Petit film à la française qui se laisse regarder sans déplaisir, sans vrai plaisir non plus, émaillé ça et là de quelques trouvailles/ Mention spéciale à Annie Girardot qui joue un rôle qui lui ressemble aujourdhui.
Le duo Rouve/Depardieu fonctionne bien, les deux acteurs sont à l'aise et convaincants dans leurs rôles. Cependant le scénario en lui-même n'est pas ce qu'il y a de plus intéressant, c'est sans queue ni tête et brouillon de bout en bout.
J'ai vu un film..., le 1er du tandem Nakache-Toledano, et j'ai trouvé les graines de ce qui sera leur marque de fabrique plus tard... L'Humanité, la vie, le bonheur... Là, évidemment, c'est encore embryonnaire, mal maîtrisé, mais on sent les ferments de leur oeuvre puissante... Jean-Paul Rouve et Gérard Depardieu forment un tandem touchant, avec des personnages qui évoluent, et nous touchent... On voit l'une des dernières apparitions d'Annie Girardot, ce qui rend se film encore plus touchant, et les castings recèle de pépites qui font partie depuis de leur univers... Ici on traite de la difficulté d'aimer, d'être, d'exister... et c'est très bien traité. Malgré toutes les qualités du film, son défaut majeur, c'est le rythme très inégal... Et c'est bien dommage...
Comédie sur l’amour mais qui s’attache à dresser les liens amicaux entre deux hommes, la paire Depardieu / Rouve fait mouche tant les 2 semblent être dans leur zone de confort. Fin, tendre et léger, le duo Nakache / Toledano s’est bien trouvé pour ce premier film à deux. Le début d’une success story que l’on connaît bien.
Premier long-métrage du duo Éric Toledano / Olivier Nakache qui sans atteindre le niveau de leurs films suivants fait plus qu’esquisser la qualité des deux réalisateurs à créer des personnages attachants loin des clichés faciles. Evoquant la solitude de la quarantaine et la difficulté à trouver l’âme sœur, cette comédie est assez inégale mais touchante et finalement assez nuancée.
Rares sont les comédies où ces 2 icônes du cinéma français sont ensemble et c'est toujours un plaisir de les retrouver même si on réellement l'impression que le réalisateur a essayer de recréer le duo Pierre Richard et Depardieu. Un sentiment de plagiat s'installe...Petite comédie à petits moyens, sans prétention qui fera sourire par des échanges cocasses des deux protagonistes. Rouvre en timide, maladroit est attendrissant face au colosse au bas gout indiscutable mais les deux amis semblent patauger un moment rendant l'histoire un peu plate, téléphonés, les scènes n'amusent presque plus, dommage. Une comédie sympa sans sexe (pour une fois) mais que l'on oubliera vite.
Eric Toledano et Olivier Nakache forment un duo de réalisateurs qui figure parmi la fine fleur du cinéma français. Leurs films récents sont des exemples de comédies drôles mais avec de véritables messages et de l émotion à fleur de peau. Sans forcément parler du carton Intouchables, Nos jours heureux ou encore Tellement proche sont des exemples de ce qu ils sont capables de réaliser. Leur premier film, je préfère qu on reste amis est très très loin de leur talent aujourd'hui. Pas d émotion, on s ennuie,les personnages ne sont pas attachants, Jean Paul Rouve nous rejoue son dépressif, Depardieu reste sobre, les autres personnages sont mauvais. Bref, ce film est raté, ç est un galop d essai qui permettra aux réalisateurs de corriger leurs failles pour nous sortir de futurs chef d oeuvre. Leur premier film est néanmoins à oublier.
Trop peu de chose à écrire sur ce film, il est plat, les personnages sont mous et l'histoire manque d'originalité. Rien de drôle non plus, le comique tombe systématiquement à plat. Il y avait certainement moyen de faire mieux avec le duo Rouve/Depardieu.
Nakaledano sont passés au long-métrage sur ce film dont la sortie est passée un peu inaperçue, pourtant elle n’est pas juste un bon départ pour leur carrière : c’est un vrai ajout aux fibres déjà multiples de la comédie populaire.
