Divisée en trois parties, cette oeuvre n'arrive pas à marquer. Les trois histoires différentes empêchent au spectateur d'être pris dans le film comme l'aurait fait un film traditionnel. Le spectateur a en effet besoin d'être imbriqué dans le film en voyant la tension monter crescendo. Ici on y arrive pas. À peine comprise, ici on passe à une nouvelle histoire. Les histoires quant à elles, même si elles parlent de sujets comme les erreurs passées d'une vie, la place de l'humain dans son envie de tout vouloir contrôler, ou encore le prolétariat dans un état fasciste. Elles n'arrivent pas à marquer, tout est passé rapidement, sans approfondissement ou developement. Il n'y a ni force ou attraction. On oublie les histoires en une seule seconde. Totalement raté.
Tout d'abord j'ai eu le privilège d'être SEUL dans la salle pour le film, je vois que par chez moi il ne déchaine pas les passions mais ce fut fort agréable. La première histoire ne m'a pas passionné mais était agréable à visionner. La seconde histoire m'as vraiment pris, c'était loufoque drôle La 3 eme non plus ne pas pas emballée Néanmoins l'imagerie était très belle
Ce qui semble réunir les trois histoires pourtant bien distinctes de Memories, est sans aucun doute la folie humaine dans ses aspirations guerrières, et ses volontés hégémoniques insatiables. L’ensemble de l’œuvre se dénote par un caractère poétique, avec en point d’orgue le rapport au temps, tellement Memories semble nous dire qu’il y a comme une urgence à vivre pleinement et intensément, à aimer, avant la destruction, que celle si soit naturellement individuelle ou comme irrémédiablement collective.
Le triptyque est assez fabuleux dans son originalité de mise en scène et dans un foisonnement d’images, offrant une exposition et explosion de couleurs, et d’une qualité graphique à tomber pour l’époque. Dans une progressivité savamment orchestrée, entre d’abord onirisme, puis burlesque, et enfin, terrifiante vision du monde, le dernier épisode vient parachever l’œuvre de l’homme qui se combat et se détruit d’abord lui-même. Rappelons que Memories date de 1995 et que son message n’a dramatiquement pas pris une ride…
J’ai beau chercher je ne vois pas ce qui a valu ces critiques presses dithyrambiques à « Memories ». Rien de remarquable techniquement ou esthétiquement. Alors ce soit être le fond ? Pas dénué d’intérêt, il développe des thématiques sensibles mais de manière plutôt convenue et superficielle. Mystère entier donc, qui ne serait sans doute pas démenti par mon voisin de séance qui a dormi les 2/3 du temps.
Ce film 3 en 1 de 1997 est surtout intéressant pour l'histoire de la japanime puisqu'il est l’œuvre de Katsuhiro Otomo au scénario et à la réalisation du premier volet, Magnetic rose. Influencé par Solaris, ce space opera a été retravaillé au scénario par le grand Satoshi Kon qui l'a rendu lyrique et mélancolique, est le meilleur des trois. Stink bomb est une dénonciation absurde du militarisme sur fond d'arme biologique qui manque de subtilité et où pointe vite l'ennui. Quant à Cannon folder, il fustige une société ultramilitariste luttant contre un ennemi qui n'existe pas pour mieux contrôler la population. Une dénonciation du fascisme, une thématique qui sera reprise telle quelle dans L'armée du ciel. Mais dans les deux cas, un scénario qui reste ambigu puisqu'il montre son obsession pour les combats répétés.
Un bon film d'animation japonais mais auquel j'étais sur le point de lui accorder une note moindre, finalement je remonte d'un demi-point car j'ai bien aimé la 2ème histoire Stink Bomb de Tensai Okamura dont la loufoquerie est assez contagieuse, c'est vif et humoristique, cela se moque de façon décalée de la folie qui pousse certains gouvernements à créer des armes se retournant contre eux. Les 2 autres films m'ont moins passionné, la 1ère histoire est un récit de SF qui possède un style travaillée et qui se regarde sans ennui (bien que le début traîne quand même) mais j'ai eu une grande impression de déjà-vu, la 3ème et dernière histoire signée du mangaka Katsuhiro Ōtomo vaut surtout pour son visuel car son scénario manque de développement.
