9647 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
520 critiques spectateurs
5
181 critiques
4
220 critiques
3
67 critiques
2
26 critiques
1
17 critiques
0
9 critiques
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
Orno13
28 abonnés
1 087 critiques
Suivre son activité
4,0
Publiée le 11 avril 2025
Bong joon ho nous délivré ici un véritable jeu de piste entre un mystérieux et non moins cruel tueur en série et des enquêteurs qui sont caractérisé comme de véritables pieds nickeles à la limite ee la corruption. Alors que l enquête patauge, un autre inspecteur venant de la ville va être mute dans ce bled et va malgré tout secouer l enquête . Un très bon polar sombre, limpide et parfois drôle. Ce film a pour mérite d avoir fait la connaissance de ce génial cinéaste.
Après avoir été déçu par Mickey 17, j’ai voulu me réconcilier avec le cinéma de Bong Joon-ho en regardant un de ses films que je n’avais pas encore vu : Memories of Murder. Et quelle claque !
Dès le début, le film installe une atmosphère pesante avec le meurtre et le viol d’une jeune femme. On comprend très vite que la police locale est totalement dépassée par l’affaire. Plutôt que de mener une enquête rigoureuse, les inspecteurs agissent en véritables incompétents, prêts à inventer des preuves et à accuser des innocents au hasard, quitte à user de violence et d’intimidation.
spoiler: Les meurtres s’enchaînent, toujours une nuit de pluie, ce qui empêche toute collecte d’indices concrets. Un élément intrigue cependant les enquêteurs : une musique diffusée à la radio juste avant chaque meurtre. Un faux espoir qui s’effondre rapidement lorsqu’ils réalisent que cette piste ne mène nulle part.
Ce qui rend le film si marquant, c’est l’ambiance suffocante et la mise en scène magistrale de Bong Joon-ho. La tension monte au fil de l’enquête et on ressent pleinement la frustration des policiers, dépassés par un tueur qu’ils n’arrivent jamais à coincer. Même le plus méthodique d’entre eux, venu de Séoul et initialement posé, sombre dans la folie et finit par vouloir tuer un innocent après une énième impasse.
Le film regorge de scènes choc, comme la mort brutale d’un suspect souffrant d’un handicap mental, accusé à tort parce qu’il correspondait trop bien au coupable idéal. Le voir se faire écraser par un train, impuissant, est une claque monumentale.
Le plus troublant, c’est que le tueur reste insaisissable. Le film ne nous offre aucune résolution, et c’est précisément ce qui le rend si puissant. Dans une scène finale d’une intensité rare, le policier principal, joué par l’incroyable Song Kang-ho, retourne sur les lieux du premier crime des années plus tard. Une jeune fille lui raconte qu’elle a croisé un homme à cet endroit récemment. Quand il lui demande à quoi il ressemblait, elle répond simplement : "Il était banal."
Et c’est là que Memories of Murder prend toute sa dimension : un tueur en série peut être n’importe qui, un homme lambda qu’on croiserait dans la rue sans jamais soupçonner l’horreur qu’il cache. Cette conclusion glaciale fait de ce film une véritable œuvre d’art du thriller, avec une maîtrise du suspense et de la frustration rarement atteinte.
Un classique je peux enfin rayer de ma longue liste de films iconiques à regarder. Bong Joon Ho est un master en mise en scène c'est dingue. Tous ses plans, la position et les déplacements des acteurs mettent en image un conflit et fait avancer l'histoire d'une manière si bien pensée. J'ai adoré la dynamique conflictuelle des agents de police qui d'une grand manière freine le bon déroulement de l'enquête en plus du fait que le meurtrier soit impossible à coincer. Je ne sais pas à quel point Bong Joon Ho s'est inspiré des faits réels mais certaines histoires ont déjà des prémices d'une histoire qui matche les critères d'une bonne dramaturgie, peut être que celle ci s'y prêtait bien. Mais il a tellement bien réussi à transmettre ça à l'écran. Tout au long du film on se sent aussi impliqué que les personnages pour lesquels cette enquête détruit qui ils sont et impacte leur vie privée. L'évolution de chaque personnage est archi intéressante. À travers cette quête, chacun d'entre eux remet en cause leurs façon de travailler/procéder et certains évoluent pour le mieux d'autres non. L'humour qu'arrive à apporter le réalisateur est fin et jamais déplacée, toujours placée (re) au bon moment et ça ajoute une perspective aux scènes très intéressantes. Certaines qui de prime abord pourraient être "basique" et bien ce décalage de l'horreur de l'histoire ajoute un contraste à l'histoire et donne de l'énergie à la scène. C'est un choix très judicieux et dans ce film : très bien exécuté. Bon à part ça j'ai encore du mal à comprendre à quel point il fait parti des films "cultes" même si je l'ai adoré mais je pense qu'il me reste plus qu'à le regarder une deuxième fois (et m'assommer de vidéos analytiques du film sur YouTube) pour mieux comprendre ce titre.
Pour moi c'est un chef d'oeuvre. Formidable atmosphère poisseuse, personnages magnifiques, leçon de mise en scène. Le rythme est remarquable, le travail du son aussi. Génial !
Avant de découvrir le dernier film en date de Bong Joon-ho (Mickey 17) je me devais de découvrir le métrage considérée comme le premier chef d'œuvre du cinéaste Sud Coréen.
Je n'irais pas jusqu'à qualifier "Memories Of Murder" comme un chef d'œuvre mais j'ai vraiment apprécié ce polar, cette histoire vraie d'enquête bâclée.
