L'entrée de Tim Burton dans l'univers de Roal Dahl est un mariage célébré au paradis de la créativité - la fusion de deux esprits jumeaux portant un même regard, sombre et macabre, sur le monde de l'enfance. Il est d'ailleurs tentant d'établir un lien entre le confiseur visionnaire Willy Wonka et le cinéaste Burton. Wonka met son imagination débridée au service des délirants univers sucrés qui parsèment son usine, tandis que Burton orchestre des mondes tout aussi riches et détaillés sur pellicule, le film ne faisant pas exception à la règle. D'un point de vue thématique, ce n'est pas très différent de ce que l'on trouve dans " Batman ", " Edward aux mains d'argent " ou encore " Ed Wood ". Un héros presque antisocial, qui a du mal à communiquer ou à se lier, un peu hors du coup, qui habite dans sa propre tête, enraciné dans de précoces problèmes familiaux. Au niveau des décors, c'est sacrément bien foutu. Malgré l'usage de plus en plus intensif à Hollywood de la technologie de l'écran bleu / vert et des décors en images de synthèse comme dans les derniers volets de la saga "Star Wars " ou encore " Sin City ", Burton préfère une approche plus traditionnelle: construire de vrais décors et éviter au maximum les effets numériques, quitte à employer des méthodes aussi désuètes que la perspective forcée, les accessoires surdimensionnés et les maquettes. Un travail très bien orchestré par le décorateur Alex McDowell, à qui l'on doit la création de l'univers imaginatif de Willy Wonka. La, mise en scène, elle, porte la griffe de Burton: soignée, décalée (cf. scènes musicales des Oompa-Loompas), brillante, imaginative. Les acteurs, Johnny Depp et Freddie Highmore en tête, livrent une prestation impeccable, et nul doute que chacun trouvera dans ce film son bonheur;
Bien, pour commencer, je dirais que la mise en scène est extraordinaire ( comme toujours chez burton ), il y a plein de couleurs superbes et un contraste entre l'usine et le monde extérieur qui saute aux yeux. Jhonny depp est très bon dans son rôle de directeur d'usine complètement taré et l'humour fait mouche. Mais à part le code de couleur et l'interprétation de Depp, qu'est qu'il reste? Rien du tout! On s'ennuie a mourir dans cette .....comment dire? Cette espèce de fête ou des lutins bizarres dansent et chantent des chansons barbantes et chiantes, et ou le film ne finit que par obéir a une sorte de plan (caprice de l'un des gamins puis "cédage" du parent, accident et enfin la chanson merdique des lutins ) qui enlève toute intrigue et suspens à ce dernier. Une fois que le film est prévisible, on s'ennuie très vite. Encore si l'intrigue était gardé jusqu'à un laps de temps suffisamment long pour qu'on savoure ce qui reste de bien dans le film mais l'on devine ce qu'il va se passer avant même qu'ils rentrent dans la chocolaterie! A partir de là le film n'a plus aucun intérêt, ça devient même ( pour moi ) difficile de tenir jusqu'au bout. Enfin, en conclusion, hors le talent de jhonny depp et la mise en scène magnifique, c'est un film plutôt ennuyant.
Pour sa 5ème collaboration avec Tim Burton, Johny Depp nous décrit encore une très bonne prestation de personnage. Le tout dans un univers bon enfant qui est reconnu encore par le style burtonnien. Un film pour faire rêver les enfants...
J'ai du mal à accroché avec l'univers assez loufoque de Tim Burton. J'aime beaucoup le petit garçon qui joue dans ce film, il joue vraiment très bien. Mais à part ça, l'histoire est assez bizarroïde.
Habituellement, le chocolat constipe, mais là qu'est-ce qu'on se fait ch*** ! Il y a une deuxième lecture (qui aurait pu rendre ce film excellent...) malheureusement dénuée d'intelligence, trop naïve et donc complètement inintéressante... Un film farfelu pour les enfants de 6ans...
Du Tim Burton tout craché. Tout un monde recréé avec des costumes et des décors exceptionnels. Les acteurs se fondent bien dans le moule de leur personnage et on passe un bon moment de détente, avec une histoire qui tient la route.
Un monde imaginaire avec juste ce qu'il faut de Burtonesque, un rôle de composition travaillé à la perfection par J. Depp et un scénario très original. Le monde réel est sombre, triste et gris, et contraste avec la mystérieuse fabrique de chocolat du fond du village où personne n'a jamais mis les pieds, qui elle, regorge de couleurs et de fantaisie. Willie Wonka, son tenancier, (J. Depp) a exceptionnellement décidé d'ouvrir ses portes, mais cela, uniquement pour les enfants. Mais tout se mérite avec lui....
