1427 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
104 critiques spectateurs
5
29 critiques
4
39 critiques
3
21 critiques
2
11 critiques
1
3 critiques
0
1 critique
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
konika0
36 abonnés
778 critiques
Suivre son activité
4,0
Publiée le 28 juillet 2018
Marginaux. On est en plein hiver et un petit groupe de sans abris tombe sur un couffin et dedans, il y a un bébé. Partagés entre le désir de maternité d’un queer et la nécessité de retrouver la famille du petit, la bande parcourt les rues d’un Tokyo âpre et sans pitié. L’auteur du film s’éloigne ici du thriller qui l’a fait connaître. Pour autant, il reste l’enquête et le suspens. Mais il ne faut pas s’y tromper, on tient là surtout une comédie dramatique tout à fait réussie. Les personnages sont fort bien écrits et leur histoire fait trembler les paupières. C’est aussi un magnifique portrait d’une ville moderne dans toutes ses contradictions. La cité grouille mais chacun est seul et livré à lui-même. Les hommes font de grands discours sur les valeurs qu’ils défendent et laissent les plus fragiles dans la misère. Cependant, point de pessimisme ici car ce bébé est justement la lumière qu’attendaient nos trois héros. Il va leur permettre de dire zut à la fatalité et de se prouver à eux-même qu’il ont plus de valeur que l’image que leur renvoie la société. En bref, un très beau film, drôle, attachant, surprenant.
On verra plusieurs miracles dans ce film, et réussir à rendre cette histoire joyeuse, touchante et enlevée tout en abordant des problèmes sociaux des difficiles n´est pas le moindre !
Une virée nocturne dans un Tokyo loin d'être rose, comme à l'habitude des autres films de Satoshi Kon ce n'est pas destiné aux enfants mais plutôt aux adultes avec un scénario bien ficelé, les thèmes abordés et quelques moments qui peuvent mettre mal à l'aise.
Un film avec des personnages aussi barrés que le roi Bumi dans avatar, c'était sur que j'allais rigoler tout du long, pourtant le film traite quand même d'un sujet sérieux, mais avec une telle dose d'humour que l'on oublie la gravité de la ou des situation(s) (un peu à la roi mages avec les inconnus). Du coup j'ai passé un très bon moment devant ce film.
Avec son troisième long-métrage, le très regretté Satoshi Kon signe une peinture sociale d'une tendresse inouïe. Les personnages sont admirablement écrits, et leur quête pleine d'humour ne tombe jamais dans le misérabilisme.
Déception. Je trouve que le film de Satoshi Kon souffre d'un excès de moralité qui - s'il passe relativement bien de prime abord - devient rapidement agaçant par la suite. Certes Tokyo Godfathers gagne à dévoiler le contrepoint de la fatalité et du misérable, essayant d'une certaine manière d'équilibrer son propos entre tristesse et bonheur, laideur et beauté, noirceur et bienveillance... Mais il y a quand même beaucoup d'intentions bien pensantes dans ce conte visiblement optimiste. L'humour poussif lié à l'animation grimaçante des trois personnages principaux dessert l'émotion du récit, le spectateur ne pouvant s'empêcher d'oublier qu'il assiste à un divertissement délibérément consensuel, et donc intouchable. En gros : un clochard alcoolique, un homo au grand coeur et une adolescente belliqueuse forment dès le début du film une famille recomposée ; les trois marginaux trouvent sur leur chemin un nourrisson tombé du ciel qui les pousse à rechercher la mère disparue ; entre agressions, rancoeur, solitude, pertes matérielles et grand désespoir le trio s'avère forcément bienveillant puisqu'il s'évade d'un misérabilisme auquel il appartient initialement pour mieux s'ériger en modèle de bonté et de générosité. C'est donc tout de même un peu lourd et démonstratif, Satoshi Kon ratant partiellement son long métrage, ce dernier réservant pourtant quelques jolies choses... Mais moins de simagrées auraient été la bienvenue.
Un excellent film d'animation japonais! Des personnages singuliers et attachants, une histoire émouvante et pleine de rebondissements, de très beaux dessins et un scénario original! A voir!!!
