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Julien D
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3,5
Publiée le 13 avril 2011
Un joli film bien écrit,bien interprété, et très bien réalisé. On y retient quelques très belles scènes, telles que l'accident de voiture (vraiment étonnante de réalisme), une réunion de famille fictive où se sont invités les différents protagonistes de l'accident, et la très belle scène finale en mer. On se dit aussi que, si Michel Piccoli ne meure pas à la suite de l'accident, il finira bien par avoir un cancer du poumon, tellement il fume pendant la totalité du film (sauf quand il mange et quand il est inconscient...). C'est impressionnant. Blague à part, c'est un bon film.
vraiment, ce film, est, pénible; mais ? En ce qui concerne la conduite et les monologues intérieurs, Lelouch est bien meilleur - MAIS Lelouch n'est pas considéré - Sautet est "admirable, mythique etc " Maintenant c'est gravé dans le marbre, "lumineuse Romy" plus Sautet, focément c'est sublîîîîme " tristesse
Pourquoi ? C'est la première choses qui m'est venue à l'esprit après le visionnage de ce "film". Pourquoi mettre d'aussi bons acteurs au service d'un spectacle aussi affligeant ? Pourquoi une aussi belle musique pour des scènes vides de sens ? et pourquoi d'aussi bon décors et vêtements pour des personnages aussi peu attachants ? Ces questions sans réponses animeront à jamais mon esprit et le jour où je trouverais ces fameuses réponses, je pourrais mourir tranquille !
Dans le cadre d'un hommage rendu en l'honneur à Michel Piccoli sur ARTE, "Les Choses de la vie" reste parmi sa filmographie, un long métrage ayant laissé une trace indélébile. Je me suis alors interrogée, pourquoi ne sommes nous pas gagné par la lassitude à l'égard de certains films. Ils ont cette singularité d'être intemporels. Dès l'adolescence, je "m'enmourache" volontiers du réalisateur Claude Sautet, faisant de ses films une nouvelle corde à mon arc. "César et Rosalie, François, Paul et les autres, Max et les ferrailleurs, Un mauvais fils, Garçon, Mado, Un cœur en hiver, Une Histoire simple, Tous risques, et Quelques jours avec moi", au cinéma, cette fois-ci ! Si"Les Choses de la vie", marqué par une distribution des plus prestigieuses, nous laisse balayer notre regard sur une histoire d'amour passionnée et chaotique, c'est un homme bousculé par le temps, hésitant entre sa vie de famille et un saut vers l’inconnu avec Hélène, sa maîtresse. Une forme de pari, de défi, et s'offre à l'avenir tous les champs du possible, et l'espoir secret de se redonner une chance de se renouveler. Bien qu'appartenant au genre dramatique, l'on garde en mémoire l'image d'un couple lumineux incarné par Romy Schneider et Michel Piccoli. Diffusé sur ARTE. A voir ou revoir sans modération !
« Les choses de la vie », réalisé en 1970 par Claude Sautet, réunit pour la première fois le duo Michel Piccoli/Romy Schneider avec Léa Massari dans les rôles principaux. Excellent film. L'histoire est organisée autour d'un accident de la route dont est victime Pierre, joué par Michel Piccoli, et la relation complexe entre Pierre et Hélène interprétée par Romy Schneider. La scène de l'accident est magnifiquement filmée par Claude Sautet, à travers un ralenti. Le réalisateur utilise également les flashbacks de la mémoire de son personnage durant tout le film. La musique, notamment au début de l'histoire, composée par Philippe Sarde donne une atmosphère tragique au film. A noter que l'écriture du scénario est une collaboration entre Claude Sautet et Jean-Loup Dabadie d'après le roman éponyme de Paul Guimard.
Pierre est victime d'un grave accident de la route. Un événement qui lui fait revivre certains moment de sa vie, entre la femme dont il est séparé mais avec qui il garde une bonne relation, et sa nouvelle compagne avec qui il construit un avenir. Hormis les toutes premières minutes, "Les Choses de la vie" démarre de manière un peu molle, et avec une mise en scène très sage. Mais c'est pour mieux présenter le quotidien de ce quarantenaire, et permettre ensuite de s'attacher à lui et de comprendre la démarche du film. Car la forme se veut ensuite plus originale, avec un montage pas toujours chronologique présentant des bribes de souvenirs, et une séquence d'accident éclatée et assez forte. "Les Choses de la Vie" sont ensuite montrées à travers ce prisme pour leur donner un sens nouveau, et insister sur le fait que des décisions ou petits actes peuvent avoir de grandes conséquences. Michel Piccoli est très à l'aise dans ce rôle de quarantenaire à un tournant de sa vie, tandis que Romy Schneider est superbe en compagne charismatique.
