Les Monstres
Note moyenne
3,9
334 notes En savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné

44 critiques spectateurs

5
2 critiques
4
18 critiques
3
16 critiques
2
5 critiques
1
3 critiques
0
0 critique
Trier par :
Les plus utiles Les plus récentes Membres avec le plus de critiques Membres avec le plus d'abonnés
JoeyTai
JoeyTai

25 abonnés 490 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 8 avril 2021
Il s'agit d'une suite de petits sketches féroces dont la cohérence repose à la fois sur la dénonciation constante des petits défauts de l'homme moyen, et sur l'omniprésence de deux acteurs italiens, Ugo Tognazzi et Vittorio Gassman. Je vais commencer par les défauts. Si certains numéros sont excellents, d'autres sont clairement faiblards (la plage...). Le fractionnement en sketches très courts interdit tout récit ample, toute introspection trop profonde. Mais c'est aussi la force de cette forme de cinéma : le rythme accéléré des sketches permet de visiter un grand nombre de situations cocasses sans jamais s'ennuyer. Tant de bassesse, d’hypocrisie, de mise en abyme, c'est tout simplement jouissif, on en redemande ! Il est vrai que certaines situations sont répétitives, de même qu'on devine généralement très vite le ressort comique de chaque sketch. Mais ça marche quand même parce que les interprétations sont excellentes et la mise en scène efficace. Parmi mes passages préférés, je citerais le procès avec cet avocat aussi insupportable de cynisme que le témoin volontaire est insupportable de naïveté, la boxe, et les deux orphelins (terrible personnage qui préfère que son frère reste aveugle pour mieux apitoyer les passants)...
chrischambers86

16 199 abonnés 13 142 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 16 mars 2021
Une comèdie à l'italienne comme on n'en fait malheureusement plus aujourd'hui et qui s'appuie volontiers sur des personnages cocasses, mais surtout souffrant d'une infirmitè (le mendiant aveugle...) ou d'une difformitè (le bigleux addict...), mais sans jamais pour autant se situer sur un plan moral! C'est le principe même du culte et important "I mostri" où Dino Risi ètait en 1963 au sommet de son art! Un film à sketches d'un autre temps avec deux acteurs èblouissants qui nous règalent! C'est donc à travers une sèrie de sketches magistraux aux dècalages de ton èpatants que l'on retrouve Vittorio Gassman et Ugo Tognazzi au top de leur forme! 19 sketchs au total avec de bons moments de fous rires et une Michèle Mercier tellement belle! Mais le plus beau et le plus èmouvant d'entre-eux, c'est sans conteste le dernier ("La nobile arte") avec ce boxeur (Gassman) et cet entraîneur (Tognazzi) dèchus qui se retrouvent après un combat intense sur une plage! Un rècit cinèmatograpique extraordinaire et une musique sublime! Vittorio et Ugo font le reste...
William Dardeau
William Dardeau

36 abonnés 176 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 10 juillet 2019
Ce célèbre film à sketches de Dino Risi n'a rien perdu de son mordant , ni de sa férocité. Vitorio Gasmann et Ugo Tognazzi s'en donnent à coeur joie, dans des rôles de salopards absolus. Cette verve caustique a perduré dans les années 70 avec Risi bien sûr, mais aussi Scola (crédité dans Les monstres) , Monicelli, Comencini....Une sorte d'âge d'or. Les monstres doit évidemment être vu, en tant que film précurseur, maintes fois copié.
Eowyn Cwper
Eowyn Cwper

166 abonnés 2 041 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 4 février 2019
Les sketchs, c'est bien. Risi, c'est fort : il ajoute un joli « -ble » à son nom quand il parle de la société. Et critiquer la société, c'est super, surtout quand c'est lié autour du thème d'une moquerie fort joyeuse. Ugo Gassmann et Vittorio Tognazzi sont les faux jumeaux et les vrais frères ennemis qui partent dans tous les sens pour explorer une belle immoralité.

