La Meilleure Part
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chrischambers86

16 164 abonnés 13 117 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 26 juillet 2010
Le rèalisateur Yves Allègret, qui rêvait peut-être d'un nèo-rèalisme à la française, propose en 1955 à Gèrard Philipe "La meilleure part" où, à travers les revendications ouvrières, la lutte des hommes pour l'amèlioration de leurs conditions de vie, l'antiracisme, il pouvait illustrer quelques une des idèes qui leur ètaient chères à tous les deux! Plus convaincu que convaincant, l'intèrêt ètant aujourd'hui purement documentaire, "La meilleure part" obtint le prix de la mise en scène à Karlovy-Vary! On notera dans les seconds rôles un certain Gèrard Oury! Distrayant malgrè tout où l'on voit la construction de ce barrage en Savoie sous la direction de ce jeune ingènieur qui tombe malade (dèdidèment)...
inspecteur morvandieu
inspecteur morvandieu

91 abonnés 4 227 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 6 juillet 2025
Sur le site du barrage en construction de Plan d'Amont, en Savoie, Yves Allégret tourne un film hybride, entre documentaire et fiction, dont on voit bien que l'objectif principal, au regard de la futilité scénaristique, est de donner un aperçu du travail sur cet ouvrage colossal. Cet entre-deux dessert le film, qui n'est vraiment convaincant ni dans un registre ni dans l'autre. En tout état de cause, c'est le travail de construction authentique et certaines séquences impressionnantes, qui en constituent la meilleure part. Ce qui indique bien qu'on tient pour assez peu de chose les incidences fantaisistes ou dramatiques du scénario.
Sur les pas de l'ingénieur en chef (Gérard Philipe) et d'une poignée d'ouvriers représentatifs -y compris travailleurs immigrés- Allégret décrit la vie sur le chantier, alimentée par les impondérables techniques et les états d'âme. C'est superficiel, parfois édifiant, en ce que le cinéaste veut montrer l'implication des travailleurs, leur abnégation -qui sont le meilleur d'eux-mêmes pour reprendre le sens du titre. En exergue, le film ne fait pas mystère qu'il est un hommage.
Les personnages sont dépourvus de complexité : les ouvriers sont braves, les cadres ont de nobles sentiments. Ils incarnent la France en marche.
soniadidierkmurgia

1 435 abonnés 4 336 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 19 octobre 2011
Yves Allégret était un cinéaste clairement engagé à gauche et ce film qui se veut la chronique de la vie sur un chantier de travaux publics dans les années 50 en est la parfaite traduction. Le film d'Allégret va au-delà du néoréalisme italien en donnant une place prépondérante au versant documentaire de son propos. Cette tonalité documentaire que certains ont pu trouver rébarbative dénonce peut-être de manière encore plus évidente l'exploitation faite de la main d'œuvre étrangère, essentiellement composée d'italiens et d'algériens, en cette période d'expansion que l'on nomme aujourd'hui les trente glorieuses. Là où un Rossellini ou un De Sica auraient poussé à son paroxysme un drame humain pour renforcer leur démonstration militante, Allégret préfère inscrire celui-ci dans la routine d'un chantier d'envergure où les pertes humaines sont comptabilisées en pourcentage. Les acteurs doivent donc placer leur jeu dans ce contexte particulier, ce qu'ils arrivent fort à faire sous la houlette d'un Gérard Philippe parfait en ingénieur déconfit par le sort réservé aux ouvriers et que sa maladie de cœur viendra à point nommé sortir du conflit intérieur qui le ronge entre sa passion pour son métier et son humanité. Un beau film qui demande à être réévalué dans l'œuvre du cinéaste. A noter la figuration de Charles Denner et les très courts rôles de Marcel Bozzuffi et de Jean Lefèvre.
rogerwaters
rogerwaters

