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Agnes L.
232 abonnés
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2,0
Publiée le 5 mai 2021
Pas très divertissant comme film. J'espérais voir des situations comiques mais c'est plus une sorte de répertoire d'individus dénués de moralité. Le cabotinage en plus, est assez lassant
Comédie à sketch italienne, les Monstres montre une Italie peuplée de lâches, de menteurs et de corrompus. Servi par Vittorio Gassman et Ugo Tognazzi (présents dans la majorité des rôles) qui se livrent à de formidables numéros d'acteur, cette comédie à l'humour noir très présent fait souvent mouche, fustigeant les moeurs contemporaines, comme l'infidélité ou la vanité.
Un film à sketchs culte, , sommet du cinéma italien ,de l'humour féroce et de la caricature d'une société sclérosée , et coincée. Les travers de la petite bourgeoisie hypocrite. Beaucoup d'humour et de férocité. Un régal, pour un genre qui a quasiment disparu. Tognazzi et Gassman énormes.
J'aurais bien des choses à dire au sujet de ce grand classique de la comédie italienne. Mais, je fais le choix de seulement me contenter de trois, tout à fait catégoriques. 1 : il n'a jamais fait partie de mon panthéon personnel, jusqu'à aujourd'hui, à mes yeux, rien n'a su surpasser "Sessomatto" du même Dino Risi. 2 : sur les 19 (il existe une version en contenant 20) sketches qui le composent, la moitié d'entre eux est tout ce qu'il y a d'anecdotique. 3 : c'est que malgré cette grande inégalité (c'est inhérent au genre, mais plus il y a de sketches, plus le risque augmente évidemment), "I mostri" réussissait le tour de force de rester viable, grâce à ses deux fabuleux acteurs. Ugo Tognazzi en état de grâce et Vittorio Gassman survolté.
Ces 19 sketchs réalisés par Dino Risi exposent de petits monstres du quotidien, et cible la bassesse humaine au travers de scénettes féroces. L’originalités de ce film à sketchs, genre à la mode à l’époque, est d’en proposer une multitude dont certains durent moins d’une minute et une poignée de minutes pour les plus longs. Même si on voie vite la limite du genre, aucun n’est raté et certains sont excellents. Cette multitude d’histoire permet aussi de montrer les multiples formes du mensonge et de l’hypocrisie (on peut citer aussi le cynisme, le machisme, la liste est longue…). Par exemple, le premier épisode illustre la ruse dont les clichés affublent les Italiens, cruel, la chute est délectable. Et le film ne parait pas si daté aujourd’hui tant on peut transposer les déviances exposées ici au monde actuel. Vittorio Gassman et Hugo Tognazzi, des monstres eux aussi du cinéma italien, peuvent s’en donner à cœur joie dans le travestissement et démontrent toute la palette de leur talent. Une des premières grande comédie italienne qui a en appelé bien d’autres. Genre qui sera une des facettes de l’heure de gloire du cinéma transalpin. tout-un-cinema.blogspot.com
Il s'agit d'une suite de petits sketches féroces dont la cohérence repose à la fois sur la dénonciation constante des petits défauts de l'homme moyen, et sur l'omniprésence de deux acteurs italiens, Ugo Tognazzi et Vittorio Gassman. Je vais commencer par les défauts. Si certains numéros sont excellents, d'autres sont clairement faiblards (la plage...). Le fractionnement en sketches très courts interdit tout récit ample, toute introspection trop profonde. Mais c'est aussi la force de cette forme de cinéma : le rythme accéléré des sketches permet de visiter un grand nombre de situations cocasses sans jamais s'ennuyer. Tant de bassesse, d’hypocrisie, de mise en abyme, c'est tout simplement jouissif, on en redemande ! Il est vrai que certaines situations sont répétitives, de même qu'on devine généralement très vite le ressort comique de chaque sketch. Mais ça marche quand même parce que les interprétations sont excellentes et la mise en scène efficace. Parmi mes passages préférés, je citerais le procès avec cet avocat aussi insupportable de cynisme que le témoin volontaire est insupportable de naïveté, la boxe, et les deux orphelins (terrible personnage qui préfère que son frère reste aveugle pour mieux apitoyer les passants)...