Un peu trop dans tous les sens, justement. Vingt sketchs en deux heures, ça ne nous fait pas payer l'unité bien cher. Même pas le temps de rentrer dans l'un et de le mâchonner que nous voilà dans un autre au propos tout à fait différent, où l'on oublie que derrière le même acteur se cache un autre personnage. Il sera lié au destin de la même horreur sociétale, de toute manière. Au final, ça va trop vite pour pas grand chose ; on n'aurait qu'un mot à dire sur chaque court métrage et la phrase qu'ils forment est loin d'être séduisante.

septiemeartetdemi.com
TTNOUGAT

706 abonnés 2 530 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 5 octobre 2018
Certes les scénarios sont amusants mais c’est surtout le jeu des acteurs et quelques belles séquences qui donnent à ce film sa célérité méritée. Vu comme cela, Gassman et Tognazzi sont brillants mais Gassman ne réussit pas tout alors de Tognazzi est impérial de bout en bout. Il se fond dans les personnages locaux d’une façon parfaite, c’est le Jack Lemon italien. On ne peut apprécier un film à sketches et encore moins en tirer une expérience retenue comme s'il s'agissait d'un long métrage. Les Monstres sont un pur divertissement car il est difficile de réfléchir sur les défauts des hommes en les caricatura. Personne ne se sent concerné directement, Le sujet est une fois de plus des autres.
soniadidierkmurgia

1 443 abonnés 4 348 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 6 août 2018
Dino Risi a dix ans de carrière et une vingtaine de films derrière lui quand il entreprend ce premier film à sketches qui sera pour beaucoup le plus représentatif de son humour vachard qui ne respecte rien. Après des débuts où il se cherche à travers des comédies au ton doux amer, l'ancien médecin psychiatre trouve définitivement son angle d'attaque suite à sa rencontre avec le duo de scénaristes Age et Scarpelli épaulé par Ettore Scola (pas encore devenu réalisateur) sur "Il mattatore" (1959) où il dirige pour la première fois son alter ego, Vittorio Gassman auquel il révèle son potentiel comique. Dès lors, la frénésie du succès se met en branle avec "Il vedovo" (1959), "Une vie difficile" (1961), "La marche sur Rome" (1962) et "Le fanfaron" (1962). Plus rien ne semblant devoir lui résister, Risi songe alors au film à sketches, le plus à même de donner libre cours à l'imagination débridée de ses scénaristes qui n'auront pas à s'encombrer du lourd fardeau d'une intrigue devant tenir sur la longueur pour délivrer à des spectateurs ravis leurs gags incendiaires. De la même manière, le duo reconstitué de "La marche sur Rome" avec Gassman et Tognazzi pourra se grimer à loisir sur dix neuf sketches (il en existe un vingtième seulement disponible sur certaines versions) pour offrir des portraits complètement délirants de leurs compatriotes et contemporains. Une telle profusion génère fatalement du déchet et "Les monstres" n'échappe pas à la règle inhérente au genre. Mais ressort sans discontinuer des "Monstres" une joie de faire les pitres qui a visiblement contaminé toute l'équipe qu'elle soit un stylo à la main, derrière ou devant la caméra. Le portrait au vitriol dressé de la société italienne du réveil économique est certes évident mais l'on peut discuter de savoir si celui-ci s'apparente à un moyen plutôt qu'à un but véritable. Le récit par Risi lui-même de la vie que tous menaient à cette époque pourrait tout de même laisser à penser que l'envie de pousser la satire à son maximum par simple émulation l'emporte sur la volonté du réalisateur de confronter ses concitoyens à leurs propres contradictions. Quoiqu'il en soit, ce sont bien les petites et grandes bassesses de l'âme humaine qui servent de véhicules à tous les sketches courts ou longs. "La bonne éducation" où un père (Ugo Tognazzi) inculque à son fils (Ricky Tognazzi) le mode d'emploi du comportement en société indique dès le préambule la tonalité générale. : "Les règles sont très utiles tant qu'elles ne sont pas respectées. Par ricochet, pas de culpabilité dans la transgression puisque tout le monde s'y adonne". C'est certes un peu court comme vadémécum mais rudement rassurant et surtout très déculpabilisant dans un pays encore très catholique. Tout le reste sera évidemment à l'avenant. A ce jeu-là Gassman et Tognazzi ravis de collaborer sont imbattables. Que ce soit en ecclésiastique amoureux de son image, en père de famille indigne, en parlementaire corrompu, en avocat marron, en amant veule et lâche, en drogué de la télévision ou en éditrice libidineuse, rien ne semble être hors de portée des deux acteurs qui se font la courte échelle pour aboutir au dernier sketch (Le Noble Art) qui les unit sous la houlette d'un Dino Risi laissant apparaitre comme dans "Le fanfaron", la face désespérée qui sera plus volontiers la sienne quand il jettera ses derniers feu dans la bataille à partir de "Parfum de femme" (1975) avec des films où le désenchantement prendra de plus en plus de place ("Âmes perdues" et "Dernier Amour" en 1977, "Fantôme d'amour" en 1981 ou "Le fou de guerre " en 1985). Mais en 1963, l'heure de l'introspection n'est pas encore venue et la joyeuse bande peut sans trop se poser de questions brûler la chandelle de l'insouciance et du succès par les deux bouts pour notre plus grand plaisir.
anonyme
Un visiteur
2,0
Publiée le 31 décembre 2016
Les films à sketches sont rarement réussis pour ne pas dire carrément maudits et celui-ci ne fait pas exception à la règle, fût-elle la règle de la "commedia dell'arte" transformée en bouffonnerie dell'arte dans laquelle nos deux pointures Tognazzi et Gassman s'en donnent à coeur joie, la bride sur le cou.