Même si ce n'est pas avéré, on pourrait penser que W. Wonka dans sa chocolaterie qui divertit les enfants et qui n'a pas bonne presse auprès des adultes, ça rappelle étrangement une célèbre pop star dans son neverland à elle.
Un film vraiment génial ! Un univers prenant qui respecte en tout point l'histoire du livre original ! Un film qui ravira les petits mais aussi les grands !
Je ne suis pas un grand fan de Tim Burton mais il possède assurément un style qui lui est propre. C'est la marque des Grands. "Charlie et la chocolaterie" est imprégné de cette patte tant au niveau du visuel que des thèmes abordés. Il faut dire que l'adaptation du roman éponyme de Roald Dahl lui va comme un gant. Le cinéaste nous offre ainsi un joli conte tout en couleurs, en magie et fantaisie. L'histoire et l'univers visuel ne m'a pas transcendé mais il saura séduire les petits et grands enfants. A noter l'impeccable interprétation de Johnny Depp dans le rôle de Willy Wonka. Un bon film.
Pas besoin d'être gourmand pour affirmer que Charlie et la chocolaterie est petit bijou. Tout commence comme dans un conte pour enfants. Une famille pauvre mais unie. Un père qui sue sang et eau pour un salaire de misère. Un petit garçon bien élevé. Tim Burton n'en rajoute pas dans la misère. Il nuance toujours par un brin d'humour pour désamorcer la gravité de la situation économique. Quand la chocolaterie du coin propose de remporter un ticket d'or donnant droit à la visite de l'entreprise, c'est un coup de pub gigantesque. Tout le monde s'arrache les tablettes afin d'acquérir le précieux sésame. Entre en scène Johnny Depp campant un Willy Wonka triste et joyeux à la fois. Inquiétant et débonnaire. Enfant devenu adulte trop tôt. Avec comme l'impression que rien ne pourrait l'atteindre du haut de sa tour d'ivoire. En tout cas pas ces gamins mal élevés, ambitieux, prétentieux, pourris gâtés. C'est l'innocence du jeune Charlie qui brisera la glace en lui faisant se remémorer sa jeunesse difficile. Sa relation conflictuelle avec son père. Peut-être était-ce également le cas pour le jeune Tim quand il devait parler de ses velléités artistiques à ses parents...La visite de cette chocolaterie est un enchantement de tous les instants comme lors d'une visite d'un parc de loisirs. D'habitude, je ne suis pas fan des passages chantés mais là c'est très drôle. Et ça ne tombe pas comme un cheveu sur la soupe. Ça sert le récit puisqu'on se demande si finalement il n'y a pas une sélection qui s'opère de la part de Willy Wonka...Seulement, toutes ces sucreries, c'est bien beau mais, au fond, tout est fabriqué de façon industrielle. Tout est numérique en dehors de certains trucages "maison". Ça ne vaut pas une confiserie faite par nos grands-mères avec des ingrédients naturels. Qu'importe. Willy Wonka a pu vivre son rêve. Partir de rien à part des notes griffonnés sur un cahier et faire de sa passion un métier. Voyager aux quatre coins du monde pour découvrir de nouvelles saveurs. C'est tout ça Charlie et la chocolaterie. On ne le dirait pas. Mais c'est une ode à la découverte. Aux souvenirs d'enfance. À la solidarité familiale. À la passion d'entreprendre avec ce que ça comporte comme prise de risque, d'échecs et de remise en question. Et une fois arrivé à maturité, la volonté de transmettre à la bonne personne. Des thématiques résolument adultes dans un film pour enfants. Au moins, on ne parlera pas pendant ce temps d'obésité, de diabète et de caries !
A tort ou à raison, j'ai toujours considéré qu'adapter Roald Dahl est impossible. Parce que ses écrits (aujourd'hui malmenés par la bien-pensance destructrice) mélangent autant ses convictions politiques que la féerie. Et que, par conséquent, plus encore que les enfants, ce sont peut-être les adultes qui ont le plus à y gagner à les lire. Mais, impossible ne veut pas forcément dire s'empêcher de tenter le coup. Et seul Tim Burton pouvait être celui capable de retranscrire cet univers à nul autre pareil tout en y restant le plus fidèle possible. Et personne d'autre que Johnny Depp ne pouvait faire un Willy Wonka plus vrai que nature. Pour quel résultat ? Un très bon. Seulement très bon parce qu'entre la retranscription réussie de l'univers, la qualité de la mise en scène de Burton, le rythme soutenu et l'interprétation des acteurs (incluant aussi les enfants, ce qui est peu fréquent) viennent se greffer des numéros musicaux qui, à l'exception du deuxième, laissent franchement à désirer.