« Memories » est un film composé de trois courts métrages d’animation. Ma préférence ira au premier : des astronautes découvrent un astre qui semble composé de déchets de l’espace. Alors qu’ils l’explorent, ils assistent à des événements paranormaux. Le deuxième, pas mal non plus, raconte l’histoire d’un homme transformé en arme biologique, malgré lui. Le troisième aborde un style graphique très différent, plus poétique, mais l’histoire m’a un peu ennuyé : une civilisation organisée pour faire fonctionner des canons… J’avoue que je n’ai pas bien compris, donc je vous laisse vous faire votre propre avis sur ce dernier. L’animation, dans les trois cas, est vraiment réussie. Les histoires fonctionneront selon vos sensibilités, mais il y en a pour tous les gouts. Je ne suis pas friand des films compilation comme celui-ci, mon attention semble diminuer au fil des courts (ce qui expliquerait pourquoi je n’ai pas aimé le dernier). Mais dans l’ensemble, je veux bien reconnaitre qu’il s’agit d’une jolie petite curiosité.
Même si les 3 histoires n'ont rien à voir entre elles, elles ont toutes un intérêt, étant assez originales chacune. Celle qui m'a le plus conquis est la première, une histoire remplie de mystères, de poésie... La musique était d'ailleurs magnifique... La deuxième également était plutôt originale, c'était assez amusant de voir le personnage déambuler dans le Japon en se faisant tirer dessus à tout-va.. Le personnage est un peu naïf et peu intelligent mais bon, le retournement de situation à la fin est vraiment drôle
Il est délicat de critiquer un film à sketch étant donné la (presque) impossible uniformité de l'œuvre, mais ça peut être justement ce qui fait le charme et l'intérêt de ce genre de films. Dans Memories, les sketch sont aussi déroutant qu'inquiétant, aussi bien hilarant que terrifiant. Chacun à une tonalité qui lui est propre et on tous une animation soigné, tout en ayant comme point commun la science -fiction. Pour critiquer le film, il vaut mieux critiquer chaque sketch un par un. Le premier, La Rose magnétique, est la plus "réaliste" dans son ton et dans ses personnages. L'histoire de ces spationautes découvrant ce vaisseau presque hanté est saisissante dans son atmosphère oppressante et glauque. Le deuxième, Boule puante, allie un ton réaliste à un humour particulièrement noire. L'horreur montré en devient comique face à la réaction complétement hystérique des personnages. Comme quoi, l'histoire la plus horrible n'est pas la plus effrayante. Paradoxale ? Le dernier, Poudre à canon, est la plus intéressante au niveau de l'esthétisme et de l'animation. Le dessin et l'univers détonne par rapport à ceux des autres sketchs qui avait une "base réaliste". Ici, on a un univers complétement barré et absurde, particulièrement imaginatif. De plus, il innove en nous suggérant un plan-séquence tout le long de l'histoire et en refusant une véritable intrigue, ne nous montrant qu'une journée de la vie des personnages. En résumé, Memories est une expérience cinématographique prenante et une pépite de l'animation. Bien sûr, on peut ne pas apprécier les histoires proposées mais cela ne les empêche pas d'être d'une qualité exemplaire.
Trois métrages aux styles bien différents, tous trois adaptés de créations de Katsuhiro Otomo. Je retiendrais particulièrement le 1er, "Magnetic Rose", pour son scénario et son ambiance et le dernier, "Cannon Fodder" pour son style graphique original.
l'intérêt de ce manga réside dans sa 1ère partie, Magnetic Rose, pleine de poésie. les 2 autres histoires se regardent mais on n'en gardera pas traces...
je me rappel brièvement de ces trois petites histoires. Assez décevant, même i la présence de grands du monde de la japanim notamment Katsuhiro Ôtomo se sont impliquer dans l'oeuvre de Memories ça ne restera pas graver dans ma mémoire. Magnetic Rose, le premier court-métrage par exemple qui manquait pas de potentiel, deux voyageurs de l'espace dans un monde parallèle. Un monde entièrement créé par les souvenirs d'une femme. Seulement à part le visuel, la platitude est là. L'épisode final Cannon Fodder, ou là aussi le visuel est bien détailler. N'attendez cependant pas une claque, c'est à vir pour remplir votre cahier du monde de l'animation Jap rien de plus.
Triptyque en mode japanimation. Trois courts métrages, trois genres, mais la science-fiction et l’anticipation dominent. Le premier épisode est classique, et inspiré des classiques du genre, sur le thème du groupe d’humains perdus dans l’espace. L’espace intersidéral se confond avec l’espace mental du héros, en jurerait du Kubrick, sans prétention. Le deuxième c’est une fable tragi-comique d’anticipation, que l’on peut trouver drôle. Le troisième volet de loin le meilleur, mérite à lui tout seul le détour. Richesse graphique des dessins et des décors, loin de la sécheresse habituelle du dessin animé nippon, originalité du cadrage et de la mise en forme, une histoire oscillant entre fable philosophique et fiction à la moralité grinçante et grimaçante. Un vrai film caché dans un court métrage animé, superbe!