Si on retrouve une ironie bienvenue dans la plupart de ces scénettes, on ne peut pas dire qu'elle ait un véritable impact sur le spectateur, peut-être parce qu'elles sont trop courtes, trop simlistes et trop évidentes. Trop caricaturales et anecdotiques également.

Elle ne font décidément mouche que trop rarement mais lorsqu'elles le font, la cruauté est garantie comme dans la dernière "Le noble art" (les boxeurs en prennent pour leur grade !) ou bien "L'inauguration" (la Fiat 600...). Certaines font éventuellement sourire ("On oublie vite" ou "La victime"), d'autres font dans le grotesque ("Rapt'... aucun respect pour les mamies !).

A noter la délicieuse présence de notre Michèle Mercier à nous dans "L'opium du peuple", une mascarade peu subtile qui mélange télévision et... cocus (!). Bref, un humour de foire foraine à l'emporte-pièce trop bâclé pour convaincre.
bobmorane63
bobmorane63

250 abonnés 2 232 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 28 décembre 2016
Ayant adoré "Le fanfaron" qui lança la mode de la comédie à l'Italienne dans les années 560, quand je regarde le programme télévisuel qu'un film à sketchs était réalisé par Dino Risi en 1962, co-scénarisé par Ettore Scola et les vedettes étaient Vittorio Gassman et Ugo Tognazzi, je me dis génial, visionnons le !! Ce long métrage comporte au total 19 sketches ayant pour thèmes les hommes normaux peuvent commettre des excès et l'on voit défiler les sketches allant de 30 secondes à 5 minutes. Le résultat, j'ai pas mal rigolé devant notamment l'interprétation des personnages parfois excentriques , à peu près normaux, qui mettent en avant le grand talent des deux interprètes principaux . J'avoue aussi que certains passages sont des sketches tout courts. Ca reste une bonne comédie ou Dino Risi fait correctement son travail, c'est bien mis en scène, il y a peu de musique. Je le conseille.
weihnachtsmann

1 625 abonnés 5 752 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 9 août 2016
C'est pas toujours très drôle, mais c'est féroce. Mention spéciale pour l'avocat et du cynique pour le cinéma. Mais c'est l'inconvénient des petits sketchs, on a du mal à suivre le rythme et en cela, on sourit de temps en temps seulement.
Estonius

