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hpjvswzm5
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4,0
Publiée le 9 avril 2012
Dès le début de sa carrière, Steven Spielberg à réussi le tour de force de réaliser un téléfilm(oui oui) se concentrant plus sur la mise en scène et le suspens que sur le scénario à proprement parlé. En effet, ici, pas d'invasion d'extraterrestres ou de chasse au trésor à travers le globe, simplement un routier poursuivi sur une route par un énorme camion rouillé qui ne cesse de le harceler. On peut d'ailleurs clairement voir derrière ce monstre une sorte de démon qui semble tout droit sorti de l'enfer. L'absence de conducteur renforce ce sentiment, et pourtant, il paraît tout de même présent, puisque l'on voit son bras à plusieurs reprises. Le doute s'installe ainsi dans l'esprit du spectateur, et on ressent vraiment la détresse du personnage(très bien interprété par Dennis Weaver cela dit en passant). Je ne peux faire une critique complète sans vous parler de cette fameuse scène au restaurant, lorsque les pensées du héros sont rapportées par sa voix en tant que narrateur: il imagine ainsi les différentes options possibles pour demander aux hommes lequel d'entres eux est son agresseur, et le réalisateur les met en scène avant d'effectuer un fash back indiquant que ces scènes n'ont pas réellement eu lieu. La mise en scène de cette scène est également fascinante. Une grande réussite pour le jeune(mais déjà grand)Spielberg. Excellent.
« Duel » est le premier long métrage réalisé par Steven Spielberg. Devenu culte, ce film est un modèle de thriller où la tension va crescendo. Pourtant le récit part d’un concept tout à fait rudimentaire. David Mann, employé de commerce, quitte son domicile de San Diego pour se rendre à un rendez-vous de travail. Il délaisse rapidement l’agglomération et se retrouve sur les routes du désert de Californie. Gêné par un vieux camion rouillé roulant au ralenti, il le dépasse, ce qui n’est pas du goût de celui-ci. Un duel et une course poursuite s’engage alors sur ces routes arides et inhospitalières. A partir de cette histoire simple, Steven Spielberg construit un film au suspense imparable et à la narration parfaite. Il utilise efficacement dans sa réalisation l’espace, par des plans serrés ou larges sur le camion, montrant sa supériorité menaçante par exemple par des vues en contre plongée ou des gros plans sur l’avant du monstre de métal où s’affichent comme des trophées plusieurs plaques d’immatriculation. La bonne idée du réalisateur est d’avoir totalement déshumanisé le camion en ne montrant jamais, ou très partiellement, son conducteur, comme si cette carcasse métallique agissait de son propre chef. Cette mise en scène est complétée par un travail sur les sons produits par les deux bolides lancés à toute vitesse sur des routes désertes. Le personnage de David Mann, dans son auto rouge, apparaît comme un être faible et vulnérable, à la merci de ce camion fou dont on ne saura jamais la véritable raison de son acharnement. Steven Spielberg insiste sur la faiblesse de ce personnage dont on apprend à l’occasion d’un appel téléphonique, la lâcheté de son attitude par rapport à sa femme. Si le film est une course poursuite, le récit réserve quelques plages de respiration, comme ce long arrêt dans un bar où David Mann tente d’identifier le conducteur du camion fou. Mais même dans ces périodes de répit, l’engin métallique n’est pas très loin, apparaissant même souvent en arrière plan. « Duel » peut apparaître également comme une métaphore sur le thème sempiternel du combat entre les forces du bien et les forces du mal. Avec sa masse imposante, ses couleurs indéfinissables, son klaxon menaçant et son allure fantomatique, le camion est la représentation du mal qui tente d’écraser l’incarnation du bien en la personne inoffensive et fragile du voyageur de commerce. Un combat de David contre Goliath mené avec une efficacité redoutable par Steven Spielberg. Un film à voir absolument.
Ce n'est pas sans une certaine curiosité mêlée d'apréhension et de fébrilité que j'ai pu découvrir le premier film de l'un des plus grands réalisateurs de notre temps: j'ai nommé Steven Spielberg. Le premier, et aussi le moins bon que j'ai vu, c'est la première fois que je suis vraiment déçu par Spielberg. Pourquoi? Commeçons par ce qui semble le plus évident: trop de longueurs, surtout au début du film; Spielberg passe plus de la moitié du film à filmer le trajet en voiture du protagoniste, sans aucun dialogue et parfois sans avancée dans le scénario. C'est dommage que ce film soit aussi visuel et si peu bavard, car il possède une excellnete idée de départ: un homme au volant d'une voiture est soudainement pris en chasse par un camion qui cherche à tout prix à l'écraser. La mise en scène de Spielberg est habile: les scènes de poursuites sont haletantes, tendues, il parvient à communiquer au spectateur la peur du personnage. Dommage que ces scènes de voitures, beaucoup trop nombreuses, finissent par être soporifiques. Cette histoire possède un formidable potentiel psychologique, les états d'âmes et les réactions du personnage sont des plus intéressates: dommage que les dialogues soient si rares. D'autant plus que la scène dans le bar est extrêmement réussie. Malgré les longueurs, cette histoire insolite finit par devenir prenante et parvient à tenir éveillé le spectateur jusqu'à la conclusion de l'intrigue...qui n'en est pas une. Ceux qui ont vu le film me compprendront: la fin est LA grosse déception du film. Alors que l'on s'attendait à un coup de théâtre hitchcockien...il vaut mieux que je me taise, pour ceux qui n'auraient pas encore vu le film. Bref, on reconnaît dans ce film l'embryon de ce qui fera la réussite de Spielberg: un scénario original, une mise en scène de qualité, très peu de clichés, mais Duel déçoit par ses longueurs et surtout à cause de sa fin.
