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Charlotte28
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3,5
Publiée le 19 juin 2023
Le parcours en parallèle de trois héros permet de couvrir un large panel de conséquences, interrogations et émotions liées non seulement à la guerre mais au patriotisme et au ressenti des civils. Malgré les interprétations sincères du casting, l'on peine à se sentir concerné, ému, la faute à un traitement froid, des dialogues analytiques et l'aspect énumératif des diverses scènes proposées. Bien qu'impliqués dans le même bourbier, les personnages manquent d'un fil plus intime ou plus visible pour être connectés et en appeler à notre empathie. Pas assez virulente contre la guerre ni suffisamment dense dans la description psychologique, l'intrigue, solide, crédible, manque de mordant. Une démonstration un peu fade.
Succès public et critique à sa sortie, il convient sans doute de relativiser aujourd'hui les choses. Non, même en trois heures on ne saurait résumer ainsi la tragédie humaine que fut la seconde guerre mondiale et de plus avec un double point de vue. C'est d'ailleurs à ce sujet qu'il y a problème : Le point de vue allemand bénéficie de la prestation époustouflante de Marlon Brando dont le personnage est écrit avec beaucoup d'intelligence sans aucun manichéisme. On peut même dire que Brando assoit le film ! C'est à lui que l'on pense quand on se remémore le film, uniquement à lui. L'aspect américain en comparaison parait être traité un peu n'importe comment. Certes on peut en louer l'antimilitarisme sauf qu'ici c'est hors sujet comme le sont les stupides combats de boxe de l'ami Clift et sa vie sentimentale en mode speed. Quant à Dean Martin, on l'a connu meilleur. Au titre des curiosités on remarquera la présence de Dora Doll et de Lee Van Cleef.
Lors de la seconde guerre mondiale, alors que le lieutenant de la Wehrmacht Diestl (Marlon Brando) est en mission à Paris, deux américains, une vedette de music-hall (Dean Martin) et Noah, un juif newyorkais (Montgomery Clift), sont mobilisés sur le front européen. Plus qu'un film de guerre comme on l'entend communément, le film de Dmytryk -hors quelques séquences de combat- est un drame de la guerre. Il raconte le parcours tourmenté de trois hommes qui les conduira, pour finir, aux abords spoiler: des camps de concentration nazis (dont le réalisateur ne parvient pas à représenter l'horreur). La découverte par Noah des camps et du crime commis contre ses coreligionnaires est traitée sur un mode particulièrement pudique, pour ne pas dire maladroitement aseptisée. Au moins, la rencontre spoiler: entre Diestl et les deux GI sera-t-elle aussi furtive que singulière et troublante. Adapté d'un roman d'Irvin Shaw, ce long film, inégal en termes d'intensité dramatique, est sans aucun doute une oeuvre estimable dont certains épisodes ne manquent pas de sensibilité et d'intelligence. A l'instar de ses personnages. Si Dean Martin, en "planqué" composant avec sa conscience, occupe un rôle assez superficiel et convenu, Montgomery Clift joue, lui, sensiblement, les types chétifs et effacés, en proie à l'antisémitisme dans sa propre unité. Et puis, dans le camp d'en face, Marlon Brando, blond aryen, fait une composition dont il a le secret. Imposant physiquement mais s'exprimant dans un murmure presque timide, il écrase le rôle, à moins qu'il bonifie par son talent et son charisme cet officier allemand bienveillant à l'égard du nazisme puis nourrissant sa réflexion tout au long de la guerre, lucide et désabusé.
Ce n'est pas désagréable à voir, en fait c'est un gigantesque mélo de guerre, une sorte d'"autant emporte le vent" de la deuxième guerre mondiale, à rapprocher des "4 cavaliers de l'Apocalypse", nettement plus subtile et plus beau grace à la couleur, malheureusement, la mise en scène est d'une certaine platitude, invraisemblablement bavarde et le Noir et Blanc est une catastrophe pour ce genre de film ! Surtout, chaque scène est d'une longueur inutile et l'action traine un peu avec beaucoup de bavardage ! les acteurs jouent au ralenti et sont sous exploités ! Marlon Brando semble avoir commençé à perdre le contrôle de son tour de taille ! Montgomery Clift a le visage figé d'après son accident et se traine ! les actrices sont des stéréotypes ! A voir par curiosité ! Le pire a supporter étant quand même le scope Noir et Blanc, une invention technique assez stupide et incohérente !
