Le saut de l'ange
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Max Rss
Max Rss

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3,0
Publiée le 16 mars 2019
Quand politique locale et pègre locale collaborent main dans la main devant la caméra d'Yves Boisset, ça donne «Le Saut de l'ange», qui est véritablement le premier film politisé de son auteur qui montre ouvertement et avec une certaine violence que des pointures de la politique n'hésitent pas à employer des moyens radicaux pour parvenir à leurs fins c'est-à-dire: éliminer des personnes gênantes ou qui pourraient le devenir. Et là, c'est Louis Orsini qui est pour les principaux intéressés la personne gênante alors que celui ci n'entretient plus aucun rapport avec sa famille et a définitivement tourné le dos à la politique. Mais un tragique événement va pousser Orsini à sortir de son silence et à mettre au point une vengeance qu'il sera déterminé à exécuter et ce, par tous les moyens nécessaires. Emmené par un Jean Yanne revanchard et sobre, «Le Saut de l'ange» est le premier film très contestataire de Boisset mais aussi l'un des moins connus malgré un succès d'estime en 1971. Un polar nerveux et osé pour l'époque.
anonyme
Un visiteur
1,5
Publiée le 21 avril 2012
Bon ça partait bien avec réglements de compte et magouille politique, en fait il ne s'agissait que d'un vague habillage pour un film "d'action" à l'américaine hors Boisset reste assez limité par moments et Jean Yanne n'est pas Delon.
soniadidierkmurgia

1 454 abonnés 4 360 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 10 mars 2012
Boisset après la réussite du « Condé » en 1970 surfe sur la vague avec « Le saut de l’ange » qui démontre comme c’était courant à l’époque que politique locale (nous sommes à Marseille !) et mafia sont étroitement liées. Jean Yanne tout auréolé de ses rôles de méchants chez Chabrol campe un parrain que l’on vient réveiller jusque dans sa retraite de Thaïlande pour finir d'éliminer le clan Orsini qui règne sur la ville. On est tout surpris de le voir donner le coup de poing et le trouver plus convaincant dans les rôles à dominante psychologique où il faisait merveille. Boisset mélange un peu tous les genres et toutes les imageries, empruntant tantôt au films noirs tantôt aux films d’espionnage à la OSS 117, ce qui fait de son film un objet assez bizarre souvent heurté et parfois indigeste même si l’on peut y prendre un certain plaisir grâce à sa distribution cosmopolite qui mélange des acteurs typiquement français comme Raymond Pellegrin ou Daniel Ivernel avec Santa Berger ou l’immense Sterling Hayden alors sur le versant déclinant de sa carrière. On connaît le grand respect de Boisset pour le cinéma policier américain qui le fera enrôler Lee Marvin pour une de ses dernières apparitions à l'cran dans "Canicule". Le message du film peut paraître manichéen mais quand on voit ce qui se trame actuellement autour du camp Guérini à Marseille, on se dit que décidement l’histoire ne fait que se répéter.
AMCHI

6 969 abonnés 5 936 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 30 mai 2020
Troisième mise en scène d'Yves Boisset et c'est avec Le Saut de l'ange qu'il commence à politiser ses films en dénonçant une magouille politique lors des municipales de Marseille qui va se régler à coup de sulfateuse.
Même si cela s'apprécie avant tout comme un polar, une histoire de vendetta sombre et violente (le sang gicle pas mal pour un polar français de 1971, si son côté violent a moins d'impact sur le spectateur actuel par contre ce polar me semble plus violent que les autres productions françaises de l'époque) avec un casting international (des Américains, une belle Autrichienne et bien sur des Français), l'ensemble est bien mené et sans temps mort.
Du bon polar à la française avec un début rappelant par son style le cinéma italien, Boisset signe un film efficace au ton amer.
Une partie du film sensée se passer en Thaïlande a été tournée dans la bambouseraie d'Anduze (comme pour le Salaire de la peur).
anonyme
Un visiteur
2,0
Publiée le 15 février 2011
Pas vraiment le meilleur Boisset, ou tout du moins le meilleur de Boisset scénariste. D'abord Jean Yanne n'est pas un personnage plausiblement violent, "à la Giovanni", ensuite la distribution hétéroclite (Franco-Italo-Austro-Américaine) avec force post-synchronisations n'aide pas trop au naturel du film. Enfin les rebondissements hésitent trop entre puéril et irréaliste (les cinq dernières minutes, ou bien un sniper en Corse pendant un enterrement !), burlesque (le duo thailandais de Dupont-Dupond bridés), et anar (la dénonciation de la police aux ordres du capital, la SAC, etc) pour donner un film homogène. Quelques scènes valent néanmoins le détour, autour du tueur de la mafia Gordon Mitchell, une "gueule" très peu connue en France, et dont l'habit de clergyman a pu inspirer plus tard les auteurs de la BD Soda?
1/5 pour le scénario, 3/5 pour la réalisation, moyenne : 2
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 23 février 2008
Un polar nerveux et extrêmement violent, à l'intrigue classique, où les scènes d'actions, nombreuses, prennent finalement le pas sur la réflexion idéologique et la dénonciation politique. La mise en scène de Boisset, comme souvent, est brillante et efficace.
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