"Duel" marque les débuts de Steven Spielberg au cinéma en 1971! Se faire poursuivre deux automobiles durant plus d'une heure, tel était le défi du futur grand réalisateur pour un de ses premiers films. Celui-ci instaure une atmosphère glaciale et une tension omniprésente surpassant la banalité du scénario. Un mano à mano à distance bref mais efficace.
13 jours de tournage et sept caméras Arriflex sont attribués à ce jeune metteur en scène qui n'a qu'un désir et une volonté : percer dans le milieu.
Les premières scènes d'exposition (caméra subjective qui signale le départ du point de vue du conducteur n'ont que pour tout commentaire la radio de bord et les plaintes d'un auditeur concernant sa femme qui porte la culotte, etc... ) ne nous préviennent en rien de ce qui suivra : l'agression d'un monstre sur roues non identifié envers un pauvre gars assez banal qui se retrouve par hasard sur sa route. Le tueur est un multirécidiviste : en témoignent sur son "visage" ( pare-choc avant) les plaques minéralogiques affichées comme autant de scalps de ses victimes précédentes. D'une courte nouvelle de R. Matheson, young Steven a tiré le meilleur peut-être de son oeuvre... en se jetant dessus comme un mort de faim ! A ce désir s'ajoute un sens exceptionnel de la narration cinématographique. Sidérant.
Excellent suspense, on ressent bien toute l'immensité des routes de l'ouest américain, la solitude, la rage et la détresse du héros. Un classique, très efficace.
David Mann, un employé de commerce, est poursuivi par un camionneur qu’il a soi-disant vexé en le doublant... Voilà, toute l’histoire de Duel est dite dans ce résumé. Une voiture et un camion se dépassant et se doublant pendant 90 minutes. Les scènes sont prévisibles et la fin également. Elle l’est tellement que les plus malins (ou les plus connaisseurs) trouveront la fin dès la conclusion du début et espéreront pendant tout le reste du film, une fin qui pourrait les surprendre. Je rassure tout de suite leurs petits cœurs, cela n’arrivera pas. Les dialogues, aussi minimes soient ils, ne sont pas super bien joués et les autres seuls textes qu’on a pendant la moitié du film et qui donne presque une dimension psychologique au film, ce sont les pensées du conducteur qui se demande si il va mourir aujourd’hui. Les personnages principaux, David Mann et le camionneur, ne sont pas très réfléchit et leurs histoires n’est pas trop creusées. On a inventé une vie paisible avec les petits tracas de la vie quotidienne vite fait bien fait à Mann (Dennis Weaver), et on a rien inventé pour le camionneur qu’on ne voit jamais et dont on ne saisit et on ne comprend pas les motivations. Les autres personnages… Quels autres personnages ? À part cela, le suspens est bien présent, c’est une des seules choses qu’on ne peut pas reprocher au film. Donc, le suspens est là et couvre la pauvreté du film pour les autres genres à part l’action, encore assez bien présente. On remarque également qu’il il y a dans ce film un petit hommage aux Westerns Spaghettis. La musique, seule chose avec les bruits de la route qu’on entend pendant qu’il roule (ah oui, il y a aussi les répliques intérieures, mais elles ne sont pas vraiment intéressantes) et elle joue un rôle important pour le suspens et le mystère. À noter que c’est un des seuls films de Spielberg n’ayant pas de la musique de John Williams. Les décors, la route de Californie, donnent une impression, désertique, de vide et de seul au monde face aux dangers, tandis que le scénario laisse de grands moments vides et de longs blancs. Plus fait pour être un téléfilm qu’un film, Duel est loin d’être un des meilleurs de Steven Spielberg, cependant, on peut, mettre en jeu que c’est un de ses premiers films (tout premier en 1964). Je ne le recommanderais à personne, sauf s’il n’y a rien d’autre à la TV ou qu’on veut voir toute l’œuvre de Spielberg.
Juste un mot, Waou ! On est pris dans l'intrigue, qui est certainement la plus simpliste de l'histoire du cinéma ! Et pourtant ! On est vraiment pris dedans ! Du grand art ! Culte !
Pour un premier film, c'est un coup de maitre. le spectateur vit intensément toutes les émotions de ce pauvre VRP. Dorénavant, vous ne doublerez plus un camion sans une légère appréhension.
Avec ce premier film, Steven Spielberg prouve d'ores et déjà son immense talent, mais aussi qu'il ne suffit de pas grand chose pour instaurer un terrible suspense. Simplissime, le scénario est pourtant très original et haletant jusqu'au bout. Dans le rôle principal, Dennis Weaver, est excellent. Esthétiquement, avec un cadrage varié, c'est également du haut vol. En revanche, la voix off est elle un peu datée et ratée.
Une idée originale, les plans de caméras sont vraiment bons, l'acteur principal est aussi bon, mais surtout l'idée de le faire parler dans sa tête est très bien cherchée. Dommage que parfois c'est un peu long.