Avec l'air de ne pas y toucher, Claude Sautet met en scène ces petits riens qui font les grands bonheurs, dans l'interrogation d'un homme au seuil de la mort suite à un accident. Michel Piccoli est à cet égard impeccable, aux côtés de la solaire Romy Schneider, dans une histoire aux développements très brefs (peut-être trop) servie par une caméra inspirée et une atmosphère joliment entretenue. Contemplatif et intéressant.
Flashbacks sur des instantanés de la vie d’un homme (Michel Piccoli) victime d’un accident de la route. Bien qu’il soit l’un des films de Claude Sautet les plus connus, j’ai trouvé « Les Choses de la Vie », en plus d’avoir vieilli, pompeux et assez banal. Je n’ai finalement été touché que par la musique de Philippe Sarde. De plus, j’ai rarement vu un film où les personnages fumaient autant.
La qualité de ce film tient d'abord à la performance de ces 2 monstres du cinéma que sont Piccoli et Schneider , mais aussi la subtilité de la mise en scène et au procédé narratifs retenu qui consiste à faire défiler (en fin, on le suppose) dans la tête du personnage principal de souvenirs de s vie récente qui se bousculent et s'entrecroisent...jusqu'à la conclusion, qui permet à chacune de ses femmes, l'épouse et la maitresse, par une lettre qui ne sera pas lue par sa destinataire, de se réconcilier avec l'homme de sa vie
Je viens de revoir ce film déjà vu il y a fort longtemps. Certes, cela a beaucoup vieilli (50 ans !), certes la ligue anti tabac s'arracherait aujourd'hui les cheveux (nombre incalculable d'allumages de clopes), mais tout est traité avec une finesse extrême, et tout le monde mesurera à sa juste valeur la précarité de l'existence. En plus, la musique de Philippe Sarde est mémorable, tout comme les robes Courrèges de Romy Schneider. Toute une époque.
Il y a de soirs comme cela, où l'on révise ses classiques, en se disant au final, voilà une vraie pépite de cinéma, sans pour autant crier au chef-d'œuvre. Ce film est à la fois complètement daté années 70, les voitures sans ceinture de sécurité et sans arrêt après deux de conduite même sous la pluie(!), la cigarette au bec en permanence, les tenues vestimentaires, bref tout y est, et de l'autre un scénario intemporel, la passion entre deux êtres qui se consume et renait au fil des jours. Le tout porté par deux acteurs hors normes, Michel Piccoli, spoiler: alternant entre coup de gueule professionnel et mutisme lors d'un repas à deux, incapable de sortir ses interrogations les plus intimes.
Quant à Romy, que dire de plus, un regard et le spectateur tombe sous le charme, mais pointe aussi la compassion pour la souffrance intérieure qui affleure derrière les yeux bleus et le sourire évanescent! Ajoutez à cela un musicien qui réussit sa première bande son avec éclat, merci Mr Sarde: qui ne reconnait pas aujourd'hui la chanson d'Hélène! Sans oublier les excellents dialogues de Dabadie. La scène de l'accident fut certainement une prouesse à tourner dans les années 60, et pourtant elle marche toujours dans son intention première, spoiler: à savoir illustrer comment un homme passe en revue toute sa vie en quelques secondes avant de sombrer et de voir le bateau de la vie s'éloigner de lui.
spoiler: Une lettre envoyée ou non, détruite ou donnée à sa destinataire, au-delà de la perte de l'être cher la pirouette du scénario laisse place à la résilience, un mot totalement inconnu à l'époque.
