Une adaptation plutôt décevante du roman de Charles Dickens ! Le talentueux Roman Polanski nous propose sa version d'"Oliver Twist", une version malheureusement sans charme, plate et tellement banale qu'on en viendrait presque à s'endormir. Même si les décors et les costumes s'en sortiront, eux, très bien, on restera parfaitement insensible à cette histoire traitée ainsi ; d'autant plus que le gamin incarnant le célèbre Oliver ne nous fera pas part d'un talent particulier en matière d'acting. On a vu bien plus original, abouti et poignant chez Polanski, et on ne pourra que se voir frustré face à un tel résultat.
Mon dieu quel drôle d'époque! En ces temps là, il ne faisait pas bon naitre du mauvais côté de la barrière social. Les riches se bâfraient, tandis que les autres crevaient la gueule ouverte. Oserais-je proclamer que le topo est le même aujourd'hui? Bien sûr que non, qu'est ce que tu vas chercher! Toujours est-il qu'un petit gars tel qu'Oliver Twist revient de loin. Les mauvais traitements, la privation, l'injustice, la violence: tel est la recette pour créer le parfait tueur en série. Sauf que ce petit homme là est bienveillant jusqu'au bout des ongles. Cela se lit dans son regard. S'il transgresse, il le fait pour survivre et se défendre en dépit de son jeune age. L’Angleterre victorienne est une époque bien révolue et fort heureusement. L'histoire de ce jeune garçon est très touchante. Toutes ces rencontres qu'il fait au grès de ces dérives, le courage dont il fait preuve pour affronter l'adversité et la rudesse du grand monde, cela mérite le respect. Cette reconstitution de Roman Polanski est indiscutable. Là où s'entrecroisent son univers et celui de Charles Dickens, on fait bel et bien un bond dans le temps. Une histoire empreinte de réalisme, celui de l’égoïsme humain, en opposition à sa bienveillance. Saluons au passage les prestations exemplaires de Ben Kingsley et le jeune Barney Clark à l'aube d'une grande carrière. Dans la lignée des Misérables, en tout cas tout aussi poignant. 4/5
En 2005, Roman Polanski (« Rosemary's baby », « J'accuse » etc...) réalise de main de Maître « Oliver Twist », son adaptation du célèbre roman de Charles Dickens. Tout le monde connaît l'histoire de ce jeune orphelin, livré à lui-même dans les quartiers populaires de Londres et son destin est rentré, depuis longtemps, dans la mémoire collective. Côté cinéma, la reconstitution de l'ère Victorienne est bluffante de réalisme et on se retrouve vraiment plongé au cœur des rues sombres et sales de cette grande capitale européenne. Les acteurs sont impeccables, les petits comme les grands, et on suit cette grande fresque humaine avec une réelle passion. Le seul bémol qui me vient à l'esprit vient d'un léger manque d'émotion (de compassion ?) comme si le cinéaste s'était peu à peu laisser déborder par cette succession de scènes dramatiques. Il en résulte une légère, mais indéniable lourdeur scénaristique. Ceci dit, la qualité du visionnage reste intacte et je vous recommande fortement ce film splendide, qui marque durablement l'esprit.
J'ai vu un film... qui est parfaitement bien pris en main, et réalisé par Roman Polanski. Les images, la photographie, les cadrages sont parfaitement maîtrisés. Ce qui m'a sans doute gêné, c'est une mélange entre une reconstitution"victorienne" et le partie pris de jouer sur des personnages "semi" voire "carrément "caricaturaux"... Les costumes viennent également renforcer le trait. Il s'agit d'un réalisme exagéré, un peu outrancier. Mais après tout, c'est un classique, et le parti-pris du réalisateur a été de créer ce style qui peut tirer vers celui d'un Tim Burton, très sage, néanmoins. L'émotion est parfois en deçà, mais c'est la difficulté des films d'enfants... Il y a des séquences de très très haut niveau, mais aussi, un académisme ampoulé. Les décors et la recherche du détail est à porté au crédit du film. Mais l'émotion, la vie dure des enfants esclaves, le Londres miséreux... rien ne passe. Et c'est dommage. J'ai été assez partagé par le personnage de Fagin qui dans l'oeuvre de Dickens est un personnage aussi ambivalent. Ici, Ben Kingsley est vraiment très intéressant (mais comme d'habitude, venant de ce comédien...) La BO est une réussite qui donne une impulsion supplémentaire à l'oeuvre.