La première découverte dans un magazine cinéma de ce réalisateur d’animation, un scénario de déballage intéressant qui plonge tantôt dans le drame pas trop profond et élevé dans l’humour. Sur les trois sans-domicile-fixe, il y en a un qui est bien le seul intéressant puisque c’est l’attraction du manga animé, un personnage gag appelant à la tolérance, les autres sont inintéressants. Des marginaux dans cette société qui ne les rejette point puisque c’est le contraire, les indésirables reste à l’écart du commun, on ne sait le pourquoi du comment ils sont arrivés là. Un peu de bizarrerie comme d’habitude dans la mise en scène de Kon Satoshi, servant de modèle dessinée puisée de la vie quotidienne, le live action est représenté tel un tableau peint. Des messages poétiques avec la plus belle des bébés filles de ce monde abandonné, ce sera follement aventureux chez ces sans abris anges gardiens de la providence évitant le pire aux égarés du pont submergés de mélancolie. La musique de Beethoven japonisé à l’euphorie symbolique, le rythme des mots et phrases mémorables qui ont la vibe, il n’y aura pas de paradis ni d’enfer final, c’est drôle.
De Satoshi Kon,j'avais d'abord regarder "Perfect Blue",un très bon thriller mais le mangaka japonais m'a vite dégouté avec "Paprika",qui malgré son animation irréprochable,souffrait d'une portée métaphysique pompeux qui rendait le récit trop confus.Heureusement,"Tokyo Godfathers" fut une réelle surprise.Déjà parce qu’il regardait pas le spectateur de haut contrairement à l’œuvre précité et a comme seul objectif de nous raconter une belle histoire.Porté par des personnages ultra attachants et une mise en scène inventive,"Tokyo Godfathers" nous touche au plus profond du coeur,et ça,encore quelques jours après le visionnage.
Le cinéma d'animation japonais regorge de petites merveilles. Dans ce vaste domaine, les films de Satoshi Kon se posent comme un genre à part entière tant ils se démarquent par un univers bien singulier, rempli de poésie et de lyrisme tout en gardant un œil plutôt réaliste sur la situation actuelle de Japon (ici celle des sans-abris). "Tokyo Godfathers" s'impose très vite comme un conte de Noël dans lequel trois sans-abris trouvent un bébé et décident de retrouver ses parents pour leur demander pourquoi ils l'ont abandonné. Les rebondissements sont nombreux et les deus ex machina pleuvent dans tous les coins du scénario, correspondant parfaitement à l'ambiance du film qui ne cherche pas la réalité mais la marginalité de trois personnes aux histoires différentes mais touchantes, le tout avec beaucoup d'humour.
Pour son troisième film, Satochi oublie un peu l'aspect bordélique de ses films abyssaux précédents, mais reste dans la grisaille, pour nous offrir cette belle aventure clochardesque de noël. C'est mignon, émouvant, triste et dégoutant. Bref, tout ce qu'on aime dans ce cinéma de Kon, mais en un peu trop sérieux.
Tokyo Godfathers réalisé par Shôgo Furuya et Satoshi Kon en 2003. *Les points que j'ai appréciés → • Les quelques situations qui portent à sourire • L'esthétique du film (sauf pour les personnages
*Les points que je n'ai pas appréciés → • Les personnages (j'accroche pas) • L'histoire (trop de coïncidences) • Les pleurs du bébé (je suis tatillon là
*Conclusion → Je suis neutre, c'est un bilan bien trop mitigé. 5/10.
Un très très grand film avec son lot de personnages mémorables et de situations drôles ou troublantes, ce dessin animé est un drame au sens premier du terme: riche en émotions diverses. Un plaisir de cinéma d'un bout à l'autre, un bijou d'humanité.
Un magnigfique film à la fois tendre, beau, dur et drôle. On s'amuse, on vibre, on vit ce film, c'est vraiment bien fait, bien écrit et la fin est haletante. Même le happy end très prévisible n'enlève pas de la force et de la qualité à ce chef d'oeuvre. A voir absolument!!