Z
Note moyenne
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Rodrigue B
Rodrigue B

27 abonnés 220 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 24 mars 2019
Costa-Gavras ouvre son film avec la phrase « Toute ressemblance avec des événements réels, des personnes mortes ou vivantes n'est pas le fait du hasard, elle est VOLONTAIRE », ceci annonce déjà la couleur ! On connaît l'absence d'autocensure du cinéaste, aussi quand elle est au service d'un film engagé, on atteint des sommets ! Parmi les bijoux qu'on peut trouver dans la filmographie de Costa-Gavras, on y trouve ce film majeur ! Le premier de sa trilogie politique ! À l'instar de Michel Sardou avec son « J'accuse », le cinéaste ne prendra pas de gant pour dénoncer les fondements mêmes de notre société ! Un complot politique serait à l'origine de l'assassinat d'un député grec, malgré les dissimulations policières tendant à la thèse de l'accident. Cette histoire vraie fascinera Costa-Gavras qui écrit le scénario de « Z ». Pourquoi « Z », la lettre Z était utilisée après la mort du député en guise de protestation, notée sur les murs grecs ! Z signifie « Il est vivant ».
La fin du film fait aussi froid dans le dos que celle d'une oeuvre injustement méconnue de Cayatte réalisée 10 ans plus tard : « La Raison d'Etat ». Il est difficile de se remettre de la vision de ces deux films.
« Z » va recevoir plusieurs prix amplement mérités ! Jean-Louis Trintignant sera également récompensé pour cette performance fabuleuse qui porte le film ! En réalité le casting est une merveille et tous les acteurs (mention particulière à Charles Denner) se montrent investis, ils ont tous conscience qu'ils tournent dans un film de grande importance ! Yves Montant, bien qu'ayant, au final, un petit rôle, est sans cesse présent dans nos esprits tant sa prestation nous remplit en première partie du film. Il donne un sens au titre de l'oeuvre et à sa conclusion « C'est comme s'il était vivant ».
La musique accompagne l'oeuvre très justement ! On se souviendra de la première séquence de Montand qui descend simplement de l'avion accompagné du thème musical, grandiose !
Le spectateur lui-même se perd dans tous ces flash-back, un travail astucieux est apporté lors du montage car, en effet, nous voyons la scène clef avant que l'enquête ne commence réellement ! Donc nous avons l'impression d'être mis dans la confidence, de « savoir » réellement les tenants et aboutissants de l'oeuvre, il n'en sera rien ! Le film parviendra à nous remettre en question sur bien des sujets politiques... ou non !
tuco-ramirez
tuco-ramirez

166 abonnés 1 777 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 7 février 2017
Costa-Gavras fait ses armes ici avec son sujet de prédilection : montrer les mécanismes des régimes totalitaires tout en les dénonçant. Il situe l’action du film dans un pays méditerranéen qu’il ne nomme pas ; mais on comprend très vite qu’il s’agit de la Grèce et de la dénonciation du régime des Colonels. Un sujet chaud bouillant en ’69 et pour être clair il introduit son film par ce préambule : "Toute ressemblance avec des évènements réels, des personnages morts ou vivants n’est pas le fait du hasard, elle est volontaire". Témoins à charge, pièces à conviction, juge courageux appelé en renfort : un vrai dossier politique dont a le secret Costa-Gavras. Sa marque de fabrique est aussi d’éviter le travers de faire un docufiction didactique. Il use des ficelles du polar afin de rendre le tout divertissant. Peut être parfois trop en abusant d’effets de manche comiques déplacés… comme dans le final avec le défilé des accusés dans le bureau du juge. Pour ce premier opus de sa trilogie, suivront « L’aveu » et « Etat de siège », il convoque tout le gratin du cinéma français de l’époque… Quelle joie de revoir Charles Denner par exemple ! Couronné de nombreux prix à sa sortie aussi bien à Cannes (Prix du Jury et Prix d’interprétation pour Trintignant) et aux Oscars (Meilleur film étranger et Oscar du montage) ; malgré cela, le film a un peu mal vieilli. Heureusement reste la mécanique précise du scénario.
Jean-luc G
Jean-luc G

88 abonnés 894 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 24 janvier 2016
Peut-on être objectif à propos d’un film qui symbolise l’éveil à la conscience politique de mes dix-huit ans ? C’est probablement ambitieux, et trompeur car le réalisateur se défend lui-même d’avoir fait des films politiques ! Il n’empêche que Costa – comme l’appelle affectueusement ses amis- a dirigé notre attention dans les années soixante-dix sur les dérives autoritaires d’un certain nombre de régimes de part et d’autre du rideau de fer, renvoyant les chantres doctrinaires des deux camps dos à dos.

