Ce film, qui est le premier long-métrage de Steven Spielberg et sorti en 1971 sur ABC puis en 1972 dans sa version cinéma, est très bon ! Honnêtement, je n'avais pas vraiment d'attentes sur ce film car je savais que j'allais aimer, tout simplement ! Malgré tout, lorsque l'on se dit ça, on est souvent déçu et surtout face à un sujet aussi bancal que celui-ci. En effet, comment tenir le spectateur en haleine pendant une heure et demie qu'avec une simple course-poursuite ? Car le synopsis, c'est ça, un homme se fait poursuivre par un camionneur fou sur une route désertique. Mais c'est sans compter sur les talents du réalisateur qui avait déjà fait ses preuves sur des épisodes de séries TV. Bon, je dois avouer que, même si le synopsis laisse entrevoir un film assez simple et classique finalement, c'est le genre de téléfilm américain que nous pouvons aujourd'hui facilement sur M6 le samedi après-midi, le sujet m'intéressait beaucoup, et puis j'avais confiance en Spielberg, tout simplement ! D'ailleurs, ce n'est pas pour rien que ce téléfilm d'environ soixante-dix minutes a été rallongé pour en avoir une version exploitable au cinéma. Effectivement, le film relate certes une course poursuite mais une course poursuite très bien mise en scène ! On peut se dire que ce jeu du chat et de la souris peut vite devenir fatiguant pendant une heure et demie mais pourtant, c'est tout l'inverse qui se produit ! Le film nous tiens en effet captivé pendant tout le long, notamment grâce à des scènes angoissantes ! Le réalisateur fait prendre vie au camion, le personnifie totalement, ce qui nous en donne la chair de poule ! Nous avons également cette excellente scène dans le restaurant qui joue énormément avec le regard et tiens le spectateur en haleine du bout à l'autre. Nous avons également les scènes d'action bien évidemment qui sont très bonnes et très bien filmées, l'impression de vitesse est complètement réussie. "Duel" est donc la preuve de plus que Spielberg est un grand réalisateur.
D'aucuns jugeraient qu'à partir d'un matériau aussi pauvre, il est impossible de construire un suspense à couper le souffle, une atmosphère anxiogène et des personnages qui soient assez attachants pour qu'on leur prête attention. Mais ce serait sans compter sur les talents d'un jeune cinéaste prodige, répondant au nom de Spielberg, et prêt dès son premier film à pondre la flopée de chef d'œuvres qu'on lui connaît tous. Par sa mise en scène virtuose et un montage haletant, il parvient à un sommet de tension et de suspense, et ce malgré le minimalisme extrême de son scénario. Paradoxalement, c'est ce minimalisme qui fait la richesse de Duel, dont l'histoire est si simple qu'elle laisse tout le loisir à de pures sensations de suspense, de peur et d'angoisse d'opérer sans restriction. Aussi, Duel a la réputation de se goûter comme une montagne russe donnant à son public de puissantes montées d'adrénaline, avec ce que ça a de jouissif. Déjà, le cinéaste se démarque par sa mise en scène inventive et sa propension à toucher le plus grand nombre, deux qualités que l'on trouve rarement réunies.
Premier film du réalisateur mais exemplaire sur le plan cinématographique. Des tous premiers plans à la dernière image on est pris par cette tension sans relâche. Extraordinaire performance..
Duel est un film avec peu de paroles mais beaucoup d’angoisse ce qui en faite un incontournable. Qui du camion ou de la voiture arrivera sain et sauf ?
1er film de Steven Spielberg (à la base un téléfilm) où la tension règne en maître durant 1h30. Des prises de vues secouantes, une course poursuite permanente, une histoire prenante. A voir absolument, dans le genre thriller.
Remis dans son contexte, Duel en tant que premier film d'un pionnier du cinéma est vraiment un bon film. Disposant d'un bon scénario écrit par l'auteur de "Je suis une légende" (Richard Matheson), le film propose de nombreuses scènes de course-poursuite encore assez impressionnantes et une réalisation déjà bien fournie pour un premier film. Le film a cependant un peu vieilli ce qui se ressent surtout à travers la musique et le rythme qui sont parfois à la ramasse. Seul véritable point noir du film : la qualité de jeu de Denis Weaver qui est globalement assez mauvais mais qui rentre assez bien dans l'image de l'archétype de son personnage, qui n'est d'ailleurs rien de plus qu'un archétype. A voir !
Film sympathique. Probablement 20min de trop pour le propos à développer. Et sinon le mec faudrait lui apprendre à quoi sert un rétro, il arrête pas de se retourner.
Premier film de mon cinéaste préféré que j’ai totalement détesté. Trop long pour ce qu’il offre, c’est à dire rien si ce n’est des doublages continu entre une vielle voiture et un pauvre camion à essence tout rouillé. Pourtant l’acteur principal est très bon mais son adversaire lui, à savoir pourquoi, on ne le voit jamais et sait encore moins pourquoi il est destiné à tuer notre “héros�. Seul moment intéressant est la chute du camion depuis une falaise. Un huit clos en extérieur aussi stupide qu’inutile.
Un film que ne m'a même pas confus. C'est juste un camion qui poursuit une voiture, mais pourquoi il y a autant de suspense.Des acteurs vraiment excellent un scénario qui est très recherché.
