1829 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
158 critiques spectateurs
5
24 critiques
4
55 critiques
3
32 critiques
2
19 critiques
1
19 critiques
0
9 critiques
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
NotThatYouThink
47 abonnés
282 critiques
Suivre son activité
4,0
Publiée le 15 mars 2023
“The Weather Man” est d’un sarcasme envoûtant, un humour comme on en voit trop peu dans le cinéma américain. Le long-métrage jongle entre film d’auteur et film hollywoodien ; mi-comique, mi-dramatique, entre les deux il n’y a qu’un pas. D’un fatalisme déconcertant à première vue, le film est riche de sens sur plusieurs thématiques : le devoir américain, la famille, l’éducation, l’accomplissement de soi. Rien ne réussit à David Spritz (Nicolas Cage), on se demande même si c’est une force obscure qui le fait passer à côté de sa vie ou ses choix malvenus durant tout le film. Nicolas Cage ayant souvent des rôles épiques et extravagants, c’est pour une fois un rôle simple et très “terre à terre” qu’il endosse à merveille. Et là où l'orientation définitive aurait pu être comique et de l’ordre du divertissement, le réalisateur, Gore Verbinski propose une réflexion sur les choix de vie et en définitive ce que nous sommes, un ton bien plus réaliste qu’il est plaisant de voir terminer sur cette note, la conclusion n’en est que plus belle, humble et riche, une morale universelle. spoiler: David est quelqu’un qui n’a pas réussi à prendre les choses en main sur sa vie, sur sa fille, son fils ainsi que son ex-femme (Hope Davis), mais a su s’adapter au changement qu’il entreprend et c’est sa plus grande force. Mention spéciale au rôle de Robert Spritz, le père de David (Michael Caine) qui arrive à construire un personnage charismatique, jamais dans le jugement et qui propose des solutions sans jamais les imposer. Il ne s'immisce jamais dans la relation du couple Norren/David, en somme, il très belle figure paternelle. “The Weather Man” est une belle surprise sur de nombreux plans : technique, scénaristique et philosophique.
David Spritz présente la météo pour une chaîne télé de Chicago. Mais David n'est pas heureux. Père de deux enfants avec qui il a du mal à communiquer, divorcé, vivant dans l'ombre de son père qui est un grand écrivain, le quotidien de Dave consiste à être complètement perdu dans sa vie et à se prendre de la nourriture de fast-food en pleine tête, lancée par des petits blagueurs. Portrait cynique, drôle et touchant d'un homme qui doit mûrir pour ne pas rester perdu dans sa vie, "The Weather Man" est un film infiniment subtil et parfaitement écrit qui ne repose pas sur grand-chose si ce n'est un personnage fort, une mélancolie sous-jacente et une certaine critique de l'american way of life. Gore Verbinski, surtout connu pour "Pirates des Caraïbes" se montre capable de faire dans la subtilité, élargissant alors le registre de ses capacités. Grâce à une réalisation maîtrisée mais discrète, il fait de son film une œuvre touchante et pleine de justesse, portée par un Nicolas Cage impeccable.
Comédie dépressive, "The weather man" illustre avec une élégance un peu trop mollassonne cette jolie morale que la réussite sociale n'est rien sans l'épanouissement sentimental et familial.
Si vous êtes à la fois curieux et sensible, "The Weather Man" pourrait fort bien satisfaire vos envies, cinéphiles affamés que vous êtes. Non seulement ce film est réussi, mais est en plus de ça étonnant et drôlement rafraîchissant. Gore Verbenski est un réalisateur talentueux qui s'éloigne des sentiers battus de sa saga "Pirate des Caraïbes" afin de mettre en scène le neveu de Copolla dans une comédie dramatique mature. L'histoire vous paraîtra d'emblée touchante, et l'ambiance sombre et quasi-répétitive de certaines scènes vous piégerons ingénieusement dans la vie raté d'un célèbre présentateur météo, et de ses instables et difficiles relations avec sa famille. A vrai dire notre héros est ici un véritable looser du début à la fin, ne parvenant jamais à réussir à trouver un juste milieux, ni même à se connaitre lui même (et encore moins les siens), riche mais terriblement seul et pommé. Si le rapprochement entre ce film et "Familiy Man" (avec Nicolas Cage aussi) semble tout naturel, le long métrage de Mr Verbenski se dote néanmoins d'un scénario plus vivant et humain, sans les tonnes de fioritures sentimentales que peuvent nous vomir de nombreux drames. Le scénario n'en fait pas des tonnes afin de nous faire verser notre petite larme et, au contraire, sait composer un parfait équilibre entre humour et tragédie. Une approche presque désuète qui marque par son ambiance personnelle, le tout sobrement mis en scène. Au centre des projecteurs, Nicolas Cage est bluffant et naturel, portant à lui seul sur ses épaules la profondeur du film. Les autres acteurs l'entourant manifestent eux aussi un savoir faire remarquable, surtout de la part de la jeune "Gemmenne de la Peña", complètement blasée et pommée dans sa ceinture de graisse. Michael Caine est encore une fois très convaincant, bien que toujours aussi conventionnel et stoïque. Je ne vois pas ce qui pourrait clocher dans cette histoire sincère et bien cousue, mis à part cette ambiance langoureuse qui pourra en rebuter plus d'un. Selon mon avis, Gore Verbenski parvient à nous émouvoir à travers un regard et un film élégant dans sa simplicité, généreux dans ses sentiments, jamais exagéré ni abracadabrant, juste sensible et humain.