Très bon film sur la 2nde guerre mondiale ou on suit la vie des 2 côtés du front, côté américain, et côté allemand, par le biais de la vie de quelques allemands et de quelques américains. Dans ce film, il n'y a pas de héros, de surhomme juste des hommes, avec leur doute, leur haine, leur crainte. C'est donc avant tout un film humaniste. Mais dommage que la fin ne la reflète pas. D'ailleurs, en passant, je me demande si le code Hays n'est pas encore passé par là en interdisant une fin pas trop malheureuse au soldat allemand . J'aurais aimé voir une espèce de réconciliation mais ce n'était peut-être pas encore le cas en 1958. En tout les cas, le scénario est habilement construit pour entremêler ces vies, même si j'ai l'impression que certaines libertés ont été prises avec la chronologie de l'histoire.Les acteurs sont vraiment bons, les reconstitutions honorables et les décors pareils. A voir par tous les amateurs de film de guerre avec beaucoup d'humanisme, sans trop d'esprit revanchard.
Un (long, très long) film curieux, ou l'impression général est de voir deux films en simultané ayants chacun pour toile de fond la seconde guerre mondiale, mais n'ayant pas de liant l'une avec l'autre, alors que c'était l'ambition principale de l'œuvre...dommage !
Bien que je sois d'accord sur la qualité esthétique du travail de Dmytryk, j'ai beaucoup moins d'enthousiasme quant au scénario (sans avoir lu le roman) et l'interprétation mièvre de Montgomery Clift. Marlon Brando s'offre un rôle très intéressant mais la réflexion de son personnage sur le nazisme n'est pas poussée assez loin et est effacée par ces histoires d'amours vraiment trop clichés pour toucher qui que ce soit et ne pas plonger le film dans l'ennui. Le personnage de Dean Martin ne sert quasiment à rien et sur les 3 histoires seule celle de Marlon Brando mérite que l'on s'y attarde vraiment... limite à ce que l'on y consacre exclusivement le film d'ailleurs...
Un peu déçu tout de même, dans sa forme le film fait tout de suite penser à tant qu'il y aura des hommes, hélas sans sa dynamique et Je m'attendais à quelque chose de plus profond. Il y a bien un Brando parfait en soldat perdu avec des passages excellents face à Maximilian Schell et May Britt. Dean Martin très à l'aise lui aussi ne dispose hélas pas d'un role vraiment plein. Le cas de Montgomery clift est un peu différent, bien abimé et pas que dans le film, sa présence est marquante mais son role un peu bizarre. Du potentiel donc, seulement si l'on gratte les passages parasites et les scènes peu convaincantes on n'est loin du chef d'oeuvres escompté..
Certes, ce "Bal des maudits" part d'un bon sentiment, aborde un thème jusque là rarement abordé (le bon Allemand), mais peine toutefois à trouver sa dimension épique. On est très loin ici par exemple de l'incomparable "Quatre cavaliers de l'Apocalypse". Il est vrai aussi qu'Edward Dmytryk n'a pas tout le talent d'un Minnelli au sommet de son art. Reste un très bon moment de cinéma dominé par l'interprétation magnifique de Dean Martin. Brando, visiblement plus préoccupé par la dimension humaine de son personnage ne semble pas, hélas, véritablement impliqué dans l'histoire. Que dire alors d'un Montgomery Clift totalement méconnaissable et visiblement aux abonnés absents. Dieu merci, les seconds rôles tirent le film vers le haut, dans le sillage d'un Dean Martin époustouflant.
