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matt240490
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2,5
Publiée le 21 mai 2012
Film français sorti en 1965, La 317ème section est l'un des rares films parlant de la guerre d'Indochine. Volontairement proche d'un documentaire, le métrage de Pierre Schoendoerffer se distingue par son impressionnant réalisme pour l'époque mais ne parvient jamais à dépasser ce sentiment d'étonnement. Car, il faut le dire, le récit est lent et ne permet aucunement une appréciation ou une attache quelle qu'elle soit. Présentant aussi quelques caractéristiques communes avec La Ligne Rouge, on ne peut que saluer l'audace du réalisateur mais nous ne pourrons en aucun cas lui affirmer que le métrage nous aie séduit.
Il y a des films anciens qui vieillissent bien et des films qui vieillissent mal. Celui-ci a particulièrement mal vieilli. Il y a eut tellement mieux depuis dans le même genre que le regarder aujourd'hui en 2022 n'a vraiment plus aucun intérêt...
Un très grand film , chef d'oeuvre du film de genre , master piece qui inspirera tous les autres films de guerre : Apocalypse Now, et autres. Le sujet intemporel de la fraternité, de l'humanité qui subsiste dans ces moments très durs, la vraie vie , la chaleur ,l' épuisement tout y est . Le film n'a absolument pas vieillit et garde toute sa puissance . Une beauté d'image apurée en Noir et Blanc , des acteurs formidables . La caméra à l’épaule quand il le faut ,et aussi un scénario solide , bien écrit , bien découpé. Un film culte .
Un superbe film qui doit beaucoup à ses acteurs sublimes, mais aussi a son réalisme pas seulement dans ces combats mais aussi dans son ensemble. Le scenario est excellent car il nous permet de découvrir cette guerre sous toute ses facettes, ce film montre aussi le visage des vrais soldats, un film à voir et à revoir.
Il existe, d'après mes souvenirs, très peu de film français qui parle de la guerre en Indochine, mais en plus quand celui-ci est aussi réussi, cela donne une oeuvre qui est forcément à découvrir. Il faut dire que le réalisateur Pierre Schoendoerffer - qui a participer à cette guerre en tant que correspondant - à décider de montrer judicieusement l'ensemble avec un certain réalisme et une grande authenticité ( en grande partie dù aussi à la photographie en noir et blanc de Raoul Coutard qui donne même l'impression par moment que l'on se trouve devant un documentaire ), ce qui fait que l'on ait rapidement captivé par ce que l'on voit à l'écran. De plus, le casting composé en autres de Bruno Cremer ( qui tient le rôle de l'adjudant Willsdorf ) ou encore de Jacques Perrin ( qui joue le sous-lieutenant Torrens ), s'en sort remarquablement. Bref, une oeuvre a ne surtout pas négliger car elle montre au quotidien et de manière assez précise ce qu'on vécu, en partie, la section qui étaient présente là-bas.
Je ne suis en général pas fan du cinéma de Pierre Schoendoerffer que je trouve trop froid, trop naturaliste. La 317e section est une exception. Plongée brillante dans la guerre d Indochine alors qu elle est déjà quasiment perdue par l armée française, le film décrit avec brio le quotidien de soldats qui meurent loin de chez eux. Pour le coup le côté froid et sans fard de son auteur donne au film un côté sec et réaliste qui en font un excellent film.
Le récit est très direct : il s’agit, pour un groupe de soldats, d’aller d’un point A à un point B en milieu hostile. Le situant dans le contexte de la guerre d’Indochine, Pierre Schoendoerffer signe un film âpre, dur, réaliste.
Considéré, souvent, et pas qu'en France, comme le plus grand film de guerre réalisé. Je ne sais pas si c'est bel et bien le cas, mais c'est un immense film de guerre, ça, c'est évident, réalisé par quelqu'un qui y a été, qui a vu le combat, Pierre Schoendoerffer, aussi auteur du roman initial. Acteurs parfaits, aussi bien Cremer que Perrin, et réalisation solide pour cette histoire d'une petite unité française paumée en pleine jungle au cours de la guerre d'Indochine. Les horreurs de la guerre avec peu de moyens, en noir & blanc, façon documentaire tourné sur le vif, c'est brut de décoffrage, sans lyrisme, sans chichis, c'est diablement efficace. Un monument qui inspirera probablement Kubrick, Cimino, Coppola, Spielberg.
