Du suspense, du l'humour, des rebondissements, et un engagement politique de tous les instants pour un très grand film signé Fritz Lang. Avec une pleine maîtrise dans la variété de tons, le spectateur jubile en passant très rapidement d'une certaine légèreté à une tension presque oppressante. On prend aussi un immense plaisir à voir la réalité se mêler à la fiction, ce qui permet de voir des scènes très étonnantes (comme l'ouverture du film). Par ailleurs, la mise en scène est soignée et efficace, et l'interprétation de haute volée. Comme pour "Les Bourreaux meurent aussi", le film est savoureux par son audace et son esprit de révolte. En résumé, un film anti-nazi d'une très grande intelligence.
Ce thriller d'espionnage possède de belles qualités mais également des défauts. Le scénario est prenant, les scènes de poursuites ou d'actions sont vraiment réussies mais on a droit a une romance pas très attrayante. Les acteurs sont pas mauvais (mais Joan Bennett est énervante et son personnage à elle est médiocre).
Suite à une tentative d’assassinat sur Hitler, un officier britannique (l’excellent Walter Pidgeon) se retrouve poursuivi par les Allemands (dont un George Sanders très à son aise). D’abord capturé, il réussit néanmoins à s’échapper et se fera aider d’abord par un jeune mousse (l’adorable Roddy Mc Dowall) et aussi par une jolie femme (la très convaincante Joan Bennett) qui tombera bien rapidement amoureuse de lui… En plus de son excellent casting, ce premier film antinazi de Fritz Lang possède un scénario très habilement construit ainsi qu’une mise en scène élégante et qui offre un certain suspense pour les spectateurs. Ce thriller se suit donc avec beaucoup d’entrain, même si je regrette quelque peu que le personnage de Joan Bennett ne soit pas plus présent à l’écran.
Un thriller vintage avec comme amorce ''la tentative d'assassinat d'hitler.''Le héros en ''Richard Kimble''avant l'heure doit échapper a des nazis.La fin est superbe.
Voici un très bon film de Fritz Lang !! Une histoire originale soutenue par un scénario qui n'en est pas moins. Une ambiance et des décors envoûtants (Londres avec ses quais brumeux, ses rues, ses métros,...) ainsi que des personnages dignes d'intérêts et intéressants à suivre. Un final très bien imaginé même si il peut paraître, par moment, tiré par les cheveux (l'idée de l'arc à flèche fabriqué avec les moyens du bord par le personnage principal est "ridicule" mais fallait la trouver). A voir.
Un peu déçu par ce film de Fritz Lang. En même temps, je ne suis pas un fan des films de propagande anti-nazis, qui souffrent souvent de scénarios à la fois tordus et schématiques. Je le mettrais donc sur le même plan que Ministry of fear, qui pour moi a un peu les mêmes qualités et les mêmes défauts. Au rang des qualités, une certaine efficacité dans la mise en scène, à défaut de la concision géniale qu'il y a dans les films noirs de Lang. On peut aussi saluer l'humour constant qui rend le film très agréable à regarder. Hélas, Manhunt, comme Ministry, souffre d'un petit coup de mou vers le milieu, et les scènes entre le héros et son pendant féminin sont parfois poussives. Ici, le jeu très appuyé de Joan Bennett n'y est pas pour rien. Cela dit, Lang sait parsemer ces films de scènes fortes, ici l'intro dans la forêt, l'affrontement dans le métro et le final dans la caverne. Au final, un film à voir, mais je préférerais des œuvres postérieures dans le genre du film noir
Ce film sympathique est peu être en deçà de sa réputation, tant le fil narratif, habituellement très vite mis en place chez Lang (de "La Femme dans la Lune" à "Le Tombeau Hindou"), se déroule difficilement. Les faiblesses du film (rôle féminin bâclé, face-à-face final longuet, conclusion poussive) ne compensent néanmoins pas ses fulgurances, notamment quelques scènes d'interrogatoires fort angoissantes et un humour toujours aussi décalé. Reste donc de ce sympathique thriller un souvenir agréable, mais guère impérissable.
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3,5
Publiée le 5 juin 2011
Ce n'est pas un film d'Edouard Molinaro ni de John Woo mais une oeuvre de Fritz Lang l'exilè qui apporte avec "Man Hunt" sa pierre à la propagande antinazie avec ce thriller curieux et palpitant portè par des acteurs inspirès tels que Walter Pidgeon, Joan Bennett et George Sanders, incarnation du mal qui fait parti de la Gestapo! Sans oublier John Carradine, acteur gènial à la fois grand, maigre, ascètique et inquiètant dans son ample manteau sombre! En 1939, un chasseur de fauves tient un gibier inhabituel au bout de son fusil: Adolphe Hitler lui-même dont Pidgeon, grand chasseur, est chargè de tuer! Du suspense et de l'inventivitè pour ce premier long-mètrage antinazi de Lang, diffusè jadis au cinèma de minuit cher à Patrick Brion...
Ce film de propagande anti-nazi est bâti sur un scenario excessivement simpliste et manichéen qui accumule les invraisemblances. La réalisation de Lang, bien servie par une bonne photo et une interprétation de qualité, parvient à rendre le film passionnant d'un bout à l'autre. Toutefois, il s'agit là d'une oeuvre bien inférieure à "Espions sur la Tamise" (Ministry of fear) et "Les bourreaux meurent aussi".
On ne voit pas ce que F. Lang amène de nouveau à ses thèmes de prédilection, dans cette chasse à l'homme. C'est certes à replacer dans le contexte de l'époque et c'est sa 1ére grande charge anti-nazi. Manque un brin de consistance dans le scénar, pour en faire autre chose!
Fritz Lang réalise avec Chasse à l'homme (1941), une brillante adaptation du roman "Rogue Male" de Geoffrey Household et en restitue une oeuvre de propagande sous la forme d'un film d'aventure anti-nazi (bien que Fritz Lang refuse de voir en son film une oeuvre de propagande, il nous est impossible de le voir autrement, ce dernier ayant fuit l'Allemagne lorsqu'elle est entrée sous le régime nazi. Rappelons aussi que sa mère était juive, ce qui explique pas mal de choses). A travers ce passionnant thriller, on retrouve Thorndyke, un chasseur anglais accusé d'avoir voulu assassiner Hitler. Parvenant à s'échapper, ce dernier se croit en sécurité de retour à Londres, mais c'est tout autre, les hommes de main du Führer sont à ses trousses et nous entraînent dans une implacable chasse à l'homme, des docks londoniens en passant par les ruelles sombres de Londres, ainsi que la mémorable poursuite dans le métro (très belles reconstitutions). Un scénario passionnant qui nous tient en haleine durant plus de 110 minutes, brillamment interprété par Walter Pidgeon, Joan Bennett (l'adorable "chouineuse") ainsi que les "détestables" George Sanders et le glacial John Carradine.
Fritz Lang signe là un film anti-nazi efficace (il fait carrément dire à son héros du mal direct d'Hitler lors d'une scène assez poignante). L'histoire est originale et bien menée (le dialogue entre Thorndike et Quive-Smith à travers un abri souterrain) et permet à Walter Pidgeon de trouver un rôle qui lui va à ravir secondé par la rayonnante Joan Bennett et l'inquiétant George Sanders. L'image de fin montre bien l'engagement du cinéaste et est plutôt culottée. Pas forcément subtil mais très efficace.
Un scénario très intéressant qui va plus loin que de la simple propagande malheureusement si dans les petits détails le film est très réussi l'ambiance générale et le rythme le sont beaucoup moins, le mélange comédie et intrigue ne se mariant pas très bien ici.