Procédons par ordre.
1) La caméra est LAMENTABLE. A croire que ce n'est pas Hideo Nakata qui est derrière, mais Uwe Boll (ou, plus simplement, tout néophyte aimant faire joujou avec une caméra). Les plans sont malaisés, les travellings sont approximatifs. Nakata tente de pomper Verbinski, qui lui-même s'inspirait de Nakata. Vous suivez ? Dans son remake, Verbinski avait le mérite d'affiner la mise en scène de l'original, il avait réussi à se l'approprier par un savant jeu de plans très précis, à la limite du géométrique. Nakata, incapable d'assumer sa propre oeuvre, imite le style de son confrère, mais n'a pas sa virtuosité. Il tremble, il dérape sur ses rails, il filme à gauche et à droite pour pouvoir dire à ses confrères nippons "vous voyez, moi je sais filmer comme les américains !"
2) Le scénario est INEPTE. Dans Ring premier du nom, on était happé par le compte à rebours des "sept jours" qui entretenait une certaine pression. Ici, pas de compte à rebours, pas de pression, simplement des extrapolations vaseuses autour de la cassette. Ca aurait pu passer, seulement voilà, tout est ridicule. Le pire défaut du scénario est surtout d'apporter des indices au spectateur sans qu'il les explique. Ainsi, l'attaque des cerfs (un grand moment, même si les effets spéciaux de cette séquence sont perfectibles!) restera à jamais privée de signification. Après, on pourra rire de l'idée consistant à transformer le petit garçon de Rachel en possédé. En fait, le scénario dans sa globalité est un patchwork d'idées inachevéees, totalement décousu et sans panache visuel pour rattraper. Certains passages s'offrent même le luxe de contredire les caractères des persos mis en place dans Ring 1.
Et enfin 3) Les acteurs sont NULS. C'en est effarant. Pourtant, Naomi Watts jouait correctement, voire bien, dans le film de Verbinski. Difficulté de communication entre réalisateur et acteurs ? Barrière de la langue ? Ou peut-être inadaptation de l'intrigue aux acteurs ? Toujours est-