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Ewen Blake
190 abonnés
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4,5
Publiée le 10 janvier 2018
La critique d'un film culte est malaisée. The Dead poet society est l'un des plus beaux message cinématographique sur l'émancipation, le libre arbitre et la liberté. Il convoque des thèmes puissants comme la remise en cause des dogmes sociaux et la désobéissance civile et célèbre la poésie, la beauté, l'amour, le pouvoir de l'imagination et leur capacité à transcender le monde. Ces thèmes parviennent à transcender leur contexte et nous permettent de nous identifier. Nous nous retrouvons dans le sentiment d'injustice et l'aspiration au changement de ces étudiants dont la réalité pourtant ne correspond en rien à nos vies de prolétaires. Le film est porté par un Robbie Williams au sommet. Ce professeur est un super héro qui vaut bien les Supermans et Capitaine America d'aujourd'hui. Son appel au Carpe Diem est en cela intéressant qu'il n'est pas pour autant une injonction à la rébellion ou l'oisiveté d'un hippie idéaliste qui conduirait ces jeunes à tout quitter pour l'art et peut-être ruiner leur avenir. Il garde le sens des réalité et incite ses élèves à pratiquer une activité artistique (poésie, théâtre) mais pas sans l'accord de leur entourage et à condition que le reste suive. C'est ce pragmatisme qui rend le film aussi pertinent à mon sens. A son époque The Dead poet society est aussi innovant dans son message car il dévalue les normes sociales classiques : l'argent, le succès, la gloire. La pièce de théâtre dans laquelle joue Neil est belle mais elle ne promet pas une carrière internationale à son acteur. C'est "seulement" le moyen de sucer la substantifique moelle de la vie. Le film s'appuie aussi sur la pluralité de ses personnages : Keaton bien sûr, le délire de Dalton/Nouanda, Todd l'introvertie, la "traitrise" de Cameron ils apportent tous quelque chose au récit. Et puis parce que c'est un film qu'on regarde jeune c'est aussi souvent un objet pédagogique. Je me souviens par exemple avoir découvert la notion de chantage affectif utilisé par le père totalitaire de Neil. Que de souvenirs. Le film n'est pourtant pas exempt de défaut : l'ensemble est assez niais, cela dégouline souvent de bons sentiment et le bien et le mal sont peu nuancés. Le directeur de l'établissement aurait ainsi pu être davantage creusé et dans la bouche de Neil plutôt que le : "je fais du théâtre mais cela ne m'empêche pas d'avoir la note parfaite dans toute les matières" j'aurai préféré un "Mes notes restent très bonnes et je suis heureux". De la même façon même si c'est un film de contestation il reste limité aux méthodes d'enseignement. A aucun moment n'est remis en cause le principe même de ces écoles pour familles fortunées et la reproduction sociale qu'elle induit. Les rôles féminins subissent également les préjugés de cette époque, caricaturaux au possible elles sont réduites à leur aspect extérieur : pom pom girl ou poupée de porcelaine. Comment ne pas conclure sur le crescendo d'émotion puissant, inévitable qu'accompagne chaque visionnage ? La scène mythique d'hommage au Captain est préparée par le sacrifice de Neil. Là encore la mise en scène très christique peut paraître caricaturale mais il y a dans ce passage de la mort, quelque chose de profond qui traduit aussi la sensibilité exacerbée de cette période d'adolescence. Neil paye le prix ultime pour que les autres soient à jamais changé. Les autres ce sont ses camarades mais également nous qui désormais "avons peur de mourir en découvrant que nous n'avons pas vécu".
Que dire face à une telle œuvre si poétique et bouleversante. Les dialogues sont si sublimes et saisissant. Les personnages magnifiquement bien écrits et attachant. Chacun d'entre eux apportent un arc narratif passionnant et se complète tous et toutes. La mise en scène est superbe et chaque plan est bien pensé. Robin Williams est magistral comme à son habitude et nous offre une performance digne de ce nom. Un film importent qui est toujours d'actualité. Une œuvre majeure dans le cinéma.
Une intrigue un peu lente à se mettre en place mais elle prend beaucoup d'ampleur durant la seconde partie du film pour un final grandiose. Chacun des acteurs nous livre une prestation époustouflante ce qui permet d'oublier un scénario trop prévisible mais prenant avec ce qu'il faut d'émotion. Un bon film.
Superbe film ; ode à la liberté, au non conformisme et à la vie. Un prof de lettres nons conformiste incite ses élèves, issus de la bourgeoisie aisée américaine et scolarisés dans un établissement de prestige à la discipline stricte, à être eux mêmes et dépasser les blocages familiaux ou sociétaux. Un groupe d'élèves y croit, s'enthousiasme pour la création artisistique, la libetré de parole, l'amour, mais la société et les familles et l'administration d el'école résistent et c'est le drame...le plus doué, mais aussi le plus fragile d'entre eux ne s'en remettra pas, le groupe rentrera dans le rang, le prof iconoclaste sera viré...mais la fin du film magistrale démontrera que la graine qui a été semée a germé.... Quelques scène d'antologie comme celle de l'improvisation poétique d'un élève timide, ou la descende à vélo faisant s'envoler les canards devant l'étang... Jolis décors, ambiance nouvelle angleterre, années 50, et grand jeu d'acteur de Robin Williams.
