Sur un scénario de Kaneto Shindo, L'élégance de la bête (ou La bête élégante) se révèle plutôt décevant, comparé au niveau habituel du cinéma de Yûzô Kawashima. Le film ressemble à une pièce de théâtre avec son lieu unique, un appartement, et une abondance de dialogues, sans oublier une interprétation parfois outrée. Cette histoire d'escrocs en famille n'est à vrai dire guère passionnante, tournant en rond, malgré une mise en scène imaginative, surtout dans un périmètre réduit, et les apparitions, trop rares, de la sublime Ayako Wakao.