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leobis
71 abonnés
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3,5
Publiée le 1 novembre 2013
Un film comique français réussi avec des personnages bien "campés" comme celui de Mme Proust. L'image est superbe, les décors agréables, beaucoup de poésie. Parfois quelques petites longueurs qui cependant, n'enlèvent rien à l'ambiance sympathique de ce film.
Très cul-cul la praline. Pour son dernier film, Bernadette Lafont n'a pas brillé comme à l'habitude, et Guillaume Gouix dans un rôle muet laisse paraitre toutes les carences de cette miniproduction.
Une fresque à la française bien coloré qui n'a rien d'original ,mais pour le coup l'histoire reste sympathique. Ca glisse tout seul ,point trop en longueur,tel un ballon oval qui traverse les poteaux ça passe !
Rayonnante et solaire Bernadette LAFONT, achemine son étonnant parcours cinématographique en incarnant une vieille tante psychorigide, Sylvain CHOMET capte cet univers à la "Daumier" avec une précision certaine. En illustrant son personnage Paul, d'une atmosphère désuet il contribue à réaliser un film aux tons originaux !!
Ce n'est certes pas un chef d'oeuvre inoubliable du cinéma mais ce film mérite d'être vu. Les acteurs sont bons même s'ils ne sont pas des stars du cinéma international. Le scénario est original et ménage quelques surprises. Bernadette Lafont dont c'est le dernier rôle est toujours excellente. Dans la grande indigence de la programmation parisienne de cet automne ce film sort incontestablement du lot. Un film à voir pour ceux qui n'aiment pas Gravity ou Snowpiercer!!!!!
Hors du temps, sensible et parfois drôle, Attila Marcel est vraiment un film attachant. Ce n’est pas parfait mais il y a une vraie poésie qui s’en dégage et Guillaume Gouix est parfait. Une jolie réussite…
Je ne m'attendais pas à ça ! Amusant, déjanté mais malgré tout, je n'ai pas réussi à entrer totalement dans ce film. Je tiens tout de même à rendre hommage à Bernadette Lafont qui aura "terminé" sa carrière de façon très éblouissante avec aussi "Paulette"
Ce film est loufoque et décalé. Le spectateur ne s'attend à aucune situation. Le spectateur découvre le jeune acteur cannois sortant de l'ERAC Guillaume Gouix qui ne parle pas du film. Pour lui c'était dur de ne pas parler expliquait t'il au lycéens de Cannes de la première Littéraire 3 du lycée Bristol de Cannes. On ne s'ennuie pas un bon film à voir
Il était une fois un jeune pianiste prodigieux du nom de Paul. Quand l'une de ses mains apportait à sa bouche une délicieuse chouquette, l'autre dansait sur l'instrument telle une ballerine. Sa vie serait faite de joie et de passion si ses deux tantes n'étaient pas constamment sur son dos. Ses parents étant morts alors qu'il n'était encore qu'un bambin, Paul fait la rencontre d'une mystérieuse femme qui prétend avoir le pouvoir de faire ressurgir nos souvenirs les plus anciens.
Réalisateur des Triplettes de Belleville et de L'Illusionniste, Sylvain Chomet s'invite dans le tangible avec son premier long-métrage en vues réelles. Et vous savez quoi ? La frontière entre l'animation et la réalité peut être très mince. En créant des personnages haut en couleurs et volontairement caricaturaux, Attila Marcel s'inscrit directement dans la lignée du conte. Ce ne sont pas les très beaux flash-back qui prouveront le contraire, qui montrent d'ailleurs toute la technique dont Chomet fait preuve avec des effets et des couleurs très pop.
Ces retours dans le passé étant très graphiques, le réalisateur a su garder l'ambiance de ces films d'animation en ne visant jamais le réel mais l'imaginaire. Idem pour la partie sonore qui ne fait que conforter cette ambiance enchanteresse et nostalgique. Cette narration est constamment parsemée de musique en tout genre (classique, variété, ukulélé) pour remplacer la parole humaine. Les films de Chomet ont en effet toujours été silencieux même si cette réalisation semble malgré tout bien plus bavarde que ses aînés.
Attila Marcel, c'est d'excellents acteurs (la palme à Gouix, stupéfiant d'émotivité en restant muet), un scénario bien construit malgré un côté trop linéaire (peut-être même quelques creux), mais aussi des références littéraires agréables. Voilà ce qui fait l'originalité et l'authenticité d'une œuvre comme celle-ci. Et comme quoi le paradoxe peut avoir du bon, puisqu'on assiste ici à un passage au réel réussi, alors qu'il ne vise pas le réalisme !