Z est tout à la fois un film très daté – la mouvance pacifiste et anti- nucléaire post soixante-huitarde en arrière-plan, des acteurs engagés, le pouvoir de la rue et le seul téléphone fixe comme moyen de communication. Mais également une démonstration intemporelle des méthodes utilisées par les régimes d’oppression pour discréditer leurs opposants. Donc un film toujours d’actualité.

Inspiré de faits réels, la mort du député Lambrakis, le film raconte un assassinat d’état. Il est servi par une l’équipe d’acteurs qui le portent avec une énergie débordante. Les inoubliables Yves Montand, en député d’opposition, convaincu et optimiste de nature, ou Jean-Louis Trintignant, en juge d’instruction incontrôlable aux yeux du parquet, n’ont que des rôles parmi d’autres, oubliant leur statut de stars. Je ne peux pas les citer tous tellement ils sont nombreux : les Denner, Périer, Bozzufi, Fresson, et c’est injuste. Comme est inique, la répression politique qui s’abattra finalement sur leurs personnages.

Cette équipe est entièrement dévouée à Costa-Gavras, le grec parisien qui raconte avec émotion de la dérive de son pays au temps des Colonels. Pour la bande son, Mikis Théodorakis a écrit en exil une musique endiablée, qui s’accélère comme un sirtaki, au fur et à mesure que la recherche de la vérité va aboutir. Et le scénario, souligné par un montage nerveux, suit intelligemment ce rythme saccadé, donnant du coup au film une vivacité et un optimisme incongru dans un contexte d’assassinat téléguidé en sous-main.

La chute finale, un simple énoncé des condamnations et des interdictions édictées par la junte militaire est sobre, mais glaçante. Eternel recommencement, équilibre instable entre progrès et régression sur le chemin de la démocratie.

Il s’agit d’une production franco-algérienne, tourné en partie dans ce jeune pays que l’on croyait démocratique à l’époque. Sans Jacques Perrin, jeune acteur, mais surtout producteur débutant, le film n’aurait jamais réussi à sortir. Avec un œil averti, on peut deviner dans quels quartiers algérois ont été tournées certaines des scènes extérieures. Quel pied de nez à l’époque au système de production français qui n’a pas accepté de financer Z !

Rénové et numérisé, portant haut les couleurs chaudes de la méditerranée, Z est un film « vivant » et sûr de lui - comme le député Montand, Zorro pacifique et désarmé.

Septembre 2015
Xavi_de_Paris

364 abonnés 2 856 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 1 septembre 2016
Un film très sobre, dans le plus pur style Costa-Gavras, 100% politique évidemment, et brillamment interprété par les divers acteurs. Le réalisateur franco-grec livre ici une dénonciation cinglante de la dictature grecque dite des colonels, qui ne voulait pas dire son nom. Le système judiciaire, encore debout et intègre, semble être au final le dernier rempart de la democratie, afin de se faire bien voir des autres pays européens. Quelques moments forts soulignent un peu plus l'aspect dramatique du récit.
Ricco92
Ricco92