La vie de l'homme météo est passionnante. Nicolas Cage, obtenait décidément de bons rôles...mais ça c'était avant le drame, bien entendu. On prend plaisir à suivre ce personnage entraînant dans sa reconquête familiale, qui attire notre attention grâce à de sublimes scènes de cette réalisation maitrisée. L'accumulation de ce manque de respect permanent à son égard entraîne des moments difficiles à surmonter laissant apparaître le coté dépressif et épuisé de ce présentateur. Cet homme va se battre malgré les tuiles qui lui tombent sur le coin de la gueule en essayant tant bien que mal de les négliger et d'atteindre son but...Le moins qu'on puisse dire, c'est que long et douloureux est le chemin du bonheur.spoiler: Le doigt de chameau est mythique.
The Weather man est un film bien trop méconnu et pourtant c'est un véritable petit bijoux. Une histoire humaine à travers un Monsieur Météo joué extrêmement bien par Nicolas Cage, plutôt détestable au début on apprend à connaitre ce personnage touchant et au final on est au première loge d'une histoire touchante et pourtant si simple. N. Cage joue parfaitement le rôle du type qui réussi assez bien sa vie professionnel pourtant à des années lumières de celle de son père. Sa vie familial est quant à elle un échec sur toute la ligne, sa fille ne partage rien avec lui, son fils un peu délaissé se fait prendre au piège d'un pédophile puis son mariage est véritable échec. Petit à petit on s'attache à ce personnage qui en devient touchant dans ses malheurs et définissant ainsi sa réussite professionnel et son échec familial comme un rêve américain. Une belle leçon sur la vie tout simplement, la réalisation un peu "molle" parfaitement voulu par le réal colle parfaitement au film tel que la voix off . Espérons que Gore Verbinski auquel nous devons la trilogie "Pirates des Caraibes" aura l'occasion de se replonger dans du cinéma d'auteur.
Une bonne surprise ! Le film vaut avant tout pour la magnifique interprétation de Nicolas Cage en cet "homme météo" en plein bilan sur lui même. Bien secondé par de très bons seconds rôles (Michael Caine est toujours aussi excellent !), Nicolas Cage nous emporte dans son histoire d'homme égoïste et maladroit qui cherche à reconstruire sa vie. Saupoudré de petites pointes d'humour un peu corrosif (le running gag du lancé de fast food, le dos de chameau), les dialogues et les monologues du monsieur météo se révèlent très justes et parfois touchants. Le rythme est assez lent mais la réalisation très inspirée et la BO très agréable ne m'ont pas permis de m'ennuyer. Vraiment bon !
Nicolas Cage est décidément très bon lorsqu'il s'agit de jouer un personnage bourré de défauts et en pleine remise en questions. Alors le scénario est certes quelque chose de déjà vu, il y a suffisamment d'éléments originaux pour égayer le tout et se démarquer des productions habituelles. Bref, un film bien sympathique, bien réalisé et assez réaliste, à voir!
Après la comédie pour enfants La souris, le remake du film d'horreur Ring et le film d'aventures fantastiques avec Pirates des Caraïbes, Gore Verbinski s'essaie à la comédie dramatique intimiste. Hélas, malgré une histoire intéressante et un casting 3 étoiles, The Weather Man s'avère indubitablement raté. La faute à une réalisation mollassonne et anodine, un Nicolas Cage peu inspiré et un scénario laborieux qui brasse de nombreux thèmes mais n'arrive jamais à trouver son ton. Entre drame familial aux multiples facettes, satire du rêve américain et comédie noire, on ne sait pas vraiment si on doit rire ou pleurer. Dans une atmosphère constamment lugubre, cette bizarrerie alterne scènes franchement drôles (principalement avec le toujours aussi truculent Michael Caine), scènes difficiles et passages complètement décalés, inutiles, saugrenus. Bref, malgré cette intention de réaliser un film d'auteur, de bonnes idées et quelques passages désopilants, The Weather Man ne convainc pas, ennuie, loupe le coche et passe à côté de son sujet initial...