Ce film est une véritable pépite! C'est de la comédie, bien grinçante et qui mets en évidence la "monstruosité" de certaines personnes dans leur comportement. C'est une ignominie joyeuse qui s'offre à chaque sketch. J'aurais aimé toutefois que certains "monstres" tombent sur plus "monstre" qu'eux! Ce n'est pas le cas; alors peut-être dans un second opus. Les 2 acteurs principaux, Gasmann et tognazi sont excellents a tout point de vue, et pourtant ils endossent 8 à 9 rôles différents chacun. Bel exploit! A voir par tous les amateurs de comédie acide!
Les films à sketches sont rarement réussis pour ne pas dire carrément maudits et celui-ci ne fait pas exception à la règle, fût-elle la règle de la "commedia dell'arte" transformée en bouffonnerie dell'arte dans laquelle nos deux pointures Tognazzi et Gassman s'en donnent à coeur joie, la bride sur le cou.
Si on retrouve une ironie bienvenue dans la plupart de ces scénettes, on ne peut pas dire qu'elle ait un véritable impact sur le spectateur, peut-être parce qu'elles sont trop courtes, trop simlistes et trop évidentes. Trop caricaturales et anecdotiques également.
Elle ne font décidément mouche que trop rarement mais lorsqu'elles le font, la cruauté est garantie comme dans la dernière "Le noble art" (les boxeurs en prennent pour leur grade !) ou bien "L'inauguration" (la Fiat 600...). Certaines font éventuellement sourire ("On oublie vite" ou "La victime"), d'autres font dans le grotesque ("Rapt'... aucun respect pour les mamies !).
A noter la délicieuse présence de notre Michèle Mercier à nous dans "L'opium du peuple", une mascarade peu subtile qui mélange télévision et... cocus (!). Bref, un humour de foire foraine à l'emporte-pièce trop bâclé pour convaincre.
Les Monstres de Dino Risi est un scalpel trempé dans l’acide, une dissection sociale qui découpe l’Italie bien-pensante en 20 segments aussi hilarants que féroces. Chaque sketch est un miroir tendu au spectateur, mais un miroir déformant, grimaçant, où l’on rit jaune en reconnaissant son propre reflet. Risi ne filme pas des monstres : il révèle les petits fascismes du quotidien, en cravate, en robe, en uniforme ou en famille. Un chef-d’œuvre de cynisme lucide, où l’humanité pue… mais brille.
Dino Risi dans sa longue carrière a toujours porté un regard critique et bienvenu , voir féroce comme dans ce film, au sujet des vices (qui sont malheureusement nombreux et encore actuels ) de son pays. Toutefois cela ne semble pas suffire pour en faire un maestro du cinéma italien, car son talent est réel mais inégal, comme le film en question. Il faut le prendre à petites doses, comme d`ailleurs Tognazzi et Gassaman , qui peuvent devenir vite indigestes. A retenir le dernier sketch , remarquable, ainsi que celui avec une délicieuse Michele Mercier, et celui, très court mais impayable, avec Gassman habillé en femme dans le rôle d`une intellectuelle des salons romains prête à tout faire pour promouvoir un écrivain pour finalement vouloir coucher avec lui. On peut aimer ou pas.
C'est tout mignon cette suite de sketchs. Ça critique bien des profils de personnes quotidiens de manière fort joviale.
J'aurais un petit reproche à ce beau petit film : la suite de sketchs ne va pas de manière croissante et à vrai dire les émotions du spectateur stagnent un peu. On est sur un enchaînement, à vrai dire, trop peu tactique.
"Les Monstres" est un film de vingt sketchs où Dino Risi dresse le portrait des monstres du quotidien : les hypocrites, les infidèles, les lâches, les machos, ... Vittorio Gassman et Ugo Tognazzi les interprètent merveilleusement. Le tout accompagné par le jazz élégant aux accents swing du compositeur Armando Trovajoli, ce qui crée un décalage ironique avec des situations souvent ridicules et moralement gênantes. Risi dépeint la société italienne des années 60 avec satire, cynisme et un humour grinçant.