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Jahro
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3,5
Publiée le 20 novembre 2012
Ce pauvre Guillaume Canet est affublé d’une tare bien encombrante : il est narcoleptique. Prisonnier de Morphée à la moindre émotion. Ralenti en amour et dans sa carrière, il ne lui reste qu’à s’évader dans ses rêves chevaleresques et martiaux. De cette entame, Aurouet et Lellouche tissent un scénario abracadabrant, qui louche vers Le créateur de Dupontel sans en approcher la démence. Bien aidés par un casting de choix, ils brodent des caractères de café théâtre, excessifs et drôles, misant chaque fois sur la face connue et maitrisée des acteurs, Canet le docile, Poelvoorde le fou, Breitman la charmeuse, Berléand le filou. Ne craignant plus de décontenancer le public, ils n’ont plus qu’à adoucir le rendu à coups de filtres, de contre-plongées et de plans serrés. Statue de la liberté en vue, les deux compères mettent tout leur cœur à reproduire les techniques de la comédie US, et pendant une heure ils s’en sortent plutôt très bien. Dommage que leur cocktail esthète et branché ne puisse masquer le bâclage final. Il n’était pas besoin de tant verser dans la sucrerie niaiseuse pour accéder aux prime-times de Canal. N’empêche, pour un premier film, l’association fonctionne entre la mise en scène inventive et les grandes gueules héritées du comique de boulevard. Léger, frais, moderne, léché, un peu écrasé sous les références aussi, Narco n’en est pas moins un jalon intéressant pour le jeune cinéma tricolore. Celui dont on se dit qu’un jour, peut-être, nous aussi nous auront notre Big Lebowski.
Gilles Lellouche est un mauvais acteur,mais il est encore pire en réalisateur.Narco est une calamité filmique.Qui n'avait aucun intérêt à être porté sur un écran,c'est une petite idée de beauf,qui écrit,réalise et dirige tout ce petit monde comme le gros beauf qu'il est.Le cinéma est remplis d’imbéciles qui sont persuadés d’être des génies,Lellouch en est l'un des meilleurs représentants.
C'est top! drole,décalé,parfois tendre,voir meme poetique.... La bonne voix off en multi,ça le fait bien.... La bande son est extra et la fin du film est sublime.
Placez un Benoît Poelvoorde au milieu d'un champ de ruines, et il vous le transforme en parc d'attractions. Et c'est encore le cas dans une comédie qui, sans les exubérances de son personnage fantasque, aurait pu s'avérer des plus banales et des plus potaches. Guillaume Canet dans le rôle parfait d'un loser emprunt d'un éternel optimisme qui n'est pas sans rappeler le personnage de "The Dude". Si vouloir imiter le modèle du genre qu'est "The Big Lebowski" peut apparaitre comme légitime, en recopier des gags (la scène de dispersion des cendres, par exemple) semble nettement plus litigieux.
J'ai adoré ce film ! J'ai beaucoup ri. Le ton,la mise en scène, tout est original et inventif. Atmosphère loufoque sur une histoire délirante sans pour autant tomber dans l'excès. Les acteurs sont tous parfaits, drôles et tout en nuance. Dommage que Gilles Lellouche n'ait pas persévéré dans la réalisation. Il a un indéniable talent. .
Quand le personnage principal de "Narco" brosse le portrait de son père au début du long métrage, il dit que celui-ci a trois passions : les séries B américaines, Frank Sinatra et la bonne grosse glande ; je ne sais pas si cela est volontaire de la part du réalisateur/scénariste Gilles Lellouche - dont le menton est si carré et proéminent qu'il pourrait lui servir de table de pique-nique - mais ce triptyque récréatif décrit l'oeuvre elle-même : le film, très référencé, cite constamment et intelligemment le cinéma US, l'ambiance s'avère moelleuse comme l'organe de The Voice et l'ensemble - qu'il ne serait pas stupide de comparer à "Sucker Punch", au passage - se révèle au final léger, tranquille, agréable, sans prise de tête, comme une petite sieste à l'ombre (ce qui ne veut pas dire qu'il s'agit d'un film paresseux, pas du tout) (en plus, le casting est impeccable avec, une fois de plus, un génial Benoît Poelvoorde ; quant à Zabou Breitman, elle aussi charmante qu'elle est une épouvantable réalisatrice (c'est dire à quel point elle est charmante dans le film) ; et puis elle conserve une très belle paire de fesses ; dommage qu'elle n'ait pas une fin de carrière à la Nina Hartley).
A lire les critiques, je pensais que j'allais passer un moment un peu difficile! En fait, j'ai été agréablement surpris. J'ai souvent ri, donc pour moi c'est une très bonne comédie...
Voilà du cinéma ! Originalité sur les personnages : Guillaume Canet narcoleptique, Benoît Poeloorde fanatique de Jean-Claude Van Damme (figurant dans le film), Léa Drucker et Gilles Lellouches, jumeaux patineurs froids...bref, un régal ! De plus, l'histoire est bien trouvé, une grande morale s'y cache ! Merci beaucoup !
