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Un visiteur
4,0
Publiée le 5 octobre 2008
Un film d'une beauté et d'une richesse indéniable, qui nous fait voyager dans les profondeurs de l'âme humaine. Ce voyage zen est un pur délice visuel, sonor mais aussi émotif, quoiqu'il soit parfois un peu trop "chtarbé"...
Une réussite quasi complète, qui assoie la qualité de metteur en scène du réalisateur, mais aussi la qualité du cinéma Coréen qui surpasse aujourd'hui celle des chinois.
Apaisant, contemplatif, sans dialogue superflus. Un film asiatique comme je les aime. Un petit revers toutefois: le dernier quart d'heure avec des attitudes et un scénario que je ne comprends pas et qui n'apportent rien au film : l'érection du bouddha sur un sommet et la mort de cette femme, d'ailleurs, qui est elle cette femme??
Un conte spirituel au bord de l'eau, rythmé par une porte qui ouvre chaque saison de la vie. On ne saura jamais : le destin est-il une affaire individuelle ou se répétera t-il après le printemps ?
Ce film est d’une beauté sidérante. Au-delà d’une simple réflexion sur la vie et la découverte qu’en fait un homme tout au long de son parcours, l’intégration de la nature, de la solitude, du partage et des valeurs rendent ce parcours initiatique parfaitement dépouillé et essentiel.
Printemps, été, automne, hiver ... et printemps ou la vie en 100 minutes! Certains reconnaitrons le style de Kim Ki-Duk par son coté "image qui parle" tel que dans Dream, Samaria. Pourtant la violence souvent présente dans les films du sud coréen ne se fait pressentir. Bouleversant, les plans d'ensembles constitue un hommage contemplative au paysages cachés coréens. Méditation existentialiste sur l'homme ainsi que sur sa nature le film se tisse comme un Au Hasard Balthazar extrapolé par son idée de cycle humain ou les générations se perpétue chacun à leur tour. Film mémorable à voir.
Printemps, été, automne, hiver... : quatre tableaux somptueux. C'est le souvenir très fort que j'en ai : Des décors naturels plus que paradisiaques. On ne peut que rester ébahis par la splendeur de la photographie. Là tout n'est qu'ordre et beauté, luxe, calme et volupté... Juste ce qu'il faut de texte pour comprendre une histoire qui n'est que le second plan, je crois, du film : une saison représente un décor de rêve et une étape de la vie (enfant ; adolescent etc...)Un grand moment d'évasion...
On peut être surpris par le ton très contemplatif de ce film, et par le message très pessimiste qu'il porte sur la nature humaine. Les portes qui donnent sur le temple s'ouvrent pour annoncer une nouvelle étape dans le récit, ainsi qu'un pas en avant dans l'existence humaine : éveil de cette cruauté presque innocente chez l'enfant ; découverte de l'amour et de la sexualité chez l'adolescent ; les peines infligées par la passion à l'âge adulte ; la pénitence à l'âge mûr... Ici, Kim Ki-duk dresse un portrait très sombre de l'homme, qu'il dépeint comme un être de violence qui s'égare dans le monde des hommes, et son caractère très universel, cyclique (l'enfant qui sera recueilli à son tour par le nouveau maître passera par le même parcours initiatique que ses prédécesseurs). Certaines scènes sont parfois très dures (l'enfant qui découvre les conséquences de ses actes, la scène avec les policiers) et réussissent à vous faire monter les larmes aux yeux en quelques instants. La caméra épouse à merveille les différentes atmosphères du film, alternant entre des panoramas et des plans fixes très calmes, avant de passer à des champs-contrechamps très nerveux dans les moments de tension... on arrive à percevoir la sérénité, puis le trouble, que le réalisateur donne à son film, à travers un éclairage et des plans de qualité - bref, une véritable pépite si vous souhaitez autre chose que des thrillers sud-coréens !
les acteurs sont absolument parfaits et la photo nous envoûte dès les premières images. A voir impérativement au cinéma, rien que pour encourager les distributeurs à proposer d'autres petites perles. Bon film.
Un film magnifique. La photo est sublime comme souvent dans le cinéma asiatique. Autre constante de ce cinéma, la lenteur. Mais au service de l'histoire. Peu de dialogues, tout est dit par les regards, les attitudes, les gestes. L'histoire en elle-même est bien construite, et s'appuie sur le défilement des saisons, donnant au réalisateur une raison supplémentaire de filmer les paysages somptueux sous tous les angles et toutes les couleurs. L'honneur, la maîtrise de soi, la sagesse, l'amour sont au coeur de cet inattendu cadeau coréen. A voir !
zzzzzzzzzzzzzzzzzzen et terriblement moraliste! On en ressort calme et posé, comme si les désagréments de la vie quotidienne s'effaçaient tout d'un coup pour laisser place à la quiétude et la plénitude.
L'histoire brille par la simplicité qui s'en dégage; on y voit l'Homme dans tous ses états : innoncent, joueur, amoureux, revanchard, désespéré...
ET les saisons rythment nos vies, qu'il serait bon pour chacun de nous d'avoir, comme ce héros, un maître spirituel qui veille sur nous!
C'est beau, c'est zen, on l'a dit et répété et c'est vrai, même si le fait de s'attarder sur les mêmes vues aux diverses saisons est un peu lassante. Mais surtout c'est d'une cruauté latente qui laisse terriblement mal à l'aise.
Simplement Sublime ! On est transporté par ses superbes paysages, par cette histoire lyrique. Simple, limpide, drôle et émouvant, ce film nous donne envie de s'isoler pour apprécier la Beauté de la Vie...