Revisitant une méthode qui avait déjà fait ses preuves en France (enfermer les personnages dans leur propre personnalité), ils donnent à Rouve & Depardieu l’occasion d’offrir un spectacle pas particulièrement recherché mais qui vient du cœur, chacun se battant pour sa vie, essayant de suivre un chemin qui ne leur obéit pas – c’est même un euphémisme dans le das de Rouve qui, à chaque fois qu’il dit ”non”, est catapulté par le montage dans la situation qu’il tenait justement à éviter. Parfois à cause de son compère lui-même. Les réalisateurs étant compères eux-mêmes, ils n’ont pas besoin de retomber dans le genre Veber & donnent même un joli coup de fouet à l’expérience de frères ennemis.
Résultat : la relation des deux acteurs est une amitié unique, au contour américanisé (les disputes & rabibochages à la queue leu-leu tiennent la vedette), mais vivante. D’ailleurs les hauts & bas ne se limitent pas qu’au relationnel : en même temps qu’il cherche à faire rire, le film réfléchit à une manière de proposer des émotions concrètes, même pas forcément compatibles à l’humeur générale. Quand Rouve n’y tient plus, qu’il se lâche, s’excuse & réclame en pleurant : ”foutez-moi la paix”, c’est quasiment une interpellation, comme si le personnage s’adressait à nous, nous accusant de rire de ses faiblesses. Un double-fond magnifique qui concilie effectivement comédie & sentiments purs dans des ascenseurs émotionnels modestes mais charmants.
Le scénario s’engageait pourtant sur la voie du malaise : le casting est presque trop excellent & l’on met du temps à se débarrasser du sentiment que les scènes sont écrites d’après les personnages, voire les acteurs : Girardot en maman attachiante qu’attaque Alzheimer en est un bon exemple. On se sent parfois moins de légitimité à rire dans cet environnement grumeleux, pas tout à fait assumé. Heureusement, cela change par la force d’un certain inattendu : faire jouer le candide à Depardieu, c’était osé, surtout dans l’idée qu’un Rouve timoré arrive à la longue à lui marcher sur les pieds. Et ça marche, du moins si l’on est prêt à supporter une monothématique qui frise l’obsession psychorigide.
Les comédies françaises de 2005 à 2010 ont couci-couça formé un peu de mon cinéma d’enfance & j’étais bien incapable de définir ce qui les rendait addictives. D’ailleurs, j’en étais venu à croire que c’était une idée reçue, un mythe né de l’imaginaire inexpérimenté d’un jeune cinéphile. Là, chez Nakaledano, dans ce premier long-métrage qui tente des trucs (parfois potaches) & ne se contente pas d’être assez marrant, dans cette comédie où les héros déteignent l’un sur l’autre plutôt que de miser sur leurs dissemblances, dans ce film qui parfois omet de maquiller des transitions faciles mais jamais sans une bonne dose de bonne-vivance & de très bonne musique, je découvre que finalement, j’avais peut-être raison.
Trentenaire timide et gris -transparent comme il le dit lui-même- Claude (JP Rouve) aimerait enfin se trouver une femme. Sa rencontre avec Serge (Depardieu), coeur solitaire lui aussi mais autrement plus débrouillard et jovial, pourrait l'y aider. A moins que Serge ne soit qu'un fanfaron, dont la spécialité est de spoiler: s'inviter à des mariages.
Le fim de Toledano et Nakache est plaisant parce que ses portraits sont reussis (y compris les seconds rôles), parce que le contraste entres les deux perssonages, Claude et Serge, assure le bon fonctionnement du duo et que la connivence entre Rouve et Depardieu semble évidente. La comédie a le ton juste, sans prétention sociologique ou psychologique ni, a contrario, volonté de caricaturer. Pas tentés par le happy-end, comme on le verra, les auteurs évoquent sans malveillance le célibat du vieux garçon en confrontant notamment Claude aux "bons" conseils de son comparse, lequel fait découvrir à son nouvel ami les ressorts des agences matrimoniales et du speed dating, ou l'initie à l'incruste dans un spoiler: aristocratique mariage , séquence bien cocasse.