteur ajoute au côté surnaturel de cet engin de l'enfer d'une force visuelle redoutable. Cette façon de suggérer l'angoisse sera répétée quatre ans plus tard dans son titanesque ''Jaws'' et nous en verrons également quelques aspects dans ''Jurassic Park''. Le réalisateur démontre dans son premier long métrage tout son talent ainsi que les prémisses d'une carrière exemplaire à venir. ''Duel'' est un monument cinématographique par sa réussite technique, visuelle et sera à tout jamais parmi les meilleurs films du cinéma américain. 5/5
Film sans intérêt à part revoir les bases du code de la route.
On ne connaît pas le but du film, qui réellement en veut à ce conducteur. Pas de dénouement ni d'explication concrète, on reste sur notre fin et on se demande ou souhaitait en venir le réalisateur, quel message souhaitait-il passer ?
Passez votre chemin sauf si vous souhaitez perdre 1h30 de votre temps
Le premier film de Steven Spielberg, d’abord diffusé à la TV en 1971, permet de découvrir tout le talent du jeune réalisateur (alors âgé de 25 ans) et sa maitrise du suspense. L’acteur principal, Dennis Weaver, interprète un automobiliste lambda chassé par un camion diabolique et poussiéreux. Ce téléfilm, qui remportera le Grand Prix du Festival d'Avoriaz, nous plonge dans une course-poursuite haletante à travers les paysages désertiques de Californie. Même si le rythme est parfois répétitif, le réalisateur démontre avec peu de moyen comment créer un climat anxiogène spoiler: sans jamais dévoiler la réelle identité du « méchant ». Bref, le début d’une grande carrière.
Une des premières œuvre de Spielberg. Et rien que là, l'étendu de son talent. Petit moyen mais gros potentiel pour ce film, course poursuite dans une route perdue du fin fond des Etats unis. Nous ne connaissons finalement que le personnage qui conduit la voiture. Et nous vivons les scènes avec angoisse. C'est pas un grand film mais il y'a du suspense et quand on voit les moyens, moi je dis Bravo.
Premier hit certifié d'un certain Steven Spielberg, Duel est avant tout la rampe de lancement qui va envoyer le cinéaste en orbite (d'où il n'est toujours pas redescendu d'ailleurs). À l'origine, une nouvelle de Richard Matheson. En ligne droite, simple et d'un seul tenant. À la lecture, Spielberg jubile. Voilà un projet qui va lui permettre de marcher dans les traces d'un de ses modèles, Alfred Hitchcock. Produite pour quelques 400.000 dollars, la transposition télé est l'étape suivante logique pour le jeune réalisateur (qui vient de signer quelques épisodes de séries, parmi lesquelles Columbo). Oui, Duel était d'abord un téléfilm. Et c'est là que le génie de Spielberg entre dans la partie, puisque son ambition artistique à elle-seule va propulser le projet au-delà de sa catégorie. À l'arrivée, le film s'impose comme l'un des tops départs les plus foudroyants jamais vu pour un metteur en scène. Rien que sur le cadre, Duel est un morceau de bravoure ininterrompu. Puisque l'intrigue se limite à une poursuite dans le désert, Spielberg décide s'en sert comme le terrain de jeu pour expérimenter tous les angles et toutes les valeurs de plans à disposition : panoramique, caméra embarquée, voiture-travelling, steadycam, plan débullé, décadrage, hors-champ,...Une véritable mine d'or créative, renforcée par un montage proprement fabuleux, jouant à merveille sur la notion de menace (que Spielberg confirmera dans Les Dents de la Mer). La base admirablement dépouillée de Matheson est habillée par un sens du rythme imparable et des points de bascule intelligemment placés. Je pense notamment à l'apparition d'une voix-off, prolongeant l'enfermement progressif du spectateur, qui n'est plus seulement cloisonné dans la voiture mais dans la tête de son malheureux propriétaire (formidable Dennis Weaver). Ou la séquence du passage à niveau, où le découpage devient fou furieux. L'autre bonne idée du film est de laisser le fantastique se frayer une place dans un récit à priori tout ce qu'il y a de plus terre-à-terre. En dépersonnalisant l'antagoniste, Duel prend des allures de western motorisée entre l'homme et la machine, simultanément planche de salut et moyen de mort sur roues. On en arrive presque à une abstraction, uniquement dirigée par la mécanique (du suspense) et le mouvement. Peu importe donc que le film s'essouffle légèrement dans son dernier quart. Le spectacle était de très haute volée, et la virtuosité de son orchestrateur terrassante. Il ira loin celui-là...
Mais comment a fait Steven Spielberg pour m'accrocher à mon "siège" pendant une heure et demi avec quasiment deux seuls éléments que sont une petites voitures rouges et un camion particulièrement hostile ? Je ne peux qu'applaudir cet exploit ! Du très bon suspense, un scénario passionnant, j'adore !