1er film pour un duo issu de la pub et gavé par les blockbusters 80's-90's, ça vous classe des bonhommes avec des envies visuelles, une rythmique élevée et un goût pour les situations abracadabrantes, comme bon nombre de jeunes cinéastes des années 2000. L'histoire est assez originale de par la nature de son héros et le duo trousse quelque persos assez bien tenus et joués par une troupe d'acteurs tous parfaits. Le film démarre fort, étale son budget avec quelques séquences bien senties et délirantes (sauf si la scène style "Star Wars" passe mal à cause d'effets spéciaux médiocres) mais il étale aussi ses limites : un rythme qui faiblit avec des idées qui s'épuisent, la fin des séquences délirantes, un ton qui hésite entre 2 eaux, des persos qui tournent en rond et surtout, une identité visuelle trop marquée US mais un contexte très franchouille qui provoque un certain agacement chez le spectateur. Visuellement, c'est assez aboutie (les décors sont bien fouillés), les acteurs magistraux, le caméo mortel, la BO bien sentie, plusieurs bons gags mais mal géré au niveau du rythme, pas très bien fini et avec un ton mal maîtrisé. D'autres critiques sur
"Génial! Un film avec Poelvoorde qui de plus est une comédie sur la narcolepsie! Il me tarde de voir ça!" C'est incroyable de voir avec quel enthousiasme des gens peuvent regarder un film. Moi même suis (souvent) enclin à ce type d'exhalatation avant les premières minutes d'un film sauf que pour "Narco", je n'y suis pour rien. Il fallait que je parte en vacances chez mon cousin pour qu'on se fasse royalement ch*er afin qu'il s'extasie à la vue du programme télé qui annonçait ce "Narco" sur une chaine dont je tairai le nom. Moi, avide cinéphage cruel, bête et méchant, voyant premièrement le nom de Gilles Lellouche en tant que réalisateur, un sourire vicieux se dessina sur ma figure. Moins lorsque je vis le sujet comique du film: la narcolepsie, maladie grave qui pousse au sommeil un individu atteint, à n'importe quel moment! "Ma foi", me dis-je, "Espérons ne pas tomber sur une énième comédie française qui survole son thème en livrant des gags désespérants...". Pourquoi faut-il que ces réalisateurs de comédie manquent d'ambition?! Bordel! La narcolepsie! Voilà un super truc à traiter! Voilà un super sujet de rire! Et bah non! Mes craintes sont devenues réalités... "Narco" fait bel et bien parti de ces comédies françaises sans une once d'intérêt. L'histoire aurait pu être beaucoup plus intéressante, l'histoire de ce narcoleptique (Canet) qui retranscrit ses rêves en bande-dessinée. Au début, on pourrait même penser que le film opterait pour un hommage appuyé au célèbre "Brazil" de Terry Gilliam, hors contexte de société opressée. A la place d'une quelconque recherche scénaristique, les clichés s'accumulent, les gags aussi, tout pour ravir le spectateur qui ne demande qu'à se gousser devant les pitreries de Poelvoorde, Canet et autres Berléand. Le film trouve en partie son inspiration dans les "nouvelles" comédies américaines, aussi bien dans ses décors que dans les caractères des personnages. On se retrouve en proie à une affaire de complots avec une pléiade (4) abominables personnages composés de Poelvoorde, Breitman, Berléand, Gallienne respectivement le meilleur ami, la femme, le buisness-man et le psy, qui cherchent à s'emparer des planches de BD crées par notre bon héros dans l'odieux but de s'enrichir. En résumé, une histoire vue, vue, vue et revue qui ne cherche aucunement à détourner les codes comme on pourrait penser, pour s'enfoncer dans des banalités affligeantes. Privilégiants les dialgoues, le duo Lellouche/Aurouet se plantent en beauté, les dialogues en question ne faisant preuve d'une grande imagination comique. "Narco" reste au niveau d'un téléfilm comique, visant à satisfaire le spectateur occasionnel sans transcender ou faire preuve d'une quelconque originalité même si cette illusion d'originalité est présente avec les personnages des patineurs sérials-killers et d'autres situations loufoques. A regarder uniquement si vous avez l'esprit perfide et que votre joie atteint son paroxysme dans la critique bête et méchante de film, ou si vous adorez les comédies françaises à l'image de celles qui sortent en masse de nos jours.
Un film qui a le mérite de traiter un sujet original. Pour le reste, il n'y a pas grand chose à en sortir. La plupart des gags sont périmés depuis fort longtemps. Guillaume Canet est bien énervant dans son rôle de niais qui le reste jusqu'au bout, Benoît Poelvoorde fait ce qu'il peut mais ne sauve pas le film, il n'y a guère que la magnifique Zabou Breitman qui sort son épingle du jeu. Beaucoup de personnages sont très caricaturaux mais pas spécialement drôles (la famille de psychiatres, l'éditeur, les patients du psy, les policiers, les tueurs ridicules, Gilles Lellouche aurait été fort inspiré de rester derrière la caméra). Il y a certes des efforts qui ont été faits dans la réalisation, dans le scénario, dans les effets spéciaux loin d'être mauvais mais ça ne prend malheureusement pas, tout ça sent un peu la naphtaline. Pas un navet, donc, mais rien d'extra.
Narco est un bon film Français qui, je trouve, se déroule en deux parties bien distinctes. La première nous met en jambe et nous promet de bon délire bien barré sur la maladie de Canet, sa difficulté à trouver un job, et on se demande bien ce qu'il va lui arriver. C'est rythmé, il n'y a pas de temps morts, on en redemande ! C'est bien filmé, il y a des plans intéressants, la photo est pas mal, les acteurs sont plutôt bons. La seconde partie dessert le film pour moi, la maladie n'est plus qu'un prétexte à se cacher au yeux des autres, le film tourne autour d'une pseudo trahison, tout le côté barré du film s'en va pour rester dans les clous et tente de rehausser la vie du personnage principal. La fin n'est pas à la hauteur du démarrage du film. On en sort un peu déçu comme s'il manquait un troisième acte.