J'ai un peu hésité entre mettre 2,5 ou 3, j'ai finalement choisi 3 plus pour les qualités de la distribution qu'autre chose. C'est le quatrième film de Dmytryk que je regarde et c'est encore une fois la même constatation, ses films sont longs. Le film évoque plusieurs sujets intéressants, mais part dans trop de choses à la fois selon moi. L'histoire coupée en trois pour raconter le destin de trois hommes est originale, mais n'arrive pas à captiver. Pourtant le casting est grandiose, Lee Van Cleef, Maximilian Schell, Dean Martin et surtout Montgomery Clift et Marlon Brando. Le personnage de Clift fait tout de suite penser à celui qu'il joue dans Tant qu'il y aura des hommes, mais sa performance (bien que réussie) est largement moins bonne que dans le film de Zinnemann, quant à Brando, et bien c'est Brando, le voir jouer un officier nazi qui va peu à peu prendre conscience qu'il hait l'idéologie nazie est très intéressant. Au final j'ai l'impression d'avoir vu un film sans grand intérêt, les plusieurs thèmes abordés ont été bien mieux traités à travers d'autres films du même genre.
LE BAL DES MAUDITS (1958): Un film au contexte de seconde guerre mondiale, sans grandes violences, sans scènes chocs, qui emploiera les moyens nécessaires pour idolâtrer les stars des années 50. Des histoires de couples (je t'aime, moi non plus) du côté Allemand comme du côté Américain, afin de développer le charisme et le charme des acteurs. Quelques petites virgules pour dire le point de vue des personnages principaux sur cette guerre (un officier de la Wermacht qui n'approuve pas les nazis, un entrepreneur de spectacle qui cherche à se cacher, et un jeune Juif injustement humilié). Dans ce cadre historique, cette réalisation nous fera voyager de 1938 à 1945 en Amérique, en France, en Afrique, en Allemagne, en compagnie de Marlon Brando, Montgomery Cliff, Dean Martin. Un long-métrage rempli de scénettes, ne faisant pas vraiment dans la grande tragédie, mais qui permettra de bien mettre en avant le charme de Marlon Brando face à la gente féminine (un bourreau des cœurs, bref! un donjuan). Un film historique? Non! Clairement, celui-ci préfèrera développer les personnages de fiction pour ne survoler que très brièvement les périodes importantes de cette guerre. Une grosse production des années 50 très plaisante, certes qui n'épate pas, mais qui par son style arrivera à faire passer de bons moments à tous les passionnés du genre ainsi qu'à tous les nostalgiques de cette époque du cinéma en noir et blanc. Un film comme on n'en fait plus.
Pour moi, ce film n'est pas un chef d'oeuvre, car s'il contient quelques scénes très intéressantes et très bien réalisées, il nous propose aussi un certain nombre de longueur et de clichés. Côté allemand, on suit un soldat qui, bien qu'obéissant quasiment jusqu'au bout, est torturé par sa conscience qui lui indique que le système nazi est mauvais. Côté américain, on suit la vilenie d'un officier qui s'arrange pour qu'un de ses soldats qui est juif soit persecuté par ses congénères, vilenie qui finit par être punie par le "bon" système. Ce contraste simplificateur m'a déplu.
Un tout grand film, faux film de guerre. Le nombre de bataille est restreint mais très bien mise en scène, ça parle des préjugés et des états d'âmes des gens et soldats durant la guerre. Ce ne sont pas les gentils alliés et les méchants allemands (fait rare le point de vue des allemands est abordé). Et dans ce registre les acteurs sont excellents, Marlon Brando est égal à lui même intense, Dean Martin et Montgomery Clift forment un beau duo d'acteur.
Une fresque historique saisissante à travers le destin de 3 soldats. Les 3 têtes d'affiches sont impeccables, la mise en scène d'Edward Dmytrik soignée, de quoi passer un excellent moment.
Le film frôle les trois heures, et pourtant, on ne voit pas le temps passer. C'est un drame à la fois passionnant et bouleversant, qui évite tous les pièges dans lesquels tombent souvent les films de guerre. Ce qu'on retient surtout de ce film, au-delà de la mise en scène et du scénario, ce sont les performances d'acteurs. Pour faire vite, Marlon Brando réussit l'exploit d'éclipser les excellents Dean Martin et Montgomery Clift, dont les prestations sont pourtant irréprochables. Il interprète ici un de ses plus grands rôles. Au final, Le Bal Des Maudits est probablement un des films les moins manichéens sur ce sujet, et c'est une de ses qualités principales. (En ce qui concerne le côté “manichéen”, je laisse volontairement de côté les dix dernières minutes, qui gâchent malheureusement l'oeuvre entière...)