Une œuvre saisissante menée de mains de maître par Bong Joon-ho qui, pour son second long métrage affichait déjà une étonnante maîtrise.
De plus, je trouve la conclusion vraiment terrifiante.
Entre polar et burlesque, on suit une bande de policiers coréens malhabiles sur une enquête de meurtre. Un peu longuet mais le film reste captivant et on veut en connaître le dénouement... qui laisse sur sa faim.
Très bon film de Bong Joon-Ho, ce film nous plonge dans une enquête qui dépasse non seulement les personnages mais également les spectateurs. Il reflète de manière réaliste la véritable affaire criminelle qu’a connue la Corée. On ne se lassera pas du regard caméra en fin de film qui nous donne une vague de frissons.
Un chef-d’œuvre du thriller coréen ! Bong Joon-ho mêle tension, humour noir et critique sociale dans une enquête fascinante et troublante. Impossible à oublier !
Avec Memories of Murder, Bong Joon-ho ne signe pas un simple thriller mais une conscientisation progressive qu'ils sont face à un mal insaisissable. L’enquête avance en trébuchant, les certitudes s’effritent, la vérité se dérobe. Ce n’est pas un polar qui cherche à démasquer un coupable, mais un miroir tendu à une société qui ne sait plus où regarder. Inspiré des meurtres de Hwaseong, le film déconstruit les codes du film d’enquête pour en faire une œuvre sombre, tragique mais paradoxalement drôle où chaque geste visant une résolution est une tentative avortée de comprendre l’horreur.
Le film épouse le cadre du polar pour mieux le pervertir. Là où le genre repose sur la résolution, Bong Joon-ho préfère la dissolution. L’enquête ne suit pas une progression logique mais s’enlise dans des impasses, se heurte à des intuitions trompeuses, s’épuise dans des certitudes vacillantes. La police locale, incarnée par Park Doo-man, est une caricature d’elle-même, brutale, superstitieuse, aveugle dans sa quête d’un coupable. Face à lui, Seo Tae-yoon représente l’illusion du progrès, porté par ses valeurs, l’espoir que la méthode scientifique puisse rétablir un ordre rationnel. Mais ce progrès se heurte à la même fatalité, à la même incapacité.
Le contexte historique ne se limite pas à une toile de fond. Le film s’ancre dans une Corée du Sud en pleine mutation, encore prisonnière d’un régime autoritaire où la police privilégie l’apparence de l’ordre à la quête de justice. L’absence de moyens techniques, l’usage de la torture, la fabrication de faux coupables traduisent un système gangrené par ses habitudes d'antan. Mais Bong Joon-ho ne se contente pas d’un discours sociopolitique, il va plus loin, interroge la croyance même dans le progrès. La science ne sauve pas, la modernité n’éclaire pas et les nobles valeurs non plus. Ce qui reste, c’est une traînée de crimes, une litanie de victimes, une énigme béante qui ne se refermera pas.
La mise en scène traduit cette errance, cette incompréhension. Les plans-séquences donnent l’illusion d’une fluidité, mais cette fluidité est trompeuse, elle mène toujours au même point mort. Le hors-champ devient un espace où le tueur existe sans jamais apparaître. Tout le film est hanté par l’absence, par cette figure qui n’a pas de visage. Le regard devient un motif obsédant, qu’il soit à travers une vitre, dans un miroir ou dans l’affrontement final avec la caméra. Ce que les personnages cherchent à voir leur échappe, ce que le film tente d’attraper l'est tout autant.
Puis vient cette dernière scène, d’une simplicité dévastatrice. Des années ont passé, l’enquête s’est refermée sur du vide, et Park Doo-man revient sur la scène du crime. Son regard rencontre la caméra, franchit la frontière entre la fiction et nous, fait vaciller le spectateur dans l’angoisse d’une question sans réponse. Le mal est partout et nulle part, il peut être celui qui regarde, il peut être celui qui se détourne. Le polar classique promettait une révélation, Bong Joon-ho n’offre qu’un "s'il vous plait, dénoncez-vous".
Un des meilleurs Polars que j'ai vu, et premier chef-d'oeuvre de Bong Jhon ho au cinéma, les frissons sont au rendez-vous avec des acteurs exceptionnels, des scènes immenses, et une réalisation efficace.
Si ce film avait été Européen, on aurait crié à l'escroquerie mais comme il y à un fantasme envers le cinéma Sud-Coréen, les gens trouvent tout incroyable. J'ai déjà vu des épisodes de l'inspecteur Derrick bien plus haletant et je suis sérieux.
Heu... c'est quoi cette note là ? J'ai vu un 4,7 je me suis dis wow, ça doit être un sacré polar/thriller psychologique sud coréen. Et ben en fait...non. On est loin de la tension et de la folie d'un Seven par exemple. Les acteurs sont bons sans être incroyable. La fin est à peine passable. Les musiques et la tension sont quasi inexistant.... bref. Pourquoi cette note ? Noté tel un chef d'oeuvre, mais la réalité est qu'on est plus sur un polar qui passerait sur France TV un après midi de samedi de novembre. Bref, rien d'exceptionnel. Sans parler de la fin qui laisse dans un brouillard complet quand à l'identé du tueur. Passez votre chemin.
Ce film est vraiment intéressant avec une bonne ambiance . La réalisation de Bong Joon-Ho est top, et l'intrigue est bien construite, mais je trouve qu'il manque un petit truc pour en faire un film incontournable. Ça reste un très bon moment, mais je m'attendais à un peu plus. Il reste tout de même bien.