Je n'aime pas les films de Claude Lelouch. Mais pour cette fois j'ai changé d'avis. J'ai bénéficié de son invitation gratuite à revoir mon point de vue. Et il a gagné ! J'irai voir les deux autres quoiqu'on dise. Et je paierai avec plaisir. ce film est excellent. Pour moi, le cinéma c'est çà. C'est quand on oublie la technique, les effets de style, et le déplorable nombrilisme staristique. Et qu'on s'imerge, qu'on arrive a s'abandonner sans réserve a une histoire. Comme en sexualité (point de technique et d'égoïsme pour devenir l'être inoubliable!). Le vrai-bon-grand cinéma, c'est quand le réalisateur sait créer chez le spectateur une évasion, un abandon de soi. Et là, la magie fonctionne. Bravo Claude. Pour cette fois. Pas pour les autres... Continue comme çà et emmerde le monde entier, celui des critiques qui ont besoin de noircir du papier pour s'alimenter. Par contre, ne nous oublie pas nous. Le public qui a besoin qu'on parle de lui et de sa vie, qui a besoin de s'évader, qui a besoin de rêver. Faire rêver, tu y es si bien arrivé cette fois. En intro d'abord, avec ces deux clodos : génial ! Ticky dans le rôle de Dieu : Etonnant, bien joué et super bien écrit. Et puis cette scène si bien interprétée dans la voiture sur "qui annonce le premier à son conjoint qu'il le quitte", excellent ! Et la partie de séduction entre Leeb et Dombasle sur une conversation pizzaïôlesque. La vie quoi. Tout ces sous entendu subtils, ces allusions, je me suis vu dans la vie quand c'est moi qui drague, avec humour, comme j'aime... Et puis Massimo. Ah il est fort celui là pour nous émouvoir. Et enfin, le climax : Seigner (l'ange salvateur) sur le pont dans le rôle de Leonardo Di Caprio :"Si tu saute, je saute" ou plutôt: "Avant de te jeter dans le vide, rappelle toi avant que quelqu'un t'aura dit je t'aime". Et la mise en scène des deux protagoniste dans la salle de concert, et ton rôle à l'écran. Putain que c'est beau tout çà ! J'aurai juste un peu plus dramatisé le suicide de la belle. Mais bon. Ah ! Mon cher Claude, encore, encore encore... Garde le cap mon vieux. C'est nous qu'il faut écouter, pas le microcosme journalistique étroit si peu représentatif des... Parisiens ! (Zehwyn > Google)