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Degrace
35 abonnés
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0,5
Publiée le 1 mai 2007
Je ne comprends pas la répartition des notes. C'est si niais, si surjoué, si peu crédible, qu'on en oublie le scénario et la mise en scène. Ah l'humour asiatique...
Un film creux et navrant d'une profonde stupidité, qui illustre l'amateurisme de son réalisateur. Son seul avantage est de montrer (à son insu) l'archaïsme de la société coréenne en matière de droits et de représentation des femmes, réduites dans le film à des cadavres aux têtes revêtues de culottes, à des jouvencelles terrorisées ou à des serveuses de café trottant menu comme des souris et dans le plus complet silence.
Un bon polar coréen qui est signé de la patte (excellente) de Bong Joon-Ho, avant les francs succès Okja et Parasite. L'ambiance est le réel atout du film, qui nous tient devant notre poste de télévision comme devant le meilleur feuilleton à suspens, on attend vraiment de voir l'avancée de cette enquête qui patauge (dans l'eau de pluie). Les dialogues ironiques de l'inspecteur sont drôles, l'incompétence de certains collègues nous fait sourire et sent le vécu, et l'on se révolte de voir les méthodes "pas très morales" que ces flics utilisent pour obtenir plus vite la clôture du dossier : malade mental battu et forcé à avouer des crimes qu'il n'a pas fait... On a mal au cœur, et on espère que cela ne reflète pas trop la réalité ! Seul point (que certains trouveront brillant, pourquoi pas) qui m'a laissé sur ma faim : spoiler: on ne connaît pas le coupable . Quand on passe plus de deux heures à suivre l'enquête avec l'intention de deviner qui a fait le coup, spoiler: ne pas nous dire qui c'était , franchement, c'est très frustrant. Le film est innovant pour cela, c'est certain, mais cela ne l'empêche pas de m'avoir déçue par ce final. On aurait aussi pu ramener la durée du film à un bon quart d'heure de moins, que l'on n'aurait pas été mécontents (c'est un peu long, par moments). L'un des premiers films d'un réalisateur aujourd'hui établi, qui n'a pas à rougir et nous offre une équipe de flics ripoux avec lesquels on suit l'enquête les yeux grands ouverts.
Avec " Memories of Murder ", Bong Joon Ho dénonce l'absence de police scientifique et les méthodes de la police rurale de la Corée des années 80. Si la mise en scène est tout à fait honorable, je ne comprends pas les commentaires mirifiques faits sur ce film : " Un monument incontournable ?", "Chef d'œuvre du cinéma asiatique ?" ... Pour ma part, je n'y ai vu qu'une longue et laborieuse enquête parsemée d'interminables et braillardes empoignades. Outre la quasi absence de féminité et d'humour, ce qui m'a le plus déçu dans cette réalisation est son rythme lent ; le moins qu'on puisse dire est que l'intrigue a été "menée lentement". Le second côté décevant réside dans la naïveté voire l'extravagance de son scénario. Le plus gros motif de déceptionspoiler: est le final en "queue de poisson", 2H10 pour en arriver à cela ?
J'ai beaucoup aimé les autres films de ce réalisateur Coréen : les belles fictions comme Okja, Snowpiercer ou Mother et j'ai adoré le scénario de son dernier film " Parasite " pour le quel Joon Ho a heureusement changé de coscénariste.
L'enquête policière est bien amenée et le fait que cela soit un film coréen apporte une plus-value par sa touche d'exotisme. Malheureusement, j'ai ressenti une certaine frustration au fait de voir l'histoire spoiler: se terminer sans connaitre le criminel (basé sur des faits réels donc effectivement ilsspoiler: ne pouvaient pas "inventer" un coupable ) , comme si j'avais suivi pendant plus de deux heures une histoire inachevée. Un polar un peu décevant.