Un très beau message dans ce film, le parti pris est réussi et pas caricatural du tout. Robin Williams est drôle mais crédible : une très belle performance. La fin est glaçante, inattendue et je pense que le rendu cinématographique est très réaliste par rapport aux sentiments qu'auraient pu ressentir des proches lors d'une même situation.
Un tres bon film de Peter Weir sur la poesie et sur les relations d'un groupe d'éleves avec le professeur qui va leur donner gout à la poesie. Magnifique interpretation de Robin Williams. Une des premieres interpretations d'Ethan Hawke et de Robert Sean Leonard sont tres convaincantes.
On ne ressort pas totalement indemne d'un tel film, qui sait avec distinction manier élégance et franchise. Peter Weir, que l'on voit très peu ces derniers temps ("Les chemins de la liberté" étant sa dernière bonne oeuvre), insuffle une profondeur à chacun de ses acteurs qui se fait rapidement ressentir quant à son indéniable franchise. Par ailleurs, Robin Williams réalise probablement un des meilleur rôle de sa carrière plus qu'honorable. Une belle leçon d'humanité qui met le monde de la poésie en avant, et cela au prix d'une réussite bien méritée.
Le rôle qui a popularisé robin williams dans le meilleur film de peter weir. Résultat : Un chef d'oeuvre intemporel , magnifique, devenu un classique inoubliable.
A sa sortie, "le Cercle des Poètes Disparus" m'avait profondément irrité : on y voyait Peter Weir, un réalisateur original que je suivais avec intérêt, se plier docilement aux codes et conventions hollywoodiennes, le pénible Robin Williams histrioner sans honte, et le jeune Ethan Hawke échouer à communiquer la moindre émotion remarquable. Quant au final consensuel, sensé nous rassurer quant aux graines de la révolte individuelle plantées dans le coeur des bons élèves disciplinés, son efficacité lacrymogène était tout simplement insupportable. Il faut admettre que nous avons avalé tellement de couleuvres hollywoodiennes depuis que notre niveau d'exigence a baissé dramatiquement : nous voilà désormais prêts à reconnaître que Weir avait quand même réussi à sauver son âme en préservant assez d'étrangeté dans son film pour miner (un peu) l'évidence programmatique du scénario ; à rire de bon coeur au one man show de Robin Williams, toujours bien meilleur quand il s'agit de nous amuser ; à admirer l'adolescent fragile joliment incarné par Robert Sean Leonard - et, du coup, à nous interroger du coût sur ce qui a bien pu arriver à cet acteur touchant entre ce rôle convaincant et sa réapparition en 2004 comme side-kick du Dr. House !
Peter Weir parvient à nous faire vibrer avec ce chef d'oeuvre presque dangereux d'émotions ; émotions qu'il sait transmettre à merveille. Du grand cinéma.
"Votre vie vous appartient, profitez-en", tel est le message livré par "Le Cercle des poètes disparus". Si simple et pourtant si puissant. Si naïf, et pourtant si juste. Peter Weir réalise sans doute là son meilleur film, le plus abouti à tout point de vue. Une sorte d'ode à la vie, parsemé de poésie, de symboles, et de rêve de liberté. Un rejet du conformisme pour une acceptation totale de soi-même. On ne peut qu'être touché par cette histoire de professeur de littérature, qui, par ses méthodes peu orthodoxes, va donner le goût de la vie à ses élèves. D'une part, parce que ce film possède une véritable âme comme peu d'autres longs-métrages. La musique, les décors, la mise en scène ainsi que les personnages permettent une immersion idéale dans cette école stricte et on ne peut plus classique. Cela a pour résultat notre attention, on se sent concerné et entrainé par cette fougue de la jeunesse et cette découverte de la vie, même lorsque l'on n'est pas passionné de littérature. Et d'autre part, parce que l'interprétation est tout bonnement exceptionnelle. Robbin Williams en tête, décédé il y a peu, trouve là un rôle qui lui convient totalement, bien que moins comique que ses précédents. Il insuffle au film une véritable énergie, et semble par là la transmettre aussi aux plus jeunes, eux aussi bons (Ethan Hawke), voire très bons (Robert Sean Leonard). "Le Cercle des poètes disparus" est bel et bien un grand film, qui marque durablement et laisse en nous une certaine nostalgie, d'une époque où Hollywood était un cinéma engagé.
Un film beau et émouvant malgré quelques longueurs. Les interprètes sont exceptionnels (robin williams et ethan hawke en tête). Mais si l'intention est louable, se suicider parce qu'on ne peut pas participer à une pièce de théâtre paraît un tantinnet exagéré...