L'Indochine comme nous ne l'avions jamais vue. En marge de la décisive bataille de Dien-Bien-Phû, nous suivions la 317e section (semblant ne pas exister autrement que par elle-même, puisque jamais en contact direct ou indirect avec les état-majors français), composée de 41 hommes, traversant la jungle au Nord-ouest du Vietnam. Cette "317e section" n'a rien du film de guerre comme il se fait depuis une trentaine d'années. Il est purgé de tout héroisme, de tout discours lénifiant et ne croule pas sous des partitions musicales pompeuses. Il ne vend pas la guerre comme une aventure humaine. Il est du genre brut de décoffrage. Schoenderffer ne s'intéresse pas aux raisons ayant conduit au déclenchement du conflit en Indochine, tout comme il ne revient pas sur l'aberration stratégique que fut la cuvette de Dien-Bien-Phû. Ses objectifs sont ailleurs. Ce qui l'intéresse, c'est de filmer en immersion, à hauteur d'hommes des 41 soldats composant la section. Ayant lui-même été envoyé en Indochine en qualité de cinéaste de guerre, en ressort donc un film aux allures de documentaire, ce qui, même à cette époque, n'existait pas dans le cinéma de guerre. S'il y a parfois une certaine rigidité et une certaine froideur dans la forme (ce qui est surprenant venant de quelqu'un qui a été le témoin direct des événements), celles-ci sont compensées par la présence de Bruno Crémer, pas inconnu dans la profession, mais qui se révélait aux yeux du grand public.
"La 317ème section" est le seul film que je connaisse sur la guerre d'Indochine avec "Diên Biên Phu" du même réalisateur. Pierre Schoendoerffer a fait une œuvre très efficace et extrêmement réaliste, et pour cause, il connaissait très bien son sujet en tant qu'ancien cameraman du service des armées. Il n'y a pas de critique du colonialisme ou de réflexion sur cette terrible guerre, ce n'est pas le but, il nous montre juste ce qu'étaient ces escarmouches sanglantes qu'on reverra par la suite dans de nombreux films américains sur la guerre du Vietnam. On y suit au plus près une petite troupe d'hommes qui luttent pour leur survie au cœur d'une forêt vierge hostile magnifiquement filmée, "La 317ème section" est un modèle de réalisation à la foi proche du documentaire et formellement très cinématographique.
Dans un noir et blanc renforçant l'âpreté de cette marche en Indochine, la mise en scène caméra à l'épaule se concentre sur les corps meurtris, sur les visages éprouvés, sur les regards blasés auxquels Jacques Perrin et Bruno Crémer confèrent avec justesse (à l'inverse du casting vietnamien...) respectivement froideur et incertitude. Illustrant la nécessaire conviction militaire que chaque tué, chaque sacrifice, chaque souffrance, se justifie par le dessein final, le scénario la déconstruit avec cynisme, tant par le sort dévolu à la colonne que par le rappel à la radio de la célébration de la fin de la Seconde Guerre Mondiale... Sans emphase (souffle?) ni héroïsme, le récit montre des hommes confrontés à l'ineptie, aux dilemmes, à la mort. Comme un ultime sarcasme, celui qui vivra trois guerres commente: "Qu'est-ce que ça veut dire dégueulasse? C'est la guerre! Ils savent la faire, les fumiers...chapeau!"...
Quel film ! Je ne pense pas avoir de reproches à lui formuler tellement il est réussi. Le réalisme, c'est le maître-mot qui le qualifierait. Et il est partout, dans les décors, dans la photographie, dans les us et coutumes militaires ou encore dans les mentalités. Ce réalisme incarné par l'adjudant Willsdorf, remarquablement joué par un tout jeune Bruno Cremer (j'apprécie beaucoup l'acteur) s'oppose à l'idéalisme du jeune officier sous-lieutenant Torrens. Mais ce n'est pas un idéalisme avec un mauvais fond, à l'instar des officiers supérieurs Français qui ont sacrifiés une partie de la jeunesse de France et du corps expéditionnaire dans des combats perdus d'avance ou mal préparés. Ceux qui ont lu et qui connaissent le sujet de l'Indochine comprendront. C'est d'ailleurs un des rares films à s'attaquer au sujet, pas étonnant quand on sait que Pierre Schoendoerffer a lui même été projeté sur le terrain les deux dernières années de la guerre comme correspondant photographe des armées. Il y rencontrera un certain Raoul Coutard qui officie comme responsable de la photographie de la 317ème section. Ce film dramatique représente bien ce qu'a été ce conflit pour ceux qui l'ont vécu. Je terminerai en pensant à tout ces Vietnamiens, Laotiens ou autres Cambodgiens qui à l'époque ont choisi de servir sous les drapeaux de la France par fidélité, intérêt ou anticommunisme et ont parfois été abandonnés à leur triste sort par une France exsangue : j'ai beaucoup de respect pour ces personnes, autant que pour les militaires Français ayant choisi de s'engager, à une époque où le mot engagement avait encore un semblant de signification.
Très bon film de guerre. Tout sonne authentique, le noir et blanc ajoute à la scène. Les effets sont bons entre l'équipement des soldats, les rombiers, le parachutage, les villages et l'ennemi à proximité. Sans compter les dialogues, l'humidité et les bêtes.