Durée condensée, montage efficace, casting resserré, comme quoi, tout se conjuguait pour entrer dans la postérité cinématographique. Les petites choses de la vie avaient accouché d'un grand film. Streaming 3 - décembre 2025
Pour ma première introduction dans la filmographie de Claude Sautet, j'avoue en être quelque peu déçu. Effectivement, au vu de la réputation du réalisateur et de ses films, je m'attendais à quelque chose d'un peu plus captivant. Alors, je sais que nous sommes devant un film d'auteur français et que ces derniers écopent en général d'une réputation de films longs et chiants (ce qui est par ailleurs un faux préjugé, bien tendu), mais là, j'avoue que je n'ai vraiment pas été captivé par ce film, sorti en 1970. Adapté du roman homonyme de Paul Guimard, le film retrace le récent passé de Pierre qui vient d'avoir un accident de voiture. Ce dernier voyant sûrement la mort approcher, il se repasse le film de ses derniers moments en compagnie de son ex-femme, sa maitresse et son fils. C'est donc là où le titre du film prend tout son sens, à savoir les choses de la vie, savoir aimer ces moments fugaces de tout et de rien que la vie nous offre et que nous ne savons, en général, pas apprécier à leur juste valeur. Il est effectivement toujours trop tard lorsque l'on se rend compte de la chance que l'on avait. Alors, dit comme ça, ça fait un peu fleur bleue et morale facile, voire niaise, mais le film ne vire heureusement jamais dans ce discours. J'ai même plutôt apprécié la manière dont cette vie était mise en scène, sans morale ni message en particulier, juste une vie parmi d'autres près de s'éteindre. Mais le problème réside également dans cette mise en scène. C'est très bien d'observer ces aléas de la vie, ces joies et ces peines appartenant au personnage principal, qui peuvent nous faire réfléchir sur notre propre vie et sur ces moments de bonheur qu'on ne saurait saisir. Mais cela reste malgré tout le portrait d'une vie plutôt banale. Je comprends néanmoins l'attrait de certains spectateurs envers cette représentation mais j'ai personnellement eu du mal à accrocher, surtout que j'ai trouvé le film de plus en plus long. Concernant la mise en scène, elle est très bonne et très sobre, à l'image de la vie qu'elle met en scène et nous pouvons retenir toutes les séquences de l'accident, superbement filmées et montées, bien qu'elles soient peut-être un peu trop nombreuses et gratuites, pour certaines. Du côté des acteurs, nous retiendrons surtout Michel Piccoli, Romy Schneider et Lea Massari qui jouent très bien. "Les Choses de la vie" reste donc dans l'ensemble un bon film mais qui ne m'aura pas plus captivé que cela.
Les choses de la vie de Claude Sautet est un film à te déchirer de l'intérieur. Le début t'annonce le malheur et même en le sachant, le déroulé s'enchaîne avec une histoire magnifique. Le début est génial : le duo Romy Schneider/Michel Piccoli fonctionne très bien et cela s'emboîte parfaitement. Lorsque l'accident arrive, c'est le point le culminant et le plus fort ; On est impuissant, on ne peut que subir.
Cette voix off de Piccoli est symbolique, mélanger à "l'après" ainsi qu'à ses souvenirs les plus marquants. C'est juste magnifique
Même si le milieu est creux, le reste est sans voix.
Pierre, la quarantaine, est confronté à un sacré dilemme. Séparé de sa femme et donc aussi de son grand fils, il vit une passion pour une belle blonde aux magnifiques yeux bleues. Michel Piccoli, Léa Massari et Romy Schneider jouent l’éternel trio amoureux. Peintre de la bourgeoisie des 70’s, Sautet nous montre des relations empruntes de doutes mais apaisées entre des personnes intelligentes. Et c’est un des faits marquants du scénario, pas de heurts entre ces trois-là, pas de sensationnalisme ni de crises ; juste des situations et des échanges de grandes qualités. Prenant prétexte d’un RV professionnel à Rennes, Pierre prend la route pour un long trajet lui permettant de faire le point sur sa vie et de faire un choix entre les deux femmes de sa vie : la stabilité heureuse, car la relation avec sa femme est dépeinte avec beaucoup de moments de complicité et de tendresse OU la passion amoureuse et l’espoir d’une vie nouvelle avec une femme sans attache. La crise de la quarantaine, non !!! Dès le début du film, on connait le dénouement du film puisque le film débute par l’accident de voiture durant lequel Pierre va voir défiler sa vie devant lui. Et c’est dans les interstices des 70 plans ayant nécessité 10 jours de tournage et ayant inspiré John Woo ( !!! ) de cet accident que Sautet par un montage intelligent vient loger les flash backs de toutes ces petites choses qui font une vie. Grand film romanesque sec et concis ! Mon blog: tout-un-cinema.blogspot.fr
50 ans + tard, il demeure quelque chose de magnétique dans Les choses de la vie. C'est certainement lié à ces plans "taille" qui nous collent aux personnages, entre distance et proximité. C'est certainement lié à la modernité même des personnages, à cette forme de simplicité, de réalité, d'authenticité et en même temps d'universalité qui émane d'eux. Comme si la vie même, l'amour, était à jamais irrésistible.