284 abonnés 2 330 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 31 août 2016
Premier film politique de Costa-Gavras, Z est adapté du roman éponyme signé Vassilis Vassilikos qui décrit l’assassinat du député Grigóris Lambrákis, meurtre commandité et maquillé en accident par l’Armée. Ce roman, publié en 1966, est d’autant plus d’actualité lorsque Costa-Gavras le porte à l’écran, en 1969, car entretemps la Grèce est entrée dans la dictature des colonels. Même si Costa-Gavras ne cite jamais ni les noms de personnalités contemporaines ni le pays dont il s’agit, il s’inspire clairement (même si on ne connait pas le livre) des évènements que traverse à cette époque la Grèce (pays dont il est lui-même originaire et qu’il dut quitter à cause des positions politiques de son père). Toutefois, ce choix de ne jamais véritablement situer l’action de son film permet au cinéaste de rendre plus universel sa description du passage d’un régime démocratique vers un régime totalitaire et le transforme ainsi en thriller politique particulièrement efficace. Il se permet donc de multiplier de rapides flashbacks permettant parfois de faire ressentir les sentiments des personnages spoiler: (ceux concernant la femme du député)
parfois de montrer les différentes versions des témoignages. Costa-Gavras a aussi l’intelligence de distribuer les différents rôles à des acteurs bien connus du public français (Jean-Louis Trintignant, Yves Montand, Irène Papas, Charles Denner, Bernard Fresson, Jean Bouise, Jacques Perrin…) ce qui permet d’identifier rapidement les protagonistes alors que la prolifération de personnages est souvent un élément qui peut perdre le public dans les films politiques. Malgré, par moments, un traitement du son pouvant déconcentrer le spectateur de notre époque (on ressent l’utilisation de la postsynchronisation sur la piste sonore de certaines séquences), Costa-Gavras réussit à captiver le spectateur par son enquête policière (surtout à partir de l’arrivée du juge d’instruction joué par Jean-Louis Trintignant) tout en le faisant réfléchir à la facilité avec laquelle un régime démocratique peut dériver vers un régime dictatorial.
GregLeSuisse
GregLeSuisse

56 abonnés 1 069 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 4 mars 2013
Excellent film politique qui plus est le reflet d'une affaire réelle. Grosse touche visuelle et musicale des années 70 et pourtant indémodable.
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 17 février 2019
Une excellente démagogie selon le père cinéaste français, une nation désigné de la Méditerranée n’est autre que la Grèce, j’avais pensé à l’Espagne en diverse langue, de part l’uniforme militaire et la similitude idéologique, des généraux parlant de censure démocratique. L’utilisation de la violence propagandiste contre l’opposition, à commencer par l’intimidation dans les rues à coup de matraquage policier d’extrémistes venus de cette junte militariste. Un film d’anthologie explicatif aux apolitiques, centré sur son scénario et ses dialogues à n’en pas finir tels les débats politiques, la mise en scène est politisée, le communisme anti-dictatorial où il n’y aura pas de bord défini de droite à gauche de la réalisation, les -isme sont neutres. Les intrigues politiques, personnelles et drôle de personnage comme une farce liée à l’histoire de ce pays, du surréalisme à l’image de la peinture d’art, sont superbement rythmées, ce son grec méditerranéen qui me plaît bien. La musique est entraînante, un tambour battant comme un fil conducteur menant à cette enquête sur l’assassinat du politicien Z, la lettre d’une tragédie grecque moderne. La corruption mine sa dictature réactionnaire conservatrice qui réussit son coup d’état dramatique pour la suite d’actualité.
Orno13
Orno13

26 abonnés 1 054 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 16 décembre 2025
Un film politique d une puissance rare, il a été tourné à la même époque que les événements sociaux de mai 1968.
Le film de costas gravas est un thriller à la fois passionnant dénonçant toute sorte de dictature.
Il ne précise pas la localisation d ou provient le récit mais beaucoup d indice suppose que c est la Grèce qui a l époque ou est tourné le film fait face à des derives autoritaire.
Z est une aventure réaliste, rythmé de façon presque saccadé, qui démontre une certaine violence physique et psychologique de façon oppressante. Le réalisateur, grâce à son œuvre , nous fait découvrir les mécanismes étatique lors d une dictature.
A noter le jeu d acteur d Yves montant, qui a un rôle assez bref mais dont la présence est symbolique et important dans la continuité du récit. La scène ou il sort du théâtre faisant face à la foule m a beaucoup marqué.
Un film à voir, car même s il a 50 ans d existence, ol est encore aujourd'hui terriblement actuel.
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 3 septembre 2012
Un excellent film politique mais aussi de prétoire. Dans le style typique de Costa-Gavras on suit les différentes histoires liées à l'assassinat d'un député (plus qu'inspirées de la réalité) et c'est franchement passionnant. Un film intelligent et utile et qui résonne toujours dans l'actualité.
calamarboiteux
calamarboiteux

