La définition même de l'art d'Alfred Hitchcock auquel j'adhère totalement et sans retenue. Captivant de bout en bout, intrigue astucieuse, encore relativement moderne, personnages bien dessinés et complexes à souhait., du suspense haletant. Un must dans le genre. Grande leçon de cinéma et de mise en scène.
C'est la deuxième fois que je vois ce film, la première fois il ne m'avait que moyennement plu, j'ai mieux apprécié cette fois-ci. En effet le générique de Saül Bass est impressionnant, la musique est sympa, les scènes d'actions sont réussies, les acteurs sont crédibles, le scénario est bien fichu et la réalisation est bonne. De plus, j'ai découvet plusieurs détails qui m'avaient échappé au premier visionnage, genre la fin (j'étais innocent comprenez). Mais je continue à penser que par rapport aux autres Hitchcock, ce film est un peu moins surprenant, et que la fin est un peu rapide. A voir donc.
Avec La Mort aux trousses, Hitchcock signe un thriller politique, certes classique, mais non moins complet et enthousiasmant.
Avec sa mise en scène léchée (les plans éloignés des personnages sont absolument sidérants) et son lot de scènes ahurissantes (la puissance dramatique de la dernière scène, totalement rocambolesque), la Mort aux trousses se démarque astucieusement des autres films policiers de l'époque.
On tient là une oeuvre moins virtuose que Psychose certes, les intentions du cinéaste n'étant pas d'effrayer mais bien de divertir. Pourtant, la Mort aux trousses mérite amplement le coup d'oeil, ne serait-ce que pour l'interprétation de Cary Grant ou l'habilité d'Alfred Hitchcock à manipuler son auditoire.
Une oeuvre qui s'inscrit dans un contexte historique, celui de la Guerre froide, mais qui évite intelligemment l'écueil de la thèse, inadéquate dans le genre.
Suite au succès critique mitigé de "Sueurs froides" (1958) et avant le tournant marqué par "Psychose" (1960), Hitchcock réalise "La mort aux trousses" (1959), film aux genres très variés, de la comédie noire au film policier, du thriller au film d'espionnage, et de nos jours considéré comme une oeuvre d'une grande importance culturelle, historique ou esthétique. Tout ceci part d'un malentendu judiciaire dont le publicitaire new-yorkais Roger Thornill (Cary Grant) se retrouve confronté. En effet, il est confondu avec l'espion George Kaplan, qu'il ne connait pas et qu'il souhaitera rencontrer afin de régler cette affaire. Il va fuir à travers les Etats-Unis mais hélas, le destin va nuire à la réalisation de sa tâche ; jusqu'à ce qu'il fasse rapidement la connaissance de Eve Kendall (Eva Marie Saint), archétype de la blonde séductrice et à l'identité mystique qui semble bien connaître le véritable criminel. Va-t-elle se révéler comme un obstacle ou un biais pour que Thornill parvienne à ses fins? Pourquoi lui et Kaplan ne font qu'un, aux yeux de la justice? Hitchcock nous livre un thriller romantique singulier que l'on parvient à voir et à revoir sans désintérêt: l'ayant vu deux fois en moins d'une semaine, le deuxième visionnage m'a entre autres révélé certains éléments historiques m'ayant échappé dans un premier temps, saisissant ainsi la richesse du scénario en indices nous permettant petit à petit à construire le puzzle qui sert d'histoire que doit résoudre Thornill tout au long du film. Principalement constitué de séquences de traque ou de débats durant lesquelles notre héros part à la quête de la vérité, tout en fuyant l'organisation judiciaire le soupçonnant, l'histoire est portée par les puissantes et glaçantes mélodies au violon de Bernard Herrmann, le compositeur fétiche de la filmographie d'Alfred. Le film est par ailleurs autant constitué de séquences dynamiques spoiler: (annoncées dès le début par le caméo d'Hitchcock qui apparaît dès la 3ème minute!) que de séquences plus calmes, dans lesquelles la musique ou le silence accompagnent le suspens des personnages, rendant le film hétérogène dans le rythme du déroulement de l'histoire, en dépit de quelques éléments scénaristiques un peu confus dans la dernière partie du film, et une fin un peu expédiée nous empêchant d'explorer davantage l'envers du décor finalement révélé, spoiler: d'ou la rentrée du train dans le tunnel, censurant la vie privée des deux protagonistes. Par ailleurs, nous constatons que dès l'année suivante, son oeuvre "Psychose" va rompre totalement avec le style de "North by Northwest": alors que l'un sera tourné en noir et blanc, constamment dans des espaces clos avec une musique symbolisant l'angoisse des personnages à voir leurs plaisirs coupables révélés au grand jour, l'autre est réalisé en couleurs, en plein air pour la plupart des séquences. De plus, en dépit du silence pesant provenant en partie de la scène symbolique du film spoiler: (l'attaque de l'avion sur la route déserte, l'une des plus belles représentations de la menace au cinéma puisque le héros est seul avec cet avion et se retrouve en impossibilité de fuir la scène), on y met en valeur les liens entre les personnages, favorables à la facette romantique de l'histoire, ainsi que leur exposition au monde auquel ils sont confrontés malgré eux, favorable à un style filmique proche du film d'aventure, voire d'action. Aussi, le scénario se sert de la compassion du spectateur face à la malheureuse situation de Thornill pour rendre le film comique: spoiler: la scène dans laquelle la mère de Thornill se moque des ravisseurs dans l'ascenseur montre par exemple que le héros est livre à lui-même et qu'il est impossible pour lui d'être sérieusement défendu, remettant en même temps en question la confiance de l'autre face à une situation délicate. Grosso modo, il faut s'attendre un jour ou l'autre à se retrouver dans le corps de quelqu'un qu'on n'est pas, à devenir malgré nous coupable de quelque chose qu'on n'a pas commis... Le film avance ainsi à un très bon rythme et l'histoire se suit avec beaucoup de plaisir grâce à l'immense variété de registres, cet humour grinçant propre au maître du suspense et à ce désir imposant d'atteindre la solution finale dans ce vaste portrait de caractères. "La mort aux trousses" est, pour conclure cette petite analyse, un très bon Hitchcock qui parvient à se démarquer des autres productions de l'époque et précurseur de nombreux genres, annonçant par la suite le succès du cinéma d'espionnage notamment avec les "James Bond", dont le style semble quasiment inspiré de celui de "North by Northwest".
