C’est la loi du plus fort dans ce petit western d’1h tout rond… Du coup pas le temps de tergiverser, nous sommes dans l’action immédiatement. La droiture face aux menaces. C’est le lot de nombreux westerns américains puisque la légitime défense n’était pas jugée !!! Pas d’indiens au programme mais un film très sympathique et des personnages coriaces qui ont leur caractère.
Un bon western, avec une opposition réussie entre le juge intègre et le clan familial qui règne sur sa ville. La construction classique du film est plutôt maitrisée, avec des rebondissements convaincants. Aussi, le choix du premier degré est assumé et ne plombe jamais l'atmosphère générale. On émet bien quelques regrets, notamment dans le fait de voir un personnage principal moyennement charismatique, et une réalisation parfois brouillonne, notamment dans les scènes d'action. Globalement, "Stranger on Horseback" est assez plaisant, et ne comporte pas de défauts majeurs.
Il y a certains films de Jacques Tourneur qui vieillissent bien, je pense à "Un jeu risqué " , et d'autres que c'est le contraire comme ici avec "Le juge Thorne fait sa loi" qui dure 1 heure 09 dont la mise en scène a l'air périssable avec des couleurs très moches, le noir et blanc aurait peut-être été plus appréciable. Une histoire qui se raconte vite comme la durée de ce long métrage a la limite de faire court métrage pour plaisanter. Seul la prestation de Joël Mc Créa est à sauver, sinon pas grand chose à retenir dans ce Western oubliable.
C’est une déception car c’est raté, pas tant à cause du mauvais état de la copie actuelle mais à cause du scénario auquel on ne peut croire une seconde. En outre, avec 66 minutes il doit manquer beaucoup de séquences, je ne reconnais d’ailleurs pas Jacques Tourneur en dehors de quelques très beaux plans exécutés sur Joël McCrea et tout ce qui concerne l’exigence de son maintien qui reste exemplaire de bout en bout. John McIntyre est mal utilisé, Kevin McCarty absolument pas crédible et Miroslava que l’on prend vraiment plaisir à découvrir ici n’est pas claire dans son jeu. C’est hélas un des rares films où l’on peut l’y voir et il faut remercier Arièle Dombasle de l’avoir fait revivre dans un de ses rôles. Le western étant un genre demandant du manichéisme au premier degré, ce n’est qu’une fois cela assuré que le second degré se faisant subtil devient jouissif. Tourneur l’a oublié mais a fait beaucoup mieux notamment ‘’le gaucho’’ et ‘’whichita’’ qui sont plus représentatif de son talent.
Petit western, une histoire classique, un juge honnête se bat contre une famille qui impose sa loi dans une ville. Mais ce qui aurait pu être un film bâclé, ennuyeux reste sans doute par la patte de Tourneur intéressant bien construit. Avec quelques rebondissement inattendus et donnant un peu d'énergie à ce film.
Du grand n'importe quoi. De bonnes intentions ne suffisent pas à faire un bon film. Et celui-ci accumule les casseroles, métrage trop court (65 mn), couleurs hideuses, McCrea mièvre, et surtout un scénario indigent et brouillon truffé d'incohérences à la pelle. A oublier.
Le juge itinérant Rick Thorne débarque dans une petite ville de l'ouest et constate que toutes les enseignes des commerces sont au nom de Bannerman (John McIntire), un riche propriétaire terrien qui règne en maître sur le bourg. En fouillant dans les dossiers du shérif et du procureur Streeter (John Carradine), il s'aperçoit que le fils Tom Bannerman a tué un dénommé Morison, mais que l'affaire a été classé sans suite. Il décide de tirer cela au clair, et devant la passivité des habitants et des notables, sa détermination et son courage vont changer la situation. Joel McCrea interprète un juge intègre, droit dans ses bottes face à un adversaire redoutable, Bannerman, joué par John McIntire. Quant à John Carradine, il incarne un magistrat corrompu, un rôle, qui, par son physique, lui va comme un gant. Sans être un grand western, "Le juge Thorne fait sa loi" ("Stranger on Horseback") est un film intéressant et un bon classique du genre, avec un plateau d'acteurs renommés. Joel McCrea, qui faisait partie d'une congrégation religieuse, a souvent tourné des rôles emprunts d'une certaine moralité et prêchait la non-violence, influence que l'on retrouve dans "Four faces West" de Alfred E. Green en 1948. La réalisation souffre cependant de quelques défauts : le choix de la couleur est une catastrophe, Tourneur ayant refusé le technicolor pour des problèmes de coût, la durée trop courte (65 mn) et une fin un peu hâtive.
La qualité de la photographie n'est malheureusement pas toujours au rendez-vous, néanmoins ce western de Jacques Tourneur mérite le détour pour la solide performance de Joel McCrea, pour la présence de la jolie Miroslava Stern et pour son histoire somme toute sympathique a défaut d'être révolutionnaire.