Très jolie production, bon casting mais dès les 1ères minutes, la mise en scène et la direction des acteurs laissent profondément à désirer ce qui ote toute crédibilité à cette histoire dont je regrette de ne pas avoir encore vu la version de sir David Lean. Je n'aurai pas l'effet de surprise mais je compte bien le voir prochainement car on peut compter sur son immense talent qui fait parfois défaut à Roman Polanski...
Une réalisation de qualité qui a l'avantage d'éviter autant que faire se peut le coté larmoyant du ki propose même quelques passages savoureux mais peu à peu les scènes s'étirent en longueurs et le réalisateur ne semble plus très inspiré.
La richesse visuelle envoute dès les premières minutes. La reconstitution de l’époque victorienne est monumentale : les costumes, les décors, le sens du détail ont de quoi frapper l’admiration du spectateur. Ensuite, le sens du grotesque de Roman Polanski met en lumière l'ironie de Dickens, son goût du théâtre et de la farce. Si l'histoire d'Oliver Twist, telle que la raconte le réalisateur, dénonce le cynisme politique de cette période, elle montre aussi, à contrario, une belle énergie, dans une adaptation assez sage mais scrupuleuse du roman éponyme. Il en résulte un léger déficit émotionnel au profit d’un consensuel propret mais soigné. L'entreprise est donc réussie, perfectible certes et s’adresse principalement aux plus jeunes.
En 2005, Roman Polanski livre une adaptation du célèbre roman de Charles Dickens, également auteur de "David Copperfield", "Les grandes espérances". "Oliver Twist", qui paraît en série dès 1837, se termine deux ans après. Dickens, de part sa renommée grandissante, est, depuis lors, considéré comme le plus grand écrivain de l'ère victorienne. Après un rapide survol du romancier, voici le scénario de la version Polanski. Angleterre rurale des années 1930. Parce qu'orphelin, Oliver Twist ne fait que subir les mauvais traitements des personnes chez qui il est placé. Poussé à bout, il s'enfuit pour rejoindre Londres. Récupéré par une bande de jeunes voleurs, le garçon est présenté au chef, le vieux Fagin, qui décide de le prendre sous son aile. Mais il se retrouve arrêté pour un larcin qu'il n'a pas commis... . En tant que bon raconteur d'histoires, le réalisateur de "Frantic" ne déroge pas à la règle, nous conte un récit formidablement bien écrit et se dote ainsi d'une écriture filmique fortement agréable. Merci Ronald Harwood ! Il est primé pour son travail sur "Le pianiste" et "Le scaphandre et le papillon" !! Le metteur en scène de "Tess" et "Rosemary's baby" s'empare également de l'atmosphère que Dickens a décrit dans son roman et fait du métrage une leçon d'esthétisme à part entière. Décors d'Allan Starski (reproduisant une capitale anglaise conforme), costumes d'époque d'Anna Sheppard (l'échappée de "Inglorious basterds"), musique radieuse de Rachel Portman, photographie et lumières de Pawel Edelman sont retranscrites de manière à pouvoir suivre les aventures d'Oliver au plus près. Fort de son équipe (Harwood, Portman, Edelman), Polanski aborde le sujet avec conviction. D'un bout à l'autre du film et en présence de deux génériques à la plastique parfaite (des images champêtres ressemblant à un dessin élaboré de BD) en passant par des ruelles ombrageuses et peu recommandables, on sent le metteur en scène multi-récompensé concerné et concentré. Les personnages, également, apportent toute la consistance nécessaire. Oliver Twist est ici interprété par Barney Clark (dont c'est sa seule incursion cinématographique reconnue !) qui insuffle une fraîcheur intense au métrage. Une prestance incroyable et un jeu stupéfiant pour seulement 12 ans. Magique ! Dans le rôle de Fagin, l'éducateur des jeunes bandits, on retrouve un extraordinaire Ben Kingsley ("Gandhi", "Shutter island"...mais pas que !) pour un excellent second rôle taillé à sa (dé-)mesure. Sublime ! Seul Edward Hardwicke (le Dr Watson dans la série "Sherlock Holmes" des 80's), incarnant l'adulte bienveillant envers Oliver, avec sa classe à l'anglaise et sa dernière composition, arrive à la hauteur d'interprétation du duo Clark-Kingsley. Pour conclure, "Oliver Twist" possède bien cette classe à l'anglaise (Polanski et son équipe, Kingsley...) sans pour autant offrir un drame épique sensible et charmeur. Dénué de personnalité, il en résultait un bon divertissement. Dommage... Monsieur le pianiste. 2 étoiles sur 4. Dandys ou bandits, une mélodie ...peut en cacher une autre !
