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carbone144
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4,0
Publiée le 10 février 2025
Un film très noir que les films américains de l'époque, censurés par le code Hayes, n'auraient pas pu se permettre de faire. Là dessus, le génie français savait se démarquer. Une ribambelle de beaux noms à l'affiche pour un thriller haletant qui ne laissera pas indifférent.
Très en avance sur son temps, "La Traque" de Serge Leroy nous présente un survival français (assez rare pour être souligné) avec non pas des rednecks mais des paysans bien de chez nous. Enfin, pas vraiment puisque même si l'histoire prend place dans la campagne profonde, la malheureuse héroïne est confrontée à des bourgeois qui organisent des parties de chasses le week-end, des gens qui ne sont pas "facilement soupçonnables" ; réplique qui résume finalement l'intégralité du propos du film. Pour remettre un peu de contexte, nous suivons une jeune anglaise qui cherche à louer une maison reculée. Mais durant son séjour, elle fera la malheureuse rencontre de deux chasseurs qui la violent, appartenant à un groupe plus grand se serrant les coudes. Ils traquent alors leur victime dans les bois, comme du gibier. Avec que très peu de répliques, la jeune femme n'est véritablement représentée que comme une biche aux abois alors que les chasseurs, érudits et normalement civilisés, agissent en meute mais organisent surtout une véritable battue pour mettre la main sur leur proie. Voilà, c'est "tout" ce que le film raconte mais pourtant, sur une heure et demi, on s'ennuie pas ! Car sans être explicite, le film choque de par son propos de fond (avant-gardiste, encore une fois, pour les années 70 sur la nocivité et la dangerosité de ces hommes qui peuvent agir en toute impunité mais également sur un retour à l'état sauvage qui peut resurgir à n'importe quel moment, peut importe le niveau social de la personne) et cette cruauté froide. Le film est de plus porté par de très bons acteurs, autant du côté de la victime, Mimsy Farmer, que des oppresseurs dont Michael Lonsdale, Jean-Luc Bideau, Jean-Pierre Marielle etc. "La Traque" est donc un très bon film qui n'a finalement pas prit une ride !
Un film sombre qui dénonce l'impunité avec laquelle agissent les nantis et qui sonde, plus généralement, la noirceur de la nature humaine. Un dispositif aussi radical que minimaliste qui permet, de manière quasi naturaliste, de scruter les mécanismes de la cruauté à l'oeuvre ici. Une partie de chasse glaçante qui impressionne encore aujourd'hui!
Film de Serge Leroy de 1975 avec Michael Lonsdale, Jean-Pierre Marielle, Philippe Léotard, Jean-Luc Bideau, Michel Constantin... Chef d'oeuvre de terreur au cours d'une poursuite entre un groupe de chasseurs et une promeneuse qui a abattu l'un d'eux après avoir été violée par ces hommes. Interprétations magistrales et bouleversantes de Léotard en mâle dominant dépasser par sa bestialité, Marielle et Lonsdale en meneurs devenus complices.
très bon film de genre français, rare de voir une telle qualité dans ce registre, le film n'a pas. vieilli. mise en scène efficace, jamais rien de trop, un casting parfait avec en tête Jean Pierre Marielle.. un film injustement oublié
La traque est un Thriller particulièrement haletant, sans doute parce qu'il est culpabilisant. Lors d'une chasse au sanglier dans un village de Basse-Normandie le plus jeune des chasseurs commet un viol et pour le cacher le groupe va poursuivre la victime jusqu'à la mort. Le film interprété par une brochette exceptionnelle d'acteurs nous met face à notre responsabilité des individuelle quand le groupe exige de défendre les intérêts individuels de chacun en devenant complice d'un double crime.