47 abonnés 440 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 20 septembre 2010
L’assassinat d’un député en Grèce, et la difficile enquête qui s’en suit.
En 1963, le député Lambrakis est assassiné par un groupe d’extrême droite. Vassilis Vassilikos tirera de ce crime un roman qui est la base du film, Z signifiant en grec ancien : il est vivant. Il s’agit donc d’un film politique, un film de dénonciation d’une Droite sans scrupule, dont l’action permit le coup d’état des Colonel en 1967. Film d’actualité donc, et le jugement est plus sévère sur eux quand le temps a passé. Questions forme, rien de bien marquant, seule l’abondance de petits flash-back cherchant à illustrer les propos est critiquable, car beaucoup sont superfétatoires. On peut aussi regretter le tournage en Algérie, l’ensemble des décors n’évoquant que fort peu la Grèce.
Sur le fond, la naïveté des machinations ourdies par la police rend l’ensemble un peu invraisemblable, les principaux personnages sont stéréotypés, et ne jouent pas toujours juste, la musique de Théodorakis parait à présent simpliste et répétitive. Mais l’ensemble a un souffle, une envolée, servi par un scénario bien construit et des dialogues adéquats. On peut distinguer deux parties inégales. La première se languit un peu et sonne assez faux ; puis intervient Trintignant, en juge intègre et pugnace, et, grâce à sa remarquable prestation, la production prend une autre dimension, entraînant le spectateur pétrifié dans les rouages abjects d’un régime corrompu. La conclusion est noire, mais la réalité l’a hélas été également.
Une production qui a vieilli, mais reste un témoignage sur une époque peu reluisante d’un pays par ailleurs attachant.
Yaes
Yaes

5 abonnés 43 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 21 mars 2021
Voici un film que je me souviens avoir découvert au début des années 80, à la télévision. Je l’ai regardé avec ma mère parce qu’il y avait Yves MONTAND en tête d’affiche. Pour moi, à l’époque, Montand c’était Tout feu tout flamme, où il doit canaliser l’hystérique Adjani, Le choix des armes, où il fait face au jeune chien fou Depardieu, Police python 357, le chef-d’œuvre du polar d’Alain CORNEAU, César et Rosalie, où il était comme moi amoureux de Romy SCHNEIDER. Au final, ce ne sera pas sa présence à l’écran (une dizaine de minutes) qui me fera aimer le film, mais bel et bien le propos de l’histoire et l’engagement de son réalisateur.
J’étais adolescent et m’éveillant à la conscience politique, la force de ce film allait me tomber dessus sans crier gare. Car l’assassinat de ce député d’opposition, non-violent, à un régime dictatorial, sous couvert de démocratie, dans un pays « imaginaire », me toucha profondément. L’injustice de cette situation et la difficulté du juge d’instruction (Jean-Louis TRINTIGNANT, parfait de détermination et de sobriété) à rendre la justice me révoltèrent. Je fus immédiatement en empathie avec ce petit fonctionnaire que l’Etat pensait pouvoir manipuler facilement et ranger à ses conclusions toutes faites.
L’encart en début de métrage m’avait averti : « Toute ressemblance avec des événements réels, des personnes mortes ou vivantes n'est pas le fait du hasard. Elle est volontaire. » Je savais que j’évoluais dans un contexte particulier, mais il me fallu attendre la fin du film pour vraiment établir le lien avec la réalité de la Grèce, que je ne connaissais que très peu à l’époque. Heureusement, ma mère était là pour me l’expliquer, car je ne me souviens pas avoir étudié cette situation à l’école.
Ce fut grâce à ce film que je commençais, d’une part à m’intéresser à la politique de mon pays, mais aussi à la politique plus généralement, avec ses concepts et ses différentes formes. Mais, déjà cinéphile, je m’engageais alors dans une boulimie de longs-métrages du même type, qui commença par I… comme Icare (Henri VERNEUIL, 1 979), L’aveu (Costa-Gavras, 1 970). Je lisais à l’école Le zéro et l’infini (Arthur KOESTLER, 1 940). J’entrais en conscience grâce à ce film.
Même si le rythme s’essouffle un peu dans le dernier tiers, ce film est à montrer dans les écoles afin de susciter, pour ne pas dire stimuler, la conscience politique des adolescents comme ce fut le cas pour moi et démontrer que, parfois, une démocratie apparente n’est pas une démocratie effective. Je n’ai d’ailleurs véritablement compris que plus tard la métaphore du mildiou qui est exposée dans la première scène du film. Que voulez-vous ? Je manquais quelque peu de finesse et de culture à l’époque. Le raisin, la récolte (le pouvoir en place) et le microbe qui s’insinue sur les bons grains pour les contaminer (l’opposition). Ce film est vraiment excellent et porte la conscience ce sociale à un niveau supérieur.
A ce propos, il est intéressant de se souvenir que la firme américaine United Artists, qui finançait Costa-Gavras pour l’adaptation du roman éponyme de son compatriote Vassilis VASSILIKOS, s’est retirée du projet à la lecture du scénario, le jugeant trop politique dans sa dénonciation du totalitarisme. Une fois de plus, le cinéma grand public se devait d’être divertissant et non pas conscientisant. L’ironie de l’histoire fera de ce film le récipiendaire de l’Oscar du meilleur film étranger…
soulman
soulman