Mon Dieu! Je dois avouer avoir rarement vu un film aussi simpliste, caricatural et niais de toute ma vie. Ferait passer les 101 Dalmatiens pour un docu-fiction sur les mauvais traitements des animaux ou Peter Pan pour une oeuvre plongeant dans la psychanalyse et bourrées de réflexions métaphysiques... Que dire, si c'est faire le constat d'un film raté comme c'est inimaginable, à croire qu'il a été fait il y a 40 ans ou plus. Des acteurs caricaturaux et mauvais comme pas deux, une mise en scène atteinte d'arthrose aiguë, des décors et une photographie sonnant faux. Bien entendu, on dénature totalement l'œuvre de Dickens en enlevant tous les mauvais moments de son roman, pour livrer une histoire pour enfant à l'eau de rose. Où sont donc passés la dureté de l'époque, la misère absolue de la vie dans la rue, la violence omniprésente ? Toute devient théâtral et la question que je me demande : mais, bon Dieu, pourquoi en ont-ils après ce morveux? Qu'est-ce qu'il a de plus que les milliers d'autres orphelins de Londres ? Rien, si ce n'est qu'il fait très "1er de la classe - rillettes sous les bras" en dépit de sa paralysie faciale qui nous prive de toute l'émotion que pourrait nous transmettre le gamin. Enfin bon, le film reste un très puissant somnifère, j'ai moi-même eut du mal à garder les yeux ouverts pendant ces 2 heures d'ennui. Il est vraiment temps que Polanski prenne sa retraite...
Roman Polanski réalise ici une adaptation très fidèle - trop fidèle - du livre de Dickens. Le long métrage se contente de résumer d'une manière tristement réaliste, sans grande imagination ni interprétation les différentes étapes du voyage d'Oliver Twist. Très moyen pour un Polanski. 2,5/5
Une très belle histoire pour un très beau film. Les jeunes acteurs sont très bon et la réalisation est belle. Un bon point aussi pour les décors du vieu Londres.
Bien trop académique cette version 2004 du roman de Dickens : c'est long mais long on attend qu'une chose le générique de fin ,les acteurs sont bons et la reconstitution de Londres est superbe mais il manque l'essentiel au film de Polanski : une âme !!! Ok la 1ere demi heure ou l'on découvre la vie du jeune Oliver , son arrivé a Londres et son "adoption" par Fagin reste intéressante mais ensuite ca manque terriblement de pêche ,la musique molle au possible n'arrange rien ,la 2 eme heure on ne voit quasiment plus Oliver qui blessé par balle se retrouve enfermé et le film est centré sur le terrible Bill qui est le véritable méchant et réduit le pauvre Fagin au rang de gentil grand père (il me semblait dans mes souvenirs que Guinness en 1947 dans le même rôle était plus terrifiant en tous cas au début ) Je me demande pourquoi réaliser une nouvelle version de ce roman alors que celle de Lean est excellente ,y a vraiment aucun scénario original qui circule en ce moment ou quoi ???
Vraiment superbe ce film que ce soit l'histoire que je trouve pas mal,les acteurs qui jouent a merveille ainsi que les décors qui sont magnifiques. J'ai ete épaté de découvrir ce film. A voir.