Réalisé par Serge Leroy, La Traque possède un casting solide avec des têtes familières de l’époque: Marielle, Léotard, Constantin, Lonsdale, Bideau ou encore Crauchet. C’est un film d'une rare dureté, et injustement critiqué à sa sortie pour son scénario brutal. Leroy réussit à dresser une atmosphère pesante accompagnée d’une tension encombrante durant toute cette chasse qui paraît interminable pour cette pauvre étudiante anglaise interprétée par Mimsy Farmer. La Traque marque les esprits et nous fait porter un regard différent sur cette brochette d’acteurs qui pour les besoins du script, se retrouvent chacun avide de férocité, dénué de faiblesse et de désespoir face à leur lâcheté. Dans cette position de bêtes féroces sans compassion, ils jouent ici avec tout le talent qu’on leur connaît, un registre totalement opposé à leurs rôles habituels. Aujourd’hui bien que jamais diffusé ce film reste un classique incontournable pour beaucoup, La Traque aurait mérité des louanges bien plus tôt et est à (re)découvrir.
Un chef d'oeuvre méconnu du cinéma français. En plus d'un casting exceptionnel, cette sorte de rape & revenge à la française arrive à instaurer avec peu de démonstration graphique une forte tension, notamment grâce à l'interprétation de Mimsy Farmer criante de vérité. La scène finale glace le sang, et clos le film sur une véritable sensation de complicité avec cette bande de chasseur pas franchement recommandable. Si vous aimez le cinéma d'exploitation des 70s, foncez.
oui film tres bien tourné avec une belle brochette aussi de second role lannoux etc...ca manque ce cinema la un peu dans le genre de "dupont lajoie" pierre tornade et carmet drole au depart mais qui prend une tournure tres grave "moins ca va mieux ca va" comme le film .fred
Je ne connaissais pas ce film que je trouve excellent. Les acteurs sont très bons, convaincants. Le film dégage un réalisme rare. Le film dévoile la véritable personnalité de chacun des individus. Enfin, ce film montre le rapport qu'il y a entre un individu et la mort. Un film qui donne des frissons.
Un excellent cru d'acteurs des 70's notamment les seconds rôles. Difficle néanmoins de voir dès le début Léotard dans un rôle de "Pourri" comme pour Auteuil dans ''L'amour violé''. Les autres le deviennent progressivement.
Ce film est vraiment nul.A partir du moment où il veut nous faire avaler tout et n'importe quoi.Un coup,certains chasseurs veulent aider cette pauvre mimsy et un coup ils veulent la supprimer.La scéne où la notaire et le garde-forestier rejoignent le groupe en 20 secondes alors que le groupe était parti depuis au moins 4 heures est une des nombreuses bêtises de ce film.Heureusement que je l'avais enregistré et que j'ai pû accéler. A éviter.Vous ne louperez rien.
Une impressionnante critique de mœurs, le portrait au vitriol d'un certain milieu bourgeois provincial des années 70, un voyage éprouvant au bout de la bassesse humaine, beaucoup de force, encore plus de maîtrise pour une œuvre méconnue mais absolument géniale.
Un thriller rural méconnu qui aurait pu être réalisé par Chabrol. Une critique acerbe de l'ensemble de la société provincial (et masculine) des années Giscardiennes à travers un groupe de chasseurs qui représentent la France de l’Époque (Le notaire, le chef d'Entreprise, le Médecin, un commerçant, un garagiste etc...) et qui va basculer dans une violence collective.
Si Mismy Farmer est un peu relégué au rang de figurante (qui court) , on peut apprécier une belle brochette de seconds rôles du cinéma Français de l’Époque : Jean Pierre Marielle, Paul Crauchet, Michel Robin, Michael Lonsdale, Michel Constantin, Jean Luc Bideau, Philippe Leotard C’est un film âpre et poisseux, traversé par un climat hivernal oppressant, entièrement tourné dans une forêt inhospitalière où la civilisation semble peu à peu se dissoudre au profit de l’instinct et de la violence collective. On pense inévitablement à Délivrance (sans pour autant atteindre la même virtuosité de mise en scène, n’exagérons rien) et à Dupont Lajoie — ici, ce n’est plus l’Arabe que l’on traque, mais la femme.
Avec plusieurs décennies d’avance, le film propose une lecture étonnamment moderne de la virilité toxique et du conformisme social, où les protagonistes basculent progressivement dans une forme de barbarie pure afin de préserver leur statut d’hommes respectables. une vraie réussite, indubitablement oubliée par les historiens, critiques du cinéma (découvert très tardivement dans ma cinéphilie)