Voici un chef d'oeuvre de poésie, d'originalité et tout en subtilité et en finesse. Ce n'est pas surprenant quand on constate qu'il est réalisé par le très talentueux Sylvain Chomet. L'acteur Guillaume Gouix est très prometteur. Beaucoup d'émotion et de fantaisie dans ce très beau film. Les seconds rôles sont aussi très brillants comme Bernadette Laffont, Hélène Vincent et Anne Le Ny.
Sylvain Chomet est addictif à la nostalgie, la vraie , celle des choses qu on n'a pas vécu et où il aurait suffi de presque rien, peut être 10 années de plus, pour qu elles vous apparaissent ,comme un immeuble authentiquement parisien avec un concierge médisant, des salles de catch, des cours de java et un cinéma de quartier imaginé à deux pas du square Montholon. Pour au moins deux générations (celle nées entre 1955 et 1970), Paris ce sont les années 50 où une capitale asphyxiée, surpeuplée à certains endroits et crispé sur son centre historique, vit ses dernières heures de ville populaire avant le règne des excavatrices, du béton armé et de la gentrification à marches forcées. S.C. , comme dans les triplettes, manipule ces emblèmes d'un Paris projeté qui l obsède depuis son enfance et se substitue à ses propres souvenirs: son quotidien c est le passé d'avant sa naissance , sa réalité des personnages animés sortis d'un bureau d'écolier de 1950. Dominé par le néant, son personnage, un pianiste aphasique et dont la situation d'orphelin reste un mystère, va se livrer incidemment à un travail d'anamnèse, sur fonds de joujoux à musiques, de 45 tours invendables et de décoctions d'asperges et dans laquelle la madeleine , puissant agent évocateur chez Marcel Proust, va se retrouver simple adjuvant pour palais sensibles ici. On arrive alors à cette inversion géniale où les années 70, elles bien vécues par l'enfant, constituent le retour en arrière alors qu'elles sont un bond en avant par rapport au décor de sa vie: ces années 70 , caricaturées à l extrême par des papiers peints, chamarrés de couleurs vives improbables, et par un orchestre de grenouilles anglicisées sous le nom de Frogs. Ce cloaque orangé tranche avec le décor des tantes qui ont recueilli l'orphelin pour le confiner dans un quotidien protecteur où un piano à queue domine un ensemble de toiles et de meubles d'une autre époque, qui n'aurait pas déparé le salon de la duchesse de Guermantes. La laideur invraisemblable de ces années, la défiguration apportée au pays et à notre culture sera sauvagement massacré par ce piano d'un autre age qui lui résistera à sa chute: dans cette scène présentée comme originelle, le paris ancien et populaire est sanctifié par une chanteuse nommée Moineau, qui entonne un air à la gloire d'un catcheur sur fonds d'accordéon. Malgré tout, elle est également défigurée et sa coiffure et son accent évoquent très perceptiblement Mireille Matthieu, contrefaçon éhontée de la Piaf. Un film assez sinistre, mais moins lugubre que" l’illusionniste" , avec une fin magnifiée par le grand canyon, celui que l on apercevait tout au début du film sur l affiche du cinéma de quartier: la vie telle qu'on se la représente enfant fait de chevauchées fantastiques dans des grands espaces. Un autre imaginaire, tout autant projeté mais moins régressif que le passé. Un film inventif et très personnel où Guillaume Gloux ressuscite le jeu de Claude Melki dans l acrobate, le charmant film de Jean Daniel Pollet , que les anciens connaissent. (j ai fait des phrases longues en hommage à Proust) .
Guillaume Gouix, découvert dans Poupoupidou, nous montre une nouvelle fois ses talents d'acteur, et à quelle point il est vraiment l'étoile montante du nouveau cinéma français. Il campe un pianiste de génie taciturne, muet et avide de chouquettes, qui veut savoir ce que sont devenus ses parents. Entouré de deux tantes plus maternelles que jamais (dont la regrettée Bernadette Lafont) et de voisins bien particuliers, que ce soit l'accordeur aveugle ou la medium vivant dans son potager, on voyage avec lui dans son passé. Ce passé a une teinte tout à fait particulière, donnée par Sylvain Chomet, auteur de bande dessinée, mais aussi réalisateur connu pour Les Triplettes de Belleville, et le magnifique Illusionniste, inspiré par Jacques Tati. Chomet aime nous faire partager ses personnages foutraques et ce fameux côté désuet, qui est magique et nous fait rêver.