Il ya des films où la critique est impossible, soit parce qu'il est inclassable, soit parce qu'il est intouchable de par son excellence. Hitchcock signe ici un retour aux sources plus de 20 ans après "Les 39 Marches" où un innocent est pris pour la mauvaise personne. Hitchcock brouille les pistes, tient en halène le spectateur grâce à deux acteurs qui se donnent la réplique à merveille, et époustoufle jusqu'à la fin. La scène de l'avion, sûrement du fait de sa précision, n'a pas vieilli ou presque et reste ainsi, et à juste titre l'une des plus grandes de l'histoire du cinéma. Nous ne pouvons, après avoir vu ce fim, qu'adresser un grand merci à Hitchcock
Comme d’habitude Hitchcock, le maître nous donne une intrigue ficelée avec subtilité et raffinement. Elle débute avec un individu totalement inconnu, « presque »normal, et qui se retrouve mêlée à une histoire d’espionnage des plus complexe. Le jeu des acteurs est magnifique d’ambiguïté, les scènes cultes se bousculent et le charme presque vieux jeu d’un cinéma d’avant…pas de violence, pas de surenchère de scènes spectaculaires, juste une bonne dose de savoir faire et au résultat, un classique jamais égalé.
50 ans après sa sortie, le "classique" du réalisateur anglais n'a pas perdu sa part de suspense. Mais aussi celle de l'humour avec un Cary Grant parafait.
Le pire d'Hitchcock est réuni dans ce film. Les trente premières minutes sont vraiment agréables et laisse penser que ça va être aussi intense et puis non. Le rythme retombe très bas, le suspense s'envole, les dialogues deviennent insipides et on assiste à un ensemble d'anomalies et aux aventures d'un "héros" complètement naïf et idiot. Et comme si ça ne suffisait pas, le film se termine par une scène pathétique et sans relief. Du très mauvais cinéma que ce film!!
Comme vous savez tous, "La Mort aux trousses" est un des plus célèbres et un des meilleurs films d'Alfred Hitchcock. Ce long-métrage retrace une histoire complètement abracadabrante : on a un Cary Grant, jouant comme un dieu, qui interprète Roger Thornill, un publicitaire. Un soir, dans un restaurant, il est capturé par des espions qui le prennent pour un certain George Kaplan. Thornill s'enfuit dans un train et rencontre la belle Eve Kendall (Eva-Marie Saint). Grâce à son aide, il va contacter le fameux Kaplan pour le prévenir qu'on en veut à sa vie... Hitchcock signe de nouveau un grand film (logique !) mais qui aborde encore une fois le thème du faux coupable et le thème des mères désagréables, qu'il abordera avec "Psychose" et "Marnie". En tout cas, "North by Northwest" est je crois, le Hitchcock qui possède le plus d'action, et qui possède une des scènes cinématographiques les plus célèbres de l'histoire. Pénétrez dans une histoire d'aventure, qui ne laisse pas souffler un instant. Mêlant plein d'éléments du cinéma policier : femme fatale, gangsters, bagarres, "La Mort aux trousses" peut plaire à n'importe quel adolescent ou adulte. Et même si le film date quand même des années 50, rien n'a particulièrement vieilli et tout garde un certain charme. Et j'admire encore le générique design de Saul Bass et la musique de Bernard Herrman, qui décidément, n'a jamais lâché les pieds du cinéaste mais qui a pourtant créer des morceaux célèbres qui ont aidés les films de son maître à devenir encore plus culte. Tout est extrêmement bien réalisé et AH a réalisé une aventure policière possédant le même style que Tintin ! 3.5/5
Quand on voit que ce film qui est un grand classique date de 1959, on peut se dire qu'Hitchcock est un sacré précurseur du cinéma. Il y a de tout pour nous tenir en haleine jusqu'au bout et surtout j'ai été surpris par l'environnement. Les acteurs sont vraiment au meilleur de leur forme, le scénario très recherché et prenant, le suspense au rendez-vous, on passe un peu par toutes les émotions et comme je le disais plus haut, les décors sont très plaisants. Alors oui, il ne faut pas oublier que ça commence à dater et que par moment, les scènes sont un peu longues. Oui, on peut également trouver certaines choses kitchs et dépassées mais bon, c'est l'époque qui veut ça ... Dans son ensemble, ça reste un long métrage qu'il faut voir au moins une fois dans sa vie. D'ailleurs, vous y apercevrez la classe incarnée en la personne de Cary Grant. Donc voila, maintenant à vous de voir ... 12/20.
Faisant parti des films les plus cultes de la filmographie du maître Alfred Hitchcock, La Mort aux Trousses n'en est pourtant pas le meilleur. Certes, il reste indéniable que ses dialogues frisent le parfait, que Cary Grant excèle dans son art et que la musique y joue un grand rôle, mais, de par sa longueur et l'éternité que met Hitchcock à conclure à la fin, il s'agit d'une nouvelle déception hitchcockienne. En dépit de ses qualités indiscutables, Hitchcock frôle une fois de plus la perfection sans l'atteindre.