140 abonnés 1 401 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 14 mars 2016
Le meilleur Costa Gavras ? En tous cas, un des grands films politiques du cinéma français soutenu par une distribution mirifique : tous méritent d'être mentionnées ; pour ma part, j'adore Marcel Bozzuffi, ici au sommet de son art.
oranous
oranous

161 abonnés 1 097 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 15 mars 2009
Un film politique comme je les aime sur un événement dont on ne fait plus forcément référence a savoir la dictature des colonels en Grèce. Mais si l’on ne sait pas cela, l’histoire peut se passer a n’importe quel moment et rappeler les dictatures décrites notamment par Orwell car Costa-Gavras nous parle ici de démocratie, ou d’un éventuel passage vers la dictature et le fascisme sans aucune quelconque borne temporelle ou spatiale. Au-delà des thèmes très intéressant abordés, Costa-Gavras, nous montre son talent de réalisateur. Il filme certaines scènes de telles sortes que l’on est captivés comme la scène des agressions, ou celle des accusations. Le film ne manque jamais de rythme. Très bien filmé, Costa-Gavras n’oublie pas, malgré cela, son message politique. Une réussite qui n’a pas vieillie.
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 7 octobre 2010
Le Festival Lumière permettant de (re)voir de nombreux chefs d'oeuvre à petits prix, je suis donc allé découvrir ce film de Costa-Gavras dont je connaissais assez mal l'oeuvre... et "Z" m'a totalement conquis. Considéré comme le premier thriller politique français, on ne peut qu'admirer cette réalisation en avance sur son temps. Pas de personnage principal, pas d'histoire d'amour, de la politique... et une mise en scène dynamique telle que le spectateur, même connaissant un petit peu l'histoire grecque des années 1960, ne s'ennuie jamais et assiste fasciné au développement implacable des évènements. Chose que je n'avais pas imaginé en allant voir ce film : Jorge Semprun et Costa-Gavras ne manquent pas d'humour. En effet, une ironie bienvenue s'immisce discrètement à de nombreuses reprises, tant dans les dialogues que les situations, sans affaiblir le propos du film. La musique est également bonne (la musique des films de cette époque étant généralement bien meilleure que les violons actuels qu'on nous ressort à chaque production...) Le seul bémol, niveau réalisation, serait à mettre au compte des flashbacks, pas toujours très habiles... Indéniablement, "Z" méritait sa sélection dans la catégorie "Déjà classiques !"
platinoch
platinoch

50 abonnés 132 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 15 octobre 2010
Peut-être le plus grand film de Costa-Gavras. Un film haletant, avec une pleiade d'acteurs, dont les destins sont liés tout au long de cette enquête et de ce combat pour la démocratie et la vérité perdue d'avance, qui débouchera sur un coup d'état proche de celui des colonels grecs.
Le plus grand film politique qui soit.
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