Bon drame anti-hollywoodien qui démonte le rêve américain, sur un ton à la fois froid caustique. La mise en scène est excellente, épurée, et Nicolas Cage incarne avec brio ce divorcé qui cherche un sens à sa vie, tentant de recoller les morceaux avec sa femme, ses enfants, son père. On peut peut-être déplorer certaines longueurs et un scénario mollasson, pas assez développé, mais dans l'ensemble le film se laisse voir agréablement.
Un homme qui se sent dépassé par les évènements qui ponctue sa vie, tout en se raccrochant à ce qu'il croit être un semblant d'équilibre, il sombre dans une mélancolie agressive voyant que tout ce qu'il fait n'a pas de prise pour rectifier le tir. Son métier parait bien dérisoire face à la gloire de son père, sa famille est un désastre, personne ne le respecte, quoi qu'il fasse rien ne joue en sa faveur. Voilà que son père est atteint d'un cancer, bref, tout cela n'est pas réjouissant. Mais il y a un mais, on sent quand même que cet homme peut être meilleur, qu'il a besoin juste d'une approbation, de celle du père, de sa fille, de son fils, et d'un autre boulot peut-être; il a besoin de reprendre confiance en lui, de faire une chose qui pourrait le rendre fier, et c'est le déclic. Il tire à l'arc, et cette concentration, cette toute petite satisfaction de mettre une flèche dans la cible, est le commencement d'un renouveau, enfin il rectifie le tir. Certes le film n'est pas une comédie sociale, où les situations prêtent à sourire, mais il nous plonge dans la vie d'un américain moyen, avec pavillon de banlieue, qui arrivera, par chance plus que par talent à s'octroyer un nouveau départ et un American Dream. Nicolas Cage nous livre une belle prestation et comme souvent Michael Cane est brillant de retenu.
Atypique s’il en est, ce film de Gore Verbinski est une comédie noire brillante sur « la réussite à l’américaine ». Parfois un peu maladroit, le cynisme finit toujours par l’emporter dans sa déconstruction du rêve américain avec un étonnant et très bon Nicolas Cage.
David Spritz est le monsieur Météo d’une chaîne locale de Chicago. Pas mal comme job me direz vous ? Et pas mal payé en plus ! Et bien pas pour David Spritz fils de Robert Spritzel écrivain à succès, ancien lauréat du prix Pulitzer dont l’aura paralyse complètement le pauvre David à qui son boulot paraît du coup bien insignifiant. Les glaces qui ensserrent le lac Michigan illustrent bien dans quel état de paralysie se trouve la vie affective de David qui n’arrive pas à sortir de ce complexe nourri à l’égard de son père. Sa femme l’a quitté, sa fille est obèse et son fils est en cure de désintoxication. A part ça tout va bien ! N’assumant plus un boulot certes un peu surfait mais que bien des gens lui enviraient, David qui refuse les sollicitations des spectateurs qui le reconnaissent dans la rue est souvent pris à parti et se voit régulièrement aspergé des restes de fast food de quidams mécontents de sa morgue ou de ses erreurs de prévision. Même sur cette donnée essentielle de son travail il n’a pas la main, devant lire sans comprendre les papiers délivrés par des experts qui avouent eux-mêmes être un peu désarmés devant les caprices du temps. En vérité David est en pleine dépression et c’est comme un zombie qu’il navigue entre son job qu’il fait mécaniquement et sa fille qu’il tente maladroitement de sortir de son mal-être. Le tout est rythmé par une musique cotonneuse de Hans Zimmer qui réhausse la performance d’un Nicolas Cage tout à fait crédible dans le rôle de ce grand garçon qui n’arrive pas à éclore. Michael Caine dans un registre assez inhabituel campe ce père aimant mais distant qui sent qu’il va quitter ce monde sans avoir pu aider son fils à s’accepter lui-même. La démonstration est tout à fait probante de la part d’un réalisateur plutôt spécialisé dans le genre aventures (les 3 premiers « Pirates des Caraïbes ») même si elle semble un peu répétitive sur la longueur du métrage.