4 749 abonnés 5 466 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 15 juin 2016
19 sketches (certains sont très courts) très inégaux. Si certains sont très réussis ( la bonne éducation, le pauvre soldat, la journée d'un parlementaire, le témoin volontaire, la victime; on oublie vite,), d'autres sont sans surprises quant à leur chute ou peu intéressantes voir ratés (sur le sable, la muse,). Le lien du film est malgré tout constitué par les performances d'acteur de Vittoria Gassman d'Ugo Tognazzi tous les deux absolument prodigieux.
Plume231

4 415 abonnés 4 639 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 11 octobre 2015
"Les Monstres" ici ne sont pas d'ampleur internationale comme les Hitler, les Staline, les Mussolini et Cie, mais des "monstres" du quotidien, des "monstres" que l'on croise tous les jours, auxquels à notre grande honte on s'identifie parfois, qu'on est même des fois... Le satiriste féroce Dino Risi a réalisé 19 sketchs (dans certaines versions 20 mais dans la mienne il n'y en a que 19... ouuuuiiiinnnn... !!!) autour de la médiocrité, de la bassesse humaines à notre échelle en quelque sorte...
Ce film n'étant pas l'exception à la règle dans le genre, les sketchs sont d'une qualité inégale mais au moins aucun n'est ici vraiment mauvais, et puis le fait que chacun ne dure que quelques minutes évite que lorsqu'il y en a un beaucoup plus faible que les autres celui-ci ait vraiment le temps de ruiner l'ensemble. Et puis les acteurs principaux Ugo Tognazzi et Vittorio Gassman, qui jouent une multitude de personnages différents, dont même une femme pour Gassman, assurent.
Le meilleur de tous pour moi est celui par lequel le film débute, où un père, joué par Ugo Tognazzi, employé de bureau moyen, apprend à son fils (joué par le véritable fils du comédien !!!) toutes les combines pour resquiller. Rien que l'excellente chute de l'histoire vaut le détour. Autrement, celui intitulé "L'Opium du peuple" où un homme, incarné lui aussi par Ugo Tognazzi, est tellement obnubilé par la télévision (aujourd'hui il suffirait juste de la remplacer par Internet !!!) qu'il ne s'aperçoit même pas que sa femme, interprétée par la très... ouah... Michèle Mercier, est en train de le tromper avec son amant dans la pièce d'à côté, est une belle réussite aussi.
Au final, on se pose la question de savoir si on est oui ou non un "monstre", et si oui de quel genre car Risi parvient, tout en nous faisant nous moquer de nos contemporains, à nous mettre devant un miroir.
Gourmetdefilms
Gourmetdefilms

70 abonnés 657 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 6 mai 2015
Un petit film original et sympathique qui a voyagé à travers le temps. Une satire sans concession de la société italienne (européenne?) de l'époque et de comportements. Les deux acteurs principaux Vittorio Gassman et Ugo Tognazzi sont excellents, en plus j'ai trouvé le doublage en français très correct. Il y a des sketchs très bons d'autres moins. C'est souvent culotté mais hélas ça tourne trop souvent autour d'histoire de petites culottes (trop fort mon jeu de mots!). Bref singulier et bien fait.
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 23 février 2014
complètement débile. film à sketches avec du bon et du moins bon comme souvent. toujours intéressant ces films pour voir la place de la demme dans la société même si tout y est caricatural ici
nielrowbooks
nielrowbooks

34 abonnés 670 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 31 janvier 2014
Un parcours sociologique dans l'Italie des années 60. Humour, noir parfois, critique, percutant, cruel, et une morale à chaque fable qui n'est jamais dite, mais qui transpire d'elle-même. Une bande-son caractéristique de ces années-là qui nous voile ces sketches d'une brume nostalgique. Des acteurs formidables. Du vrai cinéma.
bsalvert

525 abonnés 3 731 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 17 mars 2013
Film à sketches qui a terriblement vieilli;
PLV : à réserver aux amateurs de films anciens.
Les meilleurs films de tous les temps
  • Meilleurs films
  • Meilleurs films selon la presse