Énorme film que j'ai enfin vu il y a quelques mois. Cela faisait pas mal de temps que mon meilleur ami me parlait de ce film. Au final comme nous avons souvent les mêmes gout et conclusions par rapport aux films je me suis laissé convaincre. Ce film est une réussite tant sur les plans visuels que sur le jeu de l'acteur qui se fait poursuivre tout du long par un énorme camion. La tension est palpable tout du long avec quelques moments de retomber pour permettre au spectateur de se relâcher un peu. Un très bon film du grand Spilberg qui pour un de ses premiers films frappe très fort. On notera aussi que c'est une des rares fois où ce n'est pas John Williams qui signe la musique.
Je pense que la réputation du film tient en partie au label « naissance de Spielberg », même s’il a par ailleurs des qualités objectives. Disons que c’est un modèle d’exploitation optimale d’une idée casse-gueule... qui reste une idée casse-gueule. Du coup, plus que le film lui-même, on admire la capacité de Spielberg à faire durer un récit aussi ténu sur 1h30 sans (presque) jamais ennuyer, avec en plus des moyens très limités. Il y a aussi un côté western sur pneus assez intéressant étant donné la période charnière du Nouvel Hollywood, entre l’âge d’or du western et l’ère des blockbusters (ouverte par le même Spielberg avec Les Dents de la mer). Enfin il y a le côté slasher à moteur, et là c’est comme la plupart des slasher: efficace mais aussi un peu prévisible et répétitif.
Ce film est réussi grâce à la subtile imagination du talentueux Steven Spielberg. Mais le scénario, malgré qu'il soit bien structuré ne casse pas trois pattes à un canard. Il a beaucoup de longueurs et le peu de moyens mis en œuvres font que "duel" si c'est un excellent téléfilm n'est pas exceptionnel, en tout cas pour le cinéma... Cependant L'acteur joue bien l'américain classe moyenne chemise cravate lunette cheveux genre 70'.
Il est suffisamment rare qu’un téléfilm ait marqué l’histoire du cinéma pour que cela soit souligné ! En 1971, Universal accepte donc de confier un scénario de Richard Matheson, tiré d’une de ses nouvelles, pour remplir une case du ABC Movie of the week à un très jeune cinéaste s’étant déjà illustré sur quelques épisodes de séries (dont le 1er épisode de la 1ère saison de Columbo : Le Livre témoin) : un certain Steven Spielberg. Malgré un très faible budget et un tournage extrêmement court (13 jours et encore, à la base, il n’y en avait que 10 de prévu), le résultat est tellement réussi qu’il recevra en 1973 le Grand Prix du 1er Festival international du film fantastique d’Avoriaz, ce qu’il lui permettra d’être augmenté d’une douzaine de minutes pour pouvoir sortir en salles en Europe (ce qui en fait le premier film de cinéma de Steven Spielberg en Europe alors que Sugarland express est son premier film de cinéma aux États-Unis). Il faut dire que le résultat est assez incroyable. En effet, le cinéaste arrive à créer une tension constante pendant tout le film (les quelques instants de répit servent à montrer encore que seule la mort peut arrêter le conducteur du camion) alors que l’histoire tient sur un timbre poste : un homme en voiture est poursuivit sans raison par un camion. Le scénario arrive à multiplier les rebondissements afin que cela ne soit jamais ennuyeux mais c’est surtout la réalisation qui impressionne. Spielberg fait preuve d’une maîtrise totale de l’outil cinématographique : que ce soit les mouvements de caméra, le découpage, le montage (où on trouve un raccord dans l’axe sur trois plan annonçant celui de la plage des Dents de la mer), tout concoure au suspense et prouve une maîtrise de l’espace impressionnante. De plus,spoiler: à l’exception peut-être de la scène du coup de téléphone de David Mann à sa femme, les séquences tournées pour la version cinématographique ne sont pas de simples rajouts servant à étirer la durée du film mais sont des éléments de suspense supplémentairesspoiler: (le bus scolaire, le passage à niveau ) qui restent marquants (l’introduction en caméra subjective de la version cinéma accroche le spectateur dès la première seconde). De plus, dès ce premier long métrage, Spielberg évite la volonté de trop en montrerspoiler: (on ne verra du conducteur de camion que les mains, les pieds et, dans un des derniers plans, une vague silhouette ; les raisons de celui-ci ne sont jamais expliquées…) et fait preuve d’une réflexion sur la musique de film (celle de Billy Goldenberg n’est pas du tout symphonique mais se rapproche plutôt d’une musique d’ambiance rappelant parfois Bernard Herrmann). Ainsi, à l’exception de très légères erreurs de tournage qui seraient sûrement corrigées numériquement si le film était tourné de nos joursspoiler: (le très rapide reflet de Spielberg dans une cabine téléphonique, la porte côté conducteur du camion qui est ouverte dans l’impressionnante chute finale et qui laisse penser que le cascadeur a sauté du camion...) , Steven Spielberg signe dès son premier long métrage un coup de maître qui s’avère un sommet du suspense. Un chef-d’œuvre toujours aussi efficace et prenant de nos jours. Quand on voit dit que ce type est un génie !