168 abonnés 1 089 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 7 janvier 2016
Alors qu’il vient de tourner un pur chef d’œuvre avec Gérard Philipe (Les Orgueilleux), le cinéaste Yves Allégret confirme son lien avec l’acteur, tout en s’intéressant une fois de plus aux déclassés dont on ne parle jamais dans ces années 50 entièrement tournées vers la reconstruction et le miracle économique des Trente Glorieuses. Allégret rappelle ici que ce miracle a un prix et qu’il est réalisé grâce à des gens qui vouent leur vie à un travail complexe et harassant. Il souligne le rôle important des immigrés, non seulement italiens, mais aussi maghrébins et leur rend ici un hommage salutaire. Malheureusement, il choisit pour cela un style documentaire proche du néoréalisme italien qui ne parvient jamais à se débarrasser de ce lourd héritage pour nous plonger dans une fiction passionnante. Du coup, on reste capté par l’aspect documentaire indéniable, mais l’intrigue ne passionne guère et l’on s'en fiche un peu, d’autant que la réalisation est raide et guindée. Considéré comme une déception à l’époque, le film a tout de même attiré près de deux millions de spectateurs, preuve de l’énorme popularité de Gérard Philipe. Depuis, le film a sombré dans l’oubli. Il n’est pourtant pas déshonorant, juste un peu plat.
Stigma_max
Stigma_max

7 abonnés 97 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 30 août 2025
Très bon film de 1955 tourné lors de la construction du barrage d'Aussois, les décors sont donc réels. L'histoire est assez simple mais quel plaisir de voir notre James Dean Français, Gérard Philippe qui devait décéder 4 ans plus tard.
JoCOU
JoCOU

2 abonnés 17 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 18 septembre 2022
Joli film typique des années 50. Histoire certes convenue, mais bien menée, sur un sujet original qui nous change des films de gangsters et des histoire de parisiens condescendants en tous genre, en vogue à l'époque. Il confine avec bonheur au documentaire. Ça n'est pas tous les jours qu'un scénario situe son action sur un barrage de haute-montagne ! Et surtout, bien se garder de juger avec nos gros yeux moralistes du XXIè siècle ! Le racisme ordinaire, la condition ouvrière, le fatalisme des gens face aux aléas de la vie, la simplicité des choses, la simplicité des rapports entre les gens, la vie rude et sans concession des montagnards. Un vrai régal de replonger dans cet après-guerre de la reconstruction enthousiaste et du progrès pour tous. Les acteurs sont tous excellents, premiers comme seconds rôles, contribuant à la crédibilité de l'histoire. Un vrai régal que ce film !
Arthur Lafont
Arthur Lafont

3 abonnés 335 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 27 juin 2025
Très longuet pour une histoire de travaux. Le début des droits de grève et des droits salariaux en règle générale. Un film sur une époque et la rudesse et la dangerosité de certains métiers. Également sur l'immigration en recherche d'emploi. Le jeu est vraiment très naturel et c'est plaisant. Et agréable surprise Oury réalisateur oui bien sûr mais en tant qu'acteur il se défend bien aussi je trouve. Petite apparition de Lefebvre également. Mais sinon pas vraiment d'intrigue juste le suivi et l'avancée de la construction d'un barrage électrique en savoir dans les années 50. Agréable photographie également.
Derek9259
Derek9259

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3,0
Publiée le 16 avril 2020
Il n'y a pas vraiment d'intrigue, tout est très prévisible, mais plus de 60 ans après le tournage, ce film constitue un excellent documentaire sur les conditions de travail à l'époque. On est effaré de voir aujourd'hui ce manque de protection des ouvriers, pas de casques ou très peu, pas de ceintures de sécurité, des accès branlants.. On se dit qu'il y a tout de même eu du progrès, même chose pour les protections sociales. A voir pour cet aspect documentaire, pour Gérard Philippe si jeune et déjà condamné par la maladie sans le film (même s'il ne s'agit pas là d'un cancer). On découvre Gérard Oury (!) et Jean Lefevre dans des seconds rôles.
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