Une enquête entraînante sur un tueur en série ! Tirée d'une histoire vraie, "Memories of murder" nous plonge dans une sombre enquête autour de personnages aux comportements parfois décalés (reflétant bien ce style de cinéma sud-coréen), laissant place à un certain comique de situation, à l'image du flic ninja qui saute à grand coup de pied sur les suspects. "Memories of murder" n'en reste pas moins un thriller qui nous tient en haleine de bout en bout, et s'achèvera sur un final intéressant (conforme à la véracité du fait divers qu'il exploite), s'épargnant ainsi un classique dénouement final fictif.
Vu en VF, le doublage laissait déjà à désirer, d'une part. J'ai cru voir un mix de Jacky Chan et Louis de Funes. Des gags grotesques, des personnages peu crédibles, des policiers qui se mettent à sauter sur les gens comme des cabris, une pseudo guerre des méthodes de police entre le bourrin et le scientifique, des lenteurs, et un soufflé qui n'est pas monté du tout... Je n'ai pas compris grand chose à vrai dire et je ne comprend pas ce qu'il y a de génial dans ce film de série Z. Je me sens seul !
je suis etonne par les critiques de ce film tellement j'ai ete decu par la finition.. oh pas celle artistique ou cinematographique.. non, je veux parler du scenario
alors peut etre habitue aux happy end americaines, il n'empeche que je ne conseille pas ce film.. et j'aurais prefere des critiques qui portent sur l'histoire au lieu de s'attacher au fait reel..
maintenant, si ce film avait ete francais.. il aurait eu les foudres de la presse.. comme quoi...
Voici un film qui a marqué l’histoire du cinéma sans que cela soit pour autant reconnu à sa juste valeur. Ce thriller renouvelle complètement le genre avec un scénario extrêmement bien écrit, une caméra parfaitement dirigée et un final qui nous tiraille encore plusieurs heures (ou plusieurs années!) après la fin. Un vrai régal à côté duquel il ne faut pas passer !
Un chef d'oeuvre du polar, une enquête qui alterne entre un humour bouffonesque et hilarant et une tension dramatique étouffante et qui prend aux tripes ! Adapté d'un fait divers réel, le scénario raconte l'enquête mené par un flic de la campagne bourru et un détective envoyé par Séoul professionnel et efficace pour arrêter une série de meurtres survenu dans les années 80 en Corée du Sud, une intrigue qui se découpe en 2 grands actes : un commencement plus léger, plus drôle sur les prémices de l'enquête et l'alchimie complexe entre les 2 flics, puis un deuxième acte bien plus sombre et traumatisant, d'une violence émotionnelle qui ne peut pas laisser indifférent ! Aussi drôle qu'impressionnant, Song Kang-Ho explose l'écran et intègre son rôle avec une conviction flagrante, il comprend les forces et les faiblesses de son personnage et les incarne avec une incroyable crédibilité, face a Kim Sang-Kyung plus propre et classe (et donc un peu moins intéressant) mais qui connait une évolution intéressante au fil de l'intrigue. Membre éminent de la nouvelle vague sud-coréenne, Bong Joon Ho maitrise l'équilibre de sa mise en scène avec assurance et un certain lyrisme qui amplifie la puissance visuelle du film, grâce a sa réalisation, le choc du film sur le spectateur est largement amplifié ! Un pur chef d'oeuvre, tout simplement indescriptible, un pur choc qui fait rire, émeut et influe réellement sur nous, spectateurs...
Sans aucun doute un des meilleurs polars qu'il m'ait été donné de voir, ce film est une grosse claque cinématographique comme on aimerait en avoir plus souvent. Tout est impeccable, la mise en scène de Bong Joon-ho est sublime et les décors sont magnifiques, l'atmosphère est particulièrement soignée et pas un seul moment on ne décroche de ce superbe polar qui sait distiller des moments de comédie avec ce duo de flic différents si éculé au cinéma mais qui fonctionne à merveille. Les acteurs sont excellents et le scénario est absolument brillant. Un chef-d'œuvre.
Première réalisation pour Joon-ho Bong, qui par la suite, s’oriente vers un tout autre registre pour son second long-métrage, en s’asseyant aux monstres génétiquement modifiés, avec le surprenant et sidérant The Host (2006), renvoyant par la même occasion Godzilla (1998) six pieds sous terre. Mais c’est avec Memories of Murder (2004) qu’il s’offre ses lettres de noblesse, en gagnant la reconnaissance et le respect, notamment pour une première oeuvre (ce n’est pas donné à tout le monde) ! Pour le réaliser, il choisit de s’inspirer de faits réels, ceux qui se sont déroulés entre les années 80 & 90, où une série de viols et de meurtres étaient commis en Corée du Sud, révélant aux yeux de tous, le premier serial killer de toute l’histoire de la Corée ! Avec ce film, on suit pas à pas le déroulement de l’enquête, voyant les policiers évoluer, généralement en grandes difficultés pour parvenir à démasquer le tueur. Tandis que les crimes prolifèrent, on les suit au gré de leurs innombrables interrogatoires musclés, qui à chaque fois restent vains. Manque de moyens financiers et techniques, peu habitué à ce genre d’affaire, les techniques d’enquêtes ne sont pas au point, trop souvent archaïques. Nous laissant entrevoir avec ce thriller, tous les défauts de la police Coréenne et nous permettent par moment quelques fous rires, tant les situations sont choquantes ou hilarantes. A la fois drôle, cynique ou noir, Memories of Murder est un bijoux du cinéma Coréen, surtout venant d’un réalisateur qui débute dans la profession.
Lorsque le corps d'une jeune femme violée puis assassinée est découvert dans la campagne, la police espère trouver rapidement le coupable... mais le temps passe et des crimes similaires ont toujours lieu...
Pour sa seconde réalisation, Bong Joon-Ho s'inspire de faits réels pour livrer Memories of murder, habile et brillant mélange des genres où l'on navigue entre thriller, drame ou encore comédie. Il braque sa caméra sur des flics acharnés mais capables de maladresses, d'incompétences et même de violences, et qui semblent surtout totalement dépassés par les épouvantables meurtres auxquels ils doivent faire face.
Usant d'une réalisation juste et millimétrée, Bong Joon-Ho nous intéresse dès le début aux personnages et enjeux, il orchestre un bijou d'écriture avec brio, la construction du récit est remarquable, c'est même un modèle du genre. Peu à peu, il met en place une tension qui ne redescendra jamais et prendra tout son sens lors des moments forts et adéquats, à l'image de la dernière demi-heure où les pistes s'ouvrent peu à peu. C'est aussi la confrontation entre un flic de la ville et l'un de la campagne, aux méthodes différentes mais avec le même but, traquer ce tueur qui se fond dans la population. Les personnages sont bien travaillés, consistants et étudiés, que ce soit les premiers ou seconds rôles, auxquels Bong Joon-Ho donne à tous de l'intérêt et n'en sacrifie aucun.
S'il s'attarde sur la psychologie des deux flics, il ne laisse jamais de côté celui d'un tueur aussi inhumain qu'intelligent et qui ne laisse que peu d'indices derrière lui. La force du film, et ce qui lui fait prendre aussi tout son sens, se trouve dans la façon dont il met les flics face à la vie, et toute la cruauté et injustice que l'on peut y trouver. Bon Joon-Ho exploite plutôt bien le cadre qu'il a à sa disposition et les pluies diluviennes font corps avec le récit et rendent les scènes saisissantes. Et on retrouve aussi une justesse d'interprétations avec des acteurs qui se fondent dans les personnages, notamment du côté des flics.
Un thriller orchestré avec talent de bout en bout, ne manquant pas de puissance et qui m'a rappelé Zodiac qui sortira quelques années après où l'on navigue entre meurtres, tensions, émotions et scènes de vies, où la traque d'un tueur devient une affaire personnelle.
Un très bon film policier tour à tour sombre, dur et drôle, touchant. Une habile alternance entre passages plein d'humour et au décalage astucieux et scènes assez violentes et fortes, physiquement et psychologiquement. Une photographie superbe, une mise en scène riche, des acteurs inspirés à l'image de Song Kang-ho. Un polar d'exception, différent